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Épisode 5 – On prend toujours un train…

À la fin de ma dernière chronique, je mentionnais que j’étais sur le point de prendre un train de nuit pour Ahmedabad avec l’intention d’y passer 1 journée, pour ensuite mettre le cap sur Mumbai dès le lendemain. Ça c’était la théorie… et comme tout le monde le sais, la pratique est bien souvent très différente Entre mon départ de Udaipur et mon arrivé à Mumbai, j’ai plutôt pris des décisions sur des coups de têtes et j’ai visité 3 villes, 2 sites touristiques majeurs en Inde, pris 3 train de nuit (durée de 8, 9 et 11 heures respectivement), pris 1 train de jour (durée de 3 heure) et fait 2 trajet de bus de 6 heures chacun… en 4 jours.

Pourquoi? Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous expliquer, mais d’abord, j’aimerais vous parler du système ferroviaire en Inde.

La première chose à savoir à propos de ce système est que c’est TRÈS COMPLIQUÉ (je crois que ça bat à plate couture la fonction publique canadienne et québécoise). Cela peut entrainer beaucoup de confusion lors des premiers jours ici et je crois qu’il faudrait toute une vie pour assimiler la tonne de règlements. Vous pensez avoir un billet de train et finalement vous ne pouvez pas prendre le train…

Il y a donc 2 types de trains; les trains de jour (généralement de courte durée) et les trains de nuit (pour les trajets de longue durée avec des couchettes). Pour ces 2 types de trains, il y a différentes classes.

Pour les trains de nuit, il y a AC1 (1ère classe air climatisé), AC2 (2ème classe air climatisé), AC3 (3ème classe air climatisé), Sleeper (wagon couchette sans vitre et sans air climatisé qui ressemble à un dortoir miteux) et la 2ème classe (sans air climatisé et sans couchette…juste des bancs). Les 3 classes AC sont généralement occupées par des indiens aisés, tandis qu’on retrouve la classe moyenne indienne dans la classe sleeper. Pour ce qui est de la 2ème classe, c’est la classe du ‘’peuple’’… donc occupé par les indiens pauvres (donc la majorité des indiens). Cette dernière classe ne nécessite aucune réservation à l’avance (1er arrivé, 1er servi…vous devriez voir les indiens se précipiter dans cette classe quand le train arrive en gare…ils ne laissent même pas le temps à ceux déjà à l’intérieur de sortir). Je ne conseille à aucun voyageur de prendre cette classe. La grande majorité des backpackers comme moi voyagent soit en classe AC3 ou en Sleeper. Pour ce qui est des trains de jour, c’est beaucoup plus simple, il y a une classe avec air climatisé et une sans.

Ça, c’est la partie facile à comprendre. Là où ça se corse c’est en ce qui concerne le système de réservation. Ce qu’il y a à savoir c’est qu’en Inde, la majorité des billets de train sont mis en vente 90 jours avant le départ des trains. Une pratique assez courante chez les indiens est de réserver plein de billets sur différents train dans la période où ils pensent partir en voyage. Quand le moment arrive, ils sélectionnent le train qu’ils veulent prendre et annulent toutes les autres réservations.

Cela rend donc les voyages improvisés au jour le jour plus difficile à planifier (il y a certains moyens, mais je n’en parlerais pas ici). Pour ce qui est des trains de jour, la situation n’est pas trop problématique et il est facile de se trouver un billet le jour même. Pour les trains de nuit, c’est une autre histoire; il faut généralement réserver au moins 2-3 jours à l’avance et encore là, ce n’est pas sur que vous aurez votre train.

Le système fonctionne donc ainsi; vous sélectionner votre train et si celui-ci contient encore des places disponibles, vous achetez votre billet et le tour est joué. Si par contre le train est complet, vous pouvez acheter un billet sur la liste d’attente et espérer qu’il y aura des cancellations. Pour vous donner un exemple, en bookant mon train l’autre jour, j’étais 90ème sur la liste d’attente avec 2 jours à faire et le jour du départ j’avais une place assurée. Pour ajouter à tout cela, il y a des billets RAC qui font en sorte que les 1er sur la liste d’attente peuvent entrer dans le train sans avoir de siège.

Malgré tout ce que j’ai pu écrire ci-haut, le système de train en Inde est assez efficace et on peu aller presque partout. Il représente donc le meilleur moyen pour voyager à l’intérieur du pays.

C’était donc la petite histoire du système ferroviaire indien. J’ai simplifié au maximum, mais sachez qu’il y a beaucoup d’autre éléments à prendre en compte. Si vous voulez d’autres renseignements, n’hésitez pas à me contacter. Pour tous ceux qui n’ont absolument rien compris à ce que je viens d’expliquer, sachez que c’est tout à fait normal.

