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631 – La FIN d’une Grande Aventure

631 jours (21 mois) et 24 pays plus tard, je déclare ce voyage autour du monde T E R M I N É!

Sans l’ombre d’un doute, j’ai prisThe Long Way Home (le long chemin pour revenir à la maison).

J’ai vu les baobabs et lémurs du Madagascar!

J’ai franchit les Cirques & Pitons de La Réunion!

J’ai été pèlerin sur le Camino de Santiago à travers l’Espagne!

J’ai marché la Corse du nord au sud sur le GR20!

J’ai atteint le toit de l’Europe (Mont Blanc)!

J’ai visité le Triangle du Café en Colombie!

J’ai nagé avec des penguins aux Galapagos!

J’ai atteint l’endroit le plus éloigné du Centre de la Terre en Équateur (Chimborazo)!

J’ai vu Machu Picchu et contemplé les hauts sommets des Andes au Pérou!

J’ai marché dans le plus grand désert de sel sur Terre en Bolivie!

J’ai bu de bons vins chiliens et argentins directement à la source à Santiago de Chile et Mendoza!

J’ai arpenté la Patagonie du nord au sud, d’ouest en est!

J’ai campé à l’extrême sud des Amériques en Terre de Feu!

J’ai dégusté des Asados à Buenos Aires!

J’ai tenté de surfer en Uruguay!

J’ai assisté au Carnaval de Rio!

J’ai découvert que le Brésil était beaucoup plus que fiesta et playa!

J’ai mangé du bons fromages et des charcuteries en Guyane Française!

J’ai mangé de la nourriture indienne au Suriname!

J’ai passé une nuit entière dans un bus en panne sur une route de terre au beau milieu d’une jungle peuplée de jaguars… avec un groupe de brésilien qui ne voulait pas se la fermer… en Guyana!

J’ai dormi en compagnie de grosses tarentules au sommet de Roraima au Venezuela!

J’ai remonté l’Amazone (fleuve) sur un vieux bateau pendant 6 jours (à écouter Games of Throne) jusqu’à la Triple Frontière Brésil/Pérou/Colombie!

J’ai marché sur la Malecon au coucher du soleil à La Habana, Cuba!

J’ai vu le Canal de Panama!

J’ai vécu la Pura Vida et traversé des rivières en 4×4 au Costa Rica!

J’ai marché à quelques centimètres d’un cratère fumant et rempli de lave au Nicaragua!

J’ai visité ma 1ère Cité Maya au Honduras!

J’ai dégusté des Pupusas (mon met favoris en Amérique Latine) au El Salvador!

J’ai travaillé comme guide de montagne au Guatemala!

J’ai nagé dans les cenotes au Yucatan!

J’ai escaladé en solo le 3ème plus haut sommet (5600m+) en Amérique du Nord au Mexique!

J’ai commencé ce voyage en parlant à peine l’espagnol et en ignorant tout du portugais. Je rentre au Canada en parlant un espagnol d’enfant de 5 ans (c’est peut-être généreux), en sachant par coeur tous les (foutus) Hits Reggaeton, et en étant toujours aussi nul en portugais.

En comptant mon voyage en Asie, j’ai voyagé temps plein durant 3 des 5 dernières années. L’ensemble peut paraitre insensé, mais au final tout cela n’est que l’addition de (centaines de milliers de) pas.

Ne vous projetez pas (trop) dans le Futur! Vivez le Présent!! Chérissez le Passé!!! Plus que tout; suivez votre coeur!!!!

Épisode 146 – Oaxaca, San Cristobal de las Casas & Palenque

12 décembre 2017

Au sortir d’un bus de nuit (contre toute attente) confortable, j’avais quitté la Valle de Mexico au centre du Mexique, pour atterrir un peu plus au sud dans la Valle Centrale.

On résume souvent l’histoire pré-colombienne du Mexique aux aztèques et aux mayas, mais ce fut le berceau de plusieurs autres cultures.

Il fut un temps où la Valle Centrale rivalisaient d’importance avec la Valle de Mexico, une région dominée par les zapotèques.

OAXACA

La ville au nom imprononçable!

Wa-A-Ka… Dérivé de Huaxyacac, le nom de l’ancienne cité pré-colombienne sur laquelle fut fondé la ville espagnole en 1529.

Longtemps la plus importante ville du sud de la Nueva Espana (colonie espagnole) et du Mexique, Oaxaca est la capitale de l’état de Oaxaca, bastion de la culture pré-colombienne au Mexique. Plus de 60% de la population de l’état est de descendance (pure) pré-colombienne. Ces 60% de population sont malheureusement au bas de l’échelle sociale, mais tout en haut de l’échelle culturelle!

2 présidents marquants du Mexique proviennent des environs de Oaxaca;

⁃ Benito Juarez; le 1er président indigène d’un pays américain,

⁃ Porfirio Diaz, héros de la lutte armé contre l’invasion francaise, qui fut par la suite élu président et s’accrocha au pouvoir durant plus de 30ans, règne corrompu qui mena à la sanglante Révolution Mexicaine.

Ville de l’UNESCO, Oaxaca n’a pas le charme des Guanajuato, CDMX, Puebla ou Morelia, mais vaut tout de même la peine de s’y arrêter, ne serait-ce que pour essayer les différents chocolats chauds (la ville est réputée pour la qualité de son chocolat).

Templo Santo Domingo de Guzman

Cathédrale sobre de l’extérieur, mais avec des murales magnifiquement décorées à l’intérieur.

« Para todo mal, mezcal! Para todo bien, tambien! »

(Quand tout va mal, mezcal! Quand tout va bien, mezcal!)

Le mezcal, la boisson pré-colombienne à partir de laquelle la Tequilla fut inventée, est une boisson produite encore aujourd’hui dans les environs de Oaxaca. Faite à base d’agave, une plante qui met au moins 7 ans pour arriver à maturité, elle vous réchauffera l’intérieur… si vous voyez ce que je veux dire…

Hierve el Agua

Activité d’un jour par excellence à ne pas manquer lors d’un séjour à Oaxaca, les cascades pétrifiées de Hierve el Agua vous en mettront plein la vue.

Monte Alban

Situé sur un plateau au sommet d’une colline surplombant Oaxaca de plus de 400m, l’ancienne cité de Monte Alban.

Occupé de l’An 500 Avant JC, jusqu’à l’An 850 Après JC, l’ancienne cité était le coeur et l’âme de l’Empire Zapotèque, une civilisation qui rivalisa de puissance/importance avec les mayas du sud.

L’endroit fut par la suite abandonné et la civilisation Mixtec prit le dessus sur les zapotèques, jusqu’à la conquête par les aztèques en 1460… puis l’arrivé des conquistadors 60 ans plus tard.

SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS

Un bus de nuit plus tard, que je me réveillais à San Cristobal de las Casas, en plein coeur du Chiapas, l’état le plus au sud du pays (à la frontière avec le Guatemala), un endroit avec une très forte identité indigène (donc très pauvre).

Les indiens du Chiapas habitent généralement les collines à l’extérieur des villes/villages et y descendent simplement pour aller vendre leur fruits/légumes/artisanat. La plupart vivent encore aujourd’hui sans eau potable et/ou électricité.

Mon arrivé au Chiapas marquait aussi mon retour en terre maya.

Niché au creux d’une vallée entourée de plusieurs collines recouvertes de jungle, San Cristobal est un mélange de modernité, de culture maya et d’architecture coloniale espagnole, la ville se donne des airs de Antigua (au Guatemala)… en plus authentique.

De ses belles rues en pierre bordées de petites casas de toutes les couleurs, se dégage une attitude de vivre et laisser vivre. De fait, l’endroit est très populaire pour la méditation, le yoga et les trucs New Age.

PALENQUE

Palenque n’a pas la réputation des Machu Picchu (Pérou), Chichen Itza (Yucatan-Mexique) ou Tikal (Guatemala) de ce monde. Et pourtant!

À mon humble avis (de gars qui a vu plus de 20 sites mayas dans 4 pays différents), Palenque fait parti du Top 4 des plus belles cités mayas avec Tikal, Copan Ruinas (Honduras) et Uxmal (Yucatan).

De l’An 250 à 900 de notre ère, Palenque, autrefois connu sous le nom de Lakamha, qui signifie « L’endroit où se trouve de Grandes Eaux?!? », était une importante Cité Empire Maya qui régna sur l’ensemble du territoire du Chiapas (extrême sud ouest du Mexique) jusqu’à son abandon vers l’An 900.

Lieu de tournage du film Apocalypto (de Mel Gibson), Palenque est un site très compacte, comprenant une multitude de temples plus beaux les uns les autres.

Lorsque vous marchez sur le site, essayez d’imaginer les temples comme ils l’étaient auparavant; recouvert de stucco peints rouge vif, avec des fresques aux couleurs jaune et bleu!!!

Les 2 bâtiments les plus impressionnants sont sans aucun doute le Templo de las Inscripciones et le Templo de la Cruz.

17 décembre 2017

Après 628 jours de cavales, il me reste 3 jours pour gagner Cancun & sauter dans mon vol pour le Canada!

The Long Way Home (le Long Chemin du Retour) tire finalement à sa fin!

2 années de liberté à l’état pure, mais 2 années extrêmement difficiles sur le mental et le physique.

Imaginez-vous ne pas avoir de domicile fixe pendant 2 ans, être loin de votre famille et de tous ceux que vous aimez, avec chacun de vos pas vous conduisant dans une nouvelle direction.

Je n’essai pas de vous faire pleurer (je suis loin d’être à plaindre), je dis simplement que j’ai du faire beaucoup de sacrifices pour réaliser mon rêve d’explorer le monde.

La fin de cette grande aventure est simplement le début d’une nouvelle!!!

Épisode 144 – Ciudad de Mexico

Plus grande ville des Amériques!

3ème plus grande ville sur Terre (avec ses 24millions+ d’habitants)!

Fondée par le plus célèbre des conquistadors de l’histoire, sur les ruines de la capitale de l’Empire Aztèque!

Le coeur du Mexique!

Toutes ces affirmations décrivent une seule et même ville; Ciudad de Mexico… simplement Mexico pour les intimes!

CIUDAD DE MEXICO POUR LES NULS

Fondé vers l’An 1300 de notre ère, Tenochtitlan se situait sur une ile marécageuse, au beau milieu du lac Texcoco, à plus de 2000m d’altitude.

Depuis Tenochtitlan, les Mexihcah, compris Mexicano par les conquistadors, régnaient sur l’Empire Mexica. Les mexihcah allaient entrer dans la légende sous le nom d’Aztèques.

Fast Forward jusqu’au début du 16ème siècle, alors que les aztèques ont asservis toutes les autres cultures du centre du Mexique et règnent de manière sanguinaire sur leur Empire.

À la tête de cet Empire se trouve Moctezuma II, passé à la postérité sous le nom de Montezuma, le dernier et plus puissant des Empereurs Aztèques.

1519 – La 3ème expédition espagnole quitte l’ile de Cuba (l’avant poste espagnol) en direction du Nouveau Monde. À la tête de l’expédition se trouve un certain Hernan Cortes.

Après une brève « aventure » chez les mayas du Yucatan, Cortes reprend le large et jeter l’ancre à Veracruz, à moins de 300km de Tenochtitlan.

Évitant les nombreux embuches tendus par les aztèques, Cortes marche en direction de la Tenochtitlan. En chemin, il ne manque pas de faire le plein d’alliées parmi les nombreux ennemis des aztèques.

L’Empire Aztèque était basé sur un système féodale de terreur, où les peuples vaincus devenaient des vassals. Tout le monde détestaient les aztèques, mais ne pouvaient rien faire devant leur supériorité.

Cortes n’eut donc aucun problème à se faire de nouveaux amis!

8 Novembre 1519 – Cortes et ses hommes se trouve aux portes de Tenochtitlan.

D’un coté, l’Empereur d’une des nations les plus puissantes qui existait sur les Amériques. De l’autre, un conquistador qui avait rendez-vous avec l’Histoire.

Dans un geste des plus téméraires, Cortes fit prisonnier Montezuma… dans son palais… au milieu de la capitale.

1 Juin 1520 – Rien n’est moins sur (puisque plusieurs versions existent), mais Montezuma aurait été tué à coup de pierres par ses propres citoyens lors d’un discours publics…

Cortes et ses hommes luttèrent ensuite pour s’échapper de Tenochtitlan. Ils se réfugièrent chez leurs alliés indigènes où ils signèrent un pacte afin d’attaquer Tenochtitlan.

13 aout 1521 – L’Empire Aztèque tombait, Cortes s’emparait de Tenochtitlan au nom de la couronne espagnole et commençait la destruction des temples, drainait le lac entourant la cité… pour construire une ville nouvelle… qu’il baptisait Ciudad de Mexico.

Pour les amateurs d’histoire curieux d’en apprendre davantage sur l’Histoire rocambolesque du Mexique , veuillez-vous référer à mon Épisode Spécial – Il était une fois le Mexique!

LA CITÉ DES PALACES

Mexico, La Cité des Palaces comme on la surnomme, est un montre urbain en constante expansion. Au fil du temps, CDMX a absorbée toutes les villes qui se trouvaient dans sa périphérie. Résultat; il n’y a pas un seul centre-ville, mais bien des dizaines.

CENTRO HISTORICO

Le Centro Historico s’explore facilement à pied. Je recommande fortement de faire le Free Walking Tour avec Mexicoapie.com.

Zocalo – Plaza de la Constitucion

La Place Centrale de Mexico… 3ème place grande place publique au monde (après celle de Beijing et la Place Rouge de Moscou).

D’un coté, le Palacio Nacional, la résidence du président mexicain, qui fut construite sur le palais de l’Empereur Aztèque Montezuma.

De l’autre, la Catedral Metropolitana, plus grande église en Amérique Latine… très impressionnante de l’intérieur.

Fait inusité, le Zocalo est transformé en immense patinoire (glace) durant la période de Noël.

Pour les cinéphiles, la scène d’ouverture du film Spectre (James Bond) a été filmé dans le Centro Historico, et la scène avec l’hélicoptère est au-dessus du Zocalo.

À 2 pas du Zocalo se trouve les vestiges du Templo Mayor. Autrefois le bâtiment phare de Tenochtitlan, dédié aux Dieux de la Guerre et de la Pluie, les ruines du temple furent retrouvées par pur hasard lors d’excavation dans les années 70.

