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Épisode 8 – Beer, Bear, Beard, Bird

Kochi, Cochi, Cochin, Fort Cochi, Fort Kochin, etc. nommez les, toutes les façons sont bonnes pour épeler le nom de la ville (et vous trouverez chacune de ces prononciations utilisées au moins une fois dans la ville) où je suis allé directement après Mysore. Pour les besoins de l’article, nous utiliserons donc Kochi, parce que c’est ma manière préférée bon…

Pour ajouter à tout cela, les stations de train et d’autobus se situent sur le continent dans la portion de la ville appelée Ernakulam. J’étais donc un peu beaucoup confus quand j’ai demandé un billet pour Cochi et que je me suis ramassé à Ernakulam.

Kochi est l’une des grandes villes de la province du Kerala et un incontournable pour tout touriste qui se respecte et qui passe un peu de temps dans le sud de l’Inde. La ville est composée d’une agglomération terne et sans intérêt sur le continent (Ernakulam) et de plusieurs îles, dont celle qui attire les touristes; Fort Kochi. À l’époque des colonies, l’endroit qui se trouve à l’embouchure de l’océan, était un comptoir d’échange très important. Le fort a été tour à tour occupé par les portugais, les hollandais et les britanniques et cela se reflète dans son architecture. C’est donc très agréable de simplement se promener dans les rues et de s’y perdre.

Une chose a frappé mon imaginaire à mon arrivé là-bas. Il y avait sur le bord de l’eau d’immenses structures de bois similaires à des catapultes médiévales (avec un système de balancier). J’ai par la suite appris que ces structures de bois étaient en fait des filets de pêche chinois; la structure comprenant plusieurs filets est balancée dans l’océan et ensuite remontée capturant ainsi plusieurs poissons, vieilles bottes, etc.

L’endroit perd un peu de son charme avec la présence d’un important port pétrolier tout juste de l’autre coté de l’île et de la présence d’une base militaire à quelques centaines de mètres de l’autre coté, limitant ainsi l’accès à la plage à une toute petite portion.

Le soir venu, il vous suffit de vous promener près de la plage pour tomber sur une multitude de marchants étalant tous les poissons qui ont été pêchés durant la journée. Vous pouvez y sélectionner votre/vos poisson(s) pour ensuite aller vous trouver un cuisinier pour vous préparer le tout (ce que j’ai fait). Le Nicolas d’avant l’Inde m’aurait trouvé complètement dégoutant en me regardant manger à main nue un poisson qui était en entier dans mon assiette (avec la tête, la peau et tout), mais bon, un peu moins de 2 mois en Inde te change une personne.

Malgré toutes les belles choses à propos de Kochi, on fait très vite le tour de l’endroit. Cela représentera essentiellement un lieu de repos et/ou de transit qui permet de rejoindre facilement pas mal toutes les destinations du sud de l’Inde, notamment les backwaters (Allepey) à proximités et les montagnes (Munnar et Kumily pour ne nommer que les principaux).

Autrement, depuis mon arrivée dans le Kerala, j’ai remarqué la présence de BEAUCOUP d’églises. Ce n’est donc pas un hasard si le slogan de la province est  »God’s own province » (la province où reste Dieu… en voulant dire que c’est tellement beau que même Dieu demeure là-bas).

Exit Kochi, bienvenue Munnar et les montagnes.

Le trajet de bus de jour qui m’a conduit là-bas s’est fait en 2 temps; 2 heures à passer de ville en ville et 2h30 à foncer à tout allure sur une route sinueuse de montagne. Si vous n’aimez pas trop l’air climatisé naturelle, eh bien sachez qu’il n’y avait pas de fenêtre dans ce bus (peut-être qu’il y en avait à l’époque où il n’était pas périmé… c’est-à-dire dans les années 60) seulement de gros rideau de fer qui peuvent se déplier. Je ne peux tout simplement pas concevoir un trajet sous la pluie dans un de ces bus.

Le trajet en montagne se faisait au travers d’une forêt dense de feuillus et de palmiers jusqu’à ce que Munnar se pointe à l’horizon. À partir de là, Le paysage a changé du tout au tout. La forêt a fait place à des flancs de montagnes aménagés en champs de thé. Il y avait donc de petits arbustes d’un vert vif partout. De ce fait, je peux vous confirmer que le thé n’a pas seulement des capacités de relaxation quand on le déguste, mais aussi quand on le contemple à son état naturel. J’’étais d’une zenithude absolue… même si j’étais assis squeezé entre mon sac et pas le plus petit des indiens.