Bon, passons maintenant à l’histoire. J’étais donc à vous expliquer mes 4 journées d’enfer entre le moment où j’ai quitté Udaipur et le moment où je suis arrivé à Mumbai.

J’ai tout d’abord pris un train de nuit en direction d’Ahmedabad. J’avais réservé une couchette en classe sleeper et j’étais le seul blanc dans un wagon rempli à pleine capacité d’indien. J’allais donc passer un beau 8h dans un environnement restreint avec mes amis indiens. Ça allait donc être ma prison…euh maison pour la nuit. Excusez le lapsus, c’est probablement les barreaux aux fenêtres qui m’ont confondus en erreur. Le peu d’aversion aux choses dégueulasses qu’il me restait encore depuis mon arrivé en Inde allait donc rester sur la plateforme no.4 de la gare de Udaipur pendant que j’allais continuer mon chemin vers le sud de l’Inde. Contre toute attente, cette nuit dans le train fut ma meilleure nuit jusqu’à maintenant en Inde; le brasement et le son du train avaient un effet reposant sur moi.

Maintenant, que dire d’Ahmedabad, sinon que cette ville devrait être rayée de tous les guides de voyage. Pour ceux qui ont un guide sur l’Inde, on va faire un petit jeu. Ouvrez votre livre aux pages parlant d’Ahmedabad. Prenez ensuite le coin supérieur de ces pages avec votre main droite. Serrez les doigts…et donnez un coup sec. C’est le meilleur truc que je peux vous donner à propos de cet endroit.

Pour être plus précis, c’est le premier endroit où je n’ai pas pris de photos. Ce n’est pas compliqué, le coin le plus touristique de la ville n’a rien de touristique. J’ai été dévisagé plus souvent dans cette journée que durant tout le reste de mon voyage combiné. C’est maintenant clair pour moi, ils devaient tous se demander; ‘’mais qu’est-ce qu’un blanc peut bien faire ici?’’. L’absence de touriste s’explique aussi par le fait qu’il est interdit de vendre ou de boire de l’alcool dans cette région de l’Inde.

C’est donc en très grande partie dû à ma volonté de quitter au plus vite cette ville que je suis arrivé à Mumbai 3 jours plus tard que prévue. À peine quelques heures après avoir posé les pieds dans cette ville, j’ai décidé que j’en avais assez et je me suis présenté à la gare pour voir si il ne serait pas possible de me retrouver sous d’autre cieux. Mon guide de voyage mentionnait de se présenter au guichet 6 (service pour les touristes), ou encore d’aller à l’info touristique à même la gare. J’étais donc assez confiant. C’était cependant avant de m’apercevoir que le guichet no.6…et l’info touristique étaient tous les 2 fermés. Entre vous et moi, ce n’est pas très surprenant parce que j’étais assurément le seul touriste non indien dans la ville. Quelques minutes de panique et d’hyper ventilation plus tard, j’ai décidé de faire la queue comme tous les autres. Après m’être fait dépassé par beaucoup d’indien, j’ai décidé de moi aussi jouer du coude et j’ai finalement pu remplir un formulaire pour booker un train et le tour était joué (c’était beaucoup plus compliqué que ce que je viens de décrire, mais bon…). Ce qu’il y a à savoir c’est que j’ai donc pris un train de jour pour Vadadora (2h au sud) avec comme intention d’aller au site archéologique Champaner and Pavagadh le lendemain.

Petite remarque en passant comme cela; je ne sais pas qui a bien pu inventer l’expression ‘’faire la file indienne’’, mais il devait être soit complètement chaud ou sur l’acide. Cette expression ne tient pas la route puisque tous et chacun vous dépassent sans aucun remord.

La prochaine portion de mon article pourrait très bien s’appeler ‘’Champaner et Pavanadh… ou l’art d’aller où aucun autre touriste blanc ne va’’.

Ça mange quoi en hiver cet endroit? D’une part, Champaner est une ancienne cité fortifié comprenant quelques très belles mosquées. De l’autre, Pavanadh (je ne me rappelle jamais comment prononcer ce mot) est une montagne ayant un dénivelé d’un peu plus de 700m et ayant comme point culminant un temple. En fait, ce lieu jure beaucoup avec le reste du paysage entièrement plat de la région. Le site me faisait beaucoup penser au Mont St-Bruno (en beaucoup plus gros) près de Montréal; une montagne déposé au milieu de la plaine sans trop savoir pourquoi.

