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Épisode 16 – Retour à la civilisation… asiatique

Nous étions donc au lendemain de la fin du trek…

Après avoir séjourné à Naya Pul l’instant d’une nuit… de trop… nous avons pris le premier bus en direction de Pohkara dès le lendemain matin.

2ème plus grande ville de Népal, Pohkara est renommée pour son superbe lac et l’impressionnant panorama sur les montagnes qu’il est possible de voir par temps clair; il y a donc le lac en avant-plan, la ville et la chaine de montagne en arrière plan.

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Dès notre arrivé à Pohkara (Lakeside), un constat s’imposait par lui même; nous étions désormais très loin des sentiers de l’Annapurna dans un endroit très (trop) touristique. La rue principale longeant le lac n’est qu’une succession d’hôtel, de magasins, de restaurants, d’agences de voyage, etc. C’est ok, mais troublant après 1 mois dans la « nature ».

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Parce que tous nos vêtements sont sales et détrempés et que nos sacs de voyage sont à Katmandou (le matériel que nous n’avons pas amené durant le trek est resté à notre hôtel à Katmandou), Roark a décidé de porter les vêtements achetés en Inde… par Liselot. Durant la majorité de notre séjour là-bas, il a donc porté un ensemble très ample de couleur beige et rouge… qui pourrait au mieux faire une horrible nappe. Son accoutrement attirait les regards dans la rue et faisait étrangement penser à Homer Simpson dans l’épisode où il était hyper gros et travaillait à partir de la maison. Certains pourraient aussi dire qu’il ressemble à un télétubbies ou à un popsiccle géant et je comprendrais totalement…

Aussi, je ne sais pas dans quel genre d’hôt

el on est tombé, mais il y a plein de… comment dire… plein de… ouin… ok je le dis… il y a plein de LADYBOY (leur déguisement n ‘est vraiment pas fameux) qui font des aller-retour dans les chambres à l’étage supérieur. Le plus drôle là-dedans… et par là-dedans, je ne fais pas référence à « dans le ladyboy »… c’est qu’à chaque fois qu’illes aperçoivent moi ou Roark, illes se moquent de nous en raison de ma grosse barbe et de son accoutrement. Mais bon, la vue depuis l’une des nombreuses terrasses nous fait vite oublier le tout…

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Nous avons aussi profité de notre séjour là-bas pour renouer avec Alval et Dan… 2 anciens trekkeurs reconverti à la vie en société.

Sinon, parmi les faits d’arme de mon séjour là-bas, mentionnons la course à moitié nu (je vous rassure, le moitié nu était le haut du corps), sous la pluie, en flip flop, … et pas du tout ajun… que j’ai faite avec Alvar d’un bout à l’autre de la rue principale (elle doit faire un bon 4-5km) longeant le lac. Ahhh, j’ai oublié de dire que c’était en pleine nuit (certains pourraient appeler cela le matin) et qu’il n’y avait aucun éclairage. Bref, quelque chose de vraiment intelligent… J’ai fait un acte de fois, dans la mesure où je courrais sans me soucier de si j’alla

is marcher dans un nid de poule (il y a beaucoup de poule au Népal… et plus particulièrement sur cette rue) et me casser une cheville. Heureusement il n’y a eu aucun accident, mais oh combien de népalais médusés de nous voir ou encore des touristes, pas plus ajun que nous, nous siffler.

Le matin de notre dernière journée à Pohkara, je me suis levé déterminé à retrouver mon visage (donc raser ma barbe). Le plan initial était de retourner à Katmandou, de retrouver mon stock et de couper le tout avec mon propre matériel… mais ce monstre était rendu complètement insupportable avec la chaleur.

Je me suis donc levé, j’ai regardé Roark de l’autre coté de la chambre et je lui ai lancé « Roark, I’m going to a barber shop this morning for you know what… (Roark, je m’en vais de ce pas chez le barbier pour faire tu sais quoi) » et lui de me répondre « ok, I’ll go with you… (ok, je viens avec toi) ». Nous sommes donc allé au barber shop juste à coté de l’hôtel. On s’est donc fait raser pendant que Liselot prennait des photos de l’opération.

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1 heure plus tard, nous étions tous les 2 comme des bébés naissants avec la peau lisse comme de la peau de fesse. Sans barbe j’ai été en mesure de constater comment j’avais pu perdre de poids durant le trek; mon visage est présentement découpé au couteau tellement il n’y a plus de gras.

Liselot était complètement subjuguée. À ce qu’il parrait, Roark parrait maintenant 5ans plus jeune et j’aurais pour ma part perdu une bonne décennie et même plus. Il faut savoir que mis à part Roark, j’ai rencontré tous mes amis à un moment où à un autre sur les sentiers de l’Annapurna… avec ma barbe de vétéran de la guerre. Je ne crois pas qu’il m’aurait suivit et fait confiance aussi aveuglément si j’avais eu cette gueule de blanc bec.

