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Épisode 14 – En direct du sommet du monde

L’expression « sommet du monde » est souvent employée pour désigner le Népal.

Depuis le temps que je rêve d’y poser les pieds, je peux enfin savourer le moment. En fait, j’en rêve depuis la première fois que j’ai vu le film « 7 ans au Tibet », mettant en vedette Brad Pitt. Je ne suis pas au Tibet présentement, mais c’est tout comme pour l’enfant en moi… et ce n’est pas dit que je n’irais pas au Tibet aussi (à suivre).

Commençons par le commencement…

À la fin de mon dernier épisode, j’étais assis dans un McDo à Colombo avec encore 4 heures à attendre avant d’avoir le verdict si j’avais ou non un nouveau visa indien.

J’ai donc passé ces 4 belles heures à savourer mon smoothi jusqu’à la dernière goutte. J’ai ensuite entrepris de mâcher ma paille… Bon, c’est pas que cela m’ennuis de vous compter mes histoires de machage de paille, mais si vous le voulez bien, passons outre (pour ceux qui voudrais savoir la couleur de la paille, vous n’avez qu’à m’écrire en privé).

Je me suis donc dirigé vers le centre des visas indiens pour 4 heures, l’heure à laquelle ont m’avait dit qu’ils commençaient à donner les documents. Arrivé là-bas, j’ai appris que ce n’était pas à 4h, mais bien à 5h30. J’ai donc attendu comme un con dans une salle d’attente qui ferait probablement rougir de honte tout peintre, qu’il soit amateur ou professionnel.

Tic-Tac – 4:35

Tic-Tac – 4:42

Tiiiiiic-Tac – 4:58 et 32 secondes

Tac-Tic – 4:32 (j’avais par moment l’impression que le temps reculait)

Tic-Tac – 5:14

Tic-Tac – 5:27… 5:28… 5:29… 5:29 et 45 secondes… 5:30 – rien ne se passe

5:42 – finalement j’entend « mister Nicolas ». Je sors de l’état végétatif dans lequel j’étais tombé 1 heure plus tôt en bondissant de mon siège. La fille me tend alors une enveloppe cachetée contenant mon passeport.

C’est maintenant le moment fatidique, est-ce qu’il y a un visa dans mon passeport ou non?!? La première page est vierge, la seconde aussi et puis BANG; nouveau visa indien valide jusqu’à la fin novembre.

La joie que j’ai ressenti à ce moment est l’un des meilleurs feeling que j’ai pu avoir dans ma vie. Ce petit bout de papier avec ma photo dessus mettait fin à 3 semaines d’angoisse. J’avais donc un passeport, un visa indien et mes blessures étaient guéris. Que demander de plus sinon de retourner à Negombo (où je résidais), à 6 heure du soir en plein heure de pointe dans un bus complètement bondé et sans lumière. Si ça ce n’est pas le paradis, eh bien éclairez-moi quelqu’un.

Le lendemain après-midi, je me présentais donc à l’aéroport de Colombo.

Cet aéroport est un spécimen rare en son genre. Je me risquerais même à dire unique et cela vaut la peine de s’y attarder un peu. Tout d’abord, à la minute où vous entrez à l’intérieur du bâtiment, un étrange sentiment de « mais où je dois aller dont » vous habite du début à la fin. La raison est bien simple; bien qu’intuitif et logique, chaque étape que vous devez franchir est très peu ou pas du tout indiquée.

C’est aussi très bizarre dans la mesure ou les étapes habituelles ne sont pas toutes là, ou pas nécessairement dans l’ordre habituel.

En entrant dans l’aéroport, j’ai subit une fouille très légère de moi et mes sacs. Une fouille du genre on tapoche un peu et on ouvre 1 zipper puis on pose 2-3 questions du genre;

Agent – Ça va?
Moi – Oui

Agent -De quel pays tu viens?
Moi – Canada

Agent – Rien de spécial à signaler?
Moi – Non… et si j’avais quelque chose à signaler, je te le dirais pas anyway, c’est ta job de le trouver (le dernier bout en français).

Agent – Quoi?!?
Moi – Non rien

Agent – Bon ben merci d’être venu au Sri Lanka!
Moi – De rien…

Ensuite, tu dois encore passer par une fouille à peine plus sérieuse avant d’aller à l’enregistrement.

Puis, sorti de nul part, tu dois te diriger vers un comptoir identique au comptoir de douane que l’on retrouve… en entrant dans un pays (pas en sortant chose bine). À partir de là, tu es dans le terminal.

Phénomène assez particulier, le gros du terminal est un loooong corridor linéaire avec plein de salles d’embarquement fermés. C’est un peu stupide puisqu’à la minute où les gens entrent dans la salle d’attente de leur porte, ils ne peuvent plus sortir pour aller au toilette, etc. Résultat, la plupart des gens restent dans le corridor, comprenant peu de sièges, jusqu’à la dernière minute.