Après quelques 4h30, j’ai eu droit à mon désormais habituel  »last stop (dernier arrêt) ». Tout le monde descend.

Munnar est l’un des endroits qui est à l’origine de la renommé de l’état du Kerala. La ville se trouve à 1500m d’altitude et l’air y est plus frais et beaucoup moins chargé en humidité. À l’époque de la colonie Britannique, le gouvernement du sud de l’Inde passaient l’été dans cette station de montagne pour ainsi éviter la canicule.

Les plantations de thé qui tapissent la grande majorité des vallées environnantes sont la raison principale d’aller là-bas puisque les panoramiques sont à couper le souffle. Vous pouvez vous promener librement directement dans les plantations autour de la ville. Autrement, vous pouvez louer un scooter pour la journée et en sortant de quelques kilomètres de Munnar peu importe la direction, vous aller tomber sur des paysages plus époustouflant les uns que les autres. Aussi, l’un des endroits à ne pas manquer se nomme Top Station; c’est un belvédère se situant à 33km de la ville qui offre une belle vue sur les montagnes.

Malheureusement pour vous, Munnar est le genre d’endroit qui se prend difficilement en photo, dans la mesure où aucune photo ne pourrait lui rendre justice puisque le ciel est souvent nappé d’un faible couvert nuageux ce qui a pour effet de diffuser la lumière uniformément (le ciel sort blanc éclatant).

J’ai donc pris un bus public tôt le matin pour me rendre à Top Station. En montant, j’étais un peu déçu puisque le chemin longeait beaucoup de plantation, mais cela allait trop vite et tout dépendant du coté du bus bondé que tu étais, tu ratais toujours des paysages. Après avoir ri en pleine face du prix que le chauffeur de tuk tuk me proposait pour redescendre vers Munnar (il faut savoir que le Top Station n’est qu’un arrêt parmi tant d’autre pour le bus, on peu donc attendre longtemps avant qu’un autre bus passe) j’ai décidé de… retourner en ville à pied.

Alors, je veux vous entendre chanter avec moi;  »33 km à pieds, ça use, ça use, 33km à pieds, ça use les… » gougounes.

J’entre très probablement dans le club des fous ayant marché Top Station à Munnar à pied. Je ne veux rien enlever aux autres, mais je vais avoir 2 astérisques à côtés de mon nom; d’une part, je l’ai fait en babouche et de l’autre, j’avais une blessure au bras qui me grugeait beaucoup d’énergie. Ahhh, aussi, le 33km est la distance officielle entre la ville et mon point de départ. Selon mon application Nike sur Iphone, j’aurais fait 40km en comptant tous les détours.

Est-ce que je l’ai regretté? Pas du tout. J’étais entouré presque continuellement de flancs de montagne tapissés de thé. Avoir eu un chauffeur, je n’aurais pas pu autant apprécier. Cependant, mes pieds ne sont pas du même avis. J’ai eu beau leur expliquer qu’ils avaient eu une grosse journée de repos la veille et que depuis le début du voyage ils n’avaient pas été très sollicités, ils m’ont expliqués que cela ne fonctionnait pas comme cela dans la fonction publique québécoise; tu ne peux pas justifier une grosse journée de travail parce qu’on a rien fait depuis 1 mois…

En bref, est-ce que c’était une idée stupide; sans AUCUN doute. Est-ce que je suis content de l’avoir fait; oui. Pourquoi? Eh bien, j’avais besoin de faire quelque chose qui allait booster mon moral puisque depuis mon accident à Hampi, je broyais pas mal du noir. Aussi, je suis content de ne pas avoir succombé à embarquer dans l’un des nombreux véhicules qui se sont arrêtés pour m’offrir un retour gratuit en ville.

Tout cela étant dit, je ne conseille à personne de faire ce truc de fêlé. Si vous voulez faire quelque chose qui y ressemble, je vous conseille plutôt de marcher de Top Station à Yellopetty (km 33 à 28), de prendre ensuite un bus (pas cher) ou tuk-tuk qui vont passer sur la route jusqu’à Mattupetty dam (barrage) au km 11 et d’ensuite faire le reste de la route en marchant. Comme cela, vous verrez les meilleurs endroits et vous aurez sauvé 16km.