Un peu plus loin se trouve le Palace Correo, l’ancien bureau de poste. Jamais un bureau de poste n’aura été aussi bling bling… avec des murs couverts d’or. L’architecte en moi en a eu le souffle coupé.

Fin de la promenade avec un face à face avec le Palacio de Bellas Artes, bâtiment d’inspiration francaise, désormais un musée d’architecture.

Plaza Garibaldi / Mercado San Camilito

Vous en avez assez (on en a jamais assez) de manger dans l’un des nombreux (suculent & pas cher) kiosques qui pullulent un peu partout en ville au coin des rues? Le Mercado San Camilito est l’endroit tout désigné pour casser une grosse croute pour pas cher!

Le Mercado se trouve sur la Plaza Garibaldi. Si vous ne voyez pas de mariachis à cet endroit, c’est que vous n’êtes pas sur la Plaza Garibaldi!

À DISTANCE DE MÉTRO

Basilica de Guadalupe

Patronne de la ville de Mexico! Patronne du Mexique! Patronne de l’Amérique Latine! La 1ère Mexicaine! La Mère de tous les Mexicains! Reine du Mexique et Impératrice des Amériques! Toutes ces appellations désignent une seule et même personne; Nuestra Senora de Guadeloupe (Notre-Dame de Guadeloupe), aussi appelée Virgen de Guadalupe (La Vierge de Guadeloupe)… les noms que portent la Vierge Marie (la mère de Jesus) en Amérique Latine.

Selon la légende, une jeune femme, éblouissante de lumière, serait apparue à un indigène en 1531. Toujours selon la légende, elle disait se nommer Virgen de Guadalupe et ordonna la construction d’une église en son honneur!!!

La Basilica de Guadalupe était née!

Guadalupe est l’icône religieuse la plus importante en Amérique Latine, encore plus au Mexique. La Basilique de Guadalupe de Mexico est considérée comme le 3ème lieu catholique le plus visité au monde, après le Vatican et la cathédrale Notre-Dame-De-Paris… à Paris.

Bref, Guadalupe est hyper importante pour les latinos… et ils la célèbre en grand chaque 12 décembre.

Un conseil; n’allez pas visiter la Basilica le 12 décembre. On raconte que plus de 7 millions de pèlerins avaient fait le déplacement le 12 décembre 2015.

Bosque de Chapultepec

Je crois qu’il y a plus de vendeurs de cossins que d’arbres dans ce gigantesque parc aux airs de Central Park (New York)… seulement des airs puisque l’endroit n’est pas du tout photogénique.

Parmi toutes les villes sur Terre, seul Londres a plus de musées que Mexico. Si vous avez un seul de ces musées à visiter, arrêtez votre choix sur le Museo Nacional de Anthropologia au beau milieu du parc.

Le musée est réputé comme l’un des plus impressionnants au monde. Autant le bâtiment, orienté autour d’une grande place couverte par un impressionnant toit en porte-à-faux soutenu par une seule colonne centrale tel un parapluie, que les expositions, couvrant non seulement l’Histoire du Mexique, mais aussi l’Histoire de l’homme depuis nos origines lointaines avec les singes, valent le détour.

Ciudad Universitaria de Mexico (UNAM)

L’une des plus grande université au monde avec ses 200000 étudiants… aux bâtiments datant d’une autre époque (démodés), mais avec quelques perles d’architectures.

Museo Frida Kahlo

Frida Kahlo est probablement l’artiste mexicaine la plus célèbre de l’histoire (vous savez, celle qui avait un seul sourcil).

La maison dans laquelle elle vivait, la Casa Azul, est désormais un musée où sont exposé plusieurs de ses oeuvres.

Xochimilco – Le Venise du Nouveau Monde

Véritable jardin d’éden, Xochimilco, qui veut dire « là où les fleurs poussent » est un vestige de ce à quoi les environs du lago Texcoco pouvaient ressembler au temps des aztèques et de Tenochtitlan. L’endroit est une série d’iles construites par l’homme avec des cages en bois remplis de terre. Au fil du temps, les racines ont poussées et la terre s’est solidifiée pour former des iles à part entière.

Cette cité jardin flottante fut inscrite au Patrimoine de l’UNESCO comme témoin du Mexique pré-colombien.

EXCURSION D’UN JOUR DEPUIS MEXICO

Teotihuacan – La Cité des Dieux

Bienvenue dans l’une des plus grandes cités jamais construite sur les Amériques avant l’arrivé des européens; la Cité Empire de Teotihuacan.

Surnommée la « Cité des Dieux », sa construction remonte à l’An 300 Avant JC et la cité comptait sur plus de 150000 citoyens à son apogée.

Selon la légende, c’est (ni plus ni moins) à cet endroit que les Dieux auraient créé l’Homme…

Pendant plusieurs siècles, la Cité Empire régna sur le centre du Mexique. Comme toutes les grandes civilisations de l’histoire, elle allait finir par tomber, au 8ème siècle, longtemps avant l’arrivé des conquistadors.

Par la suite abandonnée, Teotihuacan demeura un important lieu de pèlerinage pour les cultures dominantes après elle (Toltec & Aztèque).

Situé à moins de 50km de la capitale, Teotihuacan est une excursion d’un jour à ne pas manquer lors d’un séjour à Mexico City.

Le site tourne autour de 2 pyramides; la Piramide del Sol & Piramide de la Luna.

Piramide del Sol

La Pyramide du Soleil impose le respect. Construite au 1er siècle de notre ère, et autrefois entièrement peinte en rouge, c’est l’un des plus gros tas de pierres que j’ai vu dans ma vie!

Bâtiment phare de Teotihuacan, la pyramide fait plus de 70m de haut, étant du même coup le plus haut bâtiment pré-colombien jamais construit sur les Amériques.

Les 248 marches pour atteindre le sommet donneront quelques frayeurs à plusieurs!

Piramide de la Luna

À l’autre extrémité du site se trouve la Pyramide de la Lune, plus petite, mais plus belle.

J’avais beaucoup d’appréhensions négatives envers Ciudad de Mexico; trop grande, dangereuse, polluée, etc. Le constat fut tout autre; j’ai adoré mon séjour dans la capitale mexicaine au ooint ou Mexico est probablement ma grande ville préférée en Amérique Latine.

Les places publiques abondent, il y a des arbres dans toutes les rues, si bien qu’on ne se sent jamais étouffé. Il fait bon marcher dans la mega cité.

Au pire, les 12 lignes de métro que compte la ville vous conduiront partout où vous voulez pour moins de 25cent la run.

Cela fait maintenant plus de 1 mois que je suis au Mexique. Le constat est clair!

Je ne m’attendais pas, mais pas du tout, à trouver un pays comme cela!

Les médias nord-américains contribuent à te donner une image/réputation de pays dangereux et de parents pauvres de l’Amérique du Nord, mais la réalité est tout autre.

Le pays des frijoles (fèves), du chili et du mais a une histoire riche, des gens fiers, de superbes villes coloniales & modernes, de hautes montagnes, des désert, etc.

Grace à toi Mexique, je sais enfin différencier Tacos, Burritos, Quesadillas, Empenadas, Fajitas & Enchiladas… tout cela agrémenté d’une forte dose de chili!!!

(Au Mexique, un jour sans chili est comme un jour sans soleil!)

P.S. I – Le Tacos al Pastor est probablement le met le plus authentique provenant de Mexico City. Comble de l’ironie, ses origines sont arabes. Il y a plus de 100ans, une large communauté libanaise émigra à Mexico, emportant avec elle les shawarma et falafel de ce monde.

À l’origine fait avec de la viande de chèvre/agneau, les mexicains se sont approprié la tradition… ont changé la viande pour du porc (interdit dans la culture musulmane), si bien qu’on peut voir de gros morceau de porc rôtir à l’extérieur des Taquerias un peu partout.

Épisode 145 – La Face Cachée du Mexique!

La Mexique Terre de Hautes Montagnes?!?

Pour ceux qui pensent que le Mexique n’est qu’une terre de plage et farniente, le prochain article risque de changer votre impression de ce pays plein de surprises et tout en contraste!

10 jours… 4 volcans… 1 voiture… 0 acclimatization à l’altitude… ohhh… et un Gringo Muy Loco… c’est ainsi que débutait la dernière aventure de ce grand voyage!

Dans la culture populaire, gracieuseté des films américains, on associe le Mexique à une contrée plane et désertique. Pourtant, le centre du Mexique se trouve sur un plateau à 2000m au-dessus du niveau de la mer, et un peu partout sur ce plateau se trouve des volcans dépassant les 4000m, sinon les 5000m. Mon plan de match était d’atteindre le sommet de la 1ère, 3ème, 4ème et 5ème plus haute montagne du Mexique, dont la 3ème plus haute d’Amérique du Nord.

Après quelques jours à Mexico City, et après plus de 2 semaines à faire des visites de villes, je commençais à avoir des fourmis dans les jambes. À peine le soleil levé, je prenais possession de ma voiture de location et quittais Ciudad de Mexico.

Je mattendais à avoir une golf ou une petite voiture du genre… on me donnait une grosse voiture de monsieur.

Elle allait passer un mauvais quart d’heure!

VOLCAN TOLUCA

Quelques heures à lutter dans le traffic de la 3ème plus grande ville du monde, pour avancer de quelques km, que j’avais enfin quitté Mexico et la grande route.

Au final d’un long chemin de terre passant au travers d’une forêt de pins et montant d’au moins +1000m, je me retrouvais sur les flancs du Volcan Toluca, Ixnantecatl pour les intimes, 4ème plus haute montagne du Mexique.

4155m… fin de la route… à vos bottes!!!

Après un GROS 10min de marche, je gagnais le pourtour du cratère (@4275m). Le Lago del Sol et le Lago de la Luna (Lacs du Soleil et de la Lune) étaient visibles dans le fond du cratère.

De là, il me fallait un peu moins d’une heure pour atteindre le point le plus haut de Toluca @4691m, via une ascension dans la cendre, puis une dernière portion un peu plus technique.

Toluca est extrêmement touristique (en raison de la route qui se rend presque jusqu’au sommet), mais 99% des gens se contentent de marcher dans le fond du cratère autour des lacs. L’expérience s’avèrera décevante pour un randonneur d’expérience, mais se veut une excellente introduction à la haute montagne ou pour s’acclimater à l’altitude (mon cas).

J’allais passer la nuit à (essayer de) dormir dans la voiture @4155m. Avantage certain d’avoir une voiture de monsieur; j’avais beaucoup de place pour les jambes!

VOLCAN IXTACCIHUALT – LA MUJER DORMIRA

Réveillé aux premiers rayons du soleil, je quittais mon nid d’aigle sur Toluca pour reprendre la route.

Après une journée passée à lutter dans le traffic, j’arrivais finalement à Paso de Cortes.

À 3600m d’altitude, l’endroit porte le nom du conquistador Hernan Cortes puisque c’est de cet endroit que les espagnols ont aperçu pour la 1ère fois une grande & majestueuse cité située sur un plateau au beau milieu d’un lac, un millier de mètres plus bas; Tenochtitlan, la capitale aztèque sur laquelle Mexico City fut construite.

Ayant essuyé plusieurs embuscades depuis leur arrivé en sol aztèque, Cortes avait voulu surprendre Montezuma (l’Empereur Aztèque).

Pour une surprise, ce fut toute une surprise! Tous les autres accès à Tenochtitlan était plat (facile), alors que passer par la Paso… de Cortes demandait aux espagnols de se taper plus de 1000m d’ascension et monter à 3600m d’altitude. Pour des hommes habituer à vivre au niveau de la mer, sans chevaux et lourdement armé, cette marche a dû être un calvaire!

Le hasard aura voulu que Paso de Cortes se situe entre les 2 volcans sacrés de la mythologie aztèque;

Ixtaccihualt… volcan éteint @5220m – 3ème plus haute montagne du Mexique. Son nom signifie « La Femme Qui Dort« ,

Popocatepetl (volcan encore bien actif @5436m – 2ème plus haute montagne du Mexique. Son nom signifie « Montagne Fumante« .

La légende veut que ces 2 volcans naquirent en un jour il y a 1000ans. Popocatepetl, un valeureux guerrier, voulait la main de Ixtaccihualt, une très belle princesses. Le père de Ixta le lui accordait si celui-ci revenait victorieux de sa prochaine bataille. Popo parti donc à la guerre gonflé à bloc. Durant son absence, l’un de ses rivaux (jaloux) allait dire à Ixta que Popo avait été tué au combat…

À son retour (victorieux), Popo apprenait que Ixta s’était enlevée la vie. Popo prenait son corps et montait au sommet de la plus haute colline pour maudir les Dieux. Ceux-ci transformait les amants en 2 volcans, l’un éteint (Ixtaccihualt), l’autre encore bien actif (Popocatepetl).

De nos jours, en regardant le Volcan Ixtaccihualt d’un certain angle, on voit une femme allongée, d’où son nom; La Mujer Dormira (La Femme qui Dort).

(Femme allongée sur le coté avec la tête à gauche)

Fin de l’histoire! Retour en 2017!

Alors que Popo est interdit d’ascension, il est possible d’atteindre le sommet de Ixta. Vous me voyez venir…

Depuis Paso de Cortes, j’empruntais une route sablonneuse & cahoteuse. Si il fallait qu’il pleuve dans les prochains jours, il me serait impossible de repartir (avec ma voiture de monsieur)!

Au final d’une route avec des vues à couper le souffle sur une contrée jaune (buissons) et verte (pins), et avec des percés sur les 2 volcans, La Joya se pointait.

À presque 4000m, c’est la fin de la route!

Dès lors, il fallait prendre le sentier La Arrista del Sol (La Crête du Soleil), long de 5.5km et +1250km d’ascension, pour rejoindre El Pecho (le sommet de Ixta).

En moyenne, on raconte que la majorité des randonneurs prennent de 8 à 10 heures pour faire l’ascension. La plupart coupe le parcours en 2 en dormant au Refugio de los Cien, situé à 3km de La Joya. Ma grande expérience de randonnée (j’ai plusieurs fois fait bien pire en moins longtemps) me disait que ces temps de marche étaient complètement insensés.

Le plan de match était de dormir dans la voiture (encore!), me lever à 04.00am, et réaliser l’ascension jusqu’au sommet allé-retour dans la même journée. Seul hic (qui pourrait jouer contre moi); je n’étais pas complètement acclimaté à l’altitude… mais bon!