J’ai aussi eu le plaisir de découvrir que tout ce qui se vend à l’intérieur de l’aéroport est en dollar américain et au prix américain. J’aurais donc dû débourser l’équivalent d’une demi journée de voyage pour un sprite et un frite (le moins cher). Le plus drôle dans tout cela c’est que j’étais constamment à demander combien ça coute en roupie puisque mon cerveau ne réussit plus à analyser les prix en dollar américain (je me fais tu fourrer ou pas?!?).

Quand viens le temps de pénétrer la salle d’embarquement correspondant à ta porte, tu dois passer par quoi? Une autre fouille. Tu attends ensuite dans cette salle pendant 30-45 minutes pour qu’enfin ils procèdent à l’embarquement.

« Flight AI 274 is now boarding (l’embarquement du le vol AI 274 est maintenant commencé) ». Ohhh yesss, je quitte enfin cette île. Moi qui commençais à croire que ça n’arriverais jamais. Mon voyage au Sri Lanka est comme une relation dont la flamme s’était éteinte depuis un bon moment, mais dont on a attendu trop longtemps pour tirer la plug. Comprenez-moi bien, j’ai ADORÉ ce pays, mais pour des raisons n’ayant aucun rapport avec lui, j’ai fini par le détester et vouloir foutre mon camp au plus cr&ss.

Pour finir le tout en beauté, dans le long couloir menant à l’avion, une autre fouille nous attendait.

Cela faisait donc 4 fouilles que je subissais depuis mon entrée dans l’aéroport. Du nombre, aucune n’était vraiment sérieuse. Tellement qu’avoir été un peu fantaste, je me serais essayé pour entrer avec mon couteau dans l’avion je suis pas mal sur que ca aurait marché (sans joke). Ils ont passé au rayon x mes bagages, mais j’ai pu passer dans la porte bip bip avec mon cellulaire et ils n’ont fait qu’un tapochage pour dire qu’ils avaient fait leur job et qu’ils m ‘avaient fouillé… sans regarder ce que j’avais dans les mains. Mon cellulaire aurait très bien pu être mon couteau.

Je ne suis pas sur, mais j’ai la forte impression qu’ils n’ont pas lu le manuel d’instruction concernant « à quoi sert une machine à rayon X pour les bagages »; tu mets les bagages dans la machine, tu regardes sur ton petit écran si tu vois pas quelque chose de dangereux (tu me demandes d’ouvrir mon sac le cas échéant ou tu me laisses passer).

Tout cela pour dire que j’aimerais beaucoup parler au grand champion qui a pensé à faire cet aéroport; regarde chose, tu me fouilles 1 fois de long en large, de haut en bas et de l’extérieur à l’intérieur si il le faut, mais ensuite, tu me fous la paix.

Rendons cependant à César ce qui lui revient, c’est un aéroport très zen, dans la mesure où je me sentais hyper relax tout le long. C’est pas compliqué, j’avais l’impression qu’ils mettaient du chloroforme dans l’air puisque personne ne parlait fort ou ne s’énervait, tout le monde était calme et somnolent. Plus sérieusement, je crois que le bon mélange d’éclairage naturel et artificiel et le choix des matériaux et couleurs font toute la différence. Donc, très bonne note au niveau de l’ambiance, mais tout le contraire en ce qui concerne la sécurité.

Une fois entré dans l’avion et assis à mon siège, il y avait quelque chose qui clochait. Tout était tranquille, trop tranquille… beaucoup trop tranquille pour un avion remplis à moitié d’indiens. Mon mauvais feeling s’est confirmé 5 minutes avant le décolage; c’est devenu un capharnaüm total, une vraie classe de primaire/secondaire quand tu apprends que tu vas avoir une remplaçante. Bref, les indiens comme je les connaissais.

Je retournais donc en Inde l’instant de 2 transits en direction du Népal; Chennai et Delhi (frisson dans le dos… c’est probablement les 2 endroits que j’ai le plus détestés depuis le début de mon voyage).

Au final, dans un pays où l’éléphant est roi (l’emblème du pays) et ou on est sensé en croiser partout, j’en aurait croisé 2… C’est à dire moins que mon premier jour au centre-ville de Delhi. Bon, il faut dire que je n’ai fait aucun effort en ce sens (j’ai évité les parcs nationaux), mais je n’avais fait aucun effort non plus en Inde et j’en ai vu à la pocheté.

Vol sans histoire de Colombo à Chennai

À mon arrivé à Chennai, j’ai enfin compris une chose; j’ai la pouasse et elle est contagieuse.

À Colombo, j’avais reçu mes 3 billets d’avion (mes 3 vols, donc 2 transit, pour aller à Katmandou, avec la même compagnie aérienne… Air India pour ne pas la nommer) et on m’avait dit que je n’aurais pas à récupérer mon bagage qui va en soute à chaque endroit, qu’il allait aller directement à ma destination finale.

