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Épisode 131 – Pura Vida Costa Rica

Pura Vida
La « Vie Pure » – Expression purement costaricaine pour décrire oh combien la vie est belle / que vous profitez de la vie à 100%…

Panama maintenant de l’histoire ancienne, j’étais désormais au pays des Ticos (le surnom des costaricains)!
1er arrêt; Puerto Viejo, assurément la plus importante destination soleil sur la cote des Caraïbes costaricaine. L’endroit peut se targuer d’avoir les plus grosses vagues du pays et les pros du surf (donc tout sauf moi) s’en donnent à coeur joie. 



COSTA RICA POUR LES NULS
Du moment où Christophe Colomb y posa les pieds (1502), jusqu’à 1821, le Costa Rica (qui signifie Cote Riche) faisait parti de l’Empire Espagnol sur le Nouveau Monde 
Jusqu’au 19ème siècle, le Costa Rica partagait la même histoire que tous les autres pays d’Amérique Centrale… sauf le Panama… faisant parti de la Capitainerie Générale du Guatemala. 
À cette époque, le Costa Rica était le parent pauvre de l’Amérique Centrale, étant un lieu de passage obligé sans grand intérêt entre Panama/l’Amérique du Sud et le Mexique/Guatemala. 
Le moins que l’on puisse dire c’est que les choses ont bien changées depuis les 200 dernières années. 
Lors de l’Indépendance du Mexique en 1821, le Costa Rica fut annexé au pays nouvellement formé… avant de se séparer du Mexique et former les Provinces Unis d’Amérique Centrale avec les autres pays de l’isthme… et finalement devenir le pays comme on le connait aujourd’hui en 1838.
Depuis, et contrairement à tous les pays d’Amérique Latine, le Costa Rica n’a jamais eu de Dictateur sanglant. L’endroit est tellement pacifique que l’armée du Costa Rica fut abolie dans les années 1940 (le pays n’a pas d’armée depuis).
À ce jour, le Costa Rica se trouve sur la liste des 22 plus vieilles démocraties sur Terre (stable et en paix), le seul pays d’Amérique Latine à faire parti de cette liste. 
Ajoutez à cela que le Costa Rica fut élu la nation la plus heureuse sur Terre 4 fois au cours des 10 dernières années… et porte le titre de pays le plus vert/éco-responsable; des parcs nationaux couvrent plus de 24% du territoire… plus que tout autre pays.
Le Costa Rica représente seulement 0.03% de la surface terrestre de notre Planète Bleue, mais compte pour 5% de la biodiversité totale (faune/flore).

SAN JOSE
Si le dicton veut que « toutes les routes mènent à Rome » (dans l’Antiquité du moins), on peut affirmer sans se tromper que toutes les routes du Costa Rica mènent à San José. 
Je vous mets au défi de voyager au Costa Rica sans faire un arrêt dans la capitale, tellement sa position est centrale et que toutes les routes y convergent.
Blotis dans le fond d’une vallée toute verte et entourée par 2 volcans (Poas et Irazu), San José héberge plus de la moitié de la population du Costa Rica. 
Cela ne rend pas la ville intéressante pour autant. 
D’un ennui mortel + pas vraiment de patrimoine architectural = passez votre chemin (mon humble conseil). 

LE TOIT DU COSTA RICA
Je sautais dans un bus qui filait sur une route zigzaguant dans les montagnes recouvertes de jungle. Parti à 1200m d’altitude (San José), la route dépassait les 3300m, avant de plonger dans une vallée envahie par un brouillard aveuglant, descendre plus de -2500m, sortir sous les nuages, et atteindre San Isidro de El General à 700m d’altitude. 
Sans attendre, je sautais dans un autre bus qui me conduisait dans les hauteurs.  
Terminus San Gerardo!