Avance rapide jusqu’à 01.50am. Il y avait beaucoup de bruit dans le stationnement La Joya, beaucoup de randonneurs commençaient l’ascension, si bien que j’avais les yeux bien rond et ne pouvais plus dormir. Je n’arrêtais pas de me dire « peut-être que c’est vrai que ça prend 8h pour monter ». Je décidais donc de couper court à ma nuit et sautais dans mes bottes.

La nuit était claire. D’une part avec une pleine lune si brillante que je n’avais même pas besoin de ma lampe frontale pour voir le sentier. C’était comme si la Lune me disait « après toutes les ascensions de nuit que je t’ai vu faire depuis 2 ans, tu le mérites! ». D’une autre, avec la quantité incalculable de lampe que je pouvais voir sur la montagne. Il y avait beaucoup de monde à la messe!

Le sentier était tantôt en sable, tantôt en pierre, mais toujours bien balisé, si bien qu’il était difficile de se perdre. Dans le doute, il n’y avait qu’à suivre les nombreuses lampes.

02.57 – Désormais à 4391m, il m’avait fallu beaucoup de patience, mais j’avais finalement dépassé tous les groupes, si bien qu’il n’y avait plus une seule lampe devant moi. En short et desormais en manche courte, je suais à grosse goutes dans la nuit chaude et sans vent (ça n’allait pas durer!).

03.15 – J’atteignais un petit plateau à 4500m. J’apercevais alors les lumières de Mexico City d’un coté, et de Puebla de l’autre.

03.44 – À 4750m, j’apercevais le Refugio de los Cien. Contre toute attente, j’avais fait plus de la moitié de l’ascension en moins de 2heures (3 des 5.5km et +750m des 1250m d’ascension). Je commençais à croire en mes chances d’être au sommet pour le lever du soleil puisque les groupes, qui avaient dormi au Refuge, venaient à peine de partir; il y avait (à nouveau) des tonnes de lampes sur la montagne un peu plus haut.

Les choses devenaient beaucoup plus sérieuse tout de suite après le Refugio; un mur, haut de 300m, se dressait devant moi. Pour l’avoir descendu à la lumière du soleil, ce flanc de montagne est effrayant. C’est de la randonnée à la limite de l’escalade.

04.50 – À 5050m, je me trouvais désormais sur l’arête sommitale. Telle une montagne russe, une série de montés et de descentes étaient au menu pour la prochaine heure.

05.50 – Quelques faux sommet, la traversé d’un glacier (plat et sans difficulté) et une petite ascension finale, que je me trouvais au sommet de Ixta à 5220m. J’avais réalisé l’ascension en 4h… et j’étais au sommet près de 30 minutes avant que le soleil se pointe le bout du nez. Il faisait un froid G L A C I A L.

C’est un des beaux lever de soleil que j’ai pu voir d’un sommet, avec une mer de petites lumières & de nuages en contrebas, et le soleil qui se levait juste à la droite de 2 hauts sommets qui perçait le ciel; Malinche et Pico de Orizaba… mes 2 prochaines ascensions.

Tout ce qui monte… doit redescendre!

Si vous avez trouvé l’ascension difficile, watch out pour la descente! Au mieux, on peut la qualifier de casse coup.

De retour à la voiture, je me dirigeais vers la ville de Puebla. J’avais mérité le droit de dormir dans un lit ce soir!

Ixtaccilualt entre dans mon Top 3 des plus belles montagnes dont j’ai réalisé l’ascension (on parle d’ascension… pas de randonnée) avec le Kilimanjaro et Roraima. Les paysages sont complètement fou… et variés!

VOLCAN LA MALINCHE

La Malinche, Malintzi, Dona Marina… tous ces noms réfèrent à une jeune et belle esclave qui fut donnée en cadeau (avec 19 autres jeunes femmes) à Hernan Cortes par les mayas en 1521.

Malintzin allait avoir un role décisif à jouer dans la conquête espagnole… et la fin de l’Empire Aztèque, servant d’interprète (et de maitresse) pour Cortes.

C’est ainsi que la Malinche est entrée dans la légende mexicaine. Elle est vu par certains comme une traitresse, par d’autres comme une victime (l’expression « malinchista » est couramment employé au Mexique pour désigner un ami déloyal), tandis que la majorité la considère comme étant la Mère du peuple mexicain. En effet, l’enfant qu’elle a eu avec Hernan Cortes est considéré comme le 1er métis du Nouveau Monde.

Tout cela pour dire qu’un volcan fut nommé en son honneur. Haut de 4420m, La Malinche est la 5ème plus haute montagne du Mexique. Elle surplombe Puebla et ses environs.

Le départ se fait depuis un camp de vacance à 3100m. Durant les 6.5km et +1300m pour atteindre le sommet, la difficulté du parcours augmente de façon exponentielle. Les premiers km se passent dans une forêt de pins sur un sentier très large et à faible inclinaison. Au 3ème km, la forêt devient verticale.

Après avoir atteint un plateau à 3700m, la forêt disparaît pour laisser toute la place à une contrée de buissons jaunes. Jusque là en terre battue, le sentier devient extrêmement sablonneux et pentu. L’ascension de cette section se fait donc en mode « 3 pas en avant, 2 pas en arrière ».

À 4200m, Malinche devient une mer de grosses roches. L’inclinaison et l’instabilité des roches rendent l’ascension délicate.

Après 3h de marche, j’avais finalement toute la montagne en dessous de moi. J’étais seul, il n’y avait aucun vent vent, aucun bruit et aucun nuage à l’horizon. D’un coté, j’apercevais mon ancienne conquête Ixta et son amant Popo, de l’autre, ma future flame Pico de Orizaba.

Malintzi est une montagne qui avait l’air de rien vue d’en bas, mais qui s’est avérée surprenante.

La descente allait être tout sauf une sinécure!

PICO DE ORIZABA

Il faudrait être aveugle pour ne pas l’apercevoir!

Impossible de manquer cette haute montagne au sommet en crème glacé, surtout que pendant plus d’une centaine de km, la route d’approche se fait via une plaine avec une vue dégagée sur la montagne.

Je vous présente Pico de Orizaba, aussi appelé Citlaltepetl, qui signifie « La Montagne Étoilée », la plus haute montagne du Mexique.

Du haut de ses 5675m, seul le Mont MacKinley (aussi appelé Denali… en Alaska) et le Mont Logan (Canada), sont plus hautes en Amérique du Nord. C’est aussi la 7ème plus haute montagne au monde en terme de proéminence (différence de hauteur entre sa base et le sommet).

Cone coiffé d’un manteau de neige/glace, Pico est un volcan dormant dont la dernière éruption remonte à 1846. Le glacier, la marque de commerce du volcan, peut être vu à des centaines de km à la ronde. À seulement 100km du Golfe du Mexique, il est visible depuis les bateaux arrivant à Veracruz, l’un des plus important port du Mexique.

Pour réaliser l’ascension, dirigez vous en premier lieu à l’auberge Orizaba Mountain Guide (OMG), situé au pied du volcan à (San Miguel de) Zoapan. Roberto (ancien guide de montagne) et son équipe vous accueilleront dans leur charmante auberge, avec dortoir confortable, vue à 360 depuis le toit terrace et des repas de qualités. OMG propose aussi des ascensions guidés très abordables du Pico. Autrement, si comme moi vous aimez faire vos randonnées/ascensions par vous-même, vous pouvez louer piolet/crampons/casque à des prix ridicules.

Alors que je me préparais à réaliser l’ascension du Pico par la voie nord, la voie la plus empruntée, qui nécessitait de gagner le refuge Piedra Grande et ensuite marcher pendant de longues heures sur le Glacier Jamapa jusqu’au sommet, Roberto me faisait changer d’idée en me disant que cette voie était sur la glace bleu depuis plusieurs mois (donc très dangereuse).

J’allais plutôt y aller par le versant sud, la 2ème voie la plus empruntée, plus courte, mais beaucoup plus abrupte.

À peine le soleil levé (et par un froid glacial), je quittais Zoapan pour gagner le village de Atzitzintla 50km plus loin. Une fois au village, j’empruntait la (seule) route qui montait en droite ligne vers Pico de Orizaba. Ayant tout sauf une voiture 4×4 (avez-vous oublié ma voiture de monsieur?), j’avais l’intention de monter le plus haut possible sur la route de terre, pour ensuite laisser la voiture sur le bord du chemin et finir à pied.

3000m… 3100m… 3200m…3300m… 3400m… 3500m… 3600m… j’étais toujours au volant de ma voiture de monsieur…3700m… 3800m… la route devenait de plus en plus impraticable et le RPM de monsieur voiture allait de plus en plus haut… 3900m… 4000m… 4012m… ça y était, je ne pouvais pas aller plus loin.

En marche!

Au final de 2 heures de marche, sur un sentier vraiment facile, je me trouvais à 4710m et un point rouge scintillait devant moi. Le Refugio Fausto Gonzalez Gomar ressemblait à une petite boite de conserve noyée dans une mer de roches.

On m’avait décrit l’endroit comme « crasseux »… « tu veux pas dormir là »… « dors plutôt dans ta tente ». Je trouvais un refuge vraiment basic, un peu sale, mais confortable.

Déjà à plus de 4700m, sans avoir eu aucune embuche et avec moins de +900m d’ascension pour atteindre le sommet, Pico de Orizaba avait l’air beaucoup moins Bad Ass sur le versant sud que sur les versants ouest et nord. Le glacier du versant sud ressemblait plus à une tache de neige tellement il était petit… un désavantage puisque l’ascension allait se faire dans de la cendre volcanique (en mode 3 pas en avant, 2 pas en arrière) plutôt que sur de la neige/glace solide avec des crampons.

Je ne voulais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais toutes mes craintes s’étaient évaporées. Sans dire que j’entrevoyais une promenade de santé… oh que non… j’allais en baver… mais ce ne serait pas difficile techniquement parlant.

02.50am – Une nuit (froide) passé au refuge… ma dernière nuit en refuge/camping de ce voyage de 2 ans… que j’étais en route pour le sommet! J’avais prévu commencer l’ascension vers 04.00am, mais j’avais les yeux bien rond dans mon sleeping depuis une bonne heure.

La nuit était tapissée d’un ciel étoilée, avec une lune encore assez pleine pour éclairer convenablement le sentier. Un fort vent d’hiver me rappelait que j’étais vraiment stupide de faire l’ascension en short (I am Canadian).

03.18am – Maintenant à 4920m, j’en avais fini avec une 1ère section dans la cendre volcanique. J’allais désormais m’attaquer à un parcours accidenté & de plus en plus incliné au travers de grosses pierres instables.

04.22am – À 5246m, j’avais maintenant dépassé 2 des 3 groupes qui étaient partis à minuit (plus de 2heures avant moi). Les lumières du 3ème et dernier groupe sur la montagne se trouvaient à une centaine de mètres en haut de moi.

04.49am – À 5410m, j’étais entouré de neige depuis plusieurs centaines de mètres, mais avais toujours réussi à continuer l’ascension en zigzaguant un peu pour éviter de mettre mes crampons. Le versant était désormais tellement incliné, à AU MOINS 50 (sinon 60) degrés d’inclinaison, que je préférais continuer en mode « escalade sur roches instables » que de me mettre en mode « marche sur glacier très incliné ».

06.05am – Le 3ème groupe dépassé depuis une bonne demi-heure, Pico de Orizaba, ma 3ème plus haute montagne à vie, était entièrement sous mes pieds. Le sommet se situait sur l’arrête du cratère de 400m de diamètre et 300m de profond.

J’avais (encore une fois) réalisé l’ascension beaucoup plus rapidement que prévu et devais me les geler solide pendant plus de 40minutes avant de voir le soleil se lever (06.45am).

M’ayant rejoint au sommet, l’un des 3 guides venait à moi et me lançait « même sans client, je n’aurais jamais pu monter cette montagne aussi vite que toi… et tu ne connaissais même pas le sentier ».

07.15am – Après avoir passé une bonne heure au sommet, principalement occupé à empêcher mes doigts de geler (en vain), j’étais pris de convulsions (qui me traversaient tout le corps) tellement j’avais froid, le plus dur était maintenant à faire; descendre cette montagne glacée et hyper inclinée sans faire LE faux pas qui pourrait me précipiterait vers… vers la base de la montagne… beaucoup plus rapidement (et en moins bon état) que prévu!!!

Désormais à la lueur du jour, j’étais comme un chat dans un arbre; javais peur en regardant le sentier que j’avais à emprunter pour redescendre.

Après coup, je me sens vraiment stupide d’avoir réalisé l’ascension du Pico de Orizaba en solo. Je n’ai pas fait ce faux pas (possiblement fatal), mais personne n’est à l’abri d’une maladresse, d’une chute de roches ou même d’une avalanche sur cette montagne.

Pico n’est vraiment pas à prendre à la légère! Ne vous laissez pas aveugler par mon temps d’ascension ahurissant. J’ai beaucoup de millage (expérience) dans les jambes! Il vous faudra vraisemblablement plus de 5, sinon 6 heures, pour faire de même.

Tout ce que j’essai de dire c’est « ne suivez pas mon exemple »… soyez prudent!

J’ai l’impression d’être au Mexique depuis une éternité (près de 50 jours pour être exact).

Un 2ème (et dernier) séjour à Mexico City, pour laisser ma voiture monsieur et me remettre de mes émotions (me reposer), et j’entamerais la fin de mon voyage (plus que 10jours) en me dirigeant vers Cancun et effectuer mon grand retour au Canada.

VOLCAN BONUS

Volcan Paricutin « Le Jeune »

Le village de Angahuan est situé dans une contrée de forêt (typiquement canadienne) où les bruits de scies mécaniques se font entendre d’un peu partout. Uns seule raison justifie la visite de cet endroit

Après quelques km à marcher dans une forêt dense, la végétation disparaissait brutalement. Devant mes yeux se trouvait l’une des vues les plus incroyables que jai pu voir: une rivière de lave pétrifiée… avec un clocher d’église qui sortait de nul part.

Bienvenue au Santuario del Senor de los Milagros! Les ruines du Santuario pour être exact.

Le 20 février 1943, une violente éruption, qui allait durer 9 ans, allait détruire tout sur son passage (champs et villages), et laisser derrière un dome volcanique et une rivière de magma.

Le dome en question, c’est le Volcan Paricutin, le 3ème plus jeune (créé de toute pièce) volcan sur Terre.