Alvar est celui qui a le mieux résumé la situation

; « you’ve lost the trekker Spirit… now you look like normal tourist (vous avez perdu l’esprit du trekkeur… maintenant vous ressemblez à de simples touristes) ». Ouin pis…

Nous prenons donc la direction de Katmandou dès demain (23 juin), après 4 jours de farniente à Pohkara.

On serait resté volontiers plus longtemps ici, mais moi et Roark avons vraiment hâte (le mot n’est pas assez fort) de retourner à Katmandou afin de retrouver notre stock et enfin pouvoir changer de vêtements.

Comment dire, j’ai beau prendre des douches de manière quotidienne depuis notre arrivé à Pohkara, j’ai seulement 3 chandails, dont 2 hyper chauds… donc très peu adapté au climat chaud et humide d’ici. De plus, les 3 sentent à des milles à la ronde. Même chose pour mes 2 paires de shorts et mon pantalon. Bref, vivement Katmandou…

Si il y a 1 chose dont je vais véritablement m

‘ennuyer à propos de Pohkara, ce sont les nombreux restaurants hyper abordables. Pour de bons restaurants pas cher, allez à l’extrémité droite (en faisant face au lac) de la rue principale. Vous allez manger comme des rois pour une bouchée pain.

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Ce n’est pas un « Adieu », mais bien un « Au revoir et à la prochaine » que je fais présentement à Annapurna, Machhuputchre et cie en les regardant au loin derrière la ville. Pendant plus de 1 mois vous nous avez tenu compagnie, c’est donc difficilement concevable de quitter cet endroit.

BOYS ARE BACK IN TOWN

Prendre le bus de Pohkara à Katmandou est un véritable acte de foie; pendant 6h, tu n’es plus maitre de ton destin, c’est plutôt entre les mains d’un chauffard qu’il se trouve… Heureusement pour nous (moi, Roark et Liselot) tout s’est bien passé.

Après 1 mois et des poussières en exil, j’étais de retour à Katmandou.

Autant je ressentais un grand vide depuis la fin du trek, autant j’étais hyper content de revenir dans cette ville où je me sens extraordinairement bien et où je suis capable de m’orienter sans carte avec 2 doigts dans le nez.

Après avoir séjourné 1 nuit à notre ancien hôtel et récupérés nos bagages, nous avons entrepris de changer de paysage. Cet hôtel est hyper nice, mais il se trouve en plein milieu du bourdonnant quartier Thamel. Ce quartier est fantastique pour se préparer à faire un trek, mais nous sommes présentement à la recherche d’un endroit plus calme afin de mettre de l’ordre dans nos idées et tourner officiellement la page du trek (classer photo, finir blogue, etc.).

Nous déménageons donc dans un auberge un peu moins chic, mais qui possède un aura spécial. Dès le moment où nous sommes entrés dans le bâtiment, nous avons eu l’intention d’y séjourner, et ce même avant d’avoir vu les chambres…

Située à 2 pas du Durbar Square (l’un des lieux les plus importants en ville), notre nouvel auberge a pignon sur « Freak Street », une rue qui bourdonne, mais où les activités s’apparentent plus à une vie de quartier (petits magasins et restaurant beau/bon/pas cher) qu’à un quartier totalement pensé en fonction des touristes comme Thamel. Bref, c’est notre havre de paix…

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Malgré la grande tranquilité des lieux, il ne se passe pas une minute sans qu’on entende un coq hurler, un chien japper et/ou un népalais… se racler la gorge. Après tout, je suis quand même en Asie, il ne faut pas l’oublier…

Nous avons donc passé 5 jours là-bas. La très grande majorité du temps, nous étions enfermés dans notre auberge (soit dans notre chambre, soit sur le super toit terrasse) à classer nos photos et rédiger une histoire à partir des nombreuses notes prises tout au long du trek. En fait, c’était comme si je travaillais. Je me levais vers 9h, pour ne faire que cela jusqu’à 1 ou 2 heure du matin.

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Vous auriez du voir l’amanchure; 2 gars toute la journée sur leur ordinateur dans une chambre digne d’un motel décrépit… avec des bébelles qui trainent partout.

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En fait, on sortait de l’auberge pour les besoins essentiels; manger, acheter de la bière et… aller au cinéma (On a pu visionner dans une salle à la presque fine pointe de la technologie « Man of steel » et « World War Z »).

Sinon, avez-vous déjà vu des pigeons « fucker » à 2 pas de votre fenêtre de chambre?!? Eh bien moi oui… je n’ai rien d’autre à ajouter sur le sujet.