En terminant sur le sujet, j’aimerais remercier mes babouches, quoique collante à la fin, qui m’ont supporté tout le long et la quantité d’indiens qui m’ont demandé tout au long du chemin;  »where are you going? (où est-ce que tu vas comme ça?) » et la face complètement médusée qu’ils faisaient en entendant la réponse;  »Munnar ». Certains commençaient alors à vouloir répondre  »but… (mais…) » et c’est à ce moment que je continuais mon chemin.

À mon retour à l’hôtel après ma marche de la mort, j’ai rencontré un américain (Roark (oui oui, c’est un nom) – de Seattle – a lâché son travail il y a 1,5mois et voyage en Asie pour au moins 1 an) avec qui j’ai beaucoup d’affinités. Le lendemain, juste avant d’aller prendre mon bus pour Kumily, je l’ai croisé dans le corridor et je lui ai proposé de venir avec moi là-bas. Il n’en fallait pas plus pour le convaincre et il a fait ses bagages en 2 temps 3 mouvements.

Nous nous sommes donc pointé à la station de bus pour apprendre que la liaison avait beaucoup de retard (heures) ce jour là. Nous étions au total 6 touristes, alors nous avons décidé de louer un taxi (jeep). Plusieurs d’entre-nous on cru que ce jeep serait notre tombeau tellement notre chauffeur roulait en malade (il roulait plus dangereusement que la moyenne des indiens qui roulent déjà dangereusement). Il dépassait des gens en plein virage en flanc de montagne sans pouvoir voir si un véhicule pouvait s’en venir en sens inverse. Bref, a hell of a ride et cœur sensible s’abstenir (j’étais sur le bord d’être malade).

Durant le trajet, une autrichienne qui m’avait vu marcher le long de la route la veille m’a affublé du surnom  »Crazy Canuck’’. Pour ceux qui ne le savent pas, le terme Crazy Canuck désignait les membres de l’équipe masculine de ski dans les années 70. Ils étaient réputés pour être sans peur et puisque le sport national en Autriche est le ski et que l’autrichienne connaissait  l’histoire du ski par cœur (elle m’a nommé le nom des 4 membres des Crazy Canuck), comme moi j’en ferais de même pour le hockey, le nickname est parti de la.

En ce qui concerne Kumily maintenant…

Tout d’abord, cet endroit peut créer la confusion. Certains emplois le nom de Kumily pour l’identifier, d’autre Peryard et d’autre Thekkady. Si vous allez là un jour, sachez que cela fait référence à un seul et même endroit et qu’ils sont aussi valides les uns que les autres.

La raison pour aller à Kumily était bien simple; la ville est à 2 pas du Peryard Wildlife National Parc, la plus grande réserve d’animaux sauvages dans le Sud de l’Inde et la 2ème en superficie au pays. Le parc abrite entre autre des tigres et des éléphants sauvages. J’avais lu qu’on pouvait y faire des treks en petit groupe accompagné de guide et c’était la raison de ma présence là-bas (il n’y a absolument rien d’autre à faire). C’est pas mal le discours que j’avais tenu à Roark pour qu’il me suive là-bas.

À notre arrivé, nous avons donc tout de suite réservé le Border Trek; une marche dans le parc de 8am à 5pm, lunch inclus. Dès le départ, on nous avait avertis que c’était quasiment impossible de voir un tigre à cette période de l’année et qu’il y avait de bonne chance de voir des éléphants. Dans la tête de moi et Roark, le « quasiment » et « bonne chance » ont été interprétés;  »on va voir des tigres et des éléphants sauvages ». Le mot sauvage est très important puisque j’ai vu beaucoup d’éléphants en captivités jusqu’à maintenant, mais dans la nature c’est différent et je suis toujours vierge d’éléphants sauvages.

Constat de la journée; 24km de marche (seulement 2 jours après ma marche de 40km) dans des sentiers de montagnes à monter et descendre des montagnes à la recherche d’éléphants et de tigres sauvages. Résultat de la recherche; aucun tigre, aucun éléphant, que des foutus bisons, mais des panoramas à couper le souffle.

