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Épisode 150 – Transylvanie; Bran + Bram = Dracula – Entre Mythe et Réalité

***PHOTOS À VENIR***

Vous n’aimez pas les vieux chateaux, les montagnes et le froid humide qui transperce les manteaux tel un couteau dans du beurre… well… vous devriez éviter la Romanie!

Pour les autres, ne vous laissez pas refroidir par la (laideur de la) capitale Bucarest, et sautez dans un train en direction de la Transylvanie.

LA ROUMANIE POUR LES NULS

Tout d’abord, le vrai nom du pays est Romania. Je n’ai trouvé aucune explication qui justifierait que l’on ajoute un U en français (RoUmanie). C’est comme si soudainement les roUmains appelaient Canada = Canadia!

Même si le territoire de la Roumanie a été sous contrôle romain pendant moins de 200ans au début de notre ère, la RoUmanie leur doit beaucoup; leur langage, qui s’apparente beaucoup à l’italien, et le nom du pays. Romania vient du latin Romanus, qui veut dire « citoyen de Rome ».

Pour la majeure partie du dernier millénaire, la Roumanie a pas mal toujours été un petit royaume indépendant, mais encerclé de nations très puissantes (les Empires Ottoman, Hongrois/Austro-Hongrois et Bulgare).

Pour sa part, la mythique région de Transylvanie (on en reparlera plus bas) fut annexée au Royaume de Roumanie seulement en 1918, à la fin de la 1ère Guerre Mondiale. Le territoire faisait parti de l’Empire Hongrois depuis toujours, mais il fut donné à la Roumanie pour compenser l’invasion de 1914 et l’occupation Austro-Hongroise sans scrupule durant la guerre, alors que la Roumanie s’était ouvertement déclarée comme pays neutre au début de la guerre. Pour sa part, aujourd’hui pays à part entière, la Moldavie était historiquement une province du royaume de la Roumanie.

En 1940, à contrecoeur mais sous forte pression allemande, la Roumanie s’alliait à l’Axe d’Hitler et participait à l’invasion russe en 1941. 3ans plus tard, l’Union Soviétique entrait dans Bucarest et n’allait véritablement en ressortir qu’en 1989. De facto, un régime communiste, fortement influencé par le kremlin russe.

En 1989, Nicolae Ceausescu, dernier dictateur du pays, fut victime d’un coup d’état (exécuté) quasi en direct à la télévision. Le rideau de fer et le régime communiste tombaient.

Un peu plus d’une heure après avoir quitté Bucarest, les montagnes déjà bien garni de neige de la Transylvanie commençaient à apparaitre à l’horizon. Si vous n’êtes pas rivé à la vitre gauche du train entre Sinaia et Busteni, c’est probablement parce que vous êtes aveugle.

BRASOV

Autour de l’An 1100 @ 1300, l’Empire Hongrois invita des saxons à venir coloniser le territoire alors inhabité de Transylvanie. En 1211, la construction de la cité fortifiée de Brasov débutait. Au fil des siècle, la ville allait devenir une plaque tournante du commerce entre l’Europe et l’Empire Ottoman.

Peu subsiste des fortifications qui ceinturaient la ville, excepté quelques tours. Bien que le centre-ville soit charmant, l’attrait principal de Brasov est que c’est le camp de base idéal pour explorer la Transylvanie.

RANDONNÉE DANS LES ALPES TRANSYLVANIENNES

Les montagnes de Transylvanie étant déjà lourdement chargées de neige, je devais mettre sur la glace mes intentions d’atteindre l’un des multiples sommets de 2500m que comprend les Alpes Transylvaniennes (Omul, Bicsoiu, Moldoveanu & Negoiu).

Ce serait donc parti remise…

LA TRILOGIE DES CHATEAUX TRANSYLVANIENS

Au minimum, lors d’un séjour en Transylvanie, il faut visiter 3 chateaux.

CHATEAU NO.1 – Casteles Peles

Il existe une seule, mais très bonne raison de faire un stop dams la ville de Sinaia; allez piquer une jasette au Castelul Peles (Chateau Peles).

Datant de la fin du 19ème siècle, et ayant servi de résidence d’été au roi, l’emplacement et le chateau lui-même sont digne d’un conte de fée.

CHATEAU NO.2 – Cetatea Rasnovului (Forteresse Rasnov)

Tel un nid d’aigle, le village forteresse de Rasnov est perché sur une montagne à 150m au-dessus de tout ce qui l’entoure, étant quasi imprenable en cas d’attaque.

Beaucoup vont faire l’erreur de visiter le 3ème chateau sur la liste en passant à coté de celui-ci.

CHATEAU NO.3 – Castelu Bran (Le Chateau Bran)

Dernier, mais non le moindre, le Chateau de Bran, surtout connu pour être le chateau de Dracula.

Dracula; a-t’il vraiment existé? La réponse simple serait de dire NON, mais la réponse n’est pas aussi simple. Démystifions donc le mythe!

FAIT 1

Au 15ème siècle, le Conte Vlad. Surnommé Vlad l’Empaleur, il était décrit comme un homme assoiffé de sang, un vrai enfant de chie…

Je suis pas mal sur que vous avez déjà décrit l’un de vos patrons ainsi, et cela ne fait pas de lui un vampire.

FAIT 2

Notre ami Vlad faisait parti de l’Ordre des Dragons, dragon étant nommé Draculesti en language local. Sur certains documents officiels, Vlad aimait signer « Dracula » au lieu de son nom.

FAIT 3

Construit autour de l’An 1380, Castelu Bran est fameux pour les roUmains et les non-roUmains pour 2 raisons bien différentes. Pour les non-roUmains, c’était le demeure du conte Vlad. Pour les roUmains, c’était la résidence de leur dernière reine, la reine Marie… de RoUmanie, qui y vécu des années 1920 à 1947, année où la monarchie prit fin abruptement en RoUmanie avec la montée en puissance du communiste.

FAIT 4

Selon les vieilles croyances païennes roUmaines, le 30 novembre est le Jour de Saint-Andrew, dit le Jour du Loup. Les roUmains considèrent St-Andrew comme le patron des loups. Cette nuit là, St-Andrew revient sur terre sous la forme d’un loup… garou.

Avec lui viennent les Strigoi, des esprits troublés sortant de leur tombe pour prendre possession des âmes humaines. Pour contrer ces Strigoi, les roUmains utilisent des gousses d’ail, plante qui repousse les morts. En préparation pour cette nuit, les roUmains cuisinent des mets fortement épicés en ail. Au lever du soleil, ces esprits troublés sont purifiés et retournent dans leur tombe.

FAIT 5

Bram Stoker est un écrivain britannique ayant vécu fin 19ème, début 20ème siècle. Son plus fameux livre est sans aucun doute Dracula, sorti en 1897. Dracula, le livre, raconte l’histoire FICTIVE du Conte Dracula, un vampire aristocrate ayant vécu dans un chateau transylvanien au temps de l’Empire Austro-Hongrois.

Il est assez évident que Bram Stoker s’est servi des histoires sur le vrai Conte Dracula et des croyances de Transylvanie pour créer son personnage Dracula. Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris, le Dracula que nous connaissons est un personnage de fiction et les vampires n’existent pas!

Tenez-vous le aussi pour dit, le Chateau de Bran est l’attraction touristique no.1 de la Roumanie. J’y étais hors saison, en semaine et par mauvais temps et l’endroit était plein à craquer de touristes.

SIGHISOARA

En language ancien, Sighisoara veut dire forteresse. Fondée en 1191, l’endroit fut un important centre de commerce à la fin du Moyen-Age, début Renaissance pour l’Europe et les Ottomans. L’endroit était réputée pour être le lieu de rencontre des rois, princes et marchants.

De nos jours, la vieille ville de Sighisoara est toujours habitée et considérée comme l’une des plus belles, sinon la plus belle cité médiévale d’Europe, à tout le moins l’une des rares cités médiévales encore habitées.

L’endroit est minuscule, mais transpire l’histoire; des bâtiments colorés et tout croche, aux petites pierres rondes et glissantes des rues. Aussi beau soit le village le jour avec ses bâtiments colorés, c’est véritablement le soir que la magie opère et qu’on peut s’imprégner de l’esprit de Sighisoara.

SIBIU

Réputé comme la plus belle ville de Transylvanie et de toute la Roumanie, Sibiu était la capitale de la Transylvanie au temps de l’Empire Austro-Hongroise.

Tout comme Sighisoara, tout ce qu’il y a à voir est concentré dans 1/2km2. On a donc vite fait le tour.

Le temps gris d’automne n’aidant pas à faire ressortir la beauté des lieux durant le jour, on peut compter sur le temps des fêtes pour faire opérer la magie une fois la nuit tombée.

Malgré sa petitesse, tout séjour en Roumanie est incomplet sans une visite de Sibiu.

Direction Budapest via le train Bucarest / Budapest Night Express!

P.S. I – Contrairement à la Bulgarie, les roUmains brasent de la bonne bière (comprendre de la bière autre que de la pilsner sans gout)

P.S. II – Bizarrement, le seul genre de musique que j’ai entendu durant tout mon séjour en Roumanie est cet étrange Retro-Pop-Techno digne d’un album de Dance Mix dans les années 90.

Épisode 149 – Bulgaria; L’Europe Autrement

***PHOTOS À VENIR***

« Quand Dieu a donné aux habitants du monde leur terre, il a oublié les bulgares, et puisqu’il n’y avait plus de terre disponible, il leur a donné un morceau du Paradis. »

Dicton bulgare

À quoi pensez vous si je dis Bulgarie?

Tic Tac Tic Tac…

Alors?!?

Ne vous en faites pas. Il y a 1 mois à peine, je n’aurais pas été capable de situer le pays sur la carte du monde… et je me considère bon en géographie.

La Bulgarie est un pays très peu connu du reste de l’occident, sinon du monde. Pourtant, ce pays m’en as mis plein les yeux de par son histoire & architecture, ses vieilles villes & chateaux médiévaux, ses paysages et montagnes atteignant presque 3000m, et son peuple super accueillant.

En 2018, peu de pays en Europe peuvent se targuer de ne pas encore avoir été frappé par le touriste de masse. C’est assez simple; soit les gens ne savent rien à propos de la Bulgarie, soit ils ont des idées pré-conçus erronées (c’est dangereux, il n’y a rien à faire, etc.).

Dans les prochaines lignes, je vais essayer de démystifier ce pays qui a tant à offrir.

LA BULGARIE ET SOFIA POUR LES NULS

Commencons par le commencement;

Le nom officiel du pays est République de Bulgarie et sa capitale se nomme Sofia. Pour ceux qui ont lu mon Épisode précédent à propos de la Turquie, le nom Sofia n’a rien à voir avec Hagia Sofia à Istanbul. Sofia n’a pas non plus été nommée en l’honneur d’une personne.

En fait, le nom original de Sofia était Serdika. À leur arrivé dans la ville, les voyageurs d’autrefois apercevaient en premier lieu la petite église de brique située sur une colline juste en dehors de la ville (désormais en plein coeur de Sofia). Cette petite église se nommait Hagia Sofia (qui veut dire Sagesse Divine).

Tel un espèce de téléphone arabe, au fil du temps, les voyageurs ont passé de dire « Voici Hagia Sofia, nous sommes rendu à Serdika » à « Voici Sofia » (explication très sérieuse).

Localisé à l’extrême sud-est de l’Europe, à la jonction avec le Moyen Orient, sur la route menant vers l’Asie, le territoire de la Bulgarie a toujours eu une importance stratégique pour les forces en présences dans la région.

Au tournant de notre ère, la Bulgarie fut tour à tour occupée par les thraciens (puissant Empire pré-romain… vous connaissez Spartacus?), les grecs, et les romains.

L’histoire veut que L’Empereur romain Constantine, celui qui fit de Constantinople (Istanbul) la nouvelle capitale de l’Empire romain vers l’An 324, voulait à la base faire de Sofia sa capitale. Il aurait souvent dit « Sofia est ma Rome », mais ses stratèges l’on convaincu que le site d’Istanbul était meilleur (avec raison).

Vers l’An 100-200 de notre ère, les bulgares fondèrent le 1er Empire Bulgare… qui fut conquis par l’Empire Byzantin peu après… pour ensuite gagner son autonomie à nouveau et fonder le 2ème Empire Bulgare quelques siècles plus tard.

Au 14ème siècle, comme ses éternels rivaux/voisins byzantins, les bulgares tombèrent sous le joug des Ottomans.

La Bulgarie obtenait son Indépendance officielle des Ottomans en 1908 et débutait le 3ème Empire Bulgare… avant que les 2 grandes guerres ne viennent freiner l’élan.

Ayant été du coté des perdants les 2 fois, la Bulgarie, comme tous les autres pays de l’Europe de l’Est, tombait sous l’emprise de l’URSS et du communisme derrière le rideau de fer en 1944.

Le pays était interdit d’accès (en dehors des autres pays de l’URSS) aux étrangers durant presque 45ans, soit jusqu’à l’effondrement de l’Uniom Soviétique en 1989.

La Bulgarie en 2018

La Bulgarie d’aujourd’hui est un pays orthodoxe, on y parle le bulgare et utilise l’alphabet cyrilic (même que les russes).

Le pays fait parti de la région des Balkans avec tous les pays de l’Ex Yougoslavie (Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie, Monténégro, Kosovo, Albanie etc.). Le nom Balkan est en l’honneur de la principale chaine de montagne de la région.

L’emblème de Sofia est le lion, lev en bulgare… qui est aussi la monnaie du pays.

VELIKO TARNOVO

C’est un mystère pour moi pourquoi la superbe cité médiévale de Veliko Tarnovo n’est pas connue mondialement? Veliko pourrait rendre verte de jalousie pas mal n’importe quelle ville qui se revendique « historique ».

D’une part, sa situation géographique est unique; une zone toute en colline tel des estrades sur lesquels seraient déposés les bâtiments, avec 2 rivières serpentant quasi parallèles. De l’autre, la vedette incontestée de Veliko est Tsarevets; la colline forteresse chateau où vivait le roi du second Empire Bulgare au Moyen-Age.

Si ce n’est pas assez, les vieilles rues en pierre sont toute désignées pour se fouler une cheville 😉

LA FORTERESSE BELOGRADCHIK

À l’extrême nord-ouest du pays, en dehors des sentiers touristiques, se trouve la Forteresse Belogradchik. Au beau milieu d’une formation rocheuse atypique, la forteresse fut débutée par les romains il y a 2 millénaires, et terminée par les Ottomans durant leur occupation.

LA CHAINE DES BALKANS; MUSALA + VIHREN

Les monts Musala (2925m) et Vihren (2914m) sont respectivement la plus haute et 3ème plus haute montagne des Balkans. Le mythique Mont Olympus en Grèce s’immisce en 2ème position.

Leur hauteur est quasi identique, mais les comparaisons s’arrêtent là. En terme de paysage et de sentier, ces 2 montagnes pourraient difficilement être plus opposées.

Mont Vihren @2914m

Depuis Bansko, populaire station balnéaire située à 950m d’altitude, il fait d’abord rejoindre la Vihren Hut à 2000m d’altitude.

On y parvient en négociant une route de montagne en lacet qui monte de 1000m en 14km. La route traverse des pentes de ski où on faisait de la neige artificielle. Pas évident quand votre voiture de location est une petite boite à soulier sur 4 roues… pas 4×4.

Nous débutions la randonnée sous une fine averse de neige. Si la neige devait prendre de l’ampleur, nous aurions de la difficulté à quitter la montagne. Mais bon, c’était un problème pour le moi du futur.

Nous passions les 2.5 prochaines heures à suivre le sentier qui zigzaguait dans des champs de pierre.

Depuis le sommet, bien que le Mont Vihren soit situé au coeur du Parc National Pirin, le joyau naturel de Bulgarie, le soleil tentait tant bien que mal de percer, mais on y voyait rien d’autre qu’un brouillard épais qui enveloppait tout.

Contre toute attente, le ciel s’ouvrait durant la descente, nous laissant percevoir des vues de fou.

Mont Musala @2925m

Borovets, station balnéaire au pied de Musala, avait des allures de conte de fée le matin de notre randonnée. Tout était recouvert d’un manteau blanc et enveloppé dans un brouillard épais. On aurait dit que le temps était figé.

Le temps était tellement bouché qu’on s’est sérieusement posé la question si il ne serait pas mieux de retourner à l’hôtel.

Voyez vous, en été et en hiver, il est possible de prendre un cable car pour se rendre à mi-hauteur dans la montagne. Ce cable car réduit l’ascension à 6km +900m. Or, le cable car ne fonctionne pas en automne et au printemps. Nous allions donc devoir nous taper la totalité du sentier; 11k +1500m allé.