Située sur le versant du Cerro Chirripo, le toit du Costa Rica à 3820m, San Gerardo est un petit village éparpillée le long d’une route sinueuse faisant son chemin au travers de la jungle et des collines. 
Le genre d’endroit qui fait du bien à l’âme, loin du stress & du bruit des grandes villes, et où on se sent bien à la minute où on y dépose son sac à dos. 
Vous me voyez venir comme un aveugle dans une boutique de porcelaine; j’étais là pour réaliser l’ascension de Chirripo.
En plus d’être le sommet du Costa Rica, Chirripo est le 5ème plus haut sommet d’Amérique Centrale. L’idée était de dormir dans un refuge situé au 3/4 de l’ascension, se lever aux petites heures du matin et assister au lever du soleil depuis le sommet. 

JOUR 1 – LA MOSQUITO TRAIL
Départ San Gerardo @1300m

Arrivé Refugio Base Crestone @3400m

Distance 17km (3 sur route + 14 sur sentier)

Dénivelé Positif +2300m

Dénivelé Négatif -200m
07.40 – Mon auberge (et surtout mon lit) était désormais derrière moi. 
Je passais en coup de vent dans San Gerardo pour gagner le début du sentier. 
La journée s’annonçait longue et éreintante sur un parcours très incliné, au travers d’une forêt tropicale.


Je surnommais rapidement le sentier « La Mosquito Trail »… je vous laisse deviner pourquoi… pas le genre qui veut te piquer… le genre qui te tourne autour de la tête sans aucune raison… à rendre fou. 
13.00 – Passé le cap des 3000m, avec plus de 14km dans les jambes, j’étais désormais à marcher sur une crête au travers d’une forêt clairsemée. Le Refugio Base Crestone était en vue.


Ressemblant à un complexe scientifique perdu au milieu de nul part, Crestone est probablement le Refuge de montagne le plus cher où j’ai séjourné… sur Terre (plus cher que dans les Alpes). 

Jour 2 – NUIT SOUS ZÉRO
Départ Refugio Base Crestone @3400m

Ascension Cerro Chirripo @3820m

Arrivé San Gerardo @1300m

Distance 27km

Dénivelé Positif +750m

Dénivelé Négatif -2850m
02.30am – Mon réveil sonnait. Une parti de moi désirait ardemment que j’éteigne l’alarme (au lieu de la snoozer) et que je finisse ma nuit peinard dans mon lit… mais ce scénario n’allait pas arriver. 
Il faisait en-dessous de zéro à l’intérieur du Refuge… je n’osais imaginer à l’extérieur. 
03.50 – Après plus d’une heure de monté, ma lampe frontale rendait l’âme. Depuis quelques randonnées déjà que je songeais à remplacer les batteries. Je me disais toujours « une dernière ». Il était désormais trop tard!!!
J’allais devoir y aller à « taton » dans le noir total puisque mon cellulaire ne tardait pas à m’abandonner en raison du froid intense. 
04.39 – Au moment où la lumière de l’aube commençait à percer le ciel, le sommet était désormais sous mes pieds. 


06.00 – Le soleil maintenant haut dans les airs, le froid toujours bien présent, et mes couilles bien ratatinées, il était temps de retourner à San Gerardo et partir sous d’autres cieux. 
En 2 jours, j’avais (encore une fois) marché 50km+ et monté/descendu plus de 6km de dénivelé.

JACO – L’EXUBÉRANCE COSTARICAINE
Ville Festive… Ville du Vice… Bienvenue à Jaco!
Ville à la plage en forme de croisant de lune, parfaite pour la farniente et/ou le surf… 
L’endroit transpire le touriste…



NICOYA PENINSULA
Ma prochaine destination ne pouvait pas être plus aux antipodes de Jaco. La Péninsules de Nicoya est l’un des endroits les plus reculés du Costa Rica. 
Une région… peu développé, où les routes sont (au mieux) en mauvais état, et où voyager se transforme à tout coup en aventure. 
Une région… où la nature règne en Roi et Maitre, entièrement recouverte de jungle, parsemée de collines, saupoudré de plages de rêve avec des vagues parfaites (pour les surfeurs). 