Pendant toute la promenade, nous étions accompagnés par 2 guides, un chasseur armé d’un fusil de chasse (on marchait dans le parc… sans clôture) et de 2 autres touristes. Sans avoir vu de tigres, le feeling que j’avais durant toute la journée en parcourant les plaines, forêts, brousses, etc. était l’impression d’être dans le film Jurassic Park. J’avais le feeling qu’un T-Rex allait sortir à tout moment de nul part et le fait qu’un des gardes ait été armé renforçait cette impression.

Sinon, l’un des guides, probablement pour compenser l’absence d’animal, n’arrêtait pas de nous pointer des tas de merde d’éléphants et de tigres… toute la journée (une fois c’est bien, 2 fois cela peut aller, mais 15-20 fois, on repassera).

Les meilleurs moments du trek sont survenus quand l’un des guidess’est mis à nous parler des ours qui vivent dans le parc (il y a des ours noir). À notre plus grand plaisir, à chaque fois qu’il voulait prononcer le mot ours (bear), il prononçait plutôt bière (beer). Cela a donc donné de désormais grands classiques comme  »you can see beer in the tree left to the trail (vous pouvez apercevoir des bières dans l’arbre à gauche du sentier) »,  »beer use to go there at night (des bières ont l’habitude de venir ici la nuit) » ou encore ‘’this hole was made by beer (ce trou a été creusé par des bières)’’. Moi et Roark avons donc commencé à chantonner  »Beer, Bear, Beard (barbe), Bird (oiseau) », comme chanson thème du trek.

Aussi, petite mise en garde, quand c’est marqué « bouffe incluse » méfiez-vous et apportez tout de même quelques choses. Nous nous sommes retrouvé à manger une sorte de pain au déjeuner, une autre sorte de pain au diner et une autre sorte de pain comme collation.

L’absence des 2 grands animaux s’explique en très grande partie en raison du fait que c’est la saison chaude présentement. Les animaux se cachent généralement dans la journée puisqu’il fait trop chaud et de toute façon l’eau est peu présente. En fait, le meilleur moment pour y aller est juste après la mousson; il y a beaucoup d’eau et les températures ne sont pas si intenses. Ahhh… et pour ce qui désirerait faire un truc moins hardcore qu’un trek de 24km, il y a plusieurs autres choix…

Le moment le plus intéressant de notre séjour à Kumily fut de tomber par hasard sur un Liquor Store (qui avait des prix fixes bien identifiés sur un tableau géant… difficile de nous charger plus dans ce temps là). Nous avons donc eu droit à 2 belles soirées avec de grosses bières (1L) pour 1$ l’unité alors que le prix que nous avons généralement à payer est au moins 3 ou 4 fois supérieur (sauf à Goa).

Le lendemain matin, 30 minutes avant d’aller prendre mon bus pour Varkala, Roark est venu me voir pour me dire que c’était un plaisir de voyager avec moi et me proposer d’aller avec lui à Madurai. Les 30 minutes ont passées et j’ai finalement sauté dans le bus direction… Madurai. Je n’ai pas regretté ma décision puisque même si  on m’a parlé en hyper bien de Varkala, cela reste une ville en bord de mer et au lieu de faire un détour, Madurai était à mi-chemin entre Kumily et Chennai (la ville où je prends l’avion pour le Sri Lanka).

Durant le trajet de bus, nous avons participé à une partie d’échec internationalle opposant moi et Roark à 2 indiens qui ne parlaient pas un mot d’anglais et qui étaient squeezé debout dans l’allée. Au départ, je dois avouer qu’on les prenait un peu beaucoup à la légère, mais on a arrêté de rire quand ils ont tués notre reine dans une embuscade. Nous avons finalement gagné la partie, mais cela aurait pu tourner des 2 cotés.

Sinon, Madurai a essentiellement été une étape de relaxation avant mon vol pour le Sri Lanka. Décrite dans le Lonely Planet comme étant l’âme de la province du Tamil Nadu, c’est une très belle ville (toujours indiennement parlant parce si c’était au Canada, je vous conseillerais fort probablement d’aller à Thunder Bay – ONT ou encore St-Quentin – NB avant…même si il n’y a rien à faire dans ces 2 villes), mais il n’y a pas grand chose à faire.

Tout au long de mon séjour là-bas, j’avais l’impression d’être au beau milieu du film  »Spy Game », dans une ville du moyen-orient, en train d’incarner Robert Redfort ou Brad Pitt (excellent suspense de guerre en passant), l’ambiance était la même.

Sinon, il y a 2 choses à ne pas manquer.

