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Épisode 2 – Une nuit…blanche…dans le désert

Namaste tout le monde!

Bienvenue à Pushkar… l’endroit le plus reposant où j’ai eu le plaisir de poser mon sac à dos jusqu’à maintenant (en prenant pour acquis que je suis en Inde et qu’il n’y a rien de reposant).

Pushkar est un beau village (‘’indiennement’’ parlant, parce que c’est toujours aussi sale et rempli de détritus) ayant un lac sacré en son centre. C’est très simple; bétonnez le pourtour d’un lac avec des escaliers.. Ajoutez une route qui ceinture le tout.. Transformez cette route en un immense bazar (marché – vendeur de tout et n’importe quoi).. Ajoutez de petites montagnes tout autour.. et mettez la flore et la température en mode désertique. Vous avez Pushkar!

Le matin de ma 1ère journée, je me levais à 5h du matin pour aller admirer le lever du soleil de la plus haute montagne à proximité. L’hôtel où je logeais avait une barrière de sécurité et j’ai littéralement dû m’évader. Me voyant sortir de l’hôtel, le gardien a voulu m’empêcher, prétextant qu’à cette heure, c’était dangereux dehors (foutaise). J’ai donc feinté de retourner à ma chambre.. pour finalement passer par la fenêtre du corridor et sauter la clôture. Lever de soleil avec des petits singes; check!

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BIKANER

Je n’ai pas grand-chose à dire à propos de cette ville, mis à part que c’est le premier endroit où je n’aurais pas dû m’arrêter (ce ne sera surement pas le dernier). La ville est très ordinaire et le palais (qui est sensé être l’attrait principal), n’a rien d’original. Un peu à l’extérieur de la ville se trouve le temple Karni Mata. Mon guide Lonely planet mentionnait qu’il était impossible de passer par Bikaner sans aller faire un ‘’pèlerinage’’ à ce temple. Bon… on va mettre les choses au clair, c’est à ne pas manquer pour les amateurs de temple vraiment moche rempli de millions de rats! Pour les autres, passez votre chemin!

J’ai eu droit à mon 1er film indien. L’indien avec qui j’’étais m’a fait écouter un classique du cinéma indien. Ce classique indien avait tous les éléments réunis pour être un très mauvais film de série B ou un excellent film de série C (si ca existe); un jeu d’acteur tout sauf crédible, un scénario qui ne tient pas la route, des micros et autres éléments techniques apparaissant par-ci par-là et un langage qui passait de l’anglais à l’indien à tout moment. Le plaisir a surtout été de regarder les indiens regarder le film.

Une autre 1ère; j’étais en train de visiter le fort de la ville quand 2 indiens m’ont demandé  »can you take a picture of us? ». J’ai donc saisit l’appareil photo… pour me faire dire  »no no sir, picture of you and me ». Nous étions en pleine visite du palais, mais j’étais l’attraction. J’ai assurément fait sa journée à voir le sourire qu’il avait.

JAISALMER – LA CITÉ DU DÉSERT

Direction Jaisalmer, ma destination principale en ce début de voyage. Ville d’environ 60000 habitants située en plein désert du Thar, à la frontière entre l’Inde et la Pakistan, Jaisalmer est très prisé des touristes pour 2 raisons; son majestueux fort et la possibilité d’y faire des safaris à dos de chameau.

Avant toute chose, il faut préciser que le désert du Thar n’est pas comme on pourrait se l’imaginer; c’est une terre avec un climat très aride, mais les dunes de sables sont plutôt rares… exception faite de 2 grandes dunes; Sam’s dunes et Khuri.

Le fort, qui se dresse au milieu de la ville, ressemble aux forteresses de sable que l’on voit dans les films. Maintenant ceinturé par une ville, je ne peux m’empêcher d’imaginer ce à quoi cela devait ressembler il y a quelques siècles au beau milieu du désert.

4.5  5.5

Pour le safari en chameau, j’ai opté pour Khuri.