L’ascension se faisait en 3 temps

1. De 1400m (altitude de Borovets) à 2100m; Ascension via un chemin forestier traversant une forêt de pins.

3. De 2100m @ 2400m – À 2100m, nous atteignons une vallée où pas grand chose d’autre que des buissons ne poussaient. Dès lors, nous avions droit à un ciel bleu exempt de nuages et Musala pointait telle une pyramide devant nous au fond de la vallée.

4. À 2400m, une fois atteint un hôtel de montagne et un lac glacé, nous étions au pied de Musala. Jusqu’au sommet, l’ascension se faisait sur un versant rocheux et glacé.

Du sommet, le magnifique panorama 360 montrait la Bulgarie recouverte d’une mer de nuage jusqu’à perte de vue dans toutes les directions. On pouvait difficilement imaginer meilleure cerise sur le sundae pour finir notre périple dans ce magnifique pays.

Épisode 151 – Budapest; La Perle du Danube

***PHOTOS À VENIR***

« Dancer avec des larmes aux yeux » Dicton Hongrois qui fait référence au passé plus ou moins glorieux, mais surtout malchanceux (moi j’appelle ça faire des mauvais choix et faire face aux conséquences… anyway) du pays.

Sia (Bonjour / Au Revoir) en hongrois!

Budapest est aujourd’hui réputée comme l’une des plus belle ville du monde. De fait, à elle seule, Budapest place la Hongrie dans le Top 15 des pays les plus visités année après année.

L’HISTOIRE DE BUDAPEST & DE LA HONGRIE POUR LES NULS

Cette histoire est tout sauf facile à comprendre. Je vais essayer d’en résumer les grandes lignes.

De Romain à Païen – l’An 0 à 999

Comme la plupart des pays d’Europe, le territoire de la Hongrie a fait parti de l’Empire Romain à un moment dans son histoire. Jusqu’au 4ème siècle pour être plus exact.

Après l’effondrement de l’Empire Romain de l’Ouest, virent les Huns, avec à leur tête le célèbre roi Attila. Les hongrois tire leur nom de cette bande de joyeux lurons.

Vers l’An 900, virent les Magyars, des cavaliers nomades venus des montagnes de l’Ural en Asie Centrale (aujourd’hui en Russie). De cette 2ème bande de lurons, les hongrois tirent leur language, qui n’a aucune racine commune avec les autres langues parlées en Europe. La langue hongrois partage des racines très éloignées seulement avec le finnois et quelques langues parlées en Sibérie.

Longue Vie au Roi

Après 100 ans à faire la pluie et le beau temps sur la région, en pillant ses voisins européens tous catholiques, la petite enclave païenne des Magyars fit un geste de bonne foi pour acheter la paix; elle se converti à la religion catholique.

Le 1er janvier de l’An 1000 (ou 1001), naissait le Royaume de Hongrie, avec à sa tête le roi Stephen.

Invasions Mongol & Occupation Ottomane

En 1241, le Royaume était envahi par les Mongols de Gengis Khan. Durant cette invasion, jusqu’à 50% de la population du royaume mourru et 80% des bâtiments furent détruit. Les mongols n’avaient que faire d’occuper le territoire, leur but étant de se rendre le plus à l’Est possible, si bien que dès leur départ, le roi de l’époque ordonna la construction de centaines de chateaux et fortifications pour éviter que pareille dévastation ne se reproduise.

C’est ainsi que les mongols furent défait lors de leur 2ème tentative d’invasion en 1286.

Ces mêmes chateaux se sont avérés tout aussi décisif pour défendre le royaume contre l’envahisseur Ottoman au 14ème siècle.

Malgré tout, Buda, Pest et une grande parti du Royaume de Hongrie tombèrent sous contrôle Ottoman en 1551. Cela perdura jusqu’en 1686, année au cours de laquelle le territoire fut repris par l’Empire d’Autriche, avec à leur tête la puissante dynastie des Hapsburg.

Le Naissance de l’Empire Austro-Hongrois

Fast forward jusqu’en 1850. Exaspéré d’être sous contrôle autrichien, les hongrois se révoltaient. Dans un geste sans précédent, l’Autriche acceptait de partager sa part du gateau avec la Hongrie.

C’est ainsi que naquit l’Empire Austro-Hongrois en 1871. Cet Empire était un dragon à 2 têtes; 2 monarchies, même si officieusement celle d’Autriche était au-dessus de celle de Hongrie, 2 capitales (Budapest & Vienna), 2 gouvernements et 1 grande armée. Ce royaume devenait de facto le 2ème plus grand royaume d’Europe (derrière la Russie) et le 3ème plus populeux (après la Russie et l’Allemagne).

De cette époque, beaucoup d’entres-vous connaissent Elizabeth, communément appelée Sissi, l’Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie.

WW1 + WW2 + Le Régime Communiste

Début du 20ème siècle. Les tensions sont vives un peu partout en Europe. Tout ce qu’il manque est une étincelle pour mettre le feu aux poudres.

Cette étincelle prit la forme de l’assassinat du duc autrichien Franz Ferdinand en Serbie le 28 juin 1914.

Peu après, l’Empire Austro-Hongrois déclarait la guerre à la Serbie, et les multiples alliances et traités de défense mutuel entre les pays européens plongeait le vieux continent dans une guerre totale. Le 28 juillet 1914 marquait le début de la 1ère Guerre Mondiale.

Au coté de l’Allemagne, de l’Empire Bulgare et de l’Empire Ottoman, l’Empire Austro-Hongrois formait l’alliance des Empires Centraux, le reste étant les Forces Alliées.

Cette alliance anéantissaient les forces serbes sans trop de difficulté et prenaient le contrôle de la Roumanie, pays resté neutre, mais représentant un voisin nuisible au beau milieu des alliés centraux.

Le momentum du départ ne perdurait pas quand les autres grandes puissances européennes entraient dans la danse. Début 1919, l’Allemagne était occupée par les Alliées, l’Empire Ottoman n’était plus et l’Empire Austro-Hongrois éclatait. Les Forces Alliées gagnaient sur toute la ligne.

Résultat des courses; la Hongrie se faisait déposséder de plus du 2/3 de ses territoires d’avant guerre, perdant notamment la Czechoslovakia, qui devenait indépendante, et la Transylvanie, donnée à la Roumanie.

Fast forward jusqu’à la fin des années 1930. Cette fois, la Hongrie n’était pas super entichée à l’idée de joindre la cause de Hitler et de ses alliées de l’Axe. Pour les convaincre, Hitler promettait à la Hongrie de restituer ses territoire perdus lors de la Grande Guerre.

Pour une 2ème guerre consécutive, la Hongrie se retrouvait du coté des perdants. Vers la fin de la guerre, voyant que les Alliés allaient gagner, la Hongrie commençait à négocier secrètement avec le Royaume Uni… mais les nazis avaient vent des tractations et prenaient le contrôle du pays.

Dès 1944, plus de 400000 juifs hongrois étaient déportés (et exterminés) à Auschwitz.

Fin 1944 / début 1945, l’armée soviétique mettait le pied en Hongrie, et n’allait pas vraiment quitter avant 1989. La Hongrie, et tous ses voisins immédiats, se retrouvaient « derrière » le rideau de fer, sous le joug du régime communiste de l’Union Soviétique.

L’histoire est en vérité beaucoup plus compliquée, mais considéré ce que je viens de vous décrire comme une mise en bouche. Vous savez quoi faire si vous voulez en savoir plus (faites votre propre recherche).

BUDA + PEST

L’histoire de Budapest est l’histoire de 2 villes complémentaires, Buda et Pest, séparées par un fleuve, le Danube, Duna en hongrois.

⁃ À l’Est, il y a Pest.

⁃ À l’Ouest, Buda.

⁃ Buda est montagneuse.

⁃ Il n’y a pas plus plat que Pest.

⁃ Buda est la capitale historique de l’ancien royaume de Hongrie.

⁃ Pest est la ville vibrante résolument orientée vers le futur, tout en n’oubliant pas les horreurs pas si lointaine de la guerre.

⁃ Buda veut dire Eau (aucun lien avec la religion boudhistes)

⁃ Pest, à ne surtout pas prononcer Peste (comme la maladie) mais plutôt Pêche, veut dire Chauffer (comme un four)

⁃ Le nom des 2 villes fait référence aux nombreuses sources thermales qui ont longtemps fait la renommé de la ville.

Depuis 1873, les 2 villes sont unis et forment Budapest, le Paris de l’Est, mais les habitants du coin détestent cette appellation (puisque la Hongrie est au centre de l’Europe), lui préférant de loin La Perle du Danube.

Ghetto Juif + Grande Synagogue

Avant la 2ème Guerre Mondiale, plus de 20% de la population hongroise était juive. Maintenant? Il n’en reste que quelques pourcentage.

Le Ghetto Juif de Budapest (quartier ceinturé de mur où les juifs étaient détenus) se trouve en plein coeur de la vieille ville de Pest. On y retrouve la 2eme plus grande synagogue sur Terre.

Castle Hill + Buda Castle

Le coeur de l’ancienne capitale Buda. Le chateau Buda se trouve sur une colline en bordure du Danube.

Le Danube et ses ponts

Il y a dorénavant 9 ponts qui traverse le Danube et relie Buda et Pest.

Alors que le Chain Bridge est une véritable oeuvre d’art, et le 1er pont construit, le Liberty Bridge fera rêver l’ingénieur qui dors en vous.

Gellert Hill

À coté de Castle Hill sur la rive Buda du Danube, se trouve le point le plus haut de Budapest.

Il faudra vaincre un petit layrinthe d’escaliers pour atteindre le sommet et être récompenser par de super panorama sur Budapest. Au sommet, se trouve une statue de la liberté… installée par l’Union Soviétique lors de leur « libération » du pays à la fin de WW2.

Fisherman’s Bastion

La cerise sur le sunday, une visite de Budapest n’est pas complète sans aller marcher au Fisherman’s Bastion.

P.S. Contrairement à l’Autriche, le territoire de la Hongrie est extrêmement plat. En joke, ils considèrent tout ce qui est plus haut que 1m comme une montagne.

Épisode 148 – Istanbul + Cappadocia; Entre Asie et Europe + Passé et Présent + Islam et Christianité

***PHOTOS À VENIR***

Merhaba (Bonjour en Turk)!

Petite confession pour commencer; mes attentes envers Istanbul et la Turquie étaient quasi nulle. Avec toute la mauvaise presse répandu par les médias internationaux à son propos, je m’attendais au pire. Le sceptique en moi aura été plus que confondu. Le gouvernement turk est loin d’être parfait, mais les turks sont un peuple fier et (surtout) hyper sympathique.

Peu de ville encore existante peuvent se targuer d’avoir été fondée il y a plus de 2500ans, d’avoir été la capitale de 3 Empires, et d’être située à cheval entre l’Europe et l’Asie.

Traversée par le détroit de Bosphore, reliant la Mer Noire (au Nord) à la Mer de Marmara… qui se jette dans la Méditerranée (au Sud), Istanbul est séparée en 2 partie distincte, chacune sur son continent; Istanbul Europe et Istanbul Asie.

PARTIE 1 – ISTANBUL ET LA TURQUIE POUR LES NULS

C’est peut-être un peu trop simpliste, mais l’histoire de la Turquie peut se résumer à l’histoire d’Istanbul jusqu’au début du 20ème siècle. Je parlerais donc principalement d’Istanbul dans la prochaine section.

La presque totalité du centre et de l’ouest de la Turquie faisait parti intégrante de l’Empire Grec dès le 7ème siècle AVANT JC. Plusieurs vestiges de l’antiquité grec sont en terre Turque. Les 3 plus célèbres;

⁃ La ville mythique de Troy (il n’en reste quasi rien),

⁃ La bibliothèque d’Éphèse,

⁃ Le Mont Nemrut.

Istanbul fut fondée sous le nom de Byzance (Byzantium) quelque part dans les environs de l’An 700 AVANT JC.

L’ensemble du territoire fit incorporé à l’Empire Romain vers l’An 200 AVANT JC.

Vers l’An 300 APRÈS JC, l’Empire Romain était déchiré entre 2 co-Empereurs. Vers l’An 324, l’un d’eux sorti victorieux; l’Empereur Constantin 1er, ou Constantin le Grand, 34ème Empereur Romain, celui qui fit de la religion catholique la religion officielle de l’Empire Romain (on se rappellera que quelques siècles plus tôt, les catholiques étaient jetés dans l’arène pour nourrir les lions).

À cette époque, la partie « traditionnelle » de l’Empire Romain (Rome, Italie, France, etc.) était perdue aux « barbares ». L’Empire Romain se concentrait dorénavant dans l’Est de la Mer Méditerranée.

En l’An 330, Constantin fit de Byzance la nouvelle capitale de (ce qui restait de) l’Empire Romain, et rebaptisa la ville Constantinople (aussi connu sous le nom de Constantinopolis ou Nova Roma)

À sa mort, Constantin sépara son Empire entre ses fils, ce qui aura comme conséquence de créer l’Empire Romain de l’Est et de l’Ouest. L’Empire Romain de l’Est, avec comme capitale Constantinople, devint officiellement l’Empire Byzantin en l’An 395 pour se distance de l’autre Empire Romain. Dès lors, l’Empire Byzantin fleurit pendant encore 1 millénaire, tandis que l’Empire Romain de l’Ouest disparu de l’histoire vers l’An 480. Durant le 1er millénaire de notre ère, Constantinople fut la grande ville d’Europe.

Au 14ème siècle, le destin de Constantinople et de l’Empire Byzantin allait basculer. Après un siège de 43jours sur Constantinople, l’armée du Sultan Mehmed II entrait dans Constantinople. L’Empire Byzantin n’était plus! L’Empire Ottoman (musulman) prenait le contrôle et faisait de Constantinople la capitale de son Empire. Peu à peu, la grande ville catholique devint une grande ville musulmane.

Constantinople continuait de prospérer sous le règne Ottoman. Au 16ème siècle, ses 700000 habitants la classait 2ème plus grande ville sur Terre derrière Beijing.

Comme ses 2 principaux alliées de la 1ère Guerre Mondiale, l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois, l’Empire Ottoman en sortait grand perdant. En 1918, l’Empire Ottoman cessait d’exister et Constantinople était occupé par les Alliées. En 1923, la République démocratique de Turquie naissait. Ankara, une ville au centre de la Turquie devenait de facto la capitale du nouveau pays. Dès lors, Istanbul perdait à jamais son importance politique. Depuis 1928, le nom Istanbul, nom aux origines grecs et utilisé par les habitants du coin depuis des millénaires, supplantait officiellement le nom Constantinople. La page était définitivement tournée sur les Empires Byzantin et Ottoman.

Istanbul 2018 est une ville cosmopolite de plus de 10 millions d’habitants.

Imaginez un peu. En Amérique du Nord on considère la ville de Québec comme étant historique. Québec fut fondée en 1608. En 1608, Istanbul existait déjà depuis 2000ans et avait été la capitale de l’Empire Romain, puis Byzantin, puis Ottoman.

PARTIE 2 – ISTANBUL EN 5 TEMPS

La Corne d’Or & Hagia Sofia

La vieille ville d’Istanbul, le Constantinople du moment où les Ottomans ont prit le contrôle de la ville au 14ème siècle, se trouve du coté européen sur la Corne d’Or, une petite péninsule avançant dans la mer de Marnama à la jonction du détroit de Bosphore.

Comprenant plusieurs reliques datant de pas mal toutes les époques, le joyaux d’entre tous est assurément Hagia Sofia (Ayasofia). Construite en l’An 524, Hagia Sofia fut la plus grande cathédrale du monde lors du 1er millénaire de notre ère. De nos jours, le nom Sofia est un prénom couramment utilisée, mais à l’époque il signifiait Sagesse. Hagia signifiant Divine, Hagia Sofia signifie donc Sagesse Divine.

Dès les premières heures de la conquête ottomane, Hagia Sofia ne fut pas détruite, mais converti en mosque. Depuis 1935, Hagia Sofia a cessé d’être une mosque pour devenir un musée.

Vieux Bazar

Fermez votre cellulaire et perdez vous dans les multiple allées de ce Bazar. Portez une attention particulière à la date d’ouverture des boutiques. Certaines ont ouvertes leurs portes au 15ème siècle!!!

Le Détroit de Bosphore et la Forteresse de Rumili

Le Détroit de Bosphore est ce fleuve qui sépare l’Europe de l’Asie, tranchant du même coup Istanbul en 2 parties bien distinctes. Une superbe prommenade est aménagée sur le bord du Bosphore sur pas mal toute la distance du coté Europe et sur une petite portion du coté Asie.