Dire que Paricutin jure dans le décor est un euphémisme. Dans un paysage de collines toutes vertes recouvertes de végétation luxuriante, même le plus idiot des hommes se rendrait compte que quelque chose cloche. L’emplacement de ce volcan est aussi invraisemblable que si un volcan sortait de nul part au milieu du Parc des Laurentides.

De toutes les constructions du coin, seule le Santuario a résisté aux coulées de lave… devenant du même coup un lieu de pèlerinage pour les mexicains.

Il est possible d’atteindre le sommet de Paricutin via un sentier de 7km depuis le Santuario. Bien que le sommet du volcan soit officiellement à 2800m d’altitude, il ne surplombe la vallée que de 500m. J’y voyais donc peu d’intérêt.

Nous prenons souvent pour acquis que les choses ont toujours été ainsi, mais le visage de la Terre subit des « chirurgies » en permanence. Parlez-en aux habitants de Angahuan!

P.S. I – Durant ce road trip, j’ai dormi 5 des 9 nuits dans ma voiture. Une nuit, alors que je dormais dans les rues d’une grande ville, la police est venu cogner à ma vitre. Les 2 policiers me disaient que j’étais fou de dormir dans ma voiture au Mexique. Après plus de 20min à essayer de me convaincre d’aller dormir dans un hôtel, voyant que je n’avais pas l’intention d’obtempérer, les policiers me disaient qu’ils n’avaient pas le pouvoir de me forcer à obtempérer, mais que je devrait suivre leur conseil si je voulais revoir ma famille. On m’a souvent qualifié de loco (fou), mais cette fois-ci était pleinement méritée.

P.S. II – Durant mon tour de l’Amérique Latine, on m’a interpelé avec plusieurs qualificatifs, Cabron, Gringo & Caballero étant les principaux. Depuis mon arrivé au Mexique, on m’appelle Joven (Le Jeune) partout où je vais. À 33ans depuis quelques jours, et ayant toujours donné l’impression d’être 5-10ans plus vieux que mon age, je ne vous cacherais pas que ça fait un petit velour 😉

Épisode 143 – Las Ciudades Historicas; Guadalajara + Guanajuato + San Miguel de Allende + Queretaro + Morelia

Fast forward de plus de 1000km entre Barranca del Cobre et le centre du Mexique.

Avant mon arrivé à Ciudad de Mexico (Mexico City), je me suis donné comme objectif d’explorer 5 des plus belles villes mexicaines, dont 4 sont inscrites au Patrimoine de l’UNESCO.

Je troque mes bottes de montagne pour mes yeux d’architectes!

GUADALAJARA – MARIACHIS ET CIE

2ème plus grande ville du Mexique, Guadalajara n’a pas un passé des plus glorieux. Peu d’évènements marquants s’y sont défoulés jusqu’au jour (il y a 40-50ans) où de nombreuses compagnies américaines s’y sont installées, dont la ville tire sa prospérité d’aujourd’hui.

Sans être un fait historiquement marquant, Guadalajara est la ville d’origine des Mariachis. Faisant de nos jours parti intégrante de l’identité mexicaine, ces espèces de boys bands, portant de gros sombreros et jouant des cuivres sur des airs festifs, ont vu le jour dans les rues de la ville il y a un peu plus de 100ans.

La Tequila (boisson alcoolisée) fut aussi inventée dans la ville de… Tequila… à une centaine de km.

Le centre historique tourne autour de 2 bâtiments; la Catedral de la Asuncion et l’Instituto Cultural Cabana.

Catedral de Asuncion

Fait très particulier pour une église, le bâtiment est carré (au lieu d’être rectangulaire).

La cathédrale est ceinturée par 4 parcs; 3 de forme carrée et 1 rectangulaire. Lorsqu’on regarde le tout en plan, l’ensemble ressemble à une croix.

Instituto Cultural Cabanas

Je fais très rarement des visites de musées, mais le fait que celui-ci soit inscrit au Patrimoine de l’UNESCO a capté mon attention.

Tour à tour Hospice (hébergement pour les pauvres + orphelinat), puis baraquement militaire, pour finalement être transformé en musée, Hospicio Cabana est un complexe impressionnant.

L’intérieur de la chapelle, avec ses superbes fresques très sombres, comme on en voit rarement dans les édifices religieux, est sans aucun doute le highlight.

GUANAJUATO – ATTENTION AUX GRENOUILLES

Si no subiste y bajasta escalones no estuviste en Guanajuato!

(Si vous n’êtes pas en train de monter ou descendre, vous n’êtes pas à Gianajuato)

D’un simple campement de mineurs, Guanajuato, qui signifie « collines pleines de grenouilles », s’est frayée une place au palmarès de l’UNESCO. Réputée comme la plus belle ville du Mexique, elle est souvent cité parmi les plus belles du monde.

Avec Potosi (Bolivie), Guanajuato fut la plus grande mine d’argent des Amériques. On raconte que plus du 1/3 de l’Argent (le métal) extrait sur Terre durant le 18ème siècle provenait de ses mines.

De nos jours, Guanajuato est un jeu de Serpents et Échelles grandeur nature; vous êtes constamment à monter ou descendre, en utilisant les innombrables escaliers (escarpés) et tunnels (sombres), pour vous frayer un chemin dans un labyrinthe de rues sinueuses partant dans tous les sens. Qui sait sur quoi vous allez déboucher; un parc, une église, un autre escalier.

Je ne crois pas qu’il y ait une seule rue droite ou sans inclinaison dans toute la ville. La ville est tellement tout sauf une trame carrée que même la place publique au centre de la ville est ronde/triangulaire.

Depuis le Mirador Pipila, une colline au centre de la ville, la ville donne l’impression d’être une tonne de blocs Lego de toutes les couleurs, qui auraient été disposés de manière aléatoire sur des collines arides.

Pour ce qui est des grenouilles, dont la ville tire son nom, j’ai bien peur qu’elles aient disparues depuis longtemps.

Morbidité Touristique

Un Encuentro Exceptional e Intimo con la Muerte (Une Rencontre Exceptionnelle et Intime avec la Mort)!

Le Museo de las Momias de Guanajuato est l’une des visites les plus perturbantes que j’ai pu faire dans ma vie!

Il y a 100ans, le cimetière de Guanajuato débordait. Au lieu d’en créer un nouveau, les autorités se sont octroyé le droit d’exhumer les corps après 5ans en terre, si la famille du défunt ne payait pas une taxe pour que le corps reste en terre, pour les envoyer à la crémation (bruler).

Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir que plusieurs des corps s’étaient momifiés au lieu de se décomposer.

Dès lors, et jusqu’aux années 70, la ville statua que « si un corps momifié est découvert durant l’exhumation, ce corps est considéré comme un héritage culturel et devient la propriété de la ville de Guanajuato ». Avez-vous déjà entendu parlé d’un règlement de ville aussi bizarre?!?

Répondant à un désir de la population de voir les mommies, les autorités exposèrent les corps dans la crypte du cimetière. Les gens allaient jusqu’à toucher, embrasser, et même briser une parti des momies pour conserver un souvenir.

Ces corps momifiés sont aujourd’hui exposés dans un Musée… derrière des vitres.

Museo Alhondiga Granadita

Construit à la fin du 18ème siècle afin d’être un entrepôt à grain, le bâtiment a plutôt trouvé sa place dans l’histoire mexicaine!

28 Septembre 1810 – Aux balbutiements de la Guerre d’Indépendance Mexicaine, le prêtre Miguel Hidalgo, reconnu aujourd’hui comme le Père de la Partie Mexicaine, marchait sur Guanajuato à la tête des forces indépendantistes fraichement formées (oui… un prêtre à la tête d’une armée).

Les forces royalistes de Guanajuato s’était repliées dans Alhondiga Granadita, converti depuis peu en une forteresse militaire.

Impossible à prendre et essuyant de lourde perte, un pauvre mineur surnommé El Pipila fixa un bouclier de pierre sur son dos, se mit à ramper jusqu’à la grande porte de bois, et mit le feu au bâtiment avec une torche, brulant vif les forces royalistes à l’intérieur.

Fort d’une 1ère victoire militaire des indépendantistes, les hostilités étaient officiellement lancées, menant à beaucoup de bains de sang comme celui-là et à l’indépendance du Mexique en 1821.

Après avoir été une prison pendant près d’un siècle, Alhondiga Granadita est désormais un musée sur l’histoire du Mexique.

SAN MIGUEL DE ALLENDE – EL CORAZON DE MEXICO

(Le Coeur du Mexique)

Ville de l’UNESCO, fondée sous le nom de San Miguel par des missionnaires, l’endroit fut rebaptisée San Miguel de Allende en l’honneur de Ignacio Allende, l’un des instigateurs de l’Indépendance du Mexique.

Lui et Miguel Hidalgo (mentionné ci-haut) ont inspiré les mexicains à se soulever et ont mené les 1ères attaques contre les forces royalistes en 1810-1811. Leur parcours coupa court quand ils furent trahis, capturés et fusillés en 1811… mais le mouvement perdura.

La ville de Dolores Hidalgo, située à 40km de San Miguel, est reconnue comme le berceau de l’Indépendance Mexicaine (c’est l’endroit où le Miguel Hidalgo était prêtre), tandis que San Miguel de Allende fut la 1ère ville d’importance à rejoindre le mouvement.

De nos jours, San Miguel de Allende une belle petite ville coloniale, avec des bâtiments colorés aux diverses teintes tirant sur le rouge et le orange.

L’endroit transpire de touristes… mais vaut la peine de s’y attarder 1/2 journée.

Parroquia de San Miguel Archangel

La vedette incontestée de San Miguel est l’église dont la forme est inspirée de la Sagrada Familia (Barcelone).

Déjà impressionnant de jour, le Parroquia est éblouissant en revêtant son manteau de lumières une fois la nuit tombée.

QUERETARO – VIVRE EN PAIX

Santiago de Queretaro, aussi inscrite au Patrimoine de l’UNESCO, est un endroit où s’est déroulé plusieurs événements marquants de l’histoire du Mexique.

Queretaro est l’un des rares endroits au Mexique où les espagnols et le peuple pré-colombien vivent en paix depuis la fondation de la ville.

1847 – Alors que les américains avaient envahi le Mexique et marché sur Mexico City, la capitale du pays fut temporairement déplacée à Queretaro.

Incidamment, c’est là que fut signé le Traité Hidalgo-Guadeloupe, signifiant la fin de la Guerre Mexique/USA… aux conséquences catastrophiques pour le Mexique.

1867 – C’est à Queretaro que se retrancha l’Empereur Maximilien, le roi qui avait été placé à la tête du Mexique par les français. Il y fut capturé, jugé et exécuté.

J’ai eu une très mauvaise 1ère impression de Queretaro Version 2017; une ville historique désormais submergée dans une grande ville sans charme! Le Centro Historico n’arrive pas à la cheville de Guanajuato, Morelia, San Miguel, et même Guadalajara!

Arcos de Queretaro

Seul les impressionnantes arches de pierre du vieil aqueduc surélevé d’inspiration romaine, qui acheminait autrefois l’eau jusqu’à la ville, ont su capter mon attention… et encore… il était noyé dans une mer de laideur.

Vous voulez en savoir plus sur la Guerre Mexique/USA et l’Invasion Française? Vous référer à mon Épisode Spécial – Il était une fois le Mexique!

MORELIA – JARDIN DE LA NOUVELLE ESPAGNE

Dernière, mais vraiment pas la moindre, de ma tournée des 5 Ciudades Historicas du Centre du Mexique.

Connu sous le nom Valladolid jusqu’à l’Indépendance du Mexique, l’endroit fut rebaptisé Morelia en l’honneur de Jose Maria Morelos, l’un des héros de l’Indépendance Mexicaine.

Ville inscrite au patrimoine de l’UNESCO, Morelia porte plusieurs surnom; « La Ville des Pierres Roses », « La Ville des Portes Ouvertes », ou encore « Le Jardin de la Nouvelle Espagne ». Bref, vous comprenez que c’est une ville aux bâtiments roses, accueillante, et pleine de végétation.

En dehors du circuit touristique comparativement au 4 autres (ce qui est un non sens), Morelia semble avoir été une ville très riche à une certaine époque. L’architecte en moi a eu le souffle coupé par la beauté et la richesse du centre historique. La ville invite à la flânerie et au vagabondage avec les plus beaux espaces urbains que j’ai vu en Amérique Latine.

Je ne suis vraiment pas du type « voyageur qui s’arrête 10-30min à un endroit pour contempler »… mais je l’ai fait souvent à Morelia.

Cerise sur le Sundae, au coucher du soleil les bâtiments prennent une teinte rosée en raison de leur parement de pierres… roses.

Après plus d’un mois au Mexique, il est grand temps de faire mon entré dans la capitale…

P.S. I – Les 5 villes en 1 affirmation;

Guadalajara – Si vous êtes en avance sur votre itinéraire!

Guanajuato – À ne pas manquer!

Morelia – Mon coup de coeur des 5 Ciudades Historicas!

San Miguel de Allende – À voir… mais ne vous éternisez pas!

Queretaro – Passez votre chemin!

Épisode Spécial – Il était une fois le Mexique!

Mexico! Les Estados Unidos Mexicanos (États-Unis Mexicains) pour être plus précis!

Vous chercher un pays avec une histoire complexe? Ne cherchez plus!!!

Aztèques, Olmecs, Toltecs, Tenochtitlan, Teotihuacan, Mayas, Chichen Itza, Nouvelle Espagne, Empire Mexicain, République du Mexique, Guerre du Texas, Invasion Française, Révolution Mexicaine, et j’en passe…

L’histoire du Mexique m’a tellement passionné/renversé que j’ai décidé de lui dédier l’un de mes Épisodes.

Il m’aura fallu beaucoup de temps et toute ma concentration pour mettre toutes les pièces au bon endroit.

Voici donc l’Histoire du Mexique, en version abrégée (mais quand même pas mal longue) et (un peu) romancée.

Que du texte! Pour les passionnés d’histoire!

LE MEXIQUE POUR LES NULS

Le Mexique Pré Colombien

À l’arrivé des premiers européens, au début du 16ème siècle, la population pré-colombienne était estimée à plus de 25 millions d’habitants sur l’ensemble du territoire actuel du Mexique.

Contrairement au sud du Mexique, où la civilisation maya était solidement implantée depuis plus d’un millénaire (Épisode 141 – Yucatan), une longue lignée de civilisations s’étaient succédées pour régner sur le centre du Mexique.