Pour vous cher lecteur qui avez déjà fait un transit, vous vous direz surement dans votre fort intérieur; « voyons Nik, c’est normal… arrête de nous prendre pour des caves ». Effectivement, on a pas à sortir, passer par les douanes, aller chercher son bagage, sortir de l’aéroport, réentrer dans l’aéroport, aller au kiosque d’enregistrement, passer par les douanes et finalement se retrouver dans le terminal à chaque fois. C’est entièrement logique, et c’est ce que tout le monde a toujours fait lors d’un transit depuis le début de l’aviation commerciale.

Bon, j ‘ai dit depuis le « début de l’aviation », mais probablement que c’était pas comme ça au début et que le premier qui a eu à sortir de l’aéroport lors d’un transit s’est dit; « ta peu là, et si… (éclair de génie) ». C’est ainsi que le petit corridor de « transit », juste avant de passer aux douanes et sortir dehors, a été créé entre la section Arrivé et Départ de l’aéroport.

Pourquoi je vous dit tout cela. Eh ben, croyez le ou non, à notre descente de l’avion (il faut savoir qu’à l’arrivé à Chennai, on descend de l’avion sur la piste et un bus vient nous collecter) un petit bonhomme (gros… en fait je crois qu’il n’avait pas l’habitude de se lever de derrière son bureau. Il devait sortir juste en situation d’extrême nécessité…) avec un veston « Air Indian » nous attendait pour nous dire que tous ceux qui avaient un transit devaient faire comme le premier colon (dans le sens de découvreur) de l’aviation puisque pendant l’heure et demi que j’ai passé dans les air entre Colombo et Chennai (mon 1er vol), le système électronique de Air India a planté. Résultat, tous ceux pour qui Chennai était un simple transit on du aller chercher leur bagage, sortir de l’aéroport, passer à nouveau au comptoir d’enregistrement, se taper les douanes et finalement atteindre le terminal (le couloir transit aurait pris maximum 30 secondes).

Le hic, c’est que mon vol pour Delhi partait un peu moins de 2.5 heures après mon arrivé a Chennai et que l’aéroport était bondée. Pas besoin de vous dire que j’avais la patate qui pompait. Heureusement, tout s’est bien passé et j’ai pu prendre mon vol sans problème. C’est cependant des sueurs froides que je me serais bien passé… En plus de l’espace perdu que prend les 2 étampes (entré Inde, départ Inde) dans mon passeport.

Ce que je vais dire là est sérieux. Des fois je me dis que peut-être, je dis bien peut-être, quelqu’un en haut en sait plus que moi à propos de mon avenir (peut-être qu’une chose vraiment, mais vraiment mauvaise s’en vient) et qu’il tente par tous les moyens de m’avertir et de me dissuader de continuer mon voyage pour que je rentre à la maison.

Eille chose, oui je m’adresse à toi en haut, un texto ce serait beaucoup plus simple. Tu sais, si je recevais un texto qui me disait de stopper tout de suite mon voyage parce qu’un grand danger me guette, mais qu’il ne pouvait en dire plus sans risquer de chambouler l’espace temps (bon, j’ai peut-être trop écouté Retour vers le Futur)… Oui, si je recevais ce genre de texto sur mon cellulaire qui est toujours en mode avion et qui n’a plus aucun distributeur (je suis donc dans l’impossibilité de faire/recevoir un appel/texto)… peut-être, je dis bien peut-être, je prendrais l’avertissement au sérieux. Le gars en haut doit s’arracher les cheveux (je présume qu’il en a toujours) à essayer de trouver un moyen de m’arrêter. Après tout, trouvez moi quelqu’un qui a eu un accident de scooter, subit un vol de portefeuille/passeport, vu son visa indien (qu’il avait besoin) non renouvelé et subit un shut down de l’électronique d’une compagnie aérienne dans un voyage de 2.5 mois. Trouvez moi un voyageur qui a subit tout cela et qui n’a pas craqué et pris le premier vol pour rentrer chez lui la queue entre les 2 jambes (justement, en terme de chose bizarre, cet expression m’a toujours fait rire, mais bon, n’élaborons pas trop il y a peut-être des mineurs à l’écoute).

Bon… le délire s’arrête là… pour l’instant (comment écrire plus de 1000mots sur du vent).

Vol de Chennai à Delhi

Encore et toujours, au moment où le pilote met les gaz et que l’avion prend de la vitesse pour finalement quitter le sol… Ce moment là, ces 15-30 secondes, je les vivrais encore et encore et encore. Il n’y a pas grand chose sur cette Terre qui m’accroche un sourire fendu jusqu’au oreille aussi facilement et à tout coup. Cependant, c’est juste pour les décollages, on repassera pour les atterrissages (j’ai peut-être été un terroriste dans une autre vie?!?).