Je recommande fortement de sauter dans le bus E25, à partir de la station Kabatas, descendre à la Forteresse Rumili, visiter cette magnifique Forteresse, et marcher pour revenir au centre-ville.

Construite en 1452 par les ottomans durant le siège de Constantinople pour contrôler la circulation sur le Bosphore, la forteresse de Rumili est la 2ème plus vieille construction ottomane de la région.

Il faut être très en forme pour faire le tour de cette impressionnante forteresse (toute en montée et descente), mais vous récompensé de superbes vues.

Kebae et Cie.

La nourriture est super abordable partout en ville. Il vous en coutera moins de 2.5$ pour un gros kebab et une boisson. Vous voulez vous gâter avec en repas plus élaborée. Il vous en coutera moins de 10$ par personne.

Istanbul à Pied et en Ferry

Istanbul est une ville super facile à explorer à pied et en transport en commun.

Tram, bus, train, metro, ferry, name it, Istanbul offre une variété inégalée de transport en commun, et ils sont super user-friendly en fonctionnant avec la même carte.

C’est bien simple, si vous ne prenez pas au moins 1 ferry durant votre séjour à Istanbul, c’est que vous n’êtes pas à Istanbul. Au minimum, il est impératif que vous preniez le ferry Besiktas @ Uskudar pour ensuite marcher sur la superbe promenade allant vers la Maiden Tower à partir de Uskudar.

Petit bémol avant de remettre à Istanbul la palme de ville eco-responsable; bien que la ville soit très propre, le recyclage semble inexistant!

PARTIE 3 – CAPPADOCIA; PAS POUR LES LÈVE TARD

Il y a de forte chance que si vous avez déjà vu des images de la Turquie, ce soit des photos de Cappadocia!

Minuit – Aéroport de Kayseri

Fraichement sorti d’un avion en provenance d’Istanbul, je sautais dans ma voiture de location et me dirigeait à Cavusin 70km plus loin. Sur la place déserte du village, sans réservation, je tombais sur un proprio d’hôtel encore debout et assez gentil pour me faire un deal de milieu de nuit.

À 07.00, j’étais déjà debout au sommet de la colline du village, colline étant du même coup un ancien chateau forteresse creusé à même le rock.

Sans trop savoir comment ça a bien pu commencer, la région est fameuse pour ses lever de soleil en montgolfières. Je n’allais pas payer le gros prix pour monter à bord d’un d’entre-eux, mais allais profiter du spectacle avec un ciel peuplé de centaine de ballons.

Sans aucun doute le 2ème plus beau lever de soleil avec des montgolfières que j’ai vu. Bagan au Myanmar reste solidement en 1ère position.

Les Vrais Pierrafeu!

Limiter la Cappadocia à un lever de soleil avec des ballons serait une grave erreur!

La célèbre émission de télévision Les Pierrafeu aurait en fait pu être une télé-réalité tournée en Cappadocia!

La région est parsemée de formations rocheuses pour le moins atypiques. Celles-ci pointent vers le ciel tels des cheminées de pierre pouvant s’apparenter à de gigantesques fourmilières.

Depuis la nuit des temps et jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les habitants du coin vivaient dans des « maisons » creusées à même la roche, ou littéralement dans des villes souterraines. Certains de ces complexes sous-terrains pouvaient habiter des milliers d’habitants.

Plusieurs hotels du coin proposent de dormir dans des chambres creusées dans le rock et il est possible de visiter certaines de ces villes sous-terraines.

Ville Sous-Terraine de Derinkuyu

La ville de Derinkuyu est réputée comme la plus imposante / impressionnante. En arrivant sur les lieux, rien ne laisse présager de l’ampleur du complexe. Seul une petite ouverture est visible hors sol. Il est possible d’explorer 4 niveaux et de descendre jusqu’à 40m de profondeur dans ce complexe labyrinthique qui habitait autrefois plus de 10000 habitants, comprenait plus de 18 niveaux et était profond de 85m.

Malgré tous mes voyages, je n’ai jamais vu rien de tel. De très étroit corridors/escaliers relis les différents niveaux composées de grandes salles où l’on peut facilement se tenir debout.

Claustrophique s’abstenir! Pour les autres, c’est un must!

Goreme

Pour le meilleur est pour le pire, il est quasi impossible d’aller en Cappadocia sans passer par Goreme. Vous ne verrez pas de ville comme ça ailleurs dans le monde. Goreme se trouve au coeur d’une vallée comprenant une grande concentration de cheminées rocheuses. Les bâtiments sont construits dans/autour de ces cheminées.

Même en ayant un super sens de l’orientation (comme moi), vous aurez besoin de la carte située au milieu du village, identifiant tous les hébergements, pour trouver votre hotel. Oui les rues de Goreme sont labyrinthiques, mais c’est surtout que les 200+ hôtels ont quasi tous une variante très similaire du même nom. Il y a 80% de chance que le mot « Cave » s’y trouve.

Tenez-vous le pour dit, Goreme est tout sauf authentique. TOUT tourne autour du tourisme. 95% des bâtiments sont soit des restaurants / hôtels / agences de voyage. La construction effrénée et sans planification apparente est déjà en train de ruiner la beauté des lieux.

Uchisar Via Guvercinlik Vadisi

Alors que Goreme est blottis au fin fond de la Cappadocia, Uchisar domine la région.

De loin, Uchisar ressemble à une grosse roche. En réalité, Uchisar est une grosse roche / chateau forteresse / village. La montagne est un gruyère de haut en bas. On ne parle pas de simple trous dans la roche, mais de véritables appartements comprenants plusieurs pièces et reliés par un réseau de corridors / escaliers. Plaisir fou garanti à explorer les lieux!

Située à 4km de Goreme, évitez de prendre la route. Enfilez plutôt vos chaussures de marche et arpentez la Guvercinlik Vadisi (La Vallée des Pigeons). Le nom Pigeon fait référence aux « maisons » creusées dans les parois de la vallée (des nid à pigeons).

Ihlara Vadisi

Un dicton veut qu’un voyage en Cappadocia soit incomplet si on ne se donne pas la peiner de visiter Hilara Vadisi (La Vallée de Ihlara). Je suis 100% d’accord avec ce dicton.

Surnommée La Perle de Cappadocia, la vallée de Ilhara est un profond canyon s’apparentant à un oasis en plein désert; la Cappadocia est une région relativement aride, tandis que le canyon de Ilhara est tout vert.

En plus d’être un véritable régal pour les yeux, la vallée fut habitée par des centaines de moines catholiques entre le 4ème et 12ème siècles de notre ère. Ceux-ci y ont creusé plus de 105 grottes / églises. Plus d’une demi-douzaine sont de véritable oeuvres d’art.

Ne manquez pas de visiter la Nécropoles de St-George. Situé en surplomb de la vallée, l’endroit offre un super panorama et comprend plusieurs vieilles fresques extrêmement bien conservées. L’église Dark Castle vaut aussi le détour.

Un dernier lever de soleil et je prenais la route pour l’aéroport.

P.S. Turquie

+ Les signes d’arrêt STOP sur la route sont écrits DUR

+ KALESI veut dire Chateau en Turk. Pour les fans de Game of Throne, vous remarquerez une similitude frappante avec le KALEISI

+ Kebab s’écrit en fait KebaP

+ Dire à un turk qu’il est arabe reviendrait à dire à un Irlandais (sauf pour l’Irlande du Nord) qu’il est anglais (vient du Royaume Uni). Les Turques sont majoritairement musulmans, mais pas arabes. La Turquie ne fait pas parti du Moyen Orient et les turks ne parlent pas l’arabe, mais le turk

Épisode 147 – The Long Trail – Walk Hard au Vermont

***PHOTOS À VENIR***

Dimanche 15 Juillet 2018

Après 7 mois de vie sédentaire à Montréal, je retournais à mes amours l’instant de 3 semaines.

Direction le Vermont!

Objectif; marcher le sentier The Long Trail, plus vieux sentier de longue randonnée en Amérique du Nord (dont le départ se trouve à 2 heures de Montréal)!

VERMONT + THE LONG TRAIL POUR LES NULS

Un petit bourrage de crane avant de commencer!

Pas mal tous les québécois y sont déjà passé en coup de vent pour rejoindre Boston/New-York.. sans se donner la peine d’arrêter. Grave Erreur!

Pour les québécois, le Vermont est comme un voisin d’enfance qui a l’air un peu louche/plate. On l’ignore/l’évite jusqu’au jour où on tombe face à face avec lui. On se rend alors compte qu’il est super intéressant et on pense à tout ce temps perdu à l’ignorer.

Le Vermont est tout sauf cet horrible voisin du sud.

+ Jacques Cartier fut le 1er européen à visiter le territoire en 1535,

+ Samuel de Champlain a revendiqué le territoire au nom de la France,

+ L’origine du mot Vermont vient des mots français Vert + Mont. Sa capitale se nomme d’ailleurs Montpellier.

+ La France donna le territoire à la Grande-Bretagne à la fin de la Guerre de 7 ans,

+ Le Vermont est le 2ème État le moins populeux des USA avec à peine 600000 habitants,

+ Il est considéré comme l’État le plus sécuritaire des USA,

+ Il fut le 1er État à abolir l’esclavage.

+ Le Vermont est aussi l’État d’un certain Bernie Sanders. Pour ceux qui auraient vécu sur Mars depuis quelques années, c’est le candidat démocrate socialiste qui aurait pu battre Trump aux élections présidentielles… si seulement les démocrates n’avaient pas pipé les dés pour Hilary!

Comme le laisse sous-entendre le nom de l’État (Vert+Mont) et son surnom (The Green Mountain State – L’État des Montagnes Vertes) la quasi totalité du territoire est recouvert d’un tapis vert; les Green Mountains, véritable colonne vertébrale commençant au nord à la frontière avec le Quebec/Canada, jusqu’au sud à la frontière avec l’État du Massachusetts.

L’organisme Green Mountain Club (GMC) fut fondé en 1917 dans le but de protéger les Green Mountains. Concrètement, le club « créa » The Long Trail; un sentier de 272miles (435km.. officieusement beaucoup plus) qui traverse la totalité de l’État sur l’axe nord / sud, en connectant la plupart des sommets d’importances.

Plus vieux sentier de longue randonnée aux États-Unis, il servit d’inspiration pour « construire » l’Appalachian Trail.

Southbound (SoBo) vs Northbound (NoBo)

Vous pouvez faire The Long Trail Southbound (partir du nord et aller vers le sud) ou Northbound (contraire).

90% des randonneurs le font Northbound. Les plus grosses montagnes sont au nord, commencer au sud permet donc aux randonneurs de s’acclimater en douceur aux rigueurs du sentier.

À l’opposé, marcher Southbound c’est aller à contre-courant et se taper la partie difficile dès le départ.

Être SoBo c’est être solitaire; rencontrer beaucoup de gens, mais brièvement. Si vous voulez rencontrer d’autres randonneurs, allez-y NoBo.

EN BREF

The Long Trail c’est…

⁃ 272miles (435km),

⁃ 20+ jours,

⁃ Dormir dans une tente, dans des refuges ou à la belle étoile,

⁃ Pas de réseau/wifi,

⁃ Pas de route pavée,

En transportant tout dans mon petit sac à dos (sleeping, tente, nourriture, etc.), qui malgré sa petitesse, devait faire un bon 25km bien sonné…

Cette randonnée allait s’avérer un réveil brutal pour ma forme physique… qui n’avait cessé d’ajouter des courbes à son arc depuis mon retour au Canada.

Jour 1 – LATITUDE 45

Départ Journey’s End / Terminus Nord / North Troy

Arrivé Laura Woodward Shelter

Distance Du Jour 8.7miles + 2miles (17km)

Distance Totale Parcouru 8.7miles (14km)

Distance À Faire 263.3miles (421km)

09.50 – « Tu es sur que c’est ici? « , me lançait Olivier. Je regardais ma carte, pour finalement hocher de la tête.

Sans tambour, ni trompette (et surtout sans aucune indication), le sentier commençait sur une petite route de terre au milieu du bois, quelques km après avoir franchit la frontière à Highwater (Canada) / North Troy (USA).

Je disais Au Revoir à mon pote (GROS Merci pour le lift by the way), enfourchait mon sac, et commençait à marcher…

Après quelques minutes, j’atteignais une tranchée dans la forêt; la ligne de Latitude 45 (à mi-chemin entre le Pole Nord et la ligne de l’Équateur) qui servait de frontière entre le Canada et les États-Unis.

À partir de là, j’entamais le roller coaster qu’est The Long Trail; monter la montagne… descendre la montagne… monter une autre montagne… descendre l’autre montagne… et ainsi de suite. Ce manège allait perdurer jusqu’à ce que j’atteigne le Massachusetts puisque le sentier se fait un devoir de passer par le sommet de quasi chaque montagne que j’allais voir à l’horizon.

De grosses grenouilles, quelques petits rongeurs et une tonne d’oiseaux seraient mes compagnons de marche. Si j’étais moins chanceux, je pourrais tomber sur l’un des nombreux ours qui peuplent la région.

15.00 – Le Refuge Laura Woodland en vue, j’avais encore beaucoup de jus dans les jambes, mais cette randonnée était un marathon, pas un sprint. Il n’était pas question de me bruler au jour 1!

La seule source d’eau des environs était un marécage; eau à saveur d’algue garanti sinon argent remis!

Jour 2 – PÉNURIE D’EAU

Départ Laura Woodward Shelter

Arrivé Tillotson Shelter

Distance Du Jour 14.7miles (23.4km)

Distance Totale Parcouru 23.4miles (37.4km)

Distance À Faire 248.6miles (397.6km)

06.45 – Comment faire pour savoir que tu es le 1er randonneur à arpenter un sentier en matinée? Facile! C’est toi qui te tape toutes les toiles d’araignées!

Après 1h de marche, j’atteignais le sommet de Jay Peak, l’une des plus hautes montagnes du Vermont et station de ski très prisée en hiver.

Aussitôt monté… aussitôt descendu de l’autre coté…

Aujourd’hui, le nerf de la guerre serait de bien s’hydrater. Beaucoup plus facile à dire qu’à faire quand on considère que les sources d’eau étaient quasi inexistantes, résultat de la dernière pluie datant d’il y a 1mois. Comme si ce n’était pas assez, j’avais l’impression de marcher dans un sauna tellement la chaleur était écrasante et l’air sec.

Résultat; j’ai du m’abreuver dans des sources d’eau vraiment suspectes (trou de boue, eau stagnante, etc.)… le genre de source dans lequel je n’aurais jamais osé me tremper le petit orteil en temps normal. C’était ça ou la déshydratation.

Avec déjà 8h de marche et 15km dans les jambes, le Mont Haystack, et ses +500m de dénivelé positif, se dressait devant moi. N’ayant pas croisé de source d’eau depuis un bon moment, j’avais la langue à terre avant même l’ascension.

06.40 – 12 heures après mon départ, et après avoir franchit les 4 derniers km en 4 heures, je posais mon sac au Camp Tillotson. Toute la fatugue s’effaçait quasi instantanément pour laisser place à un sourire; aussi difficile cette journée avait pu être, elle était désormais derrière.

Jour 3 – LES IGNORANTS SONT BÉNIS

Départ Tillotson Shelter

Arrivé Corliss Shelter

Distance Du Jour 15miles (24km)

Distance Totale Parcouru 38.4miles (61.4km)

Distance À Faire 233.6miles (373.6km)

« Les ignorants sont bénis »

J’ai toujours trouvé cette expression un peu simpliste! Dans l’histoire d’aujourd’hui c’est moi l’ignorant… et je suis tout sauf béni!

Avoir su qu’est-ce que la journée me réservait, j’aurais fait les choses différemment… à commencer par ne pas me lever sous la pluie battante… quand la pluie allait s’arrêter 20min plus tard. Bref, les ignorants ne sont pas si béni que ça.

Fast Forward jusqu’en milieu de journée au moment où j’atteignais mon objectif du jour beaucoup trop tôt.

Je décidais de continuer jusqu’au prochain camp 10km (et quelques montagnes additionnelles) plus loin.

Un randonneur n’est pas complètement maitre de son destin sur The Long Trail; il est permis de dormir seulement dans les refuges/campings désignés. Cela place très souvent le randonneur devant une journée (trop) facile ou très longue.