À partir de l’An 1500 à l’An 400 Avant JC, la civilisation Olmec, souvent référée comme étant la culture à la base de toutes les cultures du Mexique, fleurit.

Allait suivre presque immédiatement la Cité Empire de Teotihuacan, dit la Cité des Dieux. Selon la légende, c’est à cet endroit que les Dieux auraient créé l’Homme.

Teotihuacan, dont la construction débuta vers l’An 300 Avant JC, est réputée comme la plus grande ville jamais construite sur les Amériques avant l’arrivé des européens (plus de 150000 habitants à son apogée). La Pyramide du Soleil, le bâtiment phare de la cité, faisait plus de 70m, étant du même coup le plus haut bâtiment pré-colombien jamais construit sur les Amériques.

Comme toutes les grandes civilisations de l’histoire, elle allait finir par tomber, remplacée par la culture Toltec. Aux environs de l’An 980, Quetzalcoatl, le dernier empereur des Toltecs, faisait une alliance avec certains mayas et descendait au Yucatan pour fonder Chichen Itza, laissant toute la place aux Nahuas.

Peuple de nomades venu du nord (du Mexique), les Nahuas allaient rapidement devenir la civilisation dominante au centre du Mexique, qui allait perdurer jusqu’à l’arrivé des premiers européens.

Fondé vers l’An 1300 de notre ère, la capitale du royaume, Tenochtitlan, était située sur une ile marécageuse, au beau milieu du lac Texcoco, à plus de 2000m d’altitude.

Les Nahuas prenaient alors le nom de Mexihcah, compris Mexicano par les conquistadors, et régnaient sur l’Empire Mexica. L’origine du nom vient de la plante mexixin, qui poussait en grande quantité dans ld centre du Mexique et dont les mexihcah se nourrissaient.

Les mexihcah allaient entrer dans la légende sous le nom d’Aztèques.

L’Empire Aztèque

Fast Forward jusqu’au début du 16ème siècle, alors que les aztèques ont asservis toutes les autres cultures du centre du Mexique et règnent de manière sanguinaire sur leur Empire.

À la tête de cet Empire se trouve Moctezuma II, passé à la postérité sous le nom de Montezuma, le dernier et plus puissant des Empereurs Aztèques.

Le 1er Contact

1517 – L’année où les aztèques ont entendu parler des conquistadors pour la 1ère fois, alors que des échos de leurs batailles contre les mayas (Yucatan) sont parvenus jusqu’aux oreilles de l’Empereur.

1519 – La 3ème expédition espagnole quitta l’ile de cuba (l’avant poste espagnol) avec 500 hommes et un dénommé Hernan Cortes à sa tête.

Après que les espagnols aient forcé leur passage en territoire maya sans trop d’effort, l’Empereur Montezuma envoya des émissaires (avec des offrandes/bijoux) au devant de Cortes.

Ces offrandes, qui voulaient dire « restez loin de Tenochtitlan » pour Montezuma (dans la culture aztèque, être accueillant et donner des cadeaux était une démonstration de puissance), eurent l’effet totalement contraire sur les conquistadors assoiffés de richesse.

Cortes laissait les mayas, pour reprendre le large et jeter l’ancre sur une plage aujourd’hui connu sous le nom de Veracruz, à moins de 300km de Tenochtitlan.

Évitant les nombreux embuches tendus par les aztèques, Cortes marchaient en direction de la Tenochtitlan.

En chemin, il ne manquait pas de faire le plein d’alliées parmi les nombreux ennemis des aztèques.

L’Empire Aztèque était basé sur un système féodale de terreur, où les peuples vaincus devenaient des vassals et avaient une longue liste de tribus à donner à Teotihuacan.

Par exemple, pour rassasier leur Dieu Soleil, qui avait besoin d’un approvisionnement constant en sang humain fraichement « cueillis à la source », on raconte que plus de 20000 coeurs humains ont été nécessaires pour « inaugurer » le Templo Mayor de Tenochtitlan en 1487 (une bouteille de champagne aurait suffi non?). Ces 20000 coeurs ont été arrachés du torse de leur propriétaire alors que ceux-ci étaient bien vivant.

Bref, tout cela pour dire que tout le monde détestaient les aztèques, mais ne pouvaient rien faire devant leur supériorité. Cortes n’eut donc aucun problème à se faire de nouveaux amis.

Aux Portes du Tenochtitlan

8 Novembre 1519 – Cortes et ses hommes étaient aux portes de Tenochtitlan.

À leur arrivé, les espagnols furent accueillit en grande pompe par nul autre que Montezuma (pour montrer sa supériorité).

D’un coté, l’Empereur d’une des nations les plus puissantes qui existait sur les Amériques. De l’autre, un conquistador qui, au coté de Francisco Pizarro (qui a vaincu l’Empire Inca au Pérou), allait entrer dans l’histoire comme l’un des plus célèbres conquistadors.

Les espagnols vécurent (en paix) à Tenochritlan pour plusieurs mois. Cependant, la colère montait chez les aztèques, qui voyaient d’un mauvais oeil la présence des espagnols.

Dans un geste des plus téméraires, Cortes fit prisonnier Montezuma… dans son palais… au milieu de la capitale.

La situation n’allait jamais s’améliorer…

La Fin D’une Grande Civilisation

1 Juin 1520 – Rien n’est moins sur (puisque plusieurs versions existent), mais Montezuma aurait été tué à coup de pierres par ses propres citoyens lors d’un discours publics…

Cortes et ses hommes luttèrent ensuite pour s’échapper de Tenochtitlan au prix de lourde perte. Ils se réfugièrent chez leur allié (les ennemis des Aztèques) où ils signèrent un pacte afin d’attaquer et prendre le contrôle de Tenochtitlan.

Le 13 aout 1521, l’Empire Aztèque tombait, Cortes s’emparait de Tenochtitlan au nom de la couronne espagnole et commençait ls destruction des temples aztèques… pour reconstruire une ville nouvelle… qu’il nommait Ciudad de Mexico (Mexico City).

Les aztèques devenaient la 1ère Grande Civilisation Pré-Colombienne à tomber aux mains des envahisseurs européens sur le Nouveau Monde.

Nueva Espana + Indépendance

Le territoire mexicain devint officiellement la « Vice Royauté de Nueva Espana (Nouvelle Espagne) » en 1590.

Aussi connu sous le nom de Americana Mexicana, le territoire déclara son Indépendance de l’Espagne en 1821 pour former l’Empire Mexicain. Le pays incluait alors tous les territoires d’Amérique Centrale (sauf Panama)… ceux-ci se séparant vite du Mexique en 1823.

Les 20 premières années du nouveau pays furent gouvernées par le Président/Général Santa Ana (souvent personnifié comme le méchant dans plusieurs films westerns).

Guerre du Texas (1835-1836)

Imaginez un monde où les états du Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, Colorado, Wyoming et Californie (bref près de la moitié des États-Unis) ne feraient pas parti des États-Unis, mais bien du Mexique?

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, tous ces états faisaient parti du Mexique!

Peu peuplé, le gouvernement mexicain avait permi aux américains de s’y installer.

1835 – Après une décennie de tension entre les colons américains et le gouvernement mexicain, un groupe de résistance se formait pour revendiquer l’indépendance du Tejano (Texas).

Santa Ana, convaincu que les États-Unis étaient derrière ce mouvement et planifiaient d’annexer l’état mexicain à leur pays, marchait sur le Texas avec l’armé mexicaine. C’est notamment à ce moment qu’eu lieu la célèbre bataille du Fort Alamo (sujet de nombreux films westerns).

Cette « invasion mexicaine » galvanisait les texans, qui s’auto-déclarait indépendant et formait la République du Texas.

Dans une bataille qui allait passer à l’histoire comme « la bataille la plus à sens unique de l’histoire », les texans prenaient Santa Ana par surprise, le capturait, tuant au passage plus de 650 soldats et faisant plus de 300 prisonniers… tout en perdant seulement 11 hommes.

Santa Ana négociait sa libération contre le retrait des troupes mexicaines du Texas.

Durant les années suivantes, le Mexique planifiait de reconquérir le Texas, mais des rebellions un peu partout dans le pays forçaient le gouvernement à repousser leur plan… jusqu’en mars 1845, alors que la République du Texas fut annexée aux États-Unis.

Guerre Mexique/USA (1846 -1848)

En bon québécois, disons que les mexicains ne l’ont vraiment pas prit.

Ils envahirent à nouveau le Texas… pour voir les États-Unis entrer dans la parade.

Fort de leurs avancés technologiques en matière d’armement, et après de nombreuses batailles sanglantes, les américains s’emparaient de tout le nord et la cote est du Mexique, et étaient aux portes de Mexico City.

Septembre 1847 – Santa Ana hissait le drapeau blanc et capitulait le Mexique. Les américains marchaient dans Mexico City!

2 Février 1848 – Le Traité Guadalupe-Hidalgo était signé entre les 2 pays; le Mexique perdait plus de 55% de son territoire (tous les territoires mentionnés ci-haut) aux mains des américains.

Invasion Française

Oui Oui… vous ne rêvez pas… les français ont bel et bien envahi le Mexique.

1861 – Malgré l’immensité du territoire mexicain, le Mexique ne comptait que 8.5millions d’habitants; 2 millions de blancs qui se croient supérieurs aux autres, 2.5millions de métis qui rêvent d’être blancs et dénigrent les indigènes… et 4millions de descendants pré-colombiens (dit les indigènes).

Depuis son indépendance de l’Espagne, le gouvernement mexicain ne cessait de mater les guerres civiles qui éclataient ici et là, pour garder le pays uni. Tout cela coutait de l’argent, si bien que le Mexique était un pays endetté par dessus la tête.

Peu de temps après l’élection de Benito Juarez, le 1er président d’origine indigène en Amérique Latine, le Mexique décidait de suspendre indéfiniment les paiements de sa dette.

L’un des créanciers du Mexique se trouvait à être la France. Alors sous le régime de Napoléon III, et ne voyant pas d’un bon oeil la monté en puissance des américains, Napoléon voyait une opportunité de « s’emparer » d’un territoire instable et de se créer un allié fort en Amérique (les français n’avaient plus aucune présence sur les Amériques… sauf dans les Caraïbes).

Les américains étant en pleine guerre de sécession (occupés à s’entre-tuer), ils ne pourraient intervenir.

Devinez quoi? Avec un peu moins de 30000 soldats, les francais marchèrent sur Mexico City sans trop d’embuche.

De facto, les français installaient un roi (pantin) à la tête du Mexique; l’Empereur Maximilien.

1866 – La guerre de sécession étant désormais chose du passé, les américains signifiaient aux français qu’ils ne voyaient pas d’un bon oeil leur aventure mexicaine.

Février 1867 – Les derniers navires français quittaient le Mexique. Seul l’Empereur Maximilien restait, refusant d’abdiquer sa couronne.

Il fut capturé par les mexicains puis exécuté en juin 1867.

Révolution Mexicana (1910 – 1920)

1876 – Peu après la mort/fin du règne de Benito Juarez (le président indigène qui avait repris le pouvoir lorsque la monarchie française a prit fin), le général Porfirio Diaz, l’une des figures emblématiques de la résistance mexicaine à l’envahisseur français, prit le pouvoir.

Le truc avec le pouvoir c’est que vous pouvez soit faire de bonnes choses et quitter par vous même sur une bonne note (comme Nelson Mandella… qui renonça à briguer un second mandat comme président de l’Afrique du Sud), ou vous accrocher et vous faire pervertir par le pouvoir.

Réformant et modernisant le système dans ses premières années, Porfirio fut réélu 6 fois à la tête du Mexique. Le système qu’il implanta finit par réprimer toute forme d’opposition et favoriser (devinez qui) les riches et les amis du pouvoir.

Au tournant du 20ème siècle, moins de 11000 haciendas (espèce de ranch version mexicaine) contrôlaient près de 60% du territoire mexicain, et plus de 95% de la population rurale n’avait aucune terre.

Fin 1910 – Les mexicains prirent les armes pour chasser Porfirio du pouvoir.

La Révolution Mexicaine était née… et dérapait solide, se transformant en un bain de sang et tuant plus de 2 des 15 millions d’habitants que comptait alors le pays.

Au départ pour chasser Porfirio du pouvoir… qui fut chose faite dès mai 1911… la Révolution fini par opposer plusieurs groupes, situés dans plusieurs région du pays et revendiquant des trucs complètement différentes… mais revendiquant toute le pouvoir.

À la tête des 3 groupes révolutionaires les plus influents, Emiliano Zapata (à la tête des zapatiste dans le centre du pays), Pancho Villa (à la tête des villiste au nord du pays), et Venustiano Carranza (à la tête des carrancistes autour de Ciudae de Mexico), offrirent tout d’abord une lutte armé farouche au gouvernement… puis ne réussirent pas s’entendre… et prirent les armes les uns contre les autres.

Pancho Villa et Zapata furent éventuellement défaits par Carranza, si bien que celui-ci s’auto-proclama président de la République en 1916… qui fut tué en 1920 par Ogregon, son ancien second, qui prit le pouvoir… et fut à son tour tué en 1928.

De cette guerre civile naquirent 2 icônes mexicaines;

Pancho Villa

Le guerrier émotionnel, ancien voleur de bétail, devenu le commandant des troupes du nord. Il survécu à la guerre, simplement pour être assassiné par le président Obregon en 1923.

Emiliano Zapata

L’intellectuel, chef de l’armé du centre… même si il était pas un combatant, qui luttait pour que l’on restitue les terres ancestrales aux habitants (donc qui luttait pour les pauvres). Assassiné en 1919 sur l’ordre de Carranza, Zapata est depuis devenu un martyr et un symbole pour les revendications paysannes/indigènes. Le terme zapatiste est encore souvent utilisé de nos jours.

Mexico 2017

Le Mexique Version 2017 est un pays tout en contraste. Le Yucatan, au sud, est souvent vu comme la région la plus sécuritaire d’Amérique Latine. Au contraire, le nord du pays,

à la frontière avec les États-Unis, est gangrené par les guerres de gangs pour le contrôle du traffic de drogue.

Les cultures maya et aztèque sont encore bien vivante. Beaucoup de mexicains se considèrent nahuas (non pas aztèques puisque le mot a prit un connotation négative/perdante) ou mayas, et parlent la langue de leurs ancêtres.