Avant de monter la montagne et admirer les temples, il fallait que je m’y rende (à 50km de Vadodara). L’option la plus sur…et très couteuse…était de prendre un chauffeur. J’ai donc décidé de ne pas écouter ma raison et de prendre le bus de ville.

Résultat? Ce n’est pas si mal. Ma plus grande crainte était de savoir si j’avais pris le bon bus puisque tout était écrit en indien et que personne ne parlais anglais. Ce fut heureusement plus de peur que de mal.

Arrivé à bon port, j’ai commencé à stresser pour mon voyage de retour puisque ce n’était pas une station de bus, mais plutôt une route où le bus arrêtait 2 secondes pour laisser monter/descendre les passagers. First thing first, j’ai décidé de m’attaquer à la montagne en me disant que le problème allait se régler par lui-même au fur et a mesure que la journée allait avancer.

Il faut savoir qu’il existe quelques possibilités pour gagner le sommet. D’une part, on peu prendre un sentier de haut en bas. D’un autre, il est possible de prendre un taxi jusqu’à mi-chemin et ensuite rejoindre le sentier. Enfin, il existe un funiculaire à mi-chemin pour les plus fainéants. J’ai choisi quoi vous pensez?

Tou ti tou ta tou ti tou ta tou ti tou ta touu; le sentier… que j’ai appelé gentiment mon chemin de Compostelle.

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Après avoir regretté mon choix pendant la première heure (après 3 semaines en Inde à manger uniquement de la nourriture végétarienne, ma forme physique en a pris un coup), j’ai finalement été récompensé par la présence de plusieurs ruines tout au long du sentier jusqu’à la mi-hauteur et qui auraient été impossible à voir/visiter si j’avais pris un taxi.

À partir de la mi-hauteur, le sentier devient un bazar et vous devez passer au travers des vendeurs, etc. C’est donc dire que je ne pouvais même pas avoir la paix des indiens en faisant un trek.

Après 2-3 heures de souffrances, je suis finalement arrivé au sommet. J’ai eu droit à un super spectacle en ayant un 360 degrés de la région.

En descendant, j’ai décidé de me gâter un peu en prenant le funiculaire. Cette décision a été salutaire pour le reste de ma journée puisque j’ai littéralement été adopté par une famille indienne. Ils ont tout d’abord commencé par me demander une photo individuelle avec chacun des membres de la famille (6 personnes… mais bon, j’attendais le funiculaire à côté d’eux, qu’est-ce que je pouvais faire d’autre).

La demande est venu du père dans un anglais très fluide et j’ai été très surpris par le choix de mots qu’il a décidé de prendre: ‘’ you are the most awesome men I ever met, can we take a picture with you? (vous êtes le plus bel homme que j’ai jamais rencontré, est-ce qu’on peut prendre une photo avec vous?)’’. Ahahahah.

Si il y a bien une chose que je ne m’attendais pas à me faire dire à ce moment c’était bien un compliment de la sorte. J’étais en sueur de la tête au pied, complètement exténué, mon chandail et ma casquette avaient plein de cerne et on me faisait un compliment de la sorte.

C’était donc très difficile de dire non après une telle demande (dommage que ce soit venu d’un homme). Ce que je ne savais pas à ce moment, c’est que ces photos allaient faciliter mon retour en ville. Sorti du funiculaire, ils m’ont payé un taxi jusqu’en bas de la montagne pour ensuite me pointer le bon bus à prendre. J’ai même eu ma première demande d’amitié sur facebook de la part du plus jeune. Il tenait absolument à devenir mon ami alors je lui ai donné mes vrais coordonnés. On verra bien qu’est-ce que ca va donner. Il fera surement une crise de cœur en regardant toutes mes photos de voyage quand il est confiné à vivre dans un dépotoir.

Concernant la descente en taxi (plutôt un jeep), elle valait le déplacement à elle seule. Sur le siège avant, dans un endroit où je voyais un maximum de 3 personnes, nous étions 6. J’avais un grand-père assis sur moi en plus d’être squeezé sur la porte côté passager. Tout cela, pour descendre une route hyper sinueuse à pleine allure. J’ai passé toute la descente à prier pour une seule et unique chose; que la porte ne s’ouvre pas.

Revenu à Vadodara le soir même, j’ai décidé sur un autre coup de tête de prendre un train de nuit (à ma grande surprise, il y avait de la place) le soir même pour Jalgeon, dans le but d’aller aux grottes d’Ajanta le lendemain.