Lors de ce vol, j’ai eu toute une frousse. Au moment de m’assoir dans l’avion, je n’avais plus mon petit portefeuille contenant ma carte de débit, un peu de monnaie et qui se trouve TOUJOURS dans la poche qui zip (le zipper était ouvert) de ma paire de short que je porte 90% du temps. J’étais complètement en panique. Tellement que l’hôtesse de l’air a senti le besoin de venir me rassurer à propos du vol… que tout irait bien.

Yo mistress… j’en ai rien à cirer qu’on se crash dans 30 minutes, j’ai perdu mon portefeuille… Encore. Un peu après le décollage, alors que j’avais fait mon deuil, j’ai décidé d’ouvrir mon sac qui se trouvait dans le compartiment au-dessus de moi. Je ne mets jamais mon portefeuille là et je n’ai aucun souvenir de l’avoir mis là, mais bon… Quel ne fut pas mon soulagement de le trouver qui me souriait comme en voulant me dire; « ça t’apprendra de me mettre dans ce sac puant ».

C’est donc un retour où tout a commencé: Delhi (mon pire cauchemar).

Disons simplement que le terminal de l’aéroport n’a rien à voir avec la ville. Je pourrais vivre dans ce terminal sans problème. Il est Gi Gan Tesque et à la fine pointe de la technologie. Il y a même un hôtel dans le terminal. Le terminal est tellement grand que je ne suis assurément pas le seul canadien dans la cabane et je ne parirais pas grand chose sur le fait que je sois le seul québécois.

Avec 7 heures à tuer avant mon 3ème et dernier vol pour Katmandou, j’ai tout d’abord fait du lèche-vitrine pour enfin trouver LE livre que je voulais lire (cela fait plus de 1 mois que je veux m’acheter un livre de poche. Le premier élu sera « 20 000 lieux sous les mers » de Jules Verne. Il vaut mieux lire ce classique tard que jamais.

J’ai ensuite eu l’idée d’aller me coucher… par terre… à ma porte d’embarquement, pour découvrir avec la plus grande joie qu’il y avait un embarquement 1 heure plus tard. Je me suis donc réveillé dans un capharnaüm et entouré de personnes qui me regardaient comme si j’étais un extraterrestre. J’ai donc commencé la recherche d’une porte inoccupée pour un très long moment afin d’y élire domicile, ce que je fit. Vous auriez du voir l’amanchure… pas trop chic, d’un confort discutable, mais très sécuritaire pour mon sac allant en cabine.

« Flight 214 with Air India to Kathmandu is now bording (nous procédons maintenant à l’embarquement du vol 214 en direction de Katmandou) ». Ohhh yesss, cette phrase a résonné comme une douce mélodie à mes oreilles. Bon… ça m’a réveillé en sursaut à 6h30 du matin, mais c’est quand même mieux que de me faire réveiller par des chiens ou un minaret.

Nepal here I come

Du moment où je suis sorti de l’aéroport, j’ai ADORÉ Katmandou. Bien sur, il y avait les éternels chauffeurs de taxi qui voulaient me convaincre d’aller à leur guesthouse, mais ils n’étaient aucunement insistants comme en Inde. Ils le faisaient d’une manière amicale et j’avais l’impression qu’ils voulaient sincèrement nous aider avant tout. Pour tout vous dire, j’ai tellement aimé le chauffeur que j’ai demandé son numéro de téléphone au cas où j’aurais besoin d’un taxi.

C’est aussi à ce moment que j’ai rencontré Yekaterina (russe immigrée aux États-Unis). Nous avons décidé de partager un taxi jusqu’à un hôtel, où j’avais déjà pris contact, en plein coeur du quartier touristique de la ville; le Thamel District.

À ce sujet, si vous avez à prendre un taxi de l’aéroport, ne prenez pas un taxi au comptoir prépayé. Normalement c’est moins cher que d’aller discuter avec les chauffeurs, mais ici, vous allez avoir un meilleur prix en parlant directement au chauffeurs.

Bon, là je suis en train de vous dire que c’est super à Katmandou et que vous aller A D O R E R à votre arrivé ici, mais pour ceux qui viendraient ici directement depuis l’occident, sans avoir déjà été en Asie, ce sera assurément un choc. C’est en fait à partir de maintenant, et pour le reste de mon voyage, que mon expérience de 1 mois et demi en Inde va payer; après avoir vu et vécu le « pire », tout semble maintenant facile.

Concernant le quartier Thamel, eh bien si vous venez à Katmandou un jour, c’est le quartier où rester. Il y a beaucoup de guesthouses (pour tous les budgets) et c’est remplit à craquer de boutiques de plein air. Pour vous imaginer le tout, prenez un magasin M.E.C. (Mountain Equipment Coop) et transformez le en une très longue rue, voir un quartier, et vous aurez une image de ce à quoi ressemble le Thamel District

Autant depuis le début du voyage, les choses que j’ai achetés autres que de la nourriture et les magasins où je suis entrés outres les restaurants se comptaient sur les doigts d’une main, je me suis littéralement transformé en une jeune fille entrant dans un centre d’achat avec la carte de crédit de son père. Je voulais entrer dans toutes les boutiques et il fallait que je me batte avec moi même pour en sortir sans rien acheter.