D’une part, le temple de la ville est grandiose… et l’entrée est très abordable. Cependant, vous aurez à passer au travers de la fouille la plus minutieuse que j’ai eu à passer en Inde (aéroport compris) pour y arriver. Normalement, il y a des détecteurs de métal et quand ça beep à ton passage, tu n’as qu’à sortir un élément de tes poches et le montrer au garde pour qu’il continue de s’en foutre assis sur sa chaise (j’ai toujours pu garder mon couteau dans mes poches, même au Taj Mahal). Pas dans ce cas là… La gardienne se prenait littéralement pour une super héro et nous avons eu droit à la fouille le plus méticuleuse que j’ai eu droit jusqu’à maintenant dans ma vie. Après avoir retiré nos chaussures (comme dans chaque temple), la garde nous a apostrophé avec un salut militaire et un cri de mort;  »booom ». Pour vous épargner les détails, il a fallu que je prenne une photo avec elle et moi et que je lui monte la dite photo pour lui prouver que ma caméra n’était pas une bombe.

L’autre élément à ne pas manquer sous aucun prétexte est une découverte que moi et Roark avons faite à notre dernier soir en ville. En allant prendre un lunch sur l’un des nombreux toits terrasses que les hôtels de la ville proposent aux touristes, nous sommes tombé sur… un bar… ayant été conçu…  à l’image… de l’intérieur… d’un vaisseau spatial tout droit sorti des vieux films de Star Wars et Star Trek.

Ce n’est pas compliqué, les 2 bras et ma mâchoire sont tombés. Le gamin en moi qui adorait ces films (bon, je l’avoue, je les aime encore) capotait. Il y avait plein de petites lumières qui clignotaient partout et l’ambiance était telle que je m’imaginais dans mes rêves. Je me serais par contre passé de musique indiano-techno-bizarre au profit de classiques plus à propos tels  »ground control to major Tom » de David Bowie, etc. Ce n’est pas compliqué, tout amateur de science-fiction doit faire un pèlerinage (euh) au bar Apollo (ouais comme les fusée) de l’Hôtel Supreme.

Sur une note encore plus légerte, beaucoup d’homme à Madurai et dans le Tamil Nadu portent un drap à la place d’un pantalon. Tandis que certains le porte comme une jupe, d’autre le porte comme une couche culotte. C’est quand même drôle de voir un indien avec une belle chemise… et une couche-culotte. Personnellement, c’est comme cela que je me suis toujours imaginé les lecteurs de nouvelles des téléjournals; un beau complet pour la caméra et en bobette en dessous du bureau pour le confort.

La ville a aussi été témoin d’un phénomène très rare. En fait, je crois qu’il y a plus de chance d’apercevoir la comète de Haley qui passe à tous les 72ans je crois (pas sur de l’orthographe). J’ai fait mon L_ _a _e à l’_ _ci_ _ _e (voir à la fin de l’épisode pour avoir la réponse et l’explication). Premier et seul indice que je donnerai; ceux qui me connaissent bien, surtout ma famille, ne pourraient jamais concevoir que j’ai fait cela.

Sinon, je me rappellerais de Madurai comme de l’endroit où j’ai mangé 2 de mes meilleurs repas (hyper pas cher en plus) en Inde jusqu’à maintenant (et ce n’est pas les bons repas qui manquent en Inde). Malheureusement pour vous, je n’ai pas la mémoire des noms de restos et c’était 2 restos pris au hasard, donc aucunement dans le Lonely Planet (normalement, les restaurants que le guide recommande proposent de la bonne nourriture, mais sans plus et un peu cher la plupart du temps… si vous voulez essayer la vraie nourriture indienne, il faut se fier à son instinct et sortir des sentiers battus).

C’est donc à la station de train que j’ai laissé mon buddy Roark. Après lui avoir expliqué les rudiments des trains de nuit et l’avoir aidé à trouver son train et wagon en direction de Mysore, je suis monté dans mon train en direction de Chennai. Au revoir Roark, ce fut un plaisir… et je crois que ce n’est qu’un au revoir.

Donc, direction Chennai où je dois en principe prendre l’avion en début de soirée pour le Sri Lanka. Je n’ai aucunement envie de visiter cette ville. En fait, j’avais une mauvaise opinion de celle-ci et tous ceux à qui j’en ai parlé n’ont fait que la consolider. J’espère donc que mon train aura un peu de retard (pas trop quand même), sinon j’ai bien l’intention de squatter un café internet jusqu’à ce que je me pointe à l’aéroport.