Pourquoi? Aucune idée.

Situé à environ 40km de Jaisalmer, Khuri est un minuscule village. Le programme comprenait une promenade en chameau de 3-4 heures au coucher du soleil, un souper/soirée thématique typique aux habitants du désert et une nuit à la belle étoile.

Dire que j’ai apprécié la promenade à dos de chameau serait mentir! Je me contenterais de dire que les chameaux ne sont pas optimisés pour les hommes.

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En ce qui concerne la soirée thématique, je n’élaborerais pas plus sur le sujet puisque je me suis promis de ne pas juger les indiens. Je vous dirai simplement que j’aimerais mieux passer la soirée à entendre Guillaume Fafard  »jouer » de la guitare. Autrement, j’ai apprécié le malaise que les quelques touristes français ont éprouvé lorsque les indiens ont chanté ‘’Frère Jacques’’ dans un français approximatif.

Concernant la nuit à la belle étoile… vous aurez peut-être remarqué que je n’ai pas utilisé le terme ‘’dormir’’ à la belle étoile. En effet, pour avoir dormi, il aurait fallu que je ferme les yeux. La nuit avait bien commencé, à regarder les étoiles et les nombreuses étoiles filantes, tout en parlant de hockey avec un gars de Toronto. Tout cela étant avant que le vent se mette de la partie. En quelques secondes, l’air se remplissait de sable. Pour chaque mm de mon corps qui dépassait de la couverture, j’avais droit à un polissage en règle. Le lever du soleil valait pleinement la nuit d’enfer.

chambre à Khuri  IMG_3851

Après maintenant 10 jours en Inde, je réalise la chance que nous avons de vivre dans un pays comme le Canada. Il y a tellement d’éléments et de services que nous tenons pour acquis dans notre quotidien que les gens d’ici n’oseraient même pas rêver d’avoir.

La pauvreté et la misère sont PARTOUT. Le nombre d’indiens qui peuvent me prendre la main dans une journée, ou me suivre afin de me demander de l’argent, ne se compte pas sur les doigts… même si j’avais 6 mains. Tandis que les plus chanceux ont une maison (pour les besoins de la chronique, un toit est considéré comme une maison), certains dorment dans la rue avec les animaux sauvages. Même ceux qui semblent avoir un bon travail font pitiés. Bon nombre d’entres-eux, que ce soit le restaurateur ou le directeur de l’hôtel, dorment dans le lobby/restaurant afin d’économiser de l’argent. Leur vie se résume à leur travail.

Ce qu’il y a de plus drôle (ce n’est pas drôle), c’est que l’autre jour en me promenant dans la rue j’ai vu un petit chien qui boitait d’une patte. J’ai eu un ‘’moton’’ dans le cœur et j’ai tout de suite voulu lui venir en aide. Je me suis ensuite trouvé vraiment con de m’en faire pour un petit chien, mais de rester de glace devant la misère indienne.

J’ai le jugement (très) facile en temps normal, mais ici je m’efforce de ne pas trop déranger et de faire selon les us et coutumes. J’essai avant tout de comprendre.

Direction Mumbai (Bombay) plus au sud!

Catégories : Inde
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Publié par Nicolas Pare le 16 mars 2013
4 Commentaires Poster un commentaire
  1. 03/16/2013
    Ta soeur

    c’est bien beau tout ce que tu as écris!!! Soit prudent!!! 🙂

    Réponse
  2. 03/16/2013
    Faf

    Je vais t’envoyer un CD de mes plus grands Hits!

    Réponse
  3. 03/19/2013
    Maxime (BLA)

    D’une fois à l’autre je ne peux me lasser de te lire (Très bonnes photos d’ailleurs). Continue comme ça tu semble très bien partie.

    Bonne voyage!!

    Réponse
  4. 03/21/2013

    C`est vraiment passionnant de te suivre un peu comme ça.Bonne continuité et fais attention à toi.

    Réponse

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