Durant ce train, encore une fois en classe sleeper, tout allait très bien. Pendant qu’un bon 75% des indiens dormaient… l’autre 25% épiaient tous mes faits et gestes (j’étais encore une fois le seul blanc dans le train). Tout allait donc super bien jusqu’à environ 1h avant l’arrivé de mon train à destination. Je savais que mon train avait pris beaucoup de retard, j’étais donc un peu nerveux à l’approche de l’heure fatidique. Chaque ralentissement du train me faisait craindre le pire. C’était comme dans les dernières heures précédant un gros examen à l’école; tu as hâte que ce soit fini, mais tu ne veux pas que le moment arrive.

C’est environ à ce moment que quelque chose de magique s’est produit; les quelques 5 indiens à qui j’avais demandé si c’était le bon train (quand j’étais encore en gare) et/ou si ma station était sur le point d’arriver sont tous venus me dire que je devais débarquer à la prochaine station dans un espace de 5 minutes. La plupart d’entre-eux n’étaient même pas dans mon wagon, c’est donc dire qu’ils se sont donné beaucoup de mal pour m’aider. Cette grande générosité de leur part a vraiment secoué la mauvaise opinion que j’avais à propos d’eux. Bon, j’ai toujours une mauvaise opinion des indiens (ce sont de véritables tâches), mais il y a un peu de bien héhé.

Je suis donc arrivé à Jalgaon gonflé à bloc. Pour une fois, tout fonctionnait. J’avais même réussi à avoir une chambre dans l’hôtel que je voulais (une rareté jusqu’à maintenant). Cependant, le gérant a quelque peu (beaucoup) cassé mon fun en m’annonçant que les grottes d’Ajanta étaient fermées le lundi (donc le lendemain). Caliss… Il m’a dit que c’était écrit noir sur blanc dans le lonely planet. Après relecture, je dois lui donner à moitié raison. C’est mentionné; ‘’ouvert du mardi au dimanche’’ et non FERMÉ LE LUNDI. Et puis après, même si j’avais lu la note, cela fait bientôt 2 semaines que j’ai perdu la notion du temps; je fonctionne avec la date et non les jours de la semaine. J’aurais donc probablement fait la même erreur en ayant eu l’information.

Ce petit contretemps foutait en l’air mes plans. J’avais l’intention de visiter Ajanta le lendemain pour ensuite prendre un train de nuit pour Mumbai le soir même, le tout afin d’aller accueillir mes amis François et Pascale à l’aéroport le 26. Il était donc hors de question que je reste un jour de plus là-bas.

Vous faites quoi si vous vous trouvez au milieu de nulle part dans le seul et unique but d’aller visiter l’un des sites les plus visités de l’Inde, qu’il est fermé ce jour là et que vous avez un billet de train pour quitter l’endroit le soir même? Ceux qui ont dit : se lever à l’aurore, prendre un bus durant 6heures pour aller voir un site similaire (les grottes d’Ellora… qui sont aussi un site touristique très visité en Inde), visiter le site, reprendre le même bus pendant 6 heures pour revenir au point de départ, prendre un train de nuit en fin de soirée  et arriver à Mumbai à l’aurore le lendemain… vous gagnez. Ce n’est pas compliqué, c’est comme si je m’étais réveillé un bon matin au Lac-St-Jean, que j’étais monté à Montréal pour visiter le planétarium et que tout de suite après j’étais revenu au Lac.

Pendant que j’y pense, il faudrait un jour penser à inventer un nouveau mot pour décrire la vitesse des transports en commun en Inde (je suppose que c’est partout pareil en Asie) puisque le mot lent n’est pas assez fort. Le trajet de bus 6h allé et 6h retour était pour une distance de 140km… Tant qu’à y être, même les trains express qui sont affublés du terme  »super fast » sont lents. L’autre jour j’ai fait 400km en 9h.

Concernant maintenant les grottes d’Ellora. Le meilleur moyen de vous décrire cet endroit est de faire un petit bricolage. Allez laver vos mains et je vais tout vous expliquer par la suite.

Vous avez donc besoin d’une montagne (préférablement avec de la roche non friable et pas trop d’arbres sur le dessus), des mains avec de très long ongles…ou des outils, beaucoup de volonté et pas mal d’imagination. Vous prenez donc la montagne et vous y sculptez 34 temples plus impressionnant les uns que les autres (bon, je l’avoue, il y en a une dizaine d’assez ordinaire). Voila votre bricolage terminé.