Je regardais le ciel, d’un bleu éclatant, et décidais de continuer…

Ce qui devait arriver arriva; exactement à mi-chemin entre les 2 camps, une pluie diluvienne me tombait dessus avec une rare intensité, au point où j’avais de la difficulté à voir devant moi. Je découvrais avec stupeur que le raincover de mon sac (fraichement acheté) était beaucoup trop petit pour couvrir tout ce qui était attaché sur mon sac. Erreur de débutant…

Quand même drôle quand on pense que j’avais de la misère à me ravitailler en eau depuis 2 jours et que l’eau me tombait désormais dessus comme les chutes Niagara.

17.00 – 2 heures plus tard, avec le Camp Corliss en vue, la pluie cessait finalement.

Heureusement pour moi, il y avait de la place pour dormir dans le grenier du Refuge… bien au chaud… avec des souris qui me tournaient autour toute la nuit.

Seule bonne nouvelle dans tout cela; j’avais pris ma 1ere douche en 3 jours!

Jour 4 – HAPPY TRAILS

Départ Corliss Shelter

Arrivé Bear Hollow Shelter

Distance Du Jour 15.3miles (24.5km)

Distance Totale Parcouru 53.7miles (85.9km)

Distance À Faire 218.3miles (349.1km)

07.05 – C’est avec des souliers/bas et vêtements encore détrempé que je commencais la journée sous un ciel bleu.

La journée commençais en force avec la difficulté du jour; l’ascension du Mont Laraway. Le reste de la journée allait être une simple (mais longue) formalité.

15.35 – Après une ascension facile, mais interminable sur un chemin forestier ressemblant à un labyrinthe (sans aucun signaux), j’avais le super Bear Hollow Shelter à moi tout seul pour la nuit… c’est à tout le moins ce que je croyais…

Jour 5 – LE MARCHEUR DE LA NUIT

Départ Bear Hollow Shelter

Arrivé Taft Shelter

Distance Du Jour 13.7miles + 2miles (21.9km)

Distance Totale Parcouru 67.4miles (107.8km)

Distance À Faire 204.6miles (327.2km)

Un évènement très bizarre m’est arrivé la nuit passée. Arrivé au camp Bear Hollow vers le 16.00, il faisait déjà nuit vers 20.00 et j’étais tout fin seul au milieu des bois.

Vers minuit, je me faisait réveiller en sursaut par un crayon qui tombait par terre. Je me disais alors tout bonnement que ça devait être une souris qui jouait avec le carnet de bord (livre de lequel les randonneurs écrivent). Quelques minutes plus tard, j’entendais ce même crayon écrire dans le carnet. J’en avais le sang glacé et mon coeur se mettait à battre à 200 miles à l’heure. Imaginez, la table sur laquelle le carnet, se trouvait à moins de 2 mètres de moi de le refuge.

Heureusement pour moi, j’avais installée ma tente sur le lit pour me servir de moustiquaire. Je restais terré dans mon sleeping pour ne pas attirer son attention. Si c’était un randonneur arrivé tard, on échangerait nos histoires demain matin. Si c’était une personne mal intentionné, j’étais en underwear et mon coutesu était bien enfoui dans mon sac… je n’avais donc aucun avantage à attirer son regard.

Le crayon s’arrêtait d’écrire et le bruit cessait. Je réussissais à me calmer et me rendormir en me convaincant que ce n’était qu’une hallucination… que j’ouvrirais le carnet le lendemain matin et que la dernière inscription serait la mienne.

Je me réveillais… ouvrais le carnet… y trouvais une inscription après la mienne; une inscription bizarre sans signature ni daté.

Je n’avais donc pas rêvé durant la nuit!

Une personne rodait autour du refuge. On raconte que plusieurs fugitifs en cavale vivent reclus dans les Green Mountain. Le soleil se levait et je ne me faisait pas prier pour prendre la poudre d’escampette.

09.20 – Après une longue ascension de +600m de dénivelé, je me trouvais au sommet du Sterling Peak, communément appelé Whiteface, et pouvais apercevoir au loin toutes les montagnes qu’il me faudrait monter dans les prochains jours. Aussitôt descendu Sterling que je remontais le très haut Madonna Peak,

Après avoir croisé l’enchanteur Sterling Pond, 1er lac depuis le début de la randonnée, descendu jusqu’à fond de la vallée via un sentier vraiment pas commode, être allé manger une glace à la station de ski Stowe, je commençais l’ascension du Mont Mansfield.

Je m’arrêtais pour la nuit au très rustique Taft Shelter, un beau grand refuge en bois à moins de 1km du sommet.

Juste avant d’arriver au refuge, je trouvais un petit ruisseau pour me désaltérer. Je prenais mon temps et enlevais mes souliers. Au moment où j’allais remplir ma gourde.. un gars arrivait avec son chien.. le chien sautait dans l’eau.. se roulait dedans.. et faisait ses besoins. J’étais en Tab@rn@k et le propriétaire du chien l’a su!!!

Jour 6 – CHAMBRE AVEC VUE

Départ Taft Shelter

Arrivé Puffer Shelter

Distance Du Jour 9.6miles (15.2km)

Distance Totale Parcouru 77miles (123km)

Distance À Faire 195miles (312km)

La nuit dernière, 13 personnes se trouvaient au refuge Taft; 12 Northbounder.. et moi. On se serait cru dans un concours de America Got Snorers (l’Amérique à des Ronfleurs).

06.45 – Dernier levé, 1er dans mes souliers et parti.

30 minutes plus tard, je me trouvais au sommet du Vermont, @ 1340m d’altitude, rien à voir avec les plus hauts sommets que j’ai atteint dans ma vie, mais tout de même pas de la tarte. Le sommet était une loooooongue arrête somitale de plusieurs km.

Je décidais de couper court à ma journée lorsque j’atteignais le Puffer Shelter, un camp perché sur un flanc de montagne et offrant un impressionnant panorama. Il n’y avait pas de source d’eau dans les environ et ma bouteille était vide depuis déjà quelques heures. Pas d’eau voulait dire pas de souper (puisque je ne pouvais faire bouillir mes pâtes) et rester déshydraté jusqu’au lendemain. N’empêche, je ne voulais pas rater le spectacle du coucher et lever de soleil.

Jour 7 – JOUR DE PLAGE

Départ Puffer Shelter

Arrivé Bamforth Ridge Shelter

Distance Du Jour 16miles (25.8km)

Distance Totale Parcouru 93miles (148.8km)

Distance À Faire 179miles (286.2km)

Mon réveil sonnait à 04.45, juste à temps pour admirer le lever du soleil sur les Green Mountains.

J’étais parti avec 5-6 jours d’autonomie en nourriture, sans véritablement avoir fait de recherche au préalable pour savoir où me ravitailler. J’entamais aujourd’hui le jour 7 et n’avais plus rien à manger. Heureusement pour moi, il y avait une route en bas de la prochaine vallée… 15km plus loin. Sans eau et sans nourriture depuis hier, j’étais comme une voiture avec la jauge de gaz et d’huile dans le rouge. C’est insensé tous les ruisseaux, étangs, etc. que je croisais et qui étaient complètement à sec.

Arrivé à la route, je levais le pouce, et en moins de 5min une voiture s’arrêtait. Direction la belle petite ville de Richmond… plus précisément son supermarché. J’avais les yeux ronds qui voulaient me sortir de la tête à regarder toutes la nourritures disposées dans les rayons.

L’homme qui me faisait un lift pour retourner sur le sentier était un maniaque de plein air, m’offrait une bière, et prenait une photo de moi et mon sac (il n’en revenait pas que j’ai une tente, un sleeping, un matelas, des vêtements et de la nourriture pour 6-7jours dans/sur mon petit sac.

Avant de retourner dans la montagne, j’en profitais pour faire une trempette dans la très belle rivière au fond de la vallée… ça compte pour une douche? La journée était propice à tout sauf faire de la randonnée (chaleur accablante). Pour une rare fois dans ma vie, j’aurais préféré la plage à la montagne… mais mon timing serré pour finir The Long Trail ne me le permettait pas.

13.30 – De retour sur le sentier, à la base de Camel Hump State Park, le fun recommençait avec une ascension de +1200m jusqu’au sommet du Mont Camel Hump (Dos de Chameau). Qui dit resupply, dit abondance de nourriture, mais aussi un sac rempli à pleine capacité (très lourd).

J’arrêtais pour la nuit à mi-chemin du sommet au Bamfort Ridge Shelter, beau refuge assez basic et ouvert sur l’extérieur… avec 4 bear box (boite à ours… pour cadenasser tes trucs dedans protégé des ours)… ce qui n’indiquait rien de bon.

Jour 8 – TEMPS TROUBLES

Départ Bamforth Ridge Shelter

Arrivé MontClair Glen Lodge

Distance Du Jour 5.4miles (8.6km)

Distance Totale Parcouru 98.4miles (157.4km)

Distance À Faire 173.6miles (277.6km)

À partir d’aujourd’hui, mon principal problème allait changer du tout au tout. Depuis le départ de la randonnée, m’approvisionner en eau était extrêmement difficile. Je marchais plus souvent qu’autrement sous un soleil de plomb en quasi permanence déshydraté. À partir d’aujourd’hui, mes prières allaient être exhaussées… un peu trop à mon gout; ce serait le déluge!

Ma randonnée était loin d’être terminé, mais j’affrontais mon dernier vrai challenge du parcours; atteindre le sommet de Camel’s Hump. Même par beau temps, le sentier (essentiellement rocheux) pardonnait difficilement les erreurs. Avec la pluie et le sentier totalement exposé au fort vent, le facteur glisser/perdre pied était doublement présent.

Le sommet fut la définition même d’un No Man’s Land; le vent soufflait tellement fort que je devais ramper sur le rock pour avancer. Tout ce qui n’était pas fixé solidement sur mon sac partait au vent (ou revoir gourde) et la pluie tombait à l’horizontal. Je ne m’y éternisait pas…

Midi à peine sonné, j’atteignais le Montclair Glen Lodge. Je décidais que j’en avais assez vu et je tirais la plug sur cette journée de randonnée.

Jour 9 – LES CAPRICES DE DAME NATURE

Départ MontClair Glen Lodge

Arrivé Stark’s Nest

Distance Du Jour 13.1miles (21km)

Distance Totale Parcouru 111.5miles (178.4km)

Distance À Faire 160.5miles (256.6km)

05.50 – Je me réveillais dans une forêt détrempée, mais ou il ne pleuvait plus.

L’objectif du jour était de ne pas tomber dans l’une des trop nombreuses piscines de boue, de ne pas glisser sur une roche ou une racine glissante… beaucoup plus facile à dire qu’à faire quand on considère que ca représentait 99% du sentier. Au lieu du combo vent et pluie d’hier, je devais faire face à un mix de brouillard très dense.

Ce qu’il y a de très cool au Vermont c’est que les nombreux centres de ski, par lesquels The Long Trail passent, laissent leurs bâtiments déverrouillés pour les randonneurs en été. En pleine ascension du Mont Stark, sous une pluie diluvienne, je tombais sur l’une de ces cabanes. AMEN!!!

Après un petit éclairci, je sautais à nouveau dans mes souliers imbibés d’eau et atteignais le Stark’s Nest; un grand chalet en bois au sommet de la montagne et appartenant au centre de ski Mad River Glen. J’aurais l’endroit à moi tout seul pour la nuit.

Jour 10 – LE JOUR LE PLUS LONG

Départ Stark’s Nest

Arrivé Emily Proctor Shelter

Distance Du Jour 19.5miles (31.2km)

Distance Totale Parcouru 131miles (209.6km)

Distance À Faire 141miles (225.4km)

Le soleil avait remplacé le déluge, mais le vent était à écorner des boeufs.

L’objectif du jour était d’engranger le plus de distance possible. Le terrain moins accidenté s’y prêtait bien… en théorie. En pratique, la section entre Lincoln Gap et Roosevelt Peak est probablement la plus mal entretenu sur The Long Trail; beaucoup de gros arbres tombés, de grands étangs de boue, etc. J’avançais à pas de tortue. Au moins, la vue était à couper le souffle depuis le sommet du Mont Roosevelt; un panorama de montagnes recouvertes d’un tapis vert jusqu’à l’orizon.

18.00 – Après plus de 12h de marche, je voyais le refuge Sunny Ledge poindre à l’horizon.

Jour 11 – BON KARMA

Départ Emily Proctor Shelter

Arrivé Sunrise Shelter

Distance Du Jour 17.7miles (28.3km)

Distance Totale Parcouru 148.7miles (237.9km)

Distance À Faire 123.3miles (197.1km)

Par 2 fois aujourd’hui j’ai évité le déluge en m’arrêtant quelque part juste avant. On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… et bien rester au sec appartient aussi à ceux qui se lèvent tôt… à 05.45 pour être plus exact.

Ciel gris foncé troublé, pas de vent, pas de bruit d’oiseau, on aurait dit que le temps s’était arrêté. On aurait dit que tout ce beau monde attendait que Dame Nature explose de colère.

La mauvaise température des derniers jours avait fait fuir les randonneurs si bien que le sentier était désert.

À peine avais-je mis les pieds dans le Sunrise Shelter, que la pluie s’installait pour de bon pour la nuit.

Jour 12 – BAD KARMA

Départ Sunrise Shelter

Arrivé Rolston Rest Shelter

Distance Du Jour 14miles (22.4km)

Distance Totale Parcouru 162.7miles (260.3km)

Distance À Faire 109.3miles (174.7km)

La pluie n’avait pas cessée depuis la veille. Dans une forêt froide et détrempée, à arpenter des sentiers transformés en rivière, il était futile de tenter de ne pas avoir les pieds mouillés.

En fin de journée, au moment où j’arrivais au campement, la pluie arrêtait complètement. Difficile de ne pas le prendre personnel!

À AUCUN MOMENT dans la journée, il n’y avait eu un moment de joie; pénible du début, quand je m’étais réveillé et que j’avais constaté qu’il pleuvait des cordes, à la fin, en passant par les 7 heures à marcher sous une pluie torrentielle. Si hier j’avais été chanceux, Dame Nature s’était royalement reprise aujourd’hui.

Jour 13 – YELLOW DELI

Départ Rolston Rest Shelter

Arrivé Road U.S. 4 + Rutland

Distance Du Jour 5miles (8km)

Distance Totale Parcouru 167.7miles (268.3km)

Distance À Faire 104.3miles (166.7km)

06.30 – Je me réveillais, constatait qu’il faisait soleil et partais en coup de vent.

Je survolais les 5miles (8km) qu’il me restait à parcourir jusqu’à la route… sautais dans le bus mis à la disposition des randonneurs… et me retrouvait à Rutland, charmante petite ville sans histoire du fin fond du Vermont.

6 jours après avoir fait mon dernier réapprovisionnement en nourriture, j’étais arrivé au bout de mes rations hier soir. Non seulement j’allais m’acheter de nouvelle provision, j’allais aussi me gâter en dormant dans un lit pour une 1ère fois depuis mon départ de Montréal (13 jours).

Rutland se trouve à l’endroit où The Long Trail et l’Appalachian Trail se fusionne pour ne faire qu’un sur environ 200miles. Cette ville compte sur une véritable institution parmi les auberges le long du parcours; le Yellow Deli.

Sans réservation, j’étais accueillis à 09.00 du matin par un vieux hippy barbu qui m’offrait un maté (thé argentinien… que je déteste)! Je me faisait tout de suite assigner un lit dans un confortable dortoir climatisé… et un déjeuner. Facture totale; 0$

Bon… pour les pointilleux, l’auberge est tenu par une secte religieuse un peu bizarre, mais cela ne devrait pas vous faire renoncer à essayer ce merveilleux auberge.

Jour 14 – BIENVENUE SUR L’APPALACHIAN TRAIL

Départ Road U.S. 4 + Rutland

Arrivé Clarendon Shelter

Distance Du Jour 16.7miles (26.7km)

Distance Totale Parcouru 184.4miles (295km)

Distance À Faire 87.6miles (140km)

Je gagnais le sentier en sautant dans le 1er bus quittant la ville. Dans les heures qui allaient suivre, j’allais réaliser l’ascension du Mont Killington, dans une forêt enveloppée dans un brouillard épais, mais qui s’illuminait plus je montais et que les rayons du soleil perçaient le feuillage.

À partir d’aujourd’hui, je partageais le sentier avec des randonneurs marchant l’Appalachian Trail. En date du 28 juillet 2018, les randonneurs que je croisais et qui avaient commencés à marcher depuis le sud de l’Appalachian Trail, avaient commencé en mars et marchés plus de 2000miles. Ceux qui avaient débutés au nord marchaient depuis début/mi-juin et avaient au moins 500miles dans les jambes. À entendre leurs histoires, je me sentais vraiment humble avec mes 2 semaines et 200miles de marche.