À la veille de quitter l’Inde après un peu plus de 1 mois et demi ici, j’aimerais remercier mon IPhone pour être ce qu’il est; mon meilleur ami. Un meilleur ami c’est quelqu’un qui vous réconforte dans la quantité industrielle de moments difficiles s arrivent (il est toujours là pour mettre de la musique à mes oreilles; merci à ‘’Mumford and sons’’ d’exister, à ‘’Kavinsky’’ d’avoir créé ‘’Nightcall’’ et à Calvin Harris d’avoir fait de même avec ‘’Feel so Close’’), qui prend le temps de vous écouter (chaque mot qui est écris dans mes chroniques a tout d’abord été écris dans le bloc-note de mon iphone quand j’ai croisé un indien bizarre, quand quelque chose de cocasse m’est arrivé, etc.), qui vous réveille le matin, qui vous signale la présence d’un wi-fi, etc.

Je regarde tout le bagage d’expérience que j’ai pu accumuler depuis mon arrivé ici. Ce n’est pas compliqué, je ne suis plus la même personne. Le gars impatient et pour qui ne rien faire était inconcevable a fait place à un gars beaucoup plus posé, qui ne se stress plus avec la vie, se contentant plutôt de suivre le courant. Ma première semaine ici a été un cauchemar, j’étais en état de panique constante et le simple fait de penser à me déplacer d’une ville à l’autre me faisait faire des nuits blanches. Maintenant, les bus et les trains n’ont plus de secrets; train de nuit (on book un peu à l’avance, on se retrouve sur une liste d’attente et on croise les doigts ou sinon on opte pour le tourist quota 24-48h à l’avance), train et bus de jour (on se présente sur place, on prend un ticket et on embarque) et bus de nuit (tout d’abord, je ne conseille à personne les bus de nuit, mais bon, des fois on a pas le choix… donc réserver la veille est généralement ok). Même ma blessure, qui me fait chier au plus haut point, n’arrive pas à me stresser.
Réponse de la devinette; j’ai fait mon lavage à l’ancienne. Oui oui… En fait c’est pas vraiment à l’ancienne puisqu’ici c’est encore la méthode, mais bon, avec le seau d’eau et tout le tralala. Est-ce que le soleil a frappé trop fort sur ma tête me demanderez-vous? Oui, mais ce n’est pas la raison. La raison principale est que j’avais usé toute les ressources imaginables pour ne pas avoir à faire de lavage jusqu’ici, mais à Madurai, j’ai été placé devant le dilemme; tu achètes du nouveau linge et tu jettes l’ancien… ou tu laves l’ancien. J’avais donc décidé d’aller porter mon linge à la réception de l’hôtel le lendemain tout comme Roark. Cependant, le coup était beaucoup plus élevé que j’avais imaginé et je n’avais pas les fonds suffisants. J’avais donc remis cela au lendemain. Entretemps, l’américain avait donné son linge à la réception et c’est quand nous sommes allé le rechercher que j’ai décidé de le faire moi-même. Son linge séchait par terre enroulé dans du papier journal dans une salle sans fenêtre remplie de… coquerelles. J’ai donc mis en pratique ce qu’une fille m’avait montré (j’avoue j’écoutais pas trop) à Hampi. Je m’attendais au pire, mais ce fut un sans faute. Fin de l’histoire.

Bonne journée de travail mes chanceux… 🙂

P.S. Un vendeur qui parlait très bien anglais et a qui nous avons dit que nous n’étions pas intéressé, nous a répondu une phrase épique; je comprend très bien que vous n’êtes pas intéressé, mais mon travail ne me permet pas de comprendre que vous n’êtes pas intéressé. Cette franchise explique bien des choses…

PHOTO À VENIR… DÉSOLÉ J’AI PAS EU LE TEMPS DE LES CLASSER

Catégories : Inde
Publié par Nicolas Pare le 23 avril 2013
2 Commentaires Poster un commentaire
  1. 04/24/2013

    Ce récit était..comment dire ? rafraîchissant! Tu as l`air tellement zen que ça en est reposant.Bonne journée!

    Réponse
  2. 04/24/2013
    francis

    Est ce que cette zénitude perdurera à son retour hihi 😛

    Réponse

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