Montezuma

Premier arrêt sur la péninsule. Montezuma était décrit comme « une ambiance bord de mer bohème », une enclave hippie entre jungle et océan. Un endroit hippie je veux bien, mais avec des prix D É M E S U R É S. 
La preuve, l’endroit le moins cher pour louer un vélo (pas une moto) était 15$ par jour… je suis parti à rire. 
N’empêche, la plage était vraiment belle, avec parmis les vagues les plus violentes que j’ai pu voir dans ma vie; j’avais l’impression d’être dans une laveuse à me faire brasser de tout bord tout coté. Les vagues étaient tellement forte que je pouvais clairement les entendres la nuit depuis mon auberge situé dans la jungle à plus de 1km de la cote. 


Santa Teresa (Mal Pais)

Probablement la Mecque du Surf au Costa Rica, Santa Teresa est une ville qui prend la forme d’une rue s’étirant sur plusieurs km le long de la cote et reliant plusieurs plages. Pas les plages les plus photogéniques, la vagues sont cependant parfaites autant pour les surfeurs débutants que les experts. 


Samara

Samara se situe à seulement 70km à vol d’oiseau de Santa Teresa un peu plus au nord sur la cote. Ces 70km sont probablement les km les plus difficile à parcourir au Costa Rica! Aucune route pavée (loin de là), des rivières à franchir (sans pont) & aucun transport en commun. Il faut soit faire un détour bus/ferry/bus (8-9 heures – moins de 20$ total), prendre un (tout sauf abordable) transfert en 4×4 (60$+ par personne)… où louer son propre 4×4 🙂
Le prix de location d’un 4×4 dans ce coin de pays est tout simplement ridicule (environ 120$ par jour). Je me mettais donc à la recherche de compagnons de voyage. Je trouvais rapidement chaussure à mon pied en 2 jeunes allemands et 2 slovènes. 


En route!!!


Après tout ce que j’ai déjà fait/expérimenté autour du monde, je n’avais encore jamais traversé des rivières en 4×4… 10 fois plutôt qu’une… 
L’un des passage de rivière faisait plus de 500m de long… alors que l’eau est monté jusqu’au-dessus du capot lors d’un autre passage… 


Cerise sur le Sundae, la route nous a conduit tout droit jusqu’à une rivière infestée de crocodiles. Pesant le Pour et le Contre pendant plusieurs minutes, nous en sommes venu à la conclusion qu’il n’était pas question de franchir cette rivière. Nous en étions quitte pour un long détour… 


Nous arrivions sain et sauf à Samara 4h plus tard… 
Surnommé « le Trou Noir du Bonheur », en raison de son isolement, Samara est une enclave de bonheur perdue dans la jungle sur la cote pacifique. Mis à part le surf, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de regarder passer le temps. 



Il était temps de quitter le Costa Rica avant que le pays ne défonce encore plus mon budget. 
Direction le Nicaragua!!!

P.S. I – La monnaie du Costa Rica, le Colon, a mon vote pour la plus belle monnaie du monde; des animaux et des couleurs flamboyantes, au lieu de couleurs fades et de gens mort.


P.S. II – Le cout exorbitant des parcs nationaux au Costa Rica a fait en sorte que j’en ai visité le moins possible. Pour ceux avec les poches plus profondes, considérez les 3 endroits suivants;

– PN Corcovado 

– PN Manuel Antonio

– Tortuguero

Publié par Nicolas Pare le 16 août 2017
2 Commentaires Poster un commentaire
  1. 08/18/2017
    Léonie Boutin

    Je suis contente de voir que tu as expérimenté les «rio» du Costa Rica avec un 4×4, je crois que c’est un must du Costa Rica ! La péninsule de Nicoya a été un coup de coeur pour nous aussi. Et que dire de San José, je suis du même avis…d’un ennui mortel.

    Le plus triste est qu’il y a près de quatre ans, on trouvait déjà le coût de la vie très cher… et il semble que ce soit devenu encore plus… Ça n’empêche pas que je vote moi aussi pour la plus belle monnaie du monde (quoique tu es un juge bien plus qualifié que moi !!!)

    Bonne suite et sois prudent!

    Léonie

    Réponse
    • 09/10/2017

      Indeed… sans la Péninsule Nicoya (surtout le trip en 4×4), j’aurais probablement été déçu de mon séjour au Costa Rica…

      Réponse

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