L’Appalachian Trail n’est pas aussi populaire que la Pacific Crest Trail en terme de très longue randonnée (5-6mois), mais le sentier est tout de même très achalandé. Fini la tranquillité sur le sentier. Alors que je croisait des randonneurs tous les 3-4h sur The Long Trail, j’en croisais désormais aux 20-30min.

En quelques heures, je franchissais la barre des 15miles et atteignais le site enchanteur du Clarendon Shelter.

Day 15 – QUAND VERMONT DEVIENT VERMUD

Départ Clarendon Shelter

Arrivé Big Branch Shelter

Distance Du Jour 16.9miles (27km)

Distance Totale Parcouru 201.3miles (322km)

Distance À Faire 70.7miles (113km)

Il y a 2 écoles de pensées pour les randonneurs longue distance; ceux qui commencent hyper tôt et ceux qui se lèvent hyper tard. Les uns se lèvent et mangent en vitesse pour commencer leur journée de marche vers 06.00/07.00 (le soleil se lève à 05.20). Les autres se lèvent vers 08.00, prennent le temps de se chauffer un café, relaxent et puis prennent le sentier vers 09.00/09.30. Généralement, la 1ère école fini sa journée entre 15.00 et 17.00 et peut ajuster son horaire en cas d’intempéries, alors que la seconde école fini vers 19.00/20.00. Pas besoin de vous dire à quelle école j’appartiens!

06.45 – C’est avec les jambes aussi flexible que du béton que j’entamais la journée.

Au delà des forêts toutes vertes et des jolies montagnes, le surnom non officiel du Vermont est VerMud (Mud = Boue). J’allais découvrir ce visage du l’État à partir d’aujourd’hui en marchant en quasi permanence les 2 pieds bien enfoncés dans la boue jusqu’à la fin de ma randonnée

Jour 16 – LE COUTEAU ENTRE LES DENTS

Départ Big Branch Shelter

Arrivé Road VT 11/30 + Hitchhike Manchester

Distance Du Jour 16.7miles (26.8km)

Distance Totale Parcouru 218miles (348.8km)

Distance À Faire 54miles (86.2km)

06.10 – L’objectif d’aujourd’hui était simple; boucler 17miles, +800m d’ascension positive par delà le Peru Peak, le plus rapidement possible pour me retrouver sur le bord de la grand route, lever le pouce, et me retrouver dans la ville de Manchester, où un lit douillet m’attendait.

À la question; pourquoi une montagne se nomme Pérou en plein cœur du Vermont? La réponse est simple; en l’honneur de la ville du même nom qui se trouve juste à côté! Logique non?!?

13.20 – Au moment où j’arrivais à la route, 2 gars tendaient le pouce depuis un bon moment… et venait tout juste d’attraper un poisson. Nous montions tous les 3 dans le derrière du truck (ce qui est illégal au Vermont 😉

J’étais quitte pour un après-midi de repos à la Green Mountain House, une maison pensée par un randonneur, pour les randonneurs; 30$, incluant un frigo plein de nourriture, un lit super confo, laveuse/sécheuse, lift inclu pour retourner au sentier le lendemain, et j’en passe. Avec seulement 8 places, il faut réserver 2-3 jours à l’avance puisque les places s’arrachent comme de petits pains chauds.

Dans un sens, un auberge de randonneurs a beaucoup de similitude avec un foyer de personnes âgées; tout le monde a de la difficulté à marcher!

Jour 17 – JUSQU’À ÉPUISEMENT

Départ Manchester + Hitchhike Road VT 11/30

Arrivé Black Branch River

Distance Du Jour 18.4miles (29.2km)

Distance Totale Parcouru 236.4miles (378km)

Distance À Faire 35.6miles (57km)

C’est la moindre des choses de dire que je n’avait vraiment, mais vraiment pas envi de quitter la Green Mountain House ce matin. Il ne restait plus que 4 jours de marche avant d’atteindre le Massachusetts et la fin de The Long Trail, mais la météo annoncait 90% d’averses/orages pour les 3 prochains jours.

À mi-chemin d’une journée sans histoire, j’atteignais le sommet du Mont Stratton, la plus haute montagne au sud du Vermont. Une vieille tour d’observation s’y trouvait. Ceux qui ont le courage de monter jusqu’en haut seront récompensés par un magnifique panorama 360degrés à perte de vue dans tous les sens.

17.30 – Après 9 heures de marche, je décidais d’installer mon campement sur le bord d’une jolie rivière traversée par un pont en bois (pas un campement officiel). Un Refuge se trouvait à moins de 4km… mais c’était 4km de trop.

Jour 18 – REGARDER LA PLUIE TOMBER

Départ Black Branch River

Arrivé Goddard Shelter

Distance Du Jour 11.6miles (18.8km)

Distance Totale Parcouru 248miles (396.8km)

Distance À Faire 24miles (38.2km)

06.50 – De la boue, de la boue et encore plus de boue composait le menu du jour.

13.05 – J’arrivais au Goddard Shelter au moment où un violent orage débutait. Avec le prochain refuge à 10miles d’ici, il n’était pas question de repartir avant que la pluie cesse.

6 heures passaient, le soleil se couchait et la pluie persistait.

J’avais passé toute l’après-midi dans le petit refuge, fermé sur seulement 3 cotés, à discuter avec une douzaine de randonneurs de l’Appalachian Trail.

« Thats a small bag you got there (ton sac à dos est vraiment petit ». Je serais riche si on m’avait donné 5$ à chaque fois qu’un autre randonneur m’a lancé cette remarque. Pour la 1ère fois aujourd’hui, j’ai rencontré quelqu’un qui avait un plus petit sac que moi; 17litres (versus mes 24litres). Pendant que tous les autres autour n’en revenaient pas comment nous pouvions rentrer une tente, un sleeping, un matelas, des vêtements et de la nourriture dans si petit, nous nous échangions les compliments.

Jour 19 – PENDANT QUE LA PLUIE N’Y EST PAS..

Départ Goddard Shelter

Arrivé Seth Warner Shelter

Distance Du Jour 21.6miles (34.5km)

Distance Totale Parcouru 269.6miles (431.3km)

Distance À Faire 2.4miles (3.7km)

Dans la vie, si on se fiait sur les bulletins météo pour planifier notre emploi du temps, on serait bien triste.

Prenez aujourd’hui par exemple. Hier encore, on annonçait 90% de probabilité d’averse avec orage violent… pourtant… exception faite de 10min d’averse… j’allais marcher au gros soleil toute la journée.

Malgré tout, le mal était fait; le sentier était détrempé. Il était futile, et doublé d’une grande perte de temps, d’essayer de garder mes pieds au sec.

Jour 20 – UN DERNIER TOUR.. DE BOUE

Vendredi 3 aout 2018

Départ Seth Warner Shelter

Arrivé North Adams Massachusetts

Distance Du Jour 2.4miles sur The Long Trail… +10km

Distance Totale Parcouru 272miles (435km)

J’avais marché comme un fou la veille pour me donner une dernière journée hyper facile.

La frontière Vermont/Massachusetts était à moins de 3 miles de mon point de départ. Cette frontière marquait la fin officiel de The Long Trail, mais se trouvait au beau milieu du bois à 7km de la grand route et 10km de la ville la plus proche.

09.45 – North Adams!!!

TOUT dans mon sac et sur moi était humide/détrempé/sentait comme la chienne à Jacques. Une (très) bonne douche s’imposait… mais il me fallait tout d’abord rallier Montréal (plus facile à dire qu’à faire même si j’étais à moins de 300km à vol d’oiseau de Montréal).

Je plain les personnes qui seraient assis autour de moi dans le bus…

ÉPILOGUE

Après 20 jours et officiellement 272miles, par-delà les multiples sommets, les mers de boue, la sécheresse et les déluges, je déclare mon aventure sur The Long Trail T E R M I N É E!

Je suis donc un Thru Hiker (randonneur qui complète toute la randonnée d’un coup), End to Ender (un randonneur qui fait complète la totalité du sentier), Southbounder sur The Long Trail!

En terme de difficulté, les montagnes que traversent The Long Trail sont bien loin des plus haut sommets que j’ai atteint dans vie (6000m+), mais l’accumulation de plusieurs petites montagnes à monter/descendre jour après jour rend The Long Trail très coriace. La pire chose à faire serait de sous-estimer ce sentier.

THE LONG TRAIL EST POUR TOI SI

+ Vous aimez marcher dans la boue et/ou sous une pluie battante,

+ Vous aimez porter des vêtements et souliers humides,

+ Vous rêvez de faire une grande randonnée du type Pacific Crest Trail / Appalachian Trail, mais n’êtes pas sur si vous serez capable/aimerez ça. 3-4 semaines sur The Long Trail et vous saurez pour sir si vous voulez vous embarquer dans une très grande randonnée.

+ Une occasion en Or d’empirer (ou de débuter) vos problèmes de dos.

INFOS PRATIQUES

+ Il n’est pas absolument nécessaire d’avoir une tente. Il y a une tonne de Refuges le long du sentier. Une tente offre tout de même plus de flexibilité.

+ Il est possible de se ravitailler en nourriture à tous les 2-3jours si vous le voulez. Le sentier croise des routes et il est facile de faire du stop jusqu’à la ville la plus proche.

Dans un monde où tout va de plus en plus vite et où on ne voit pas le temps passer,

The Long Trail est un moyen de ralentir la cadence, de reconnecter avec soi-même et d’être en paix avec la nature. Lâchez les pilules et sautez dans vos bottes!

« Only those who will risk going too far can possibly find out how far one can go »

T.S. Elliot

P.S. I

The Long Trail est l’un des 3 sentiers de longue randonnée composant la « Mini Triple Crown (Mini Triple Couronne) », 3 randonnées qui prennent de 2 à 4 semaines à compléter, en comparaison aux 3 randonnées de la Triple Crown qui prennent individuellement de 4 à 6 mois à compléter.

Triple Crown des Longues Randonnées (aux États-Unis)

⁃ Appalachian Trail

⁃ Continental Divider Trail

⁃ Pacific Crest Trail

Mini Triple Crown des Longues Randonnées (aux États-Unis)

⁃ The Long Trail

⁃ John Muir Trail

⁃ Colorado River Trail

631 – La FIN d’une Grande Aventure

631 jours (21 mois) et 24 pays plus tard, je déclare ce voyage autour du monde T E R M I N É!

Sans l’ombre d’un doute, j’ai prisThe Long Way Home (le long chemin pour revenir à la maison).

J’ai vu les baobabs et lémurs du Madagascar!

J’ai franchit les Cirques & Pitons de La Réunion!

J’ai été pèlerin sur le Camino de Santiago à travers l’Espagne!

J’ai marché la Corse du nord au sud sur le GR20!

J’ai atteint le toit de l’Europe (Mont Blanc)!

J’ai visité le Triangle du Café en Colombie!

J’ai nagé avec des penguins aux Galapagos!

J’ai atteint l’endroit le plus éloigné du Centre de la Terre en Équateur (Chimborazo)!

J’ai vu Machu Picchu et contemplé les hauts sommets des Andes au Pérou!

J’ai marché dans le plus grand désert de sel sur Terre en Bolivie!

J’ai bu de bons vins chiliens et argentins directement à la source à Santiago de Chile et Mendoza!

J’ai arpenté la Patagonie du nord au sud, d’ouest en est!

J’ai campé à l’extrême sud des Amériques en Terre de Feu!

J’ai dégusté des Asados à Buenos Aires!

J’ai tenté de surfer en Uruguay!

J’ai assisté au Carnaval de Rio!

J’ai découvert que le Brésil était beaucoup plus que fiesta et playa!

J’ai mangé du bons fromages et des charcuteries en Guyane Française!

J’ai mangé de la nourriture indienne au Suriname!

J’ai passé une nuit entière dans un bus en panne sur une route de terre au beau milieu d’une jungle peuplée de jaguars… avec un groupe de brésilien qui ne voulait pas se la fermer… en Guyana!

J’ai dormi en compagnie de grosses tarentules au sommet de Roraima au Venezuela!

J’ai remonté l’Amazone (fleuve) sur un vieux bateau pendant 6 jours (à écouter Games of Throne) jusqu’à la Triple Frontière Brésil/Pérou/Colombie!

J’ai marché sur la Malecon au coucher du soleil à La Habana, Cuba!

J’ai vu le Canal de Panama!

J’ai vécu la Pura Vida et traversé des rivières en 4×4 au Costa Rica!

J’ai marché à quelques centimètres d’un cratère fumant et rempli de lave au Nicaragua!

J’ai visité ma 1ère Cité Maya au Honduras!

J’ai dégusté des Pupusas (mon met favoris en Amérique Latine) au El Salvador!

J’ai travaillé comme guide de montagne au Guatemala!

J’ai nagé dans les cenotes au Yucatan!

J’ai escaladé en solo le 3ème plus haut sommet (5600m+) en Amérique du Nord au Mexique!

J’ai commencé ce voyage en parlant à peine l’espagnol et en ignorant tout du portugais. Je rentre au Canada en parlant un espagnol d’enfant de 5 ans (c’est peut-être généreux), en sachant par coeur tous les (foutus) Hits Reggaeton, et en étant toujours aussi nul en portugais.

En comptant mon voyage en Asie, j’ai voyagé temps plein durant 3 des 5 dernières années. L’ensemble peut paraitre insensé, mais au final tout cela n’est que l’addition de (centaines de milliers de) pas.

Ne vous projetez pas (trop) dans le Futur! Vivez le Présent!! Chérissez le Passé!!! Plus que tout; suivez votre coeur!!!!

Épisode 146 – Oaxaca, San Cristobal de las Casas & Palenque

12 décembre 2017

Au sortir d’un bus de nuit (contre toute attente) confortable, j’avais quitté la Valle de Mexico au centre du Mexique, pour atterrir un peu plus au sud dans la Valle Centrale.

On résume souvent l’histoire pré-colombienne du Mexique aux aztèques et aux mayas, mais ce fut le berceau de plusieurs autres cultures.

Il fut un temps où la Valle Centrale rivalisaient d’importance avec la Valle de Mexico, une région dominée par les zapotèques.

OAXACA

La ville au nom imprononçable!

Wa-A-Ka… Dérivé de Huaxyacac, le nom de l’ancienne cité pré-colombienne sur laquelle fut fondé la ville espagnole en 1529.

Longtemps la plus importante ville du sud de la Nueva Espana (colonie espagnole) et du Mexique, Oaxaca est la capitale de l’état de Oaxaca, bastion de la culture pré-colombienne au Mexique. Plus de 60% de la population de l’état est de descendance (pure) pré-colombienne. Ces 60% de population sont malheureusement au bas de l’échelle sociale, mais tout en haut de l’échelle culturelle!

2 présidents marquants du Mexique proviennent des environs de Oaxaca;

⁃ Benito Juarez; le 1er président indigène d’un pays américain,

⁃ Porfirio Diaz, héros de la lutte armé contre l’invasion francaise, qui fut par la suite élu président et s’accrocha au pouvoir durant plus de 30ans, règne corrompu qui mena à la sanglante Révolution Mexicaine.

Ville de l’UNESCO, Oaxaca n’a pas le charme des Guanajuato, CDMX, Puebla ou Morelia, mais vaut tout de même la peine de s’y arrêter, ne serait-ce que pour essayer les différents chocolats chauds (la ville est réputée pour la qualité de son chocolat).

Templo Santo Domingo de Guzman

Cathédrale sobre de l’extérieur, mais avec des murales magnifiquement décorées à l’intérieur.

« Para todo mal, mezcal! Para todo bien, tambien! »

(Quand tout va mal, mezcal! Quand tout va bien, mezcal!)

Le mezcal, la boisson pré-colombienne à partir de laquelle la Tequilla fut inventée, est une boisson produite encore aujourd’hui dans les environs de Oaxaca. Faite à base d’agave, une plante qui met au moins 7 ans pour arriver à maturité, elle vous réchauffera l’intérieur… si vous voyez ce que je veux dire…

Hierve el Agua

Activité d’un jour par excellence à ne pas manquer lors d’un séjour à Oaxaca, les cascades pétrifiées de Hierve el Agua vous en mettront plein la vue.

Monte Alban

Situé sur un plateau au sommet d’une colline surplombant Oaxaca de plus de 400m, l’ancienne cité de Monte Alban.

Occupé de l’An 500 Avant JC, jusqu’à l’An 850 Après JC, l’ancienne cité était le coeur et l’âme de l’Empire Zapotèque, une civilisation qui rivalisa de puissance/importance avec les mayas du sud.