C’est pas compliqué, Katmandou est le paradis pour moi. Les rues sont « tranquilles » et beaucoup de népalais savent ce qu’est le sarcasme et l’utilise à bon essient (contrairement à leurs voisins indiens ou chaque mot que tu prononces est prit au pied de la lettre). En plus, le gérant de notre hôtel est assurément mon « locaux » (le terme n’est aucunement diminutif, c’est simplement pour parler des habitants des pays où je vais) préféré depuis le début du voyage. Il a vécu 3 ans en France, parle très bien français et anglais, est plus que serviable et comprend/manie très bien le sarcasme. C’est donc très intéressant de parler avec lui.

En marchant du Thamel District au Durban Square (un carrefour historique de la ville), je me serait cru quelques siècles en arrière. La plupart des bâtiments sont d’époque (c’est facile à remarquer, ils sont tout croches et les portes et fenêtres sont hyper petites… même pour un népalais d’aujourd’hui).

En fait, l’illusion aurait été parfaite n’eut été des nombreux scooters et des gens parlant au cellulaire. Mais bon, si Ben Hur a droit de porter une montre lors d’une course de chevaux dans la Rome Antique, j’ai aussi droit à mes anachronismes.

Sinon, vous voulez savoir comment entrer dans un site touristique, en occurence le Durbar Square (section de la ville où les touristes doivent généralement payer pour entrer) de Katmandou, sans payer? D’une part, vous vous approchez de la billetterie, vous restez là assez longtemps pour que le garde croit que vous avez acheté un billet et ensuite vous vous promenez sur le site as usual.

Fait intéressant à savoir, il y a un Durbar Square dans presque chaque ville au Népal et à chaque fois, c’est pas mal à ne pas manquer. Outre le palais, qui jure un peu vu sa modernité, il est facile de voir que les autres bâtiments et temples du square ont beaucoup de vécus.

Concernant Katmandou, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous perdre dans les rues. J’ai passé ma 1ère journée à marcher, marcher et marcher et le feeling est tout simplement indescriptible. Je ne sais pas qu’est-ce qui rend le tout spécial, peut-être parce que tu n’es pas constamment sous pression d’acheter quelque chose, surement parce que la plupart des bâtiments son très vieux (comme dans très très très vieux) et définitivement parce que j’ai l’impression que les gens vivent de la même manière qu’il y a des siècles.

Pour ce faire, vous avez une seule chose à ne pas oublier; votre sens de l’orientation.

Bref, déjà que je suis épaté par Katmandou, je n’ose pas imaginer le reste du pays puisque je n’avais aucune attente envers cette ville.

Fait assez cocasse (mes dents ne la trouve pas drôle, mais ces pas eux qui décident), j’ai acheté un sac de fromage séché (plein de petites bouchées) en me disant que ça ferait un bon snack en marchant. Je trouvait le tout un peu cher, mais j’avais faim. Écoutez moi bien… dans la vie il y a du fromage séché et du fromage SÉCHÉ. Cela fait maintenant 3 heures que j’ai ma première bouché dans la bouche et je ne sais toujours pas qui de mes dents ou le fromage va rompre en premier. À suivre…

En revenant de souper lors de mon 2ème soir à Katmandou, je suis sorti de ma chambre avec mon ordi (qui fonctionne par miracle) dans le but d’aller un peu sur internet dans le lobby. En sortant de ma chambre, j’ai entendu une voix familière en provenance de la terrasse à proximité de ma chambre. À mon grand étonnement, c’était Roark qui venait d’arriver à l’instant et qui avait déja fait copain/copain avec les filles de l’hostel. Quelle joie ce fut de voir un visage familier.

Bon, on a voyagé ensemble durant 6 jours il y a un mois, mais j’ai l’impression de le connaitre depuis toujours. C’est la personne qui se rapproche le plus d’un vieil ami que je peux rencontrer présentement.

L’équipe était donc au complet avec en plus l’ajout d’un membre; Yekaterina (la russe de l’aéroport).

J’ai donc passé le jour suivant au complet à aider mes 2 futurs compagnons de randonné à acheter leurs équipements. Pour ma part, j’avais déjà tout prévu (tuque, gant, manteau de pluie, pantalon chaud, chandail chaud et botte) avant de partir en voyage et il ne me restait que quelques petites affaires à me procurer.

La randonné que nous allons faire se nomme « le circuit de l ‘Annapurna » et si nous avons encore des forces à la fin, nous allons aussi faire le « sanctuaire de l’Annapurna ». Puisqu’il est hors de question que nous prenions un guide ou même des porteurs, j’ai acheté un très bon guide (livre) qui décrit ce à quoi la randonné devrait ressembler au jour le jour.