Autrement, l’autre jour j’étais dans un bar à écouter un groupe népalais démolir classique après classique, quand j’ai cru reconnaitre la chanson « Alive » de Bon Jovi. À un certain moment dans la chanson, il dit « I just wanna live when i’m alive (je veux profiter de la vie pendant que je en vie) »

VOILÀ… depuis le début de mon voyage que je cherche à résumer mon expérience en une toute petite phrase et voilà que Bon Jovi m’apporte la réponse.

I JUST WANNA LIVE WHEN I’M ALIVE (se traduit très mal)

Sinon, cela fait maintenant presque 2 semaines que nous avons terminé le trek et c’est toujours quelque chose d’inconcevable pour mon cerveau de penser que c’est terminé. Je me suis levé tôt le matin pour ensuite marcher toute la journée pendant si longtemps que j’ai l’impression que c’est toute ma vie… mais bon, il fallait bien que ça se termine un jour et je dois tourner la page et commencer un nouveau chapitre.

Je vais avoir besoin d’un sérieux coup de pied dans le cul pour redémarrer mon voyage. J’ai pris des mauvais plis dans la dernière semaine et je suis devenu paresseux. De plus, mon mois de marche au Népal m’a fait perdre la grande majorité des repères/trucs que j’avais développés pour survivre à la jungle asiatique. Bref, je me sens vulnérable et faible présentement.

En fait, je me sens comme Rocky Balboa dans Rocky III; après avoir réalisé un rêve qui me tenait à coeur depuis si longtemps (faire un trek au Népal), j’ai perdu « l’oeil du tigre » (la flamme de voyager). Il me faut sortir de la zone de confort dans laquelle je suis tombée et me trouver de nouveaux défis.

Pour ce qui est de la suite de mon voyage, après avoir jonglé avec plusieurs options, j’ai finalement décidé que j’allais poursuivre ma route un peu plus longtemps avec Roark. Celui-ci doit prendre un vol pour l’Indonésie à partir de Kolkata à la mi-juillet.

Je prendrais ensuite la direction du Nord-Ouest de l’Inde; Chandigarh, Manali, Amritsar, Dharamsala, le Cachemire et le Ladack.

Alors que c’est la mousson presque partout en Asie, c’est présentement le meilleur moment de l’année pour aller dans cette région de l’Inde. En fait, la route qui mène au Ladack est bloquée par la neige du début septembre à la mi-juin.

De tous les lieux énumérés, c’est définitivement le Ladack qui me motive le plus. C’est l’endroit dans le monde où la culture tibétaine a le mieux subsistée depuis que la Chine a envahi le Tibet. De plus, les paysages désertiques sont apparemment complètement fous.

Cela devrait donc me tenir occupé pour AU MOINS le prochain mois et demi.

Ensuite, ce sera le temps de changer d’air et de quitter définitivement l’Inde. Mais bon, cela ne sert à rien de se projeter dans le futur. Il faut plutôt focuser sur le moment présent afin de le vivre à fond…

20 HEURES DE PUR BONHEUR

C’est aujourd’hui le grand jour… je dois me résigner à quitter la ville que je considère comme étant mon chez moi.

La sensation était très bizarre ce matin lorsque je me préparais à mettre mon gros sac sur le dos. Habitué à voyager avec une plume durant plus de 1 mois, je me retrouve maintenant avec une tonne de briques sur le dos.

Le bus que nous allons prendre se dirige vers Ilam, à l’extrémité Est du Népal. De là, nous avons l’intention de passer la frontière indienne afin de nous rendre à Darjeeling.

Après être passé outre votre première impression qui vous dit que le bus que vous vous apprêtez à prendre ressemble à une épave, que vous avez un banc inclinable, et non une couchette… la bile qui vous remonte tranquillement dans la gorge en pensant que vous allez passer 20 heures de votre vie dedans s’estompe tranquillement. Vous commencez même à trouver confortable votre siège… puis, quand vous êtes enfin en train de vous endormir, après avoir cherché une position confortable en vain, vous mettez le pied sur une « substance » étrange. Vous allumez votre lampe frontale pour vous apercevoir que 2 poussins, sorti d’on ne sait où, s’apprêtent à vous picosser les pieds tout en faisant de mignon cui cui…

Oui, vous avez bien lu, 2 poussins sont à vos pieds… bienvenue en Asie.

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N’ayant aucune idée à qui ils peuvent bien appartenir… et même si vous le saviez, vous ne parlez pas un traitre mot dans sa langue… vous décidez d’endurer les poussins à vos pieds.

Puis… 1 heure plus tard et sur le point de pogner les nerfs, vous vous dites qu’assez c’est assez… vous empoignez les 2 poussins et les foutez dans l’allé au milieu du bus, vraisemblablement voués à finir sous une semelle de chaussure durant la nuit.