L’endroit fut par la suite abandonné et la civilisation Mixtec prit le dessus sur les zapotèques, jusqu’à la conquête par les aztèques en 1460… puis l’arrivé des conquistadors 60 ans plus tard.

SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS

Un bus de nuit plus tard, que je me réveillais à San Cristobal de las Casas, en plein coeur du Chiapas, l’état le plus au sud du pays (à la frontière avec le Guatemala), un endroit avec une très forte identité indigène (donc très pauvre).

Les indiens du Chiapas habitent généralement les collines à l’extérieur des villes/villages et y descendent simplement pour aller vendre leur fruits/légumes/artisanat. La plupart vivent encore aujourd’hui sans eau potable et/ou électricité.

Mon arrivé au Chiapas marquait aussi mon retour en terre maya.

Niché au creux d’une vallée entourée de plusieurs collines recouvertes de jungle, San Cristobal est un mélange de modernité, de culture maya et d’architecture coloniale espagnole, la ville se donne des airs de Antigua (au Guatemala)… en plus authentique.

De ses belles rues en pierre bordées de petites casas de toutes les couleurs, se dégage une attitude de vivre et laisser vivre. De fait, l’endroit est très populaire pour la méditation, le yoga et les trucs New Age.

PALENQUE

Palenque n’a pas la réputation des Machu Picchu (Pérou), Chichen Itza (Yucatan-Mexique) ou Tikal (Guatemala) de ce monde. Et pourtant!

À mon humble avis (de gars qui a vu plus de 20 sites mayas dans 4 pays différents), Palenque fait parti du Top 4 des plus belles cités mayas avec Tikal, Copan Ruinas (Honduras) et Uxmal (Yucatan).

De l’An 250 à 900 de notre ère, Palenque, autrefois connu sous le nom de Lakamha, qui signifie « L’endroit où se trouve de Grandes Eaux?!? », était une importante Cité Empire Maya qui régna sur l’ensemble du territoire du Chiapas (extrême sud ouest du Mexique) jusqu’à son abandon vers l’An 900.

Lieu de tournage du film Apocalypto (de Mel Gibson), Palenque est un site très compacte, comprenant une multitude de temples plus beaux les uns les autres.

Lorsque vous marchez sur le site, essayez d’imaginer les temples comme ils l’étaient auparavant; recouvert de stucco peints rouge vif, avec des fresques aux couleurs jaune et bleu!!!

Les 2 bâtiments les plus impressionnants sont sans aucun doute le Templo de las Inscripciones et le Templo de la Cruz.

17 décembre 2017

Après 628 jours de cavales, il me reste 3 jours pour gagner Cancun & sauter dans mon vol pour le Canada!

The Long Way Home (le Long Chemin du Retour) tire finalement à sa fin!

2 années de liberté à l’état pure, mais 2 années extrêmement difficiles sur le mental et le physique.

Imaginez-vous ne pas avoir de domicile fixe pendant 2 ans, être loin de votre famille et de tous ceux que vous aimez, avec chacun de vos pas vous conduisant dans une nouvelle direction.

Je n’essai pas de vous faire pleurer (je suis loin d’être à plaindre), je dis simplement que j’ai du faire beaucoup de sacrifices pour réaliser mon rêve d’explorer le monde.

La fin de cette grande aventure est simplement le début d’une nouvelle!!!

Épisode 144 – Ciudad de Mexico

Plus grande ville des Amériques!

3ème plus grande ville sur Terre (avec ses 24millions+ d’habitants)!

Fondée par le plus célèbre des conquistadors de l’histoire, sur les ruines de la capitale de l’Empire Aztèque!

Le coeur du Mexique!

Toutes ces affirmations décrivent une seule et même ville; Ciudad de Mexico… simplement Mexico pour les intimes!

CIUDAD DE MEXICO POUR LES NULS

Fondé vers l’An 1300 de notre ère, Tenochtitlan se situait sur une ile marécageuse, au beau milieu du lac Texcoco, à plus de 2000m d’altitude.

Depuis Tenochtitlan, les Mexihcah, compris Mexicano par les conquistadors, régnaient sur l’Empire Mexica. Les mexihcah allaient entrer dans la légende sous le nom d’Aztèques.

Fast Forward jusqu’au début du 16ème siècle, alors que les aztèques ont asservis toutes les autres cultures du centre du Mexique et règnent de manière sanguinaire sur leur Empire.

À la tête de cet Empire se trouve Moctezuma II, passé à la postérité sous le nom de Montezuma, le dernier et plus puissant des Empereurs Aztèques.

1519 – La 3ème expédition espagnole quitte l’ile de Cuba (l’avant poste espagnol) en direction du Nouveau Monde. À la tête de l’expédition se trouve un certain Hernan Cortes.

Après une brève « aventure » chez les mayas du Yucatan, Cortes reprend le large et jeter l’ancre à Veracruz, à moins de 300km de Tenochtitlan.

Évitant les nombreux embuches tendus par les aztèques, Cortes marche en direction de la Tenochtitlan. En chemin, il ne manque pas de faire le plein d’alliées parmi les nombreux ennemis des aztèques.

L’Empire Aztèque était basé sur un système féodale de terreur, où les peuples vaincus devenaient des vassals. Tout le monde détestaient les aztèques, mais ne pouvaient rien faire devant leur supériorité.

Cortes n’eut donc aucun problème à se faire de nouveaux amis!

8 Novembre 1519 – Cortes et ses hommes se trouve aux portes de Tenochtitlan.

D’un coté, l’Empereur d’une des nations les plus puissantes qui existait sur les Amériques. De l’autre, un conquistador qui avait rendez-vous avec l’Histoire.

Dans un geste des plus téméraires, Cortes fit prisonnier Montezuma… dans son palais… au milieu de la capitale.

1 Juin 1520 – Rien n’est moins sur (puisque plusieurs versions existent), mais Montezuma aurait été tué à coup de pierres par ses propres citoyens lors d’un discours publics…

Cortes et ses hommes luttèrent ensuite pour s’échapper de Tenochtitlan. Ils se réfugièrent chez leurs alliés indigènes où ils signèrent un pacte afin d’attaquer Tenochtitlan.

13 aout 1521 – L’Empire Aztèque tombait, Cortes s’emparait de Tenochtitlan au nom de la couronne espagnole et commençait la destruction des temples, drainait le lac entourant la cité… pour construire une ville nouvelle… qu’il baptisait Ciudad de Mexico.

Pour les amateurs d’histoire curieux d’en apprendre davantage sur l’Histoire rocambolesque du Mexique , veuillez-vous référer à mon Épisode Spécial – Il était une fois le Mexique!

LA CITÉ DES PALACES

Mexico, La Cité des Palaces comme on la surnomme, est un montre urbain en constante expansion. Au fil du temps, CDMX a absorbée toutes les villes qui se trouvaient dans sa périphérie. Résultat; il n’y a pas un seul centre-ville, mais bien des dizaines.

CENTRO HISTORICO

Le Centro Historico s’explore facilement à pied. Je recommande fortement de faire le Free Walking Tour avec Mexicoapie.com.

Zocalo – Plaza de la Constitucion

La Place Centrale de Mexico… 3ème place grande place publique au monde (après celle de Beijing et la Place Rouge de Moscou).

D’un coté, le Palacio Nacional, la résidence du président mexicain, qui fut construite sur le palais de l’Empereur Aztèque Montezuma.

De l’autre, la Catedral Metropolitana, plus grande église en Amérique Latine… très impressionnante de l’intérieur.

Fait inusité, le Zocalo est transformé en immense patinoire (glace) durant la période de Noël.

Pour les cinéphiles, la scène d’ouverture du film Spectre (James Bond) a été filmé dans le Centro Historico, et la scène avec l’hélicoptère est au-dessus du Zocalo.

À 2 pas du Zocalo se trouve les vestiges du Templo Mayor. Autrefois le bâtiment phare de Tenochtitlan, dédié aux Dieux de la Guerre et de la Pluie, les ruines du temple furent retrouvées par pur hasard lors d’excavation dans les années 70.

Un peu plus loin se trouve le Palace Correo, l’ancien bureau de poste. Jamais un bureau de poste n’aura été aussi bling bling… avec des murs couverts d’or. L’architecte en moi en a eu le souffle coupé.

Fin de la promenade avec un face à face avec le Palacio de Bellas Artes, bâtiment d’inspiration francaise, désormais un musée d’architecture.

Plaza Garibaldi / Mercado San Camilito

Vous en avez assez (on en a jamais assez) de manger dans l’un des nombreux (suculent & pas cher) kiosques qui pullulent un peu partout en ville au coin des rues? Le Mercado San Camilito est l’endroit tout désigné pour casser une grosse croute pour pas cher!

Le Mercado se trouve sur la Plaza Garibaldi. Si vous ne voyez pas de mariachis à cet endroit, c’est que vous n’êtes pas sur la Plaza Garibaldi!

À DISTANCE DE MÉTRO

Basilica de Guadalupe

Patronne de la ville de Mexico! Patronne du Mexique! Patronne de l’Amérique Latine! La 1ère Mexicaine! La Mère de tous les Mexicains! Reine du Mexique et Impératrice des Amériques! Toutes ces appellations désignent une seule et même personne; Nuestra Senora de Guadeloupe (Notre-Dame de Guadeloupe), aussi appelée Virgen de Guadalupe (La Vierge de Guadeloupe)… les noms que portent la Vierge Marie (la mère de Jesus) en Amérique Latine.

Selon la légende, une jeune femme, éblouissante de lumière, serait apparue à un indigène en 1531. Toujours selon la légende, elle disait se nommer Virgen de Guadalupe et ordonna la construction d’une église en son honneur!!!

La Basilica de Guadalupe était née!

Guadalupe est l’icône religieuse la plus importante en Amérique Latine, encore plus au Mexique. La Basilique de Guadalupe de Mexico est considérée comme le 3ème lieu catholique le plus visité au monde, après le Vatican et la cathédrale Notre-Dame-De-Paris… à Paris.

Bref, Guadalupe est hyper importante pour les latinos… et ils la célèbre en grand chaque 12 décembre.

Un conseil; n’allez pas visiter la Basilica le 12 décembre. On raconte que plus de 7 millions de pèlerins avaient fait le déplacement le 12 décembre 2015.

Bosque de Chapultepec

Je crois qu’il y a plus de vendeurs de cossins que d’arbres dans ce gigantesque parc aux airs de Central Park (New York)… seulement des airs puisque l’endroit n’est pas du tout photogénique.

Parmi toutes les villes sur Terre, seul Londres a plus de musées que Mexico. Si vous avez un seul de ces musées à visiter, arrêtez votre choix sur le Museo Nacional de Anthropologia au beau milieu du parc.

Le musée est réputé comme l’un des plus impressionnants au monde. Autant le bâtiment, orienté autour d’une grande place couverte par un impressionnant toit en porte-à-faux soutenu par une seule colonne centrale tel un parapluie, que les expositions, couvrant non seulement l’Histoire du Mexique, mais aussi l’Histoire de l’homme depuis nos origines lointaines avec les singes, valent le détour.

Ciudad Universitaria de Mexico (UNAM)

L’une des plus grande université au monde avec ses 200000 étudiants… aux bâtiments datant d’une autre époque (démodés), mais avec quelques perles d’architectures.

Museo Frida Kahlo

Frida Kahlo est probablement l’artiste mexicaine la plus célèbre de l’histoire (vous savez, celle qui avait un seul sourcil).

La maison dans laquelle elle vivait, la Casa Azul, est désormais un musée où sont exposé plusieurs de ses oeuvres.

Xochimilco – Le Venise du Nouveau Monde

Véritable jardin d’éden, Xochimilco, qui veut dire « là où les fleurs poussent » est un vestige de ce à quoi les environs du lago Texcoco pouvaient ressembler au temps des aztèques et de Tenochtitlan. L’endroit est une série d’iles construites par l’homme avec des cages en bois remplis de terre. Au fil du temps, les racines ont poussées et la terre s’est solidifiée pour former des iles à part entière.

Cette cité jardin flottante fut inscrite au Patrimoine de l’UNESCO comme témoin du Mexique pré-colombien.

EXCURSION D’UN JOUR DEPUIS MEXICO

Teotihuacan – La Cité des Dieux

Bienvenue dans l’une des plus grandes cités jamais construite sur les Amériques avant l’arrivé des européens; la Cité Empire de Teotihuacan.

Surnommée la « Cité des Dieux », sa construction remonte à l’An 300 Avant JC et la cité comptait sur plus de 150000 citoyens à son apogée.

Selon la légende, c’est (ni plus ni moins) à cet endroit que les Dieux auraient créé l’Homme…

Pendant plusieurs siècles, la Cité Empire régna sur le centre du Mexique. Comme toutes les grandes civilisations de l’histoire, elle allait finir par tomber, au 8ème siècle, longtemps avant l’arrivé des conquistadors.

Par la suite abandonnée, Teotihuacan demeura un important lieu de pèlerinage pour les cultures dominantes après elle (Toltec & Aztèque).

Situé à moins de 50km de la capitale, Teotihuacan est une excursion d’un jour à ne pas manquer lors d’un séjour à Mexico City.

Le site tourne autour de 2 pyramides; la Piramide del Sol & Piramide de la Luna.

Piramide del Sol

La Pyramide du Soleil impose le respect. Construite au 1er siècle de notre ère, et autrefois entièrement peinte en rouge, c’est l’un des plus gros tas de pierres que j’ai vu dans ma vie!

Bâtiment phare de Teotihuacan, la pyramide fait plus de 70m de haut, étant du même coup le plus haut bâtiment pré-colombien jamais construit sur les Amériques.

Les 248 marches pour atteindre le sommet donneront quelques frayeurs à plusieurs!

Piramide de la Luna

À l’autre extrémité du site se trouve la Pyramide de la Lune, plus petite, mais plus belle.

J’avais beaucoup d’appréhensions négatives envers Ciudad de Mexico; trop grande, dangereuse, polluée, etc. Le constat fut tout autre; j’ai adoré mon séjour dans la capitale mexicaine au ooint ou Mexico est probablement ma grande ville préférée en Amérique Latine.

Les places publiques abondent, il y a des arbres dans toutes les rues, si bien qu’on ne se sent jamais étouffé. Il fait bon marcher dans la mega cité.

Au pire, les 12 lignes de métro que compte la ville vous conduiront partout où vous voulez pour moins de 25cent la run.

Cela fait maintenant plus de 1 mois que je suis au Mexique. Le constat est clair!

Je ne m’attendais pas, mais pas du tout, à trouver un pays comme cela!

Les médias nord-américains contribuent à te donner une image/réputation de pays dangereux et de parents pauvres de l’Amérique du Nord, mais la réalité est tout autre.

Le pays des frijoles (fèves), du chili et du mais a une histoire riche, des gens fiers, de superbes villes coloniales & modernes, de hautes montagnes, des désert, etc.

Grace à toi Mexique, je sais enfin différencier Tacos, Burritos, Quesadillas, Empenadas, Fajitas & Enchiladas… tout cela agrémenté d’une forte dose de chili!!!

(Au Mexique, un jour sans chili est comme un jour sans soleil!)

P.S. I – Le Tacos al Pastor est probablement le met le plus authentique provenant de Mexico City. Comble de l’ironie, ses origines sont arabes. Il y a plus de 100ans, une large communauté libanaise émigra à Mexico, emportant avec elle les shawarma et falafel de ce monde.

À l’origine fait avec de la viande de chèvre/agneau, les mexicains se sont approprié la tradition… ont changé la viande pour du porc (interdit dans la culture musulmane), si bien qu’on peut voir de gros morceau de porc rôtir à l’extérieur des Taquerias un peu partout.

Épisode 145 – La Face Cachée du Mexique!

La Mexique Terre de Hautes Montagnes?!?

Pour ceux qui pensent que le Mexique n’est qu’une terre de plage et farniente, le prochain article risque de changer votre impression de ce pays plein de surprises et tout en contraste!

10 jours… 4 volcans… 1 voiture… 0 acclimatization à l’altitude… ohhh… et un Gringo Muy Loco… c’est ainsi que débutait la dernière aventure de ce grand voyage!

Dans la culture populaire, gracieuseté des films américains, on associe le Mexique à une contrée plane et désertique. Pourtant, le centre du Mexique se trouve sur un plateau à 2000m au-dessus du niveau de la mer, et un peu partout sur ce plateau se trouve des volcans dépassant les 4000m, sinon les 5000m. Mon plan de match était d’atteindre le sommet de la 1ère, 3ème, 4ème et 5ème plus haute montagne du Mexique, dont la 3ème plus haute d’Amérique du Nord.