Les mots Tomato, Avocado, Chocolate, Chili et Coyote, pour ne nommer que ceux-là, sont des mots nahuas adoptés par les autres langues.

De plus, au centre du drapeau mexicain se trouve un aigle sur un cactus avec un serpent dans la bouche. Cela fait référence à la légende de la fondation de Tenochtitlan, l’ancienne capitale aztèque sur laquelle Ciudad de Mexico fut construite.

Épisode 142 – Barranca del Cobre; Sur les Traces des Tarahumaras!

7.00am – 10 Novembre 2017

C’est un changement de paysage des plus dramatique que j’ai effectué en moins de 12 heures.

Bye Bye Yucatan, tes forêts tropicales, tes ruines mayas, tes cenotes… et tes hordes de touristes…

Bonjour Chihuahua, tes paysages arides, parsemés de pins et de buissons jaunes… et ton absence de touriste.

Chihuahua! Pas le chien! La ville… dans l’état du même nom!

À moins de 250km de la frontière avec les États-Unis, la 12ème plus grande ville du pays est une ville extrêmement moderne (il y a beaucoup d’industries américaines installées dans le coin).

Le nord du Mexique n’a pas grand chose en commun avec le reste du pays en terme de paysage (aride) et de culture (pas de grande civilisation pré-colombienne).

Bienvenue au Far West Mexicain. Là où beaucoup d’hommes portent chapeau et bottes de cow-boy. Une contrée dominée par 2 couleurs; le jaune des plaines recouvertes de buissons, et le vert des collines parsemées de forêts de pins.

2h30 à peine après être atterri à Chihuahua, je sautais dans un bus.

Direction Creel; la porte d’entrée du Barranca del Cobre!

BARRANCA DEL COBRE POUR LES NULS

Le Canyon du Cuivre… où il n’y a jamais eu de cuivre. Le nom vient d’une erreur des espagnols qui ont confondu le reflet verdoyant du lichen sur les parois du canyon… pour du cuivre.

Originalement appelé Guachochi par les 1ers habitants du coin, le Barranca del Cobre est le joyau de la Sierra Madre Occidentale. Aussi appelé la Sierra Tarahumara, le canyon est en fait une multitude de « plus petits » (mais pas petit) canyons, et fait l’objet de beaucoup de comparaison avec son voisin du nord, le Grand Canyon. Formé il y a 60 millions d’années, on raconte que le Barranca del Cobre est 4 fois plus large et 2 fois plus profond que le Grand Canyon… mais il est du mauvais coté de la frontière, d’où son anonymat relatif.

Avec des températures allant de froide à glaciale du moment où le soleil se couche, au moment où il se lève, cela change du tout au tout durant le jour, au point où vous voulez définitivement être à l’ombre en milieu de journée.

Sur les traves des Tarahumara

Dans ce canyon vivent l’un des peuples pré-colombiens les plus uniques du Mexique; les Tarahumaras.

Aussi appelés Raramuri, ils habitent le canyon depuis la nuit des temps.

Les Tarahumaras sont probablement les ancêtres des ultra-maratoniens d’aujourd’hui. Tarahumara signifie « pieds légers », ou « ceux qui courent vite », un nom qui leur va comme un gant. Ils sont reconnus pour courir de longue distance (plus de 20 heures) sans trop d’effort.

Ils utilisent leur aptitude pour chasser le cerf dans le canyon. Un peu les Mohamed Ali de la chasse, ils épuisent leur adversaire, puis l’achève facilement.

De nos jours, quoique certains vivent encore selon les coutumes ancestrales (reclus dans le canyon), vous avez plus de chances de voir un Tarahumara au volant d’une camionnette, ou avec un Tecate (bière) dans les mains… sinon les 2 en même temps, que de les voir courir pour chasser le cerf… mais bon… certains appellent cela l’Évolution.

Les femmes sont facilement reconnaissables puisqu’elles portent des belles robes aux couleurs vives.

El Chepe

Le Ferrocarril Chihuahua Pacifico, surnommé El Chepe, est une ligne de chemin de fer de 656km reliant la ville de Chihuahua, situé dans les plaines arides à plus de 2400m d’altitude, à Los Mochis, à seulement 24km de l’océan Pacifique, en passant par le Barranca del Cobre.

El Chepe est l’acronyme provenant de « Che » pour Chihuahua et « Pe » pour Pacifique.

Il fut un temps où le système ferroviaire mexicain parcourait l’ensemble du pays. C’était avant que le réseau ne soit presque entièrement détruit durant la sanglante Révolution Mexicaine (1911 à 1920). De nos jours, El Chepe est le seul train de voyageur encore en fonction au Mexique.

C’est le moyen le plus commun (et couteux) pour explorer le canyon… mais bon… vous commencez à me connaitre… je fais rarement les choses comme les autres!!!

CREEL

Prononcé « Crill », Creel est un petit village de 5000 habitants situé sur un plateau au beau milieu d’une contrée faite de pins et de petites formations rocheuse pointant vers le ciel.

Le village est inscrit au palmarès des Pueblo Magico, soit les plus beaux villages du Mexique.

À Creel, tout tourne autour du train en ville.

À plus de 2300m d’altitude, il fait très froid le soir, si bien que toutes les maisons ont des cheminées. Il n’y a pas d’air climatisé, mais bien un chauffage dans les chambres…

CAMINO DEL COBRE

En lisant sur le Barranca del Cobre, j’étais tombé sur un article qui traitait du Camino del Cobre (Chemin du Cuivre), un sentier long de 58km, autrefois utilisé par les Tarahumaras pour relier Creel à Divisadero.

Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer!

Le sentier passait au travers de collines labyrinthiques recouvertes de pins. À mon plus grand plaisir, le sentier était marqué de 2 bandes horizontales; l’une verte, l’autre rouge.

11.05 – Au moment où le sentier croisait la route pour une énième fois, un bus passait. Après avoir marché plus de 25km, je sautais sur l’occasion pour couper court à ma randonnée. Pas que j’étais à bout de souffle, loin de là, plutôt parce que c’était plate rare.

Direction Divisadero!

EL DIVISADERO – LE NID D’AIGLE

Au moment où je commençais à regretter d’être venu au Barranca del Cobre (Creel était ok… le Camino del Cobre avait été décevant), tous mes doutes s’effaçaient à la minute où j’apercevais Divisadero.

L’endroit portait TRÈS BIEN son nom. Station de train sans ville (le village de Areponamichic se trouve à 3km), on comprend vite pourquoi l’endroit est l’arrêt principal sur l’itinéraire d’El Chepe.

À partir de Divisadero, s’en est fini des collines couvertes de pins; l’horizon s’ouvre devant… et en dessous de nous. Perché directement sur la paroi du canyon, c’est l’endroit où la terre prend fin et le vide commence!

Le spectacle est grandiose. Pour avoir vu le Grand Canyon, je peux vous assurer que le Barranca del Cobre est aussi impressionnant, sinon plus.

PARQUE DE AVENTURAS BARRANCA DEL COBRE

Il y a quelques années, le gouvernement du Mexique s’est lancé dans de grands travaux pour capitaliser sur la beauté naturelle du Canyon et développer le tourisme dans cette région reculée.

Le Parque de Aventuras Barranca del Cobre était né!

Perché tout en haut du canyon, à distance de marche de Divisadero et Arepomichic, le Parque offre plusieurs activités hautes en couleurs.

À plus de 3km à vol d’oiseau, au beau milieu du canyon, se trouve le « Nido del Aguila (le Nid d’Aigle) », un piton rocheux difficile à manquer et mythique pour les Tarahumaras.

4 choix s’offrent à vous pour gagner cette montagne;

1. Un Teleferico de plus de 3km de long, sans aucun support intermédiaire ($)

2. Une série de 7 Tyroliennes ($$)

3. Une tyrolienne de plus de 2.5km de long suivant le teleferico ($$$)

4. Marcher (Gratis) – Le Parque a développé un réseau de 4 sentiers hyper bien balisés. Le seul problème est de localiser le départ… vous vous laissez ensuite guider par le sentier.

Je vous laisse deviner mon choix…

Je me lançais à l’aventure avec le soleil à peine levé et une température sous le point de congélation.

Pour gagner le Nido, j’empruntais le sentier Ruta Panoramica. Comme son nom l’indique, le sentier de 9km offrait une vue panoramique sur l’ensemble du canyon, en suivant la crête (sommet) d’une montagne qui sinuait jusqu’au milieu du canyon.

09.00 – Arrivé au Nido de Aguila avant que le teleferico et les tyroliennes ne soient ouvertes, les locaux me regardait d’un drôle d’oeil.

Pour retourner, j’empruntais le sentier Ruta el Lomo, un peu plus court (7km), mais beaucoup plus abrupte et sans véritable zone d’ombre.

Ce sentier remontait en presque droite ligne jusqu’à la station de teleferico au sommet du canyon. Pendant 2 heures, j’avais le teleferico et la grande tyrolienne qui me passaient au-dessus de la tête.

J’avais le souffle coupé à chaque fois que je voyais quelqu’un descendre la grande tyrolienne; le même trajet que le teleferico, mais attaché par un simple cable en volant au-dessus du vide.

Quand jai dit au proprio de mon hôtel que j’avais marché jusqu’au Nido de Aguila allé/retour en solo, il m’a répondu « Que… Sin guia… Ida y vuelta… eres muy loco?!? » (Quoi… Sans guide… Allé/Retour… Tu es fou?!?) »

URIQUE – AU PLUS PROFOND

Après avoir vu le canyon de haut, j’en était quitte pour le voir… d’en bas.

La descente fut vertigineuse. Le bus avalait les km de la route de terre serpentant sur les parois du canyon depuis Bahuichivo (@2300m), village déservi par El Chepe, situé à une cinquantaine de km de Arepomichic sur le pourtour du canyon.

Sans garde fou, avec une route à peine plus large qu’une voiture, les roues de la minivan passaient à une trentaine de centimètres du précipice très souvent. Cette route entrait automatiquement dans mon top 3 des routes les plus dangereuses que j’avais parcouru dans ma vie (avec la route pour gagner Omalo en Géorgie très loin no.1, et la route Manali/Leh en Inde pas très loin derrière en 2ème position).

Terminus Urique (@550m), ancien village de mineurs à l’écart du chemin de fer, blottis au plus profond du Barranca de Urique, le plus profond des canyons de la région, sur le bord du Rio Urique, une rivière (quasi asséché) aux eaux transparentes. En levant les yeux vert le ciel, j’apercevais plus de 1870m de paroi rocheuse…

Urique est composé essentiellement d’une rue parallèle à la rivière, une belle rue colorée et pleine d’arbres. Il n’y a qu’à lever la tête et regarder dans à peu près toutes les directions pour voir de belles formations rocheuses.

Le temps passe L E N T E M E N T à Urique, au son de la musique country mexicaine. Le sport national pratiqué par beaucoup d’hommes d’ici est de s’assoir à l’ombre, de préférence en groupe, et boire une (des) Tecate(s).

Anecdote du style « ça n’arrive qu’au Mexique »; il est 07.30 du matin, je rentre dans un magasin pour m’acheter des trucs pour dejeuner, le gars qui s’occupe du magasin m’apostrophe dès que j’entre et et me dit « Hay Tecate (je vend de la bière) ». Durant les 5 minutes où je serais dans son magasin, il me répètera « Hay Tecate » une bonne demi-douzaine de fois. Merci l’ami… mais il est fuck!ng 07.30am!

Urique est le théâtre d’un des plus vieux Ultra Marathon du monde; le Caballo Blanco (Cheval Blanc), tenu durant la 1ère semaine de mars. Cet ultra marathon en est déjà à sa 16ème édition.

Mirador del Gallego

La grande vedette de la vallée est sans aucun doute le Mirador de Gallego, surplombant tout le canyon à exactement 2000m d’altitude (donc 1500m au-dessus d’Urique). Situé sur la route entre Bahuichivo et Urique, je décidais de marcher les 14km +1500m séparant Urique du Mirador, pour camper au Mirador lors de mon dernier jour dans la vallée. Par 3 fois durant l’ascension des camions s’arrêtaient pour me proposer un lift… par 3 fois mon Égo refusait… et par 3 fois je me trouvais vraiment con.

Je parvenais au Mirador au bout de 4 éreintantes heures de marche. Sans aucun doute dans mon Top3 des plus beaux sites de camping où j’ai séjourné à ce jour…

Passer la nuit seul au monde au sommet d’un des plus grand canyon sur Terre; Check!

Le lendemain, j’assistais à un super lever du soleil, alternais entre marcher sur la route et me faire prendre un stop jusqu’à Bahuichivo, sautais dans le train El Chepe (pour la 1ère et dernière fois – $$$), gagnais la ville de El Fuerte sur la cote pacifique, et sautais dans un bus de nuit.

Direction le centre du Mexique!

P.S. I – Le tourisme étant relativement nouveau dans le Barranca, les voyageurs solo doivent très souvent payer le prix d’une chambre double (2 personnes) dans les hébergements.

P.S. II – Il est TRÈS facile de faire du stop dans le Barranca del Cobre.

Épisode 141 – Yucatan; Tête Première dans les Cenotes & la Culture Maya

Au jour 578 de mon 2ème tour du monde, j’entre dans ce qui sera le dernier pays de mon voyage (à Go tout le monde est triste).

Dernier pays, mais tout un pays! Le pays des Tacos, des Sombreros, des Mariachis, de la Lucha Libre, du Tabasco, de la Tequila, des Mayas, des Aztèques, etc.

Peu importe ce que Donald Trump en pense, c’est l’un des pays les plus beaux et visités au monde. Il ne doit pas y avoir que des trafiquants et des violeurs!

Viva Mexico! Viva Yucatan!

YUCATAN POUR LES NULS

Mon arrivé au Mexique signifie la fin de mon séjour en Amérique Centrale. Finalement de retour en Amérique du Nord!

Le Yucatan est une Péninsule qui s’avance dans le Golfe du Mexique (nord) et la mer des Caraïbes (sud). Vous n’avez peut-être jamais entendu cet endroit, mais connaissez assurément l’indémodable Cancun et la très en vogue (pas pour moi) Riviera Maya.

Avant d’être une destination soleil, et avant l’arrivé des conquistadors, la péninsule se nommait Mayab et était le centre de la civilisation maya à l’époque Post Classique (de l’An 900 Après JC à l’arrivé des européens – l’époque maya Classique étant au Guatemala).