Dernière halte bouffe de la soirée avant de s’attaquer à la nuit. À la réception de votre plat, 2 bestioles sortent de vos pâtes… mais vous faites comme si de rien était puisque vous avez trop faim… vous poussez même l’audace jusqu’à en redemander.

De retour dans le bus, vous vous endormez sans vous en rendre compte à la minute ou le foutu film indien se termine et que le chauffeur éteint le foutu bruit (ils appellent ça de la musique ici).

Quelques minutes ou heures plus tard, vous vous rendez compte que vous dormiez quand un autre foutu poussin vous joue dans les pattes. Depuis votre première expérience avec eux, leur propriétaire s’était rendu compte de leur disparition et les recherche activement.

C’est donc un peu beaucoup en colère que vous prenez le poussin et que vous faites semblant de le « pitcher » par la fenêtre en fixant le propriétaire du regard et en disant lui disant; « next time (la prochaine fois) ».

Malheureusement, vous n’avez pas réellement fait semblant de pitcher le poussin par la fenêtre puisque vous n’êtes pas un sadique. En réalité, vous l’avez plutôt envoyé jouer à la roulette russe du hasard dans l’allé au centre du bus comme les poussins précédents.

Sachez qu’aucun animal n’a été maltraité dans l’histoire. Tous les poussins que vous avez envoyés à une mort certaine dans l’allé ont été rescapés.

LA FONTAINE DE JOUVENCE

À peine le soleil levé que nous étions arrivés à destination. Les courbatures n’entendaient pas à rire. Pour ajouter au drame, le ciel était couvert de nuage et un orage se tramait. Rien ne laissait donc présager que ce village était exactement ce qu’il me fallait pour restarter la machine à motivation (je vous ai parlé plus tôt que j’ai perdu l’oeil du tigre du voyageur).

Après avoir passé le plus clair de la journée à finaliser le classement de mes photos et l’écriture de mon énorme blogue sur l’Annapurna (si j’avais su dans quoi je m’embarquais au départ avec l’écriture de ce blogue, je ne l’aurais JAMAIS fait… moi et mes idées de grandeur), j’ai daigné lever les yeux de mon ordinateur pour apercevoir le ciel qui s’éclaircissait. Dame Nature était en train de nous concocter un de ses coucher de soleil dont elle seule connait la recette.

J’ai donc laissé mon ordi en plan pour enfourcher mon appareil photo et monter sur le dessus de la montagne (peu importe où tu te trouves au Népal, il y a toujours une montagne quand tu en as besoin). Je n’ai pas été déçu. Reconnu comme la capitale du thé népalais, les montagne environnantes sont tapissées de plantation.

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À la vue de ce paysage, j’avais le sourire pour 2 raisons. D’une part, je trouvais l’endroit de toute beauté. De l’autre, justement parce que j’étais à nouveau capable de m’émerveiller, cela voulait dire que mon syndrome post partum de trek était terminé. J’avais retrouvé la flamme dans mes yeux… celle qui me pousse jour après jour, à vouloir découvrir de nouveaux endroits avec ma maison sur le dos.

MERCI ILAM

C’est dommage qu’Ilam soit à l’extrémité du Népal, parce que l’endroit ne reçoit pas la visibilité touristique qu’un endroit de ce calibre pourrait avoir. Oui, quelques touristes un peu téméraires comme nous décident de s’y aventurer, mais le crédit ne nous revient aucunement; la seule raison pour laquelle nous sommes ici c’est parce que c’est le passage obligatoire pour aller de Katmandou à Darjeeling.

LA LIGNE IMAGINAIRE

En ce 1 juillet, nous quittons officiellement le Népal pour retourner en Inde.

Le trajet ne s’annonce pas de tout repos. La frontière Indo-népalaise la plus proche (Pasupati), qui sépare Ilam de Darjeeling (notre destination) de seulement 100km, et donc hyper facile à faire en 3-4 heures… N’EST PAS OUVERTE AU TOURISTES. En fait, elle n’a pas les infrastructures pour acceuillir les étrangers, seul les locaux (indiens et népalais) peuvent la franchir.

Nous sommes donc très heureux d’avoir pris une journée de repos à Ilam puisque notre plan en quittant Katmandou étant de passer la frontière à cet endroit. Bref, futur visiteur de l’Est du Népal et/ou du Nord-Est de l’Inde, prenez en bonne note.

Un trip qui aurait nécessité 1 bus de 60km du coté népalais + passer la frontière + 1 autre bus de 60km du coté indien, se transformait donc en 1 bus de 80km jusqu’à Charaali (un peu plus au sud de Ilam) + 1 autre bus de 10km de jusqu’à Kakarbhitta/Panitanki (nom de la frontière coté Népal/nom de la frontière coté Inde