Après quelques jours à Mexico City, et après plus de 2 semaines à faire des visites de villes, je commençais à avoir des fourmis dans les jambes. À peine le soleil levé, je prenais possession de ma voiture de location et quittais Ciudad de Mexico.

Je mattendais à avoir une golf ou une petite voiture du genre… on me donnait une grosse voiture de monsieur.

Elle allait passer un mauvais quart d’heure!

VOLCAN TOLUCA

Quelques heures à lutter dans le traffic de la 3ème plus grande ville du monde, pour avancer de quelques km, que j’avais enfin quitté Mexico et la grande route.

Au final d’un long chemin de terre passant au travers d’une forêt de pins et montant d’au moins +1000m, je me retrouvais sur les flancs du Volcan Toluca, Ixnantecatl pour les intimes, 4ème plus haute montagne du Mexique.

4155m… fin de la route… à vos bottes!!!

Après un GROS 10min de marche, je gagnais le pourtour du cratère (@4275m). Le Lago del Sol et le Lago de la Luna (Lacs du Soleil et de la Lune) étaient visibles dans le fond du cratère.

De là, il me fallait un peu moins d’une heure pour atteindre le point le plus haut de Toluca @4691m, via une ascension dans la cendre, puis une dernière portion un peu plus technique.

Toluca est extrêmement touristique (en raison de la route qui se rend presque jusqu’au sommet), mais 99% des gens se contentent de marcher dans le fond du cratère autour des lacs. L’expérience s’avèrera décevante pour un randonneur d’expérience, mais se veut une excellente introduction à la haute montagne ou pour s’acclimater à l’altitude (mon cas).

J’allais passer la nuit à (essayer de) dormir dans la voiture @4155m. Avantage certain d’avoir une voiture de monsieur; j’avais beaucoup de place pour les jambes!

VOLCAN IXTACCIHUALT – LA MUJER DORMIRA

Réveillé aux premiers rayons du soleil, je quittais mon nid d’aigle sur Toluca pour reprendre la route.

Après une journée passée à lutter dans le traffic, j’arrivais finalement à Paso de Cortes.

À 3600m d’altitude, l’endroit porte le nom du conquistador Hernan Cortes puisque c’est de cet endroit que les espagnols ont aperçu pour la 1ère fois une grande & majestueuse cité située sur un plateau au beau milieu d’un lac, un millier de mètres plus bas; Tenochtitlan, la capitale aztèque sur laquelle Mexico City fut construite.

Ayant essuyé plusieurs embuscades depuis leur arrivé en sol aztèque, Cortes avait voulu surprendre Montezuma (l’Empereur Aztèque).

Pour une surprise, ce fut toute une surprise! Tous les autres accès à Tenochtitlan était plat (facile), alors que passer par la Paso… de Cortes demandait aux espagnols de se taper plus de 1000m d’ascension et monter à 3600m d’altitude. Pour des hommes habituer à vivre au niveau de la mer, sans chevaux et lourdement armé, cette marche a dû être un calvaire!

Le hasard aura voulu que Paso de Cortes se situe entre les 2 volcans sacrés de la mythologie aztèque;

Ixtaccihualt… volcan éteint @5220m – 3ème plus haute montagne du Mexique. Son nom signifie « La Femme Qui Dort« ,

Popocatepetl (volcan encore bien actif @5436m – 2ème plus haute montagne du Mexique. Son nom signifie « Montagne Fumante« .

La légende veut que ces 2 volcans naquirent en un jour il y a 1000ans. Popocatepetl, un valeureux guerrier, voulait la main de Ixtaccihualt, une très belle princesses. Le père de Ixta le lui accordait si celui-ci revenait victorieux de sa prochaine bataille. Popo parti donc à la guerre gonflé à bloc. Durant son absence, l’un de ses rivaux (jaloux) allait dire à Ixta que Popo avait été tué au combat…

À son retour (victorieux), Popo apprenait que Ixta s’était enlevée la vie. Popo prenait son corps et montait au sommet de la plus haute colline pour maudir les Dieux. Ceux-ci transformait les amants en 2 volcans, l’un éteint (Ixtaccihualt), l’autre encore bien actif (Popocatepetl).

De nos jours, en regardant le Volcan Ixtaccihualt d’un certain angle, on voit une femme allongée, d’où son nom; La Mujer Dormira (La Femme qui Dort).

(Femme allongée sur le coté avec la tête à gauche)

Fin de l’histoire! Retour en 2017!

Alors que Popo est interdit d’ascension, il est possible d’atteindre le sommet de Ixta. Vous me voyez venir…

Depuis Paso de Cortes, j’empruntais une route sablonneuse & cahoteuse. Si il fallait qu’il pleuve dans les prochains jours, il me serait impossible de repartir (avec ma voiture de monsieur)!

Au final d’une route avec des vues à couper le souffle sur une contrée jaune (buissons) et verte (pins), et avec des percés sur les 2 volcans, La Joya se pointait.

À presque 4000m, c’est la fin de la route!

Dès lors, il fallait prendre le sentier La Arrista del Sol (La Crête du Soleil), long de 5.5km et +1250km d’ascension, pour rejoindre El Pecho (le sommet de Ixta).

En moyenne, on raconte que la majorité des randonneurs prennent de 8 à 10 heures pour faire l’ascension. La plupart coupe le parcours en 2 en dormant au Refugio de los Cien, situé à 3km de La Joya. Ma grande expérience de randonnée (j’ai plusieurs fois fait bien pire en moins longtemps) me disait que ces temps de marche étaient complètement insensés.

Le plan de match était de dormir dans la voiture (encore!), me lever à 04.00am, et réaliser l’ascension jusqu’au sommet allé-retour dans la même journée. Seul hic (qui pourrait jouer contre moi); je n’étais pas complètement acclimaté à l’altitude… mais bon!

Avance rapide jusqu’à 01.50am. Il y avait beaucoup de bruit dans le stationnement La Joya, beaucoup de randonneurs commençaient l’ascension, si bien que j’avais les yeux bien rond et ne pouvais plus dormir. Je n’arrêtais pas de me dire « peut-être que c’est vrai que ça prend 8h pour monter ». Je décidais donc de couper court à ma nuit et sautais dans mes bottes.

La nuit était claire. D’une part avec une pleine lune si brillante que je n’avais même pas besoin de ma lampe frontale pour voir le sentier. C’était comme si la Lune me disait « après toutes les ascensions de nuit que je t’ai vu faire depuis 2 ans, tu le mérites! ». D’une autre, avec la quantité incalculable de lampe que je pouvais voir sur la montagne. Il y avait beaucoup de monde à la messe!

Le sentier était tantôt en sable, tantôt en pierre, mais toujours bien balisé, si bien qu’il était difficile de se perdre. Dans le doute, il n’y avait qu’à suivre les nombreuses lampes.

02.57 – Désormais à 4391m, il m’avait fallu beaucoup de patience, mais j’avais finalement dépassé tous les groupes, si bien qu’il n’y avait plus une seule lampe devant moi. En short et desormais en manche courte, je suais à grosse goutes dans la nuit chaude et sans vent (ça n’allait pas durer!).

03.15 – J’atteignais un petit plateau à 4500m. J’apercevais alors les lumières de Mexico City d’un coté, et de Puebla de l’autre.

03.44 – À 4750m, j’apercevais le Refugio de los Cien. Contre toute attente, j’avais fait plus de la moitié de l’ascension en moins de 2heures (3 des 5.5km et +750m des 1250m d’ascension). Je commençais à croire en mes chances d’être au sommet pour le lever du soleil puisque les groupes, qui avaient dormi au Refuge, venaient à peine de partir; il y avait (à nouveau) des tonnes de lampes sur la montagne un peu plus haut.

Les choses devenaient beaucoup plus sérieuse tout de suite après le Refugio; un mur, haut de 300m, se dressait devant moi. Pour l’avoir descendu à la lumière du soleil, ce flanc de montagne est effrayant. C’est de la randonnée à la limite de l’escalade.

04.50 – À 5050m, je me trouvais désormais sur l’arête sommitale. Telle une montagne russe, une série de montés et de descentes étaient au menu pour la prochaine heure.

05.50 – Quelques faux sommet, la traversé d’un glacier (plat et sans difficulté) et une petite ascension finale, que je me trouvais au sommet de Ixta à 5220m. J’avais réalisé l’ascension en 4h… et j’étais au sommet près de 30 minutes avant que le soleil se pointe le bout du nez. Il faisait un froid G L A C I A L.

C’est un des beaux lever de soleil que j’ai pu voir d’un sommet, avec une mer de petites lumières & de nuages en contrebas, et le soleil qui se levait juste à la droite de 2 hauts sommets qui perçait le ciel; Malinche et Pico de Orizaba… mes 2 prochaines ascensions.

Tout ce qui monte… doit redescendre!

Si vous avez trouvé l’ascension difficile, watch out pour la descente! Au mieux, on peut la qualifier de casse coup.

De retour à la voiture, je me dirigeais vers la ville de Puebla. J’avais mérité le droit de dormir dans un lit ce soir!

Ixtaccilualt entre dans mon Top 3 des plus belles montagnes dont j’ai réalisé l’ascension (on parle d’ascension… pas de randonnée) avec le Kilimanjaro et Roraima. Les paysages sont complètement fou… et variés!

VOLCAN LA MALINCHE

La Malinche, Malintzi, Dona Marina… tous ces noms réfèrent à une jeune et belle esclave qui fut donnée en cadeau (avec 19 autres jeunes femmes) à Hernan Cortes par les mayas en 1521.

Malintzin allait avoir un role décisif à jouer dans la conquête espagnole… et la fin de l’Empire Aztèque, servant d’interprète (et de maitresse) pour Cortes.

C’est ainsi que la Malinche est entrée dans la légende mexicaine. Elle est vu par certains comme une traitresse, par d’autres comme une victime (l’expression « malinchista » est couramment employé au Mexique pour désigner un ami déloyal), tandis que la majorité la considère comme étant la Mère du peuple mexicain. En effet, l’enfant qu’elle a eu avec Hernan Cortes est considéré comme le 1er métis du Nouveau Monde.

Tout cela pour dire qu’un volcan fut nommé en son honneur. Haut de 4420m, La Malinche est la 5ème plus haute montagne du Mexique. Elle surplombe Puebla et ses environs.

Le départ se fait depuis un camp de vacance à 3100m. Durant les 6.5km et +1300m pour atteindre le sommet, la difficulté du parcours augmente de façon exponentielle. Les premiers km se passent dans une forêt de pins sur un sentier très large et à faible inclinaison. Au 3ème km, la forêt devient verticale.

Après avoir atteint un plateau à 3700m, la forêt disparaît pour laisser toute la place à une contrée de buissons jaunes. Jusque là en terre battue, le sentier devient extrêmement sablonneux et pentu. L’ascension de cette section se fait donc en mode « 3 pas en avant, 2 pas en arrière ».

À 4200m, Malinche devient une mer de grosses roches. L’inclinaison et l’instabilité des roches rendent l’ascension délicate.

Après 3h de marche, j’avais finalement toute la montagne en dessous de moi. J’étais seul, il n’y avait aucun vent vent, aucun bruit et aucun nuage à l’horizon. D’un coté, j’apercevais mon ancienne conquête Ixta et son amant Popo, de l’autre, ma future flame Pico de Orizaba.

Malintzi est une montagne qui avait l’air de rien vue d’en bas, mais qui s’est avérée surprenante.

La descente allait être tout sauf une sinécure!

PICO DE ORIZABA

Il faudrait être aveugle pour ne pas l’apercevoir!

Impossible de manquer cette haute montagne au sommet en crème glacé, surtout que pendant plus d’une centaine de km, la route d’approche se fait via une plaine avec une vue dégagée sur la montagne.

Je vous présente Pico de Orizaba, aussi appelé Citlaltepetl, qui signifie « La Montagne Étoilée », la plus haute montagne du Mexique.

Du haut de ses 5675m, seul le Mont MacKinley (aussi appelé Denali… en Alaska) et le Mont Logan (Canada), sont plus hautes en Amérique du Nord. C’est aussi la 7ème plus haute montagne au monde en terme de proéminence (différence de hauteur entre sa base et le sommet).

Cone coiffé d’un manteau de neige/glace, Pico est un volcan dormant dont la dernière éruption remonte à 1846. Le glacier, la marque de commerce du volcan, peut être vu à des centaines de km à la ronde. À seulement 100km du Golfe du Mexique, il est visible depuis les bateaux arrivant à Veracruz, l’un des plus important port du Mexique.

Pour réaliser l’ascension, dirigez vous en premier lieu à l’auberge Orizaba Mountain Guide (OMG), situé au pied du volcan à (San Miguel de) Zoapan. Roberto (ancien guide de montagne) et son équipe vous accueilleront dans leur charmante auberge, avec dortoir confortable, vue à 360 depuis le toit terrace et des repas de qualités. OMG propose aussi des ascensions guidés très abordables du Pico. Autrement, si comme moi vous aimez faire vos randonnées/ascensions par vous-même, vous pouvez louer piolet/crampons/casque à des prix ridicules.

Alors que je me préparais à réaliser l’ascension du Pico par la voie nord, la voie la plus empruntée, qui nécessitait de gagner le refuge Piedra Grande et ensuite marcher pendant de longues heures sur le Glacier Jamapa jusqu’au sommet, Roberto me faisait changer d’idée en me disant que cette voie était sur la glace bleu depuis plusieurs mois (donc très dangereuse).

J’allais plutôt y aller par le versant sud, la 2ème voie la plus empruntée, plus courte, mais beaucoup plus abrupte.

À peine le soleil levé (et par un froid glacial), je quittais Zoapan pour gagner le village de Atzitzintla 50km plus loin. Une fois au village, j’empruntait la (seule) route qui montait en droite ligne vers Pico de Orizaba. Ayant tout sauf une voiture 4×4 (avez-vous oublié ma voiture de monsieur?), j’avais l’intention de monter le plus haut possible sur la route de terre, pour ensuite laisser la voiture sur le bord du chemin et finir à pied.

3000m… 3100m… 3200m…3300m… 3400m… 3500m… 3600m… j’étais toujours au volant de ma voiture de monsieur…3700m… 3800m… la route devenait de plus en plus impraticable et le RPM de monsieur voiture allait de plus en plus haut… 3900m… 4000m… 4012m… ça y était, je ne pouvais pas aller plus loin.

En marche!

Au final de 2 heures de marche, sur un sentier vraiment facile, je me trouvais à 4710m et un point rouge scintillait devant moi. Le Refugio Fausto Gonzalez Gomar ressemblait à une petite boite de conserve noyée dans une mer de roches.

On m’avait décrit l’endroit comme « crasseux »… « tu veux pas dormir là »… « dors plutôt dans ta tente ». Je trouvais un refuge vraiment basic, un peu sale, mais confortable.

Déjà à plus de 4700m, sans avoir eu aucune embuche et avec moins de +900m d’ascension pour atteindre le sommet, Pico de Orizaba avait l’air beaucoup moins Bad Ass sur le versant sud que sur les versants ouest et nord. Le glacier du versant sud ressemblait plus à une tache de neige tellement il était petit… un désavantage puisque l’ascension allait se faire dans de la cendre volcanique (en mode 3 pas en avant, 2 pas en arrière) plutôt que sur de la neige/glace solide avec des crampons.

Je ne voulais pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais toutes mes craintes s’étaient évaporées. Sans dire que j’entrevoyais une promenade de santé… oh que non… j’allais en baver… mais ce ne serait pas difficile techniquement parlant.

02.50am – Une nuit (froide) passé au refuge… ma dernière nuit en refuge/camping de ce voyage de 2 ans… que j’étais en route pour le sommet! J’avais prévu commencer l’ascension vers 04.00am, mais j’avais les yeux bien rond dans mon sleeping depuis une bonne heure.

La nuit était tapissée d’un ciel étoilée, avec une lune encore assez pleine pour éclairer convenablement le sentier. Un fort vent d’hiver me rappelait que j’étais vraiment stupide de faire l’ascension en short (I am Canadian).

03.18am – Maintenant à 4920m, j’en avais fini avec une 1ère section dans la cendre volcanique. J’allais désormais m’attaquer à un parcours accidenté & de plus en plus incliné au travers de grosses pierres instables.

04.22am – À 5246m, j’avais maintenant dépassé 2 des 3 groupes qui étaient partis à minuit (plus de 2heures avant moi). Les lumières du 3ème et dernier groupe sur la montagne se trouvaient à une centaine de mètres en haut de moi.