Contrairement aux Cités Mayas du Gustemala, qui avaient disparues depuis plusieurs siècles à l’arrivé des conquistadors, la civilisation maya était bien vivante au Yucatan. Le 1er contact avec les espagnols fut en 1517.

Plusieurs théorie tente d’expliquer l’origine du mot Yucatan. Ma préférée veut que les mayas n’arrêtaient pas de dire « Tectetan » à tous ce que les espagnols disaient… qui sonnait Yucatan aux oreilles des conquistadors… et qui voulait dire « je ne comprend pas ce que vous dites ».

Les conquistadors ne firent pas face à une civilisation uni, mais bien à une multitude de Cités États formant de petits empires autonomes. Ce détail allait s’avérer décisif dans la conquête, les espagnols s’alliant avec certains mayas pour en détruire d’autres, et ainsi de suite.

Au final de beaucoup de batailles sanglantes, les espagnols prenaient le contrôle du Yucatan en 1547. Les mayas devenaient alors des citoyens de second ordre.

Lors de l’Indépendance du Mexique en 1823, le Yucatan joint le pays, mais se sépare rapidement en raison de conflit culturel. Forcé de réintégrer le Mexique en 1848, cela culmina avec la Guerre des Castes, où les indigènes (mot péjoratif pour désigner toute personne de descendance pré-colombienne) prirent les armes pour faire reconnaître leurs droits.

Pour plus d’information sur les Mayas, vous référer à mon Épisode 138.

Je vous recommande aussi le très complet site themayanuinswebsite.com et les livres « The Long Silence I & II ».

Par un pur hasard, Steve (le gars du site web) et Stefan (l’auteur des livres) m’ont prit en stop. Les 2 sont des chasseurs de ruines… pas pour voler les trésors, mais bien pour les faire redécouvrir au monde.

LES CENOTES POUR LES NULS

C’est comme entrer à l’intérieure d’une pierre précieuse!

Difficile de voyager au Yucatan sans visiter quelques cenotes. Les cenotes sont des puits/cavernes d’eau douce révélés par de petites ouvertures ou lors de l’effondrement d’une/plusieurs paroi(s).

Les cenotes ne sont pas unique au Yucatan, mais le territoire en compte plus de 6000, ce qui en fait le plus grand réseau au monde.

Les scientifiques/archéologues attribuent la forte concentration de ces cavernes à une gigantesque météorite qui aurait frappé la Terre dans le nord-est du Yucatan il y a 66 millions d’années (cratère Chicxulub… dont le diamètre fait plus de 400km). Ils attribuent ni plus ni moins l’extinction des dinosaures à l’impact de cette météorite.

Les mayas étaient bien au fait de l’existence des cenotes. Ils croyaient que certaines cenotes étaient des portails entre notre monde et celui de l’Au-Delà. Des sacrifices humains (on noyait les sacrifiés) étaient perpétrés dans ces cenotes pour satisfaire Chaac, le Dieu de la pluie.

POWER RANKING – SITES MAYAS DU YUCATAN

Seulement sur le territoire du Yucatan, on dénombre 250 sites mayas.

Sauf si vous êtes archéologue, seulement une poignée de ces sites valent le détour.

Ce classement représente mon humble avis d’archéologue (très) amateur.

Tenez-vous le pour dit; même en basse saison, le Yucatan est bondé de touristes. Il faut commencer à l’ouverture des sites… sinon vous vous sentirez comme dans un magasin d’électronique à Noel.

No.6 – TULUM RUINAS

Là où la civilisation maya rencontre la mer des Caraïbes!

Baigné dans une mer bleu azur, le site de Tulum Ruinas est la seule cité maya à border l’océan.

Tulum est l’une des 1ère Destination Soleil de l’histoire de l’humanité. En effet, les empereurs mayas et le clergé utilisaient l’endroit, alors appelé Zama, pour relaxer sur la plage.

Zama, qui signifie la « Cité de l’Aube », est orientée à l’est sur la mer des Caraïbes, et était la 1ère cité à accueillir le soleil le matin.

Le Temple de l’Aube est à éviter… le matin… puisqu’il y a foule. En fin de journée, vous aurez le site presque à vous tout seul. Ce site vaut le déplacement si vous avez 2 heures à tuer.

No.5 – COBA

Escalader une pyramide maya!

Coba était une vaste cité maya où vécurent plus de 55000 mayas à son apogée de l’An 800 à 1100 Après JC. Cela étant dit, le site est de peu d’intérêt, ne serait-ce que pour escalader la pyramide Nohoch Mul et voir la jungle à vu d’oiseau.

Ça vaut le coup seulement si vous êtes l’un des 1er sur le site pile poil à l’ouverture. Autrement, le site sera bondé.

Une fois terminé la visite de Coba, dirigez-vous (avec le scooter que vous aurez loué pour la journée) vers 3 cenotes très sympa à moins de 20km; les Cenotes Choo-Ha, Tamcach-Ha et Multin-Ha.

Si vous avez une seule des 3 à visitez, arrêtez votre choix sur Tamcach-Ha; grande piscine sous-terraine avec des plateformes (10m et 15m de haut) pour sauter.

No.4 – MAYAPAN

La fois où j’ai eu une importante cité maya à moi tout seul… en plein milieu de journée!

Mayapan fut la Capitale politique des cités mayas du Yucatan de l’An 1200 à 1400 Après JC, d’où la signification de son nom « Représentant des Mayas ».

Ces 200ans de paix relative sont une rareté dans l’histoire de la civilisation maya.

Compacte et bien préservée, la cité de Mayapan est remplis de beaux petits temples et pyramides.

Je m’explique mal pourquoi ce site était desert puisqu’il vaut le déplacement.

No.3 – EK BALAM

Combo cité maya + cenote!

Ek Balam était l’une des plus importantes cités mayas du Yucatan… avant la construction de Chichen Itza à proximité.

Son nom veut dire « Jaguar noir ». Le jaguar était l’un des 3 animaux sacrés (avec le serpent et l’aigle) pour les mayas. Tandis que le serpent était symbole de fertilité et l’aigle symbolisait le ciel, le jaguar était synonyme de puissance. Les guerriers mayas portaient d’ailleurs des peaux de jaguar.

Le site est compacte avec une pyramide très impressionnante.

Vous aurez le site pour vous tout seul avant 10.00am.

À même le site se trouve la Cenote X Canche, l’une des belles cenotes que j’ai vu au Yucatan.

No.2 – CHICHEN ITZA

Gratis! Only 1$!

Vous voulez visiter l’une des 7 Nouvelles Merveilles du Monde? Préparez-vous à un gros bain de foule… et à entendre « Gratis! Only 1$! (Gratuit! Juste 1$) » à toutes les 10 secondes.

On raconte que le site accueille plus de 8000 visiteur par jour. Je suis arrivé à 08.20am (ouverture à 08.00) et c’était déjà bondé… mais jamais autant que lorsque j’ai quitté à 11.00am.

Malgre son statu de Merveille du Monde, je ne peux mettre Chichen no.1 sur ma liste. Trop touristique? Attentes démesurées? Pas aussi grandiose qu’on le dit? Beaucoup trop cher? Un peu de toutes ces réponses si vous voulez mon avis!

Aux environs de l’An 980, Quetzalcoatl, le dernier empereur des Toltecs, un peuple qui régna sur le centre du Mexique un peu avant les aztèques, vint au Yucatan, fit une alliance avec certains mayas, et fonda Chichen Itza. L’Empereur prit le mon de Kukulkan; le Dieu Serpent.

Chichen Itza devint rapidement le principal centre religieux du monde maya.

La monté en puissance de Chichen Itza apporta aussi de grands bouleversements dans la culture maya. Avant Chichen, les mayas vénéraient Chaac, le Dieu de la Pluie. Avec Chichen, ils vénéraient désormais le Dieu Soleil. Cela s’explique principalement par le fait que le Yucatan a une abondance de soleil à l’année longue et que la pluie se fait rare… tandis qu’au centre du Mexique, où les Toltecs vivaient, il y a une abondance de pluie et le soleil se fait plus rare. Les sacrifices humains devinrent aussi beaucoup plus fréquents qu’avant.

Vers l’An 1220, les mayas renièrent Chichen Itza. L’endroit sombra dans l’oubli, si bien que le site était inoccupé à l’arrivé des conquistadors.

Une visite de Chichen Itza se résume essentiellement à admirer la Pyramide Kukulkan. Surnommée « El Castillo (Le Chateau) », la Pyramide du Dieu Serpent fut construite en fonction du calendrier maya.

D’une part, la pyramide est orientée vers le nord magnétique.

D’une autre, 1 escalier de 91 marches se trouve sur chacun des 4 cotés (91 multiplié par 4 = 364), avec une toute dernière marche au sommet… pour un total de 365… jours.

Finalement, aux équinoxes (21 mars , 22 septembre en après-midi), l’ombre descent sur les marches en ondulant tel le Dieu Serpent.

No.1 – UXMAL

Si vous avez un seul site maya à voir au Yucatan!

Uxmal est sans aucun doute la plus belle cité maya que j’ai vu au Yucatan. Pour moi, elle rivalise de beauté avec Tikal (Guatemala), la plus belle cité maya que j’ai vu.

Prononcé Ush-Mal, Uxmal signifie « construit 3 fois » en maya. La cité était le centre de l’empire Puuc, une puissante branche des mayas, dont l’apogée fut entre le 7ème et 10ème siècle.

Ce sont probablement les ruines mayas les mieux préservées du Yucatan. Les bâtiments et le niveau de détail est vraiment impressionnant. Les 2 vedettes incontestables sont le Templo Mayor et la Pyramide Adivino.

Malgré tout, le site est loin d’avoir l’achalandage des autres ruines importantes du Yucatan…

Kabah et Sayil

Tant qu’à être dans les environs, visiter 2 autres cités Puuc. Elles ne valent pas le déplacement à elles seules, mais se veulent un bon complément à Uxmal.

OÙ DORMIR

En faisant abstraction des endroits hyper touristiques comme Cancun, Riviera Maya et Playa del Carmen, les 3 villes suivantes peuvent servir se « camp de base » pour explorer le Yucatan.

Tulum – La Touristique

Tulum est une ville créée Pour et Par le tourisme. Contrairement au 2 prochaines villes, elle se trouve sur le bord de la mer… un plus… pour certains.

Un conseil; évitez les cenotes sur les environs de l’axe Tulum / Cancun. Elles sont chères et bondées.

Évitez surtout la Gran Cenote. Vous allez payer un fort prix, pour nager dans une jolie cenote (sans plus), en compagnie d’une tonne de touristes.

Mérida – L’Authentique

Fondé en 1540 sur les ruines de T’ho, une cité maya, Merida est la capitale culturelle du Yucatan, avec une ambiance à des années lumières de Destination Soleil du coin.

Merida est une ville comme j’imaginais les villes mexicaines; de beaux bâtiments colorés dépassant rarement 1 étage, des tonnes de petites églises et de belles places publiques.

Valladolid – La Belle

Ce fut le coup de foudre au 1er regard. Sans l’ombre d’un doute ma ville préférée au Yucatan! Petite ville colorée, Valladolid me faisait beaucoup penser à Trinidad de Cuba.

Règle générale, les cenotes autour de Valladolid vous en offriront plein la vue et pour beaucoup moins cher que celles de Tulum. Concentrées à moins de 10km de Valladolid, louez un vélo et faite le tour à votre rythme.

Les Cenotes X Keken et Samula se trouvent dans le même complexe. Tous les 2 des piscines sous-terraines, l’une est gigantesque et comporte un trou qui laisse passer les rayons du soleil, l’autre comporte plein de stalactites (ou stalagmites?!?). Arrivez tôt si vous voulez avoir l’endroit à vous tout seul.

Si vous avez une seule cenote à voir au Yucatan, visitez la Cenote Oxman. Située à même l’Hacienda San Lorenzo de Oxman, cette cenote allie beauté à couper le souffle et fun pur (on peut se prendre pour Tarzan en s’agrippant à une corde).

Complètement ouverte sur le ciel, la cenote ressemble à un gigantesque puit. Il y a 20m entre la surface et l’eau (qui parait beaucoup plus), et plus de 45m sous l’eau.

Des arbres, situés sur le pourtour de l’ouverture, ajoutent à la beauté des lieux, alors que leurs grosses racines plongent dans le vide pour atteindre l’eau.

Peu importe le temps que vous passez au Yucatan, il est impossible de voir toutes les cenotes et ruines mayas. J’en suis maintenant quitte pour une overdose de vieille brique.

Direction Cancun, la « ville de plastique » (comme l’appellent les habitants du coin… parce que c’est fake), pour voler vers d’autres cieux!

Épisode 140 – Belize; Go Slow!

Mais qu’est-ce que je peux bien faire ici? 

Il y a 2 jours à peine, le Belize n’était même pas sur mon itinéraire… et pourtant, je me trouvais à contempler la mer des caraïbes depuis Belize City…
En beaucoup plus propre et pas du tout chaotique, la capitale du pays me faisait penser à Georgetown, capitale de la Guyana; une grande ville faite de bâtiments en bois, avec des canaux un peu partout et aucun bâtiments dépassant le 3-4 étages. Un endroit qu’on voudrait bien éviter, mais où toute les routes terrestres… et maritimes convergeaient.
Sans plus attendre, j’embarquais sur un speed boat. 
Direction le large!!!



BELIZE POUR LES NULS
Le Bélize fait bande à part en Amérique Centrale; la langue officielle du pays est l’anglais… le créole anglais pour être exact. 
Avant l’arrivé des européens, le territoire était occupé par les mayas. Le Belize comporte d’ailleurs l’une des plus importantes cité maya; Caracol. 
Les 1ères installations européennes remontent à 1638. Près de 150ans après que les espagnols aient commencé leur conquête de l’Amérique Centrale et du Sud, les pirates anglais utilisaient les cotes du belize pour se ravitailler et lancer leurs attaques sur les flottes et colonies espagnoles. 
Le territoire est devenu officiellement une colonie britannique seulement en 1862, adoptant le nom de « British Honduras (Honduras Britannique) ». Le nom fut changé pour Belize en 1973, en l’honneur de la plus importante rivière du pays. 
Le Belize gagna finalement son indépendance de l’Angleterre en 1981. À ce jour, le Guatemala ne reconnait pas l’indépendance du pays et revendique la totalité du territoire. 
Le peuple du Belize Version 2017 est un joyeux mélange de descendants mayas, européens, d’esclaves africains et de métis/créole. 
Fait intéressant, plus de 26% du territoire terrestre et marin du Bélize est protégé par des réserves naturelles.
L’endroit le plus célèbre du pays est sans aucun doute le « Great Blue Hole (Grand Bleu Vide?!?) », ce trou circulaire sous marin de 300m de diamètre et 120m de profondeur. Impressionnant à voir des airs, « c’est bleu et vide », le trou est en fait une caverne formée durant la dernière période glaciaire. En plongeant à l’intérieur, on peut admirer d’énormes stalactites sur les parois… preuve que le trou n’était pas submergé à l’origine. 