Qu’est-ce que l’Annapurna? Eh bien c’est une chaine de montagne au même titre que les Laurentides ou les Appalaches, mais bon… comment dire… au Népal ce sont de vraies montagnes. Le circuit de l’annapurna fait un grand cercle autour de la chaine de montagne. En ce qui concerne le sanctuaire, eh bien il pénètre directement au coeur de la chaine de montagne, d’où son nom sanctuaire (entouré de montagne).

Le trek dans l’Annapurna est reconnu comme étant l’un des plus beau au monde. L’une des choses les plus intéressantes à propos de cet endroit comparativement à la région de l’Everest est la diversité de paysages offert tout au long du parcours; on passera donc de la forêt tropicale près de Besisahar, à la moraine près de Manang, à la neige éternelle en passant par la Thorung Pass, à des paysages lunaires dans les vallées du Mustang et de Muktinath.

Afin de voir où nous en étions en ce qui concerne notre équipement et nos jambes, nous avons décidé de faire un pré-trek. Nous sommes donc allé à Bhaktapur, ville à 20km de Katmandou. De là, nous avons marché 24km pour nous rendre jusqu’à Nagarkot.

En chemin, nous avons fait un stop dans un charmant petit village du nom de Changu Narayan. Ce fut en fait le highlight de notre journée. Ce microscopique village n’est en fait qu’une seule rue qui serpente sur le haut d’une petite montagne avec plein de vieilles maisons de part et d’autre et l’un des plus vieux temple de la vallée de Katmandou à la fin. À ce sujet, il faut savoir qu’il y a une différence à faire entre la ville de Katmandou (capitale et plus grande ville du pays) et la vallée de Katmandou, qui est en fait une grande vallée comprenant plusieurs villes (Katmandou, Bhaktapyr, Patan, etc.) et villages.

Sinon, le village de Nagarkot est très charmant aussi. Il se trouve sur le dessus d’une montagne et fait face à 2 vallées, l’une plein Est et l’autre plein Ouest. Cet endroit est renommé pour ses lever et coucher de soleil. Malheureusement pour nous, à ce temps-ci de l’année, il y a beaucoup de brouillard alors nous n’avons pas pu voir ni l’un ni l’autre. Si vous y allez, organisez-vous pour demeurer dans un hôtel bien en haut de la montagne et ayant une vue sur les 2 vallées.

Fait très inusité; j’ai découvert après cette journée de trek que… mes bas… sentaient… une odeur identique… aux crottes de fromages héhé. Résultat, alors que certains puent des pieds comme jamais (Xavier Martinez est by far le pire que je jamais pu sentir), moi je sens mes bas, je me ferme les yeux et cela me rappelle ma vie d’avant mon voyage… Ok, vous pouvez dire que je suis un tout croche, moi je mets cela sur le dos des symptômes dû à l’altitude… euh

Après cette journée de marche, mes compagnons de voyage m’ont officiellement affublé du surnom de « Father (père) » puisque apparemment je suis le team leader de l’équipe même si je suis by far le cadet de l’équipe (j’ai passé 5 ans de moins sur cette Terre que le 2ème plus jeune de l’équipe). Ils ont ensuite modifié mon nickname pour « Godfather » puisque je siffle constamment la chanson thème des films Godfather (Le Parrain). Quand je parle beaucoup, Roark s’amuse aussi à me surnommer « the caveman (l’homme des caverne) » parce qu’il se moque de mon anglais.

Le lendemain matin, pendant que mes 2 compagnons faisaient la grâce matinée, je me suis levé à l’aurore pour savourer mon désormais habituel masala tea (thé hyper sucré auquel j’ajoute au moins 2-3 cuillères de sucre) sur la terrasse située sur le toit. Il y avait un peu beaucoup de brouillard, mais la vue était quand même magnifique. J’ai ensuite pris la direction du sommet de la montagne (View Tower) pour voir le soit disant 360 degrés de la régions… une belle marche de 10km.

Le long du parcours jusqu’à View Tower, la vue était magnifique sur les 2 vallées. Une fois rendu en haut, le panorama était cependant très décevant. Sensé avoir un beau 360 degrés, j’ai plutôt eu une vue très obstruée avec une tour de communication en plein milieu.

Au moment où j’allais reprendre mon chemin pour Nagarkot, les locaux m’ont dit de monter en haut de la tour. Je les ai regardés avec un air un peu dubitatif puisqu’il n’y avait pas d’échelle pour les 5 premiers mètres de la tour. Ils m’ont alors regardé avec un air du genre « ouain pis… ». Mon égo n’en demandait pas plus pour se lancer dans l’escalade de la tour. Une fois en haut, la vue était un peu mieux, mais pas tant.