04.49am – À 5410m, j’étais entouré de neige depuis plusieurs centaines de mètres, mais avais toujours réussi à continuer l’ascension en zigzaguant un peu pour éviter de mettre mes crampons. Le versant était désormais tellement incliné, à AU MOINS 50 (sinon 60) degrés d’inclinaison, que je préférais continuer en mode « escalade sur roches instables » que de me mettre en mode « marche sur glacier très incliné ».

06.05am – Le 3ème groupe dépassé depuis une bonne demi-heure, Pico de Orizaba, ma 3ème plus haute montagne à vie, était entièrement sous mes pieds. Le sommet se situait sur l’arrête du cratère de 400m de diamètre et 300m de profond.

J’avais (encore une fois) réalisé l’ascension beaucoup plus rapidement que prévu et devais me les geler solide pendant plus de 40minutes avant de voir le soleil se lever (06.45am).

M’ayant rejoint au sommet, l’un des 3 guides venait à moi et me lançait « même sans client, je n’aurais jamais pu monter cette montagne aussi vite que toi… et tu ne connaissais même pas le sentier ».

07.15am – Après avoir passé une bonne heure au sommet, principalement occupé à empêcher mes doigts de geler (en vain), j’étais pris de convulsions (qui me traversaient tout le corps) tellement j’avais froid, le plus dur était maintenant à faire; descendre cette montagne glacée et hyper inclinée sans faire LE faux pas qui pourrait me précipiterait vers… vers la base de la montagne… beaucoup plus rapidement (et en moins bon état) que prévu!!!

Désormais à la lueur du jour, j’étais comme un chat dans un arbre; javais peur en regardant le sentier que j’avais à emprunter pour redescendre.

Après coup, je me sens vraiment stupide d’avoir réalisé l’ascension du Pico de Orizaba en solo. Je n’ai pas fait ce faux pas (possiblement fatal), mais personne n’est à l’abri d’une maladresse, d’une chute de roches ou même d’une avalanche sur cette montagne.

Pico n’est vraiment pas à prendre à la légère! Ne vous laissez pas aveugler par mon temps d’ascension ahurissant. J’ai beaucoup de millage (expérience) dans les jambes! Il vous faudra vraisemblablement plus de 5, sinon 6 heures, pour faire de même.

Tout ce que j’essai de dire c’est « ne suivez pas mon exemple »… soyez prudent!

J’ai l’impression d’être au Mexique depuis une éternité (près de 50 jours pour être exact).

Un 2ème (et dernier) séjour à Mexico City, pour laisser ma voiture monsieur et me remettre de mes émotions (me reposer), et j’entamerais la fin de mon voyage (plus que 10jours) en me dirigeant vers Cancun et effectuer mon grand retour au Canada.

VOLCAN BONUS

Volcan Paricutin « Le Jeune »

Le village de Angahuan est situé dans une contrée de forêt (typiquement canadienne) où les bruits de scies mécaniques se font entendre d’un peu partout. Uns seule raison justifie la visite de cet endroit

Après quelques km à marcher dans une forêt dense, la végétation disparaissait brutalement. Devant mes yeux se trouvait l’une des vues les plus incroyables que jai pu voir: une rivière de lave pétrifiée… avec un clocher d’église qui sortait de nul part.

Bienvenue au Santuario del Senor de los Milagros! Les ruines du Santuario pour être exact.

Le 20 février 1943, une violente éruption, qui allait durer 9 ans, allait détruire tout sur son passage (champs et villages), et laisser derrière un dome volcanique et une rivière de magma.

Le dome en question, c’est le Volcan Paricutin, le 3ème plus jeune (créé de toute pièce) volcan sur Terre.

Dire que Paricutin jure dans le décor est un euphémisme. Dans un paysage de collines toutes vertes recouvertes de végétation luxuriante, même le plus idiot des hommes se rendrait compte que quelque chose cloche. L’emplacement de ce volcan est aussi invraisemblable que si un volcan sortait de nul part au milieu du Parc des Laurentides.

De toutes les constructions du coin, seule le Santuario a résisté aux coulées de lave… devenant du même coup un lieu de pèlerinage pour les mexicains.

Il est possible d’atteindre le sommet de Paricutin via un sentier de 7km depuis le Santuario. Bien que le sommet du volcan soit officiellement à 2800m d’altitude, il ne surplombe la vallée que de 500m. J’y voyais donc peu d’intérêt.

Nous prenons souvent pour acquis que les choses ont toujours été ainsi, mais le visage de la Terre subit des « chirurgies » en permanence. Parlez-en aux habitants de Angahuan!

P.S. I – Durant ce road trip, j’ai dormi 5 des 9 nuits dans ma voiture. Une nuit, alors que je dormais dans les rues d’une grande ville, la police est venu cogner à ma vitre. Les 2 policiers me disaient que j’étais fou de dormir dans ma voiture au Mexique. Après plus de 20min à essayer de me convaincre d’aller dormir dans un hôtel, voyant que je n’avais pas l’intention d’obtempérer, les policiers me disaient qu’ils n’avaient pas le pouvoir de me forcer à obtempérer, mais que je devrait suivre leur conseil si je voulais revoir ma famille. On m’a souvent qualifié de loco (fou), mais cette fois-ci était pleinement méritée.

P.S. II – Durant mon tour de l’Amérique Latine, on m’a interpelé avec plusieurs qualificatifs, Cabron, Gringo & Caballero étant les principaux. Depuis mon arrivé au Mexique, on m’appelle Joven (Le Jeune) partout où je vais. À 33ans depuis quelques jours, et ayant toujours donné l’impression d’être 5-10ans plus vieux que mon age, je ne vous cacherais pas que ça fait un petit velour 😉

Épisode 143 – Las Ciudades Historicas; Guadalajara + Guanajuato + San Miguel de Allende + Queretaro + Morelia

Fast forward de plus de 1000km entre Barranca del Cobre et le centre du Mexique.

Avant mon arrivé à Ciudad de Mexico (Mexico City), je me suis donné comme objectif d’explorer 5 des plus belles villes mexicaines, dont 4 sont inscrites au Patrimoine de l’UNESCO.

Je troque mes bottes de montagne pour mes yeux d’architectes!

GUADALAJARA – MARIACHIS ET CIE

2ème plus grande ville du Mexique, Guadalajara n’a pas un passé des plus glorieux. Peu d’évènements marquants s’y sont défoulés jusqu’au jour (il y a 40-50ans) où de nombreuses compagnies américaines s’y sont installées, dont la ville tire sa prospérité d’aujourd’hui.

Sans être un fait historiquement marquant, Guadalajara est la ville d’origine des Mariachis. Faisant de nos jours parti intégrante de l’identité mexicaine, ces espèces de boys bands, portant de gros sombreros et jouant des cuivres sur des airs festifs, ont vu le jour dans les rues de la ville il y a un peu plus de 100ans.

La Tequila (boisson alcoolisée) fut aussi inventée dans la ville de… Tequila… à une centaine de km.

Le centre historique tourne autour de 2 bâtiments; la Catedral de la Asuncion et l’Instituto Cultural Cabana.

Catedral de Asuncion

Fait très particulier pour une église, le bâtiment est carré (au lieu d’être rectangulaire).

La cathédrale est ceinturée par 4 parcs; 3 de forme carrée et 1 rectangulaire. Lorsqu’on regarde le tout en plan, l’ensemble ressemble à une croix.

Instituto Cultural Cabanas

Je fais très rarement des visites de musées, mais le fait que celui-ci soit inscrit au Patrimoine de l’UNESCO a capté mon attention.

Tour à tour Hospice (hébergement pour les pauvres + orphelinat), puis baraquement militaire, pour finalement être transformé en musée, Hospicio Cabana est un complexe impressionnant.

L’intérieur de la chapelle, avec ses superbes fresques très sombres, comme on en voit rarement dans les édifices religieux, est sans aucun doute le highlight.

GUANAJUATO – ATTENTION AUX GRENOUILLES

Si no subiste y bajasta escalones no estuviste en Guanajuato!

(Si vous n’êtes pas en train de monter ou descendre, vous n’êtes pas à Gianajuato)

D’un simple campement de mineurs, Guanajuato, qui signifie « collines pleines de grenouilles », s’est frayée une place au palmarès de l’UNESCO. Réputée comme la plus belle ville du Mexique, elle est souvent cité parmi les plus belles du monde.

Avec Potosi (Bolivie), Guanajuato fut la plus grande mine d’argent des Amériques. On raconte que plus du 1/3 de l’Argent (le métal) extrait sur Terre durant le 18ème siècle provenait de ses mines.

De nos jours, Guanajuato est un jeu de Serpents et Échelles grandeur nature; vous êtes constamment à monter ou descendre, en utilisant les innombrables escaliers (escarpés) et tunnels (sombres), pour vous frayer un chemin dans un labyrinthe de rues sinueuses partant dans tous les sens. Qui sait sur quoi vous allez déboucher; un parc, une église, un autre escalier.

Je ne crois pas qu’il y ait une seule rue droite ou sans inclinaison dans toute la ville. La ville est tellement tout sauf une trame carrée que même la place publique au centre de la ville est ronde/triangulaire.

Depuis le Mirador Pipila, une colline au centre de la ville, la ville donne l’impression d’être une tonne de blocs Lego de toutes les couleurs, qui auraient été disposés de manière aléatoire sur des collines arides.

Pour ce qui est des grenouilles, dont la ville tire son nom, j’ai bien peur qu’elles aient disparues depuis longtemps.

Morbidité Touristique

Un Encuentro Exceptional e Intimo con la Muerte (Une Rencontre Exceptionnelle et Intime avec la Mort)!

Le Museo de las Momias de Guanajuato est l’une des visites les plus perturbantes que j’ai pu faire dans ma vie!

Il y a 100ans, le cimetière de Guanajuato débordait. Au lieu d’en créer un nouveau, les autorités se sont octroyé le droit d’exhumer les corps après 5ans en terre, si la famille du défunt ne payait pas une taxe pour que le corps reste en terre, pour les envoyer à la crémation (bruler).

Quelle ne fut pas leur surprise de découvrir que plusieurs des corps s’étaient momifiés au lieu de se décomposer.

Dès lors, et jusqu’aux années 70, la ville statua que « si un corps momifié est découvert durant l’exhumation, ce corps est considéré comme un héritage culturel et devient la propriété de la ville de Guanajuato ». Avez-vous déjà entendu parlé d’un règlement de ville aussi bizarre?!?

Répondant à un désir de la population de voir les mommies, les autorités exposèrent les corps dans la crypte du cimetière. Les gens allaient jusqu’à toucher, embrasser, et même briser une parti des momies pour conserver un souvenir.

Ces corps momifiés sont aujourd’hui exposés dans un Musée… derrière des vitres.

Museo Alhondiga Granadita

Construit à la fin du 18ème siècle afin d’être un entrepôt à grain, le bâtiment a plutôt trouvé sa place dans l’histoire mexicaine!

28 Septembre 1810 – Aux balbutiements de la Guerre d’Indépendance Mexicaine, le prêtre Miguel Hidalgo, reconnu aujourd’hui comme le Père de la Partie Mexicaine, marchait sur Guanajuato à la tête des forces indépendantistes fraichement formées (oui… un prêtre à la tête d’une armée).

Les forces royalistes de Guanajuato s’était repliées dans Alhondiga Granadita, converti depuis peu en une forteresse militaire.

Impossible à prendre et essuyant de lourde perte, un pauvre mineur surnommé El Pipila fixa un bouclier de pierre sur son dos, se mit à ramper jusqu’à la grande porte de bois, et mit le feu au bâtiment avec une torche, brulant vif les forces royalistes à l’intérieur.

Fort d’une 1ère victoire militaire des indépendantistes, les hostilités étaient officiellement lancées, menant à beaucoup de bains de sang comme celui-là et à l’indépendance du Mexique en 1821.

Après avoir été une prison pendant près d’un siècle, Alhondiga Granadita est désormais un musée sur l’histoire du Mexique.

SAN MIGUEL DE ALLENDE – EL CORAZON DE MEXICO

(Le Coeur du Mexique)

Ville de l’UNESCO, fondée sous le nom de San Miguel par des missionnaires, l’endroit fut rebaptisée San Miguel de Allende en l’honneur de Ignacio Allende, l’un des instigateurs de l’Indépendance du Mexique.

Lui et Miguel Hidalgo (mentionné ci-haut) ont inspiré les mexicains à se soulever et ont mené les 1ères attaques contre les forces royalistes en 1810-1811. Leur parcours coupa court quand ils furent trahis, capturés et fusillés en 1811… mais le mouvement perdura.

La ville de Dolores Hidalgo, située à 40km de San Miguel, est reconnue comme le berceau de l’Indépendance Mexicaine (c’est l’endroit où le Miguel Hidalgo était prêtre), tandis que San Miguel de Allende fut la 1ère ville d’importance à rejoindre le mouvement.

De nos jours, San Miguel de Allende une belle petite ville coloniale, avec des bâtiments colorés aux diverses teintes tirant sur le rouge et le orange.

L’endroit transpire de touristes… mais vaut la peine de s’y attarder 1/2 journée.

Parroquia de San Miguel Archangel

La vedette incontestée de San Miguel est l’église dont la forme est inspirée de la Sagrada Familia (Barcelone).

Déjà impressionnant de jour, le Parroquia est éblouissant en revêtant son manteau de lumières une fois la nuit tombée.

QUERETARO – VIVRE EN PAIX

Santiago de Queretaro, aussi inscrite au Patrimoine de l’UNESCO, est un endroit où s’est déroulé plusieurs événements marquants de l’histoire du Mexique.

Queretaro est l’un des rares endroits au Mexique où les espagnols et le peuple pré-colombien vivent en paix depuis la fondation de la ville.

1847 – Alors que les américains avaient envahi le Mexique et marché sur Mexico City, la capitale du pays fut temporairement déplacée à Queretaro.

Incidamment, c’est là que fut signé le Traité Hidalgo-Guadeloupe, signifiant la fin de la Guerre Mexique/USA… aux conséquences catastrophiques pour le Mexique.

1867 – C’est à Queretaro que se retrancha l’Empereur Maximilien, le roi qui avait été placé à la tête du Mexique par les français. Il y fut capturé, jugé et exécuté.

J’ai eu une très mauvaise 1ère impression de Queretaro Version 2017; une ville historique désormais submergée dans une grande ville sans charme! Le Centro Historico n’arrive pas à la cheville de Guanajuato, Morelia, San Miguel, et même Guadalajara!

Arcos de Queretaro

Seul les impressionnantes arches de pierre du vieil aqueduc surélevé d’inspiration romaine, qui acheminait autrefois l’eau jusqu’à la ville, ont su capter mon attention… et encore… il était noyé dans une mer de laideur.

Vous voulez en savoir plus sur la Guerre Mexique/USA et l’Invasion Française? Vous référer à mon Épisode Spécial – Il était une fois le Mexique!

MORELIA – JARDIN DE LA NOUVELLE ESPAGNE

Dernière, mais vraiment pas la moindre, de ma tournée des 5 Ciudades Historicas du Centre du Mexique.

Connu sous le nom Valladolid jusqu’à l’Indépendance du Mexique, l’endroit fut rebaptisé Morelia en l’honneur de Jose Maria Morelos, l’un des héros de l’Indépendance Mexicaine.

Ville inscrite au patrimoine de l’UNESCO, Morelia porte plusieurs surnom; « La Ville des Pierres Roses », « La Ville des Portes Ouvertes », ou encore « Le Jardin de la Nouvelle Espagne ». Bref, vous comprenez que c’est une ville aux bâtiments roses, accueillante, et pleine de végétation.

En dehors du circuit touristique comparativement au 4 autres (ce qui est un non sens), Morelia semble avoir été une ville très riche à une certaine époque. L’architecte en moi a eu le souffle coupé par la beauté et la richesse du centre historique. La ville invite à la flânerie et au vagabondage avec les plus beaux espaces urbains que j’ai vu en Amérique Latine.

Je ne suis vraiment pas du type « voyageur qui s’arrête 10-30min à un endroit pour contempler »… mais je l’ai fait souvent à Morelia.

Cerise sur le Sundae, au coucher du soleil les bâtiments prennent une teinte rosée en raison de leur parement de pierres… roses.

Après plus d’un mois au Mexique, il est grand temps de faire mon entré dans la capitale…

P.S. I – Les 5 villes en 1 affirmation;

Guadalajara – Si vous êtes en avance sur votre itinéraire!

Guanajuato – À ne pas manquer!

Morelia – Mon coup de coeur des 5 Ciudades Historicas!

San Miguel de Allende – À voir… mais ne vous éternisez pas!

Queretaro – Passez votre chemin!