Bref, un petit paradis de plongé sous-marine. 

CAYE CAULKER – L’ÉLOGE DE LA LENTEUR
Voguant sur des eaux agitées, par un temps orageux, j’étais stupéfait par la beauté des lieux; eaux bleu azur, tirant sur le vert, sur fond de ciel gris. Une beauté dangereuse… 
Après 45min, ma destination était en vue. 


Je ne suis vraiment pas un amateur des endroits du type « paradis tropical », préférant de beaucoup la montagne, mais même avec une température tout sauf idéale, il aurait été difficile de ne pas tomber sous le charme de Caye Caulker.
Qu’est-ce qu’un Caye me demanderez-vous?
Un Caye est un banc de sable émergeant à peine de l’océan. Au fil du temps, si le banc de sable n’est pas repris par la mer, la vie apparait sur le Caye; de la végétation… puis des hippies… puis des touristes. 
Caye Caulker est l’un des nombreux cayes formant un mini archipel à environ 20km au large de la cote du Belize. Avec la monté des eaux, les cayes sont (malheureusement) appelés à retourner d’où ils viennent (sous l’eau). 
À l’époque coloniale, l’ile était connu sous le nom de Cay Corker et représentait un endroit de prédilection pour les pirates anglais, qui rechargeaient leur réserve d’eau potable dans l’une des nombreuses sources d’eau du caye. 
Personne ne sait vraiment comment le nom de l’endroit a pu se transformer en Caye Caulker, mais Caye Caulker Version 2017 est une ile pas comme les autres; un petit paradis tropical, au rythme définitivement caribéen, où les rastas et le reggae sont roi.


Tout est un peu bric à brac, construit avec les moyens du bord. Les nombreuses petites maisons en bois de toutes les couleurs me rappelaient les Caz Créole de la Guyane.


La devise de l’endroit est « Go Slow! (Allez Lentement!) »! Je ne compte plus le nombre de fois qu’un local m’a crié « Go Slow my Friend! (Va Lentement mon Ami!) » quand je marchais un peu trop rapidement dans la rue.


Se promener d’un pas nonchalant (en se trainant les pieds) est pratique courante sur l’ile. Et pour cause; longue de seulement 8km, par environ 500m de large, et habité seulement sur la moitié sud, on a vite fait le tour. 
Il est impossible de se perdre puisque l’ile comprend seulement 3 rues traversant toute la longueur; Front Street, Back Street & Middle Street… toute faite de sable. 
Ici, pas de voiture… tout le monde se promène en voiturette de golf (hyper silencieux). Avez-vous dèjà vu un embouteillage de voiturettes de golf? C’est drôle en tab… 


Fait surprenant, l’ile ne compte sur aucune plage. On peut cependant admirer les vagues se briser sur la 3ème plus grande barrière de corail sur Terre à quelques km au large… d’où la popularité grandissante de Caye Caulker auprès du tourisme international. 



HOL CHAN
À bord du catamaran RaggaMuffin, j’embarquais pour une journée en mer. 


À 45min de Caye Caulker se trouve la Réserve Marine Hol Chan. Hol Chan, qui signifie « Canal Étroit » en language maya, est un endroit où la pêche fut interdite il y a plus de 30ans. 
Résultat? J’ai plongé aux Philippines, aux Galapagos, en Asie du Sud-Est, mais je n’ai JAMAIS, au grand JAMAIS eu une journée de snorkel aussi impressionnante!!!
Premier de 3 arrêts; la « Shark Ray Alley (Corridor de Requins et Raies) », un canal où vivent une tonne de raies géantes et des requins-nourrices (Nurse Shark). De couleur brune et avec une face de poisson chat (comme si je savais de quoi je parle), les requins-nourrices ne sont vraiment pas dangereux, mais peuvent mordre si on tente de les toucher. 


J’avais tiré le bon numéro puisque j’étais le 1er à l’eau du 1er bateau arrivé sur les lieux. Pendant un bon 10-15minutes, j’étais quasiment seul avec une tonne de raies et de requins… avant qu’une dizaine d’autres bateaux arrivent sur les lieux et dispersent tout ce beau monde. 
2ème arrêt dans une zone appelée « Seagrass (Herbes Océanique) », un espèce de pâturage sous-marin où se trouvaient des poissons bizarre et quelques grosses tortues de mer.  


3ème et dernier arrêt à « Corail Garden (Jardin de Coraux) », à la recherche de Lamantin… sans succès. 
Les lamantins sont ces mammifères marins un peu bizarre qu’on a souvent confondu avec des sirènes. 
Les pirates anglais raffolaient du « bucca », la viande du lamantin, si bien qu’on leur attribua le surnom de « buccaneers (boucaniers) ». 
Une fois le 3 snorkel terminé, le bateau voguait en direction du coucher de soleil et l’horloge indiquait Beer O’Clock… Rum O’Clock pour être exact… la boisson de prédilection des pirates… hic…



En 5 jours passés au Belize, je n’ai pas cessé d’aborder les gens en espagnol (c’est devenu un réflexe après tout ce temps en Amérique Latine). 
Chaque fois, ou presque, j’ai eu droit à des regards pleins de points d’interrogation. 
Quand je leur disait « Hola », ils me répondaient avec un « hola » sur un ton qui voulait dire « tu me prend pour qui… un foutu espagnol?!? »

P.S. I – La chanson « La Isla Bonita » de Madonna est dédiée à l’un des Cayes du Belize; Caye San Pedro. Si Caye Caulker est pour les backpacker/hippies, Caye San Pedro est pour les gens riches. 
Madonna avait tellement aimé l’endroit durant un séjour dans les années 80, qu’elle a écrit une chanson à son sujet. 
Parions que l’endroit a bien changé depuis…
P.S. II – Au Belize, tous les dépanneurs/supermarchés (sans exception) sont tenus par des asiatiques.

Épisode 139 – Guatemala; Reino Kan (El Mirador)

« Je croyais que je pourrais me rendre à El Mirador les pieds secs… » – Sages paroles que Leroy (autre volontaire à QuetzalTrekkers) me lançait… en ayant les 2 pieds dans une rivière de boue…


Nous savions qu’il y aurait beaucoup d’eau en faisant cette randonnée à la fin de la saison des pluies… mais JAMAIS nous aurions pu imaginer à quel point. 

EL MIRADOR POUR LES NULS
La plus grande Cité Maya découverte à ce jour!
La plus haute pyramide jamais construite par l’homme!!
Bienvenue à El Mirador, l’ancienne Cité Maya de la Dynastie Kan!!!


La création du « Reino Kan (Royaume de Kan) » remonte aux environs de l’An 900 Avant JC. Son Age d’Or dura de l’An 200 Avant JC à l’An 150 Après JC. 
Reino Kan était alors l’une (sinon La) Cité Phare de la civilisation Maya, qui régnait en Roi et Maitre sur le nord de l’Amérique Centrale. À son apogée, on estime que plus de 80000 à 100000 personnes y habitaient, faisant d’elle l’une des 1ères grandes villes des Amériques. 
Abandonnée durant les 500 années suivantes, les mayas habitèrent à nouveau les lieux vers l’An 650, avant d’abandonner la cité pour de bon vers l’An 900.
De nos jours, Reino Kan se trouve au beau milieu de la jungle, loin de toute civilisation, et ses nombreux temples/pyramides sont réduits à des tas de pierre recouverts d’une végétation très dense. 
Il faut 2 éreintantes/intenses journées de marche dans la jungle pour rejoindre les ruines situées à seulement quelques km de la frontière du Mexique. 

JOUR 1 – UN ROYAUME DE BOUE
Départ Carmelita

Arrivé Tintal

Distance 18km
Quelques minutes après être sorti d’un (inconfortable) bus de nuit, qui nous avait conduit de Guatemala City à Flores, ville située en plein coeur de la région reculée du Peten (un territoire de jungle marécageuse), que nous sautions dans le derrière d’un pick-up. 


Terminus Carmelita, le village le plus au nord du Guatemala, après 3 heures à se faire brasser à souhait sur une route COMPLÈTEMENT D É F O N C É E.
De là, le reste du chemin allait se faire à pied… avec 1 guide, 1 assistant guide, 1 cuisinière, 1 responsable des mules, 4 mules et 7 autres randonneurs. 


Le sentier montrait ses couleurs très rapidement; de la boue en veux-tu en vla!!!
Au départ, il était possible de contourner la boue via des sentiers alternatifs. Après un moment, nous n’avions plus le choix; il fallait se mouiller. En quasi permanence, le sentier était une rivière de boue, dépassant souvent les 1-2 pieds de profond. 


Comprenez-moi bien; je n’ai jamais marché dans autant de boue de toute ma vie!!!
Après 6 heures de marche, comme rarement 6 heures de marche sur le plat avaient pu m’épuiser, le campement de Tintal était en vue.


Bus de Nuit (sans sommeil) + 3h dans la boite d’un pick up roulant trop vite sur une route défoncée + 17km de marche sur un sentier inondé = J’allais dormir comme un bébé. 

JOUR 2 – EL CAMINO BLANCO
Départ Tintal

Arrivé El Mirador

Distance 23km
Je retrouvais mes bottes comme je les avaient laissées la veille; complètement détrempées et couvertes de boue!
Vous avez déjà eu le plaisir de mettre des bas mouillés dans des bottes qui ressemblent à 2 marais? Non!!! Le sentiment de dégout éprouvé à ce moment est difficile à battre! 
Le programme du jour était de s’enfoncer encore plus profond dans la jungle via le Camino Blanco, l’ancien chemin Maya liant Tintal à El Mirador. Le sentier deviendra peut-être un jour aussi célèbre que la Inca Trail menant à Machu Picchu, mais il est pour l’heure complètement désert. 
Comprenant plusieurs petites collines, le sentier était beaucoup moins détrempé que la veille… « beaucoup moins détrempé » ne voulant pas dire sec… loin de là. 
À un certain moment, il fallait traverser un marécage, long d’une centaine de mètres, avec de l’eau boueuse jusqu’au fesse. 


Ajoutez à cela que les moustiques nous dévoraient à la minute où on s’arrêtait.
6 heures de marche (à un rythme effréné) plus tard, que le campement de El Mirador était en vue. 


La journée se terminait en beauté à admirer le coucher du soleil depuis le sommet de la Pyramide El Tigre. Haute de 55m, 2ème pyramide en importance de El Mirador, 3ème plus haute construction du monde maya, la superficie de El Tigre est 3 fois plus grande que la superficie totale de Tikal



Le sommet de El Tigre offre une vue dégagée à 360 sur la jungle qui s’étend à l’infini de tous les cotés… jungle qui avait été entièrement coupée alors que les mayas habitaient les lieux. 
L’actuel nom du site, El Mirador, fait d’ailleurs référence au splendide panorama offert depuis le sommet des 2 principales pyramides. 

JOUR 3 – EL MIRADOR CITY TOUR
Départ El Mirador

Arrivé El Mirador

Distance 10km
À un certain moment durant la nuit, une demi-douzaine de singes hurleurs s’étaient approchés du campement. Leur cri était à glacer le sang… même si je savais pertinemment que les singes hurleurs sont des petits singes tout trognons… qui hurlent comme des gorilles. 
Nous assistions au lever du soleil depuis le sommet de El Tigre (encore), un lever du soleil enveloppé dans le brouillard. 


La journée se passait à visiter le vaste site de El Mirador (sans grand intérêt à l’heure actuelle)… 


… pour finir avec un magnifique coucher du soleil depuis le sommet de la La Danta. 
Du haut de ses 70m, La Danta est considérée comme la plus haute et la plus imposante pyramide jamais construite par l’homme; plus haute que la plus haute des pyramides d’Égypte, et dont la base (310m x 590m) est assez grande pour accueillir 17 terrains de football.  


À l’heure actuelle, seule la partie supérieure est dégagée. Le reste est toujours recouvert par la jungle et ne ressemble à rien d’autre qu’une colline recouverte d’arbre. Les archéologues travaillent à lui redonner sa grandeur d’antan, mais ils leur faudra encore plusieurs décennies. 



JOURS 4 & 5 – RETOUR À LA CIVILISATION
Départ El Mirador

Arrivé Carmelita (nuit au campement de Tintal comme à l’allée)

Distance 41km
Nous entamions le long chemin du retour, afin d’en finir avec la randonnée la plus intense que j’avais pu faire dans la jungle!!!



Les travaux d’excavation/restauration ayant à peine été commencés par les archéologiques, El Mirador ne comprend pas les ruines les plus grandioses, mais ce n’est qu’une question de temps avant que la situation change. 
Pour l’heure, ce trek est fait sur mesure pour vous si;
– Vous aimez marcher dans des souliers & vêtements (complètement) détrempés pendant plusieurs jours!

– Vous aimez marcher dans la jungle!

– Vous aimez être bouffé tout rond par les moustiques jours et nuits!

– Vous appréciez les températures suffocantes et humides!

– Vous voulez être l’un des 1er à visiter un endroit récemment découvert, vraiment pas touristique puisque difficile d’accès, mais qui deviendra un jour l’une des ruines les plus connus sur Terre!
La randonnée jusqu’au El Mirador est TOUT sauf une promenade dans le parc, mais le prix en vaut la chandelle.

P.S. – Depuis aout 2017, il est nécessaire d’avoir un guide pour faire la randonnée jusqu’à El Mirador. Faites affaire directement avec les Guides de Carmelita (ils ont un bureau au centre-ville de Flores) pour faire la randonnée au prix le plus bas. 
D’autres agences et hostels de Flores proposent la randonnée, mais doivent au final employer les guides de Carmelita… en se prenant une ristourne au passage. 
Les guides sont de parfaits imbéciles, qui marchent beaucoup trop vite sans se soucier de leurs clients, mais les tentes sont confortables et la nourriture est de qualité et en abondance.