Avant de redescendre en ville, j’en ai profité pour manger un peu de bouffe locale. Alors que j’engouffrais la nourriture à la vitesse grand V, le patron du « restaurant » est venu me taper sur l’épaule et d’un air très sérieux il m’a dit « you know this food is very spicy… take your time your stomach will have a hard time (tu sais que cette nourriture est très épice… tu devrais prendre ton temps sinon ton estomac va passer un mauvais moment) ». Je l’ai regardé en lui disant « it’s fine trust me (ne vous inquiétez pas pour moi) » et j’ai continué à manger à la même vitesse. À voir son visage, je crois qu’il n’était pas habitué à voir des touristes ingérer sa nourriture à une aussi grande vitesse. Je profite de cet instant pour remercier encore une fois mon estomac à toute épreuve. Toutes ces années à manger des cochonneries auront finalement servit à quelques choses.

Quand tu fais ce genre de marche, tu passes dans les chemins qu’empruntent les gens pour se rendre de leur domicile à la ville et tu croises beaucoup d’écoliers en route pour l’école. Ils sont tous hyper heureux de nous voir et tu te retrouves à dire
Namaste des tonnes de fois avec le signe de main traditionnel (se coller les 2 paumes de mains) tout le long. Ces mêmes étudiants sont aussi ceux qui te clenchent comme si de rien était en fin de journée quand il reviennent de l’école alors que toi tu fais un trek.

En début d’après-midi, nous avons pris un bus pour retourner à Bhaktapur. Faute de temps, nous avions décidé de ne pas visiter la ville la veille. Au retour, nous avons décidé d’y passer un peu de temps avant de retourner à Katmandou.

Que dire de plus que c’est l’une des meilleures décisions de ma vie. Cette ville est sans aucun doute l’une des plus belles villes où j’ai pu lâcher un pet dans ma vie (je vous rassure, ils étaient silencieux et inodores). L’endroit transpire l’histoire à tous les coins de rues. La très grande majorité des bâtiments ont au moins quelques siècles (facile à voir… ils n’y a rien au niveau et les proportions ne sont pas faites pour les népalais d’aujourd’hui… imaginez pour moi… j’ai une tête de plus que la plupart d’entre-eux). À quelques exceptions près (on ne peut pas échapper à la modernité), j’ai l’impression que cette ville est figée dans le temps depuis quelques siècles. Beaucoup des bâtiments n’ont pas l’électricité, les femmes doivent aller chercher l’eau potable dans les quelques puits dispersés dans la ville, la plupart des boutiques vendent des choses qui auraient très bien pu être vendu à l’époque, etc.

Ce n’est pas compliqué, j’aurais pu prendre des photos à chaque 5 secondes tellement j’étais hypnotisé par l’endroit… mais ma batterie de caméra ET mon iphone avaient rendus l’âme en l’espace de quelques minutes peu de temps après être arrivé là-bas. Damn…

Sur une note historique (pas trop je vous rassure), il faut savoir que Bhaktapur est l’ancienne capitale du Népal. Il y a 3 principaux squares et chacun comporte son lot de temples plus impressionnants les uns que les autres. Bref… j’imagine mal quelqu’un ne pas aimer cette ville.

Nous devions absolument retourner à Katmandou en soirée pour finaliser la préparation de notre trek le lendemain (c’est vendredi demain… alors si nous n’allons pas chercher les 2 permis qu’il nous faut, nous allons devoir attendre à lundi). C’est par contre unanime, nous allons retourner passer quelques jours à Bhaktapur après notre trek. Katmandou est géniale, mais Bhaktapur a un quelque chose de plus.

C’est dans cette ville que j’ai pu y déguster l’un des meilleur gâteau au chocolat que j’ai pu gouter de ma vie. Si vous allez là-bas un jour, trouvez le magasin appelé « Black cup coffee shop » et commandez un gâteau truffe au chocolat… vous m’en redonnerez des nouvelles. Au pire, ça vous aura couté un gros 50 cents.

Nous sommes donc de retour à Katmandou, nous nous sommes procuré les 2 permis nécessaires pour aller dans l’Annapurna et il nous reste seulement quelques petits cossins à acheter avant d’entreprendre notre trek de 3 semaines et + dans l’Annapurna. Si tout va bien, nous allons prendre un bus dimanche le 19 mai pour Besishahar (à 6-8h de Katmandou… donc à surement juste 100km) et le 20 mai nous allons commencer à marcher.

Le prochain épisode paraîtra donc à mon retour vers la mi-juin. À ce moment, j’aurais la plus grosse barbe que j’ai jamais eu de ma vie (j’établi déjà un nouveau record jour après jour présentement) et je serais surement plus maigre que je l’étais au primaire (j’ai commencé le voyage à 195-200lbs et en date d’hier j’étais à 185lbs).

Jusque là, portez-vous bien ma bande de vous autres.