Plus sérieusement, ces temples, qui ont été sculptés entre le 6ème et 9ème siècle (me rappelle plus si c’est avant ou après J.C.) sont des endroits très importants pour les religions hindou, bouddhiste et jainisme. On m’a expliqué que la religion bouddhiste s’est principalement développée en Inde avant de se faire chasser de là par les musulmans. Ils se sont ‘’réfugiés’’ au Népal, Tibet et en Chine. En Inde aujourd’hui, la religion bouddhiste compose une très petite tranche de la population.

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Lors de cette journée, une chose que j’aurais cru impossible s’est produite; j’ai passé la journée (et je suis devenu ami) avec un couple de chinois très sympathique (oui oui, chinois et très sympathique dans la même phrase). J’ai aussi sympathisé avec un moine bouddhiste (avec la toge et tout le tralala) en vacance en Inde. Il prenait plein de photo avec son iphone et avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Je suis donc retourné à Ajanta en fin de soirée où j’ai finalement pu prendre mon train de nuit pour Mumbai. Fin de l’histoire… pour l’instant.

Les derniers jours ayant nécessité beaucoup de déplacements en train/autobus, cela a fait ressortir un grand sentiment de vulnérabilité et dépendance aux autres. Ce n’est pas compliqué, je dois me fier sur les indiens la plupart du temps… surtout dans les trains.

Une fois à bord d’un train, il y a peu ou pas d’indication sur l’endroit où le train est rendu. Le seul point de repère pour avoir une idée de quand on arrive c’est l’heure d’arrivée prévue sur le billet. Par contre, je ne sais jamais si le train a été plus vite que prévue (j’en douterais, mais c’est arrivé une fois jusqu’à maintenant), ou s’il a pris du retard (ce qui est très fréquent). Ma plus grande crainte est de débarquer au mauvais endroit et de me retrouver au milieu de nulle part sans internet et/ou avec personne qui parle anglais pour m’aider. Je peux vous dire sans hésiter que la chose qui me manque le plus jusqu’à maintenant du Québec est d’avoir mon iphone connecté en permanence à internet. Quelle délivrance ce serait d’être dans un train au milieu de nulle part, d’ouvrir google maps et de peser sur le piton localisation pour m’assurer que je suis toujours sur le bon chemin et/ou si la prochaine station est la bonne. Bref, pour un autodidacte orgueilleux comme moi, ce n’est pas la chose la plus facile à accepter. J’imagine que cela fera de moi une meilleure personne (long soupir)…

Aussi, j’ai habituellement beaucoup de facilité à m’orienter, mais ici ce n’est pas le cas. En fait, mon seul point de repère est le soleil (en début ou fin de journée, parce qu’en milieu de journée il me fourre plus qu’autre chose). Avant de partir pour quelque part, je regarde sur une carte dans quelle direction cela se trouve et je peux au moins me rassurer un peu que le bus ou le train part.

Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserais pas sur cette note mélo-dramatique. J’aimerais plutôt vous entretenir d’une dernière chose qui me fait bien rire.

En occident, il y a les personnes  »normales » et les végétariens. En Inde, la grande majorité des Indiens sont végétariens (sauf les islamiques…si vous voulez manger de la viande, promenez vous près des mosquées). Dans le même ordre d’idée, ici la vache est sacrée. Ils les considérèrent comme étant des réincarnations de leur mère décédé (ou quelque chose comme cela). Ce n’est donc pas une insulte de traiter une femme de vache ici…euh… je m’égare.

Sur les panneaux des restaurants, c’est donc très souvent marqué veg (végétarien) ou non-veg (non végétarien). C’est très important puisque pour certains indiens vraiment à fond dans leur religion, c’est absolument impensable de manger dans un restaurant servant de la nourriture non végétarienne ou encore de manger dans une même cafétéria que quelqu’un ayant apporté un lunch non végétarien. L’anecdote me vient d’un étudiant européen en échange à Delhi. Il s’est faut convoquer au bureau du recteur de l’université parce qu’il avait apporté et mangé du PFK à la cafétéria de l’université…oufff.

P.S. Certains indiens plus gêné s’invente des prétextes pour venir me parler. L’autre jour dans le train, un indien était tout fier de me faire jouer ‘’hit me baby one more time’’ de Britney Spears en me disant ‘’good music from your country’’…

Catégories : Inde
Publié par Nicolas Pare le 1 avril 2013
2 Commentaires Poster un commentaire
  1. 04/1/2013

    Allô courageux jeune homme.Bonne continuité.

    Réponse
  2. 04/8/2013
    Ta soeur

    hahahahaha moi, j’ai manqué mourir de rire quand j’ai lu qu’il y avait un grand-père assis sur toi dans le taxi…. Courage jeune homme!!

    Réponse

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