Info pratique à propos de notre trek;
Nom; Annapurna Circuit et Annapurna Range
Distance; au moins 205km à marcher
Altitude; de 700 à 5500m
Temps nécessaire estimé; AU MOINS 21 jours, vraisemblablement 25-30 jours
Température:
Jour – de 5 @ 20 degrés
Nuit – jusqu’à -5, -10
Porteur et guide; c’est quoi ça?!?

Pour plus de renseignement, je vous conseille d’aller sur google et de taper « annapurna circuit wikitravel » et voys aller tomber sur un site très détaillé parlant de l’aventure… en anglais.

Le quétaine en moi a eu l’idée de faire des aikou afin de vous décrire les 2 premiers pays de mon voyage.

INDIA

I. mpossible de s’y préparer mentalement.

N. ourriture – L’expression « non végétarien » me fera toujours bien rire, mais sérieusement, ne pas manger de nourriture/breuvage indien revient à ne pas avoir vraiment visité l’Inde (thali, dosa, dal, idly, masala tea, chai et j’en oubli tellement).

D. iversité – C’est fou la diversité qu’il peut exister au niveau des paysages et surtout de la culture, l’histoire et l’éducation des gens d’un endroit à l’autre.

I. rrespectueux, répugnant, immature, collant, envahissant, nommez-les, tous ces qualificatifs sont bon pour décrire ce que je pense d’une majorité d’indien.

A. voir su, je n’aurais pas commencé par l’Inde, mais je ne le regrette aucunement maintenant.

(en anglais parce que les lettres I et A m’arrangent mieux que E bon…)

Sri Lanka

S. uisse – on dirait que tous les voyageurs viennent de là.

R. ien que pour la nourriture, j’y reviendrais un jour; Rice and Curry, Kottu, Roti, etc. Mmmmm

I. gnorer le centre de l’île pour se contenter des plages au Sud serait une erreur.

L. ittle Obama, tu me manques.

A. ussi bien vous acclimater à un environnement extrêmement humide.

N. ‘attendez pas trop avant d’y aller parce que le pays change à la vitesse Grand V.

K. enya – Saviez-vous que le Sri Lanka est le 2ème exportateur de thé au monde derrière…

A. u revoir portefeuille/passeport.

P.S. I – Fait inusité, à mon arrivé au Népal, j’ai dû gosser au moins 20 minutes avec toutes les foutus prises de courant que j’ai pu voir dans l’hôtel et aucune ne marchait. Quelqu’un, me voyant me casser la tête, m’a alors lancé tout bonnement; « you don’t need adaptator in Nepal (tu n’as pas besoin d’adaptateur au Népal) ».

À ce sujet, pendant que j’y pense, si vous allez au Sri Lanka un jour, n’oubliez pas d’apporter un crayon de plomb (n’essayez pas de comprendre, faites-le c’est tout… ca vous évitera bien des casse-têtes avec les prises de courant 🙂

P.S. II – Savez-vous que, même quand mon ordi fonctionnait, j’ai écris chacun des mots qui se trouvent dans mes articles sur mon iphone (vous savez, dans le bloc-note jaune qui vient par défaut). Je marche dans la rue et j’ai un flash, je m’arrête pour le marquer (des fois j’arrête en plein milieu de la rue)… je vis une situation cocasse, je m’empresse de le marquer… je suis au resto seul et j’attends ma commande, j’en profite pour me relire, peaufiner mes textes et ajouter des remarques stupides. Je peux passer une soirée entière (quand je n’ai pas de compagnie) à écrire et réécrire mes histoires jusqu’à ce qu’elles soient entièrement à mon gout. Je peux réécrire un paragraphe en entier parce qu’un mot ne fait pas mon affaire ou le lien se fait difficilement avec les autres paragraphes. Bref, j’ai beaucoup de plaisir à écrire mes épisodes et j’espère que vous aimez le résultat… si non, ce n’est pas plus grave que cela, c’est impossible de plaire à tout le monde. Je sais qu’une image vaut 1000mots, mais moi j’aime ça écrire 1000mots

Cet épisode s’autodétruira dans 10… 9… 6.5… 7… 2… Poufffff (j’aurais pas du laisser mes pétards dehors la nuit passé…)

Catégories : Nepal
Publié par Nicolas Pare le 18 mai 2013
3 Commentaires Poster un commentaire
  1. 05/18/2013
    J.Mance

    Tu pourras dire que tu en as vécu des bonnes et des mauvaises aventures. Enfin au Népal, un des buts de ton voyage. Bravo et bonne route xxxx

    Réponse
  2. 05/24/2013
    francis

    Cigarette, Pouet pouet.

    Réponse
  3. 06/29/2013
    Ta soeur

    Francis, t’es dont ben pas pertinent dans tes commentaires! Nicolas, rammène-moi du fromage SÉCHÉ. (stu comme des roches genre que tu mâches?) hahaha j’ai bien ris! Reste en vie!
    Crotte, teton, foufoune!

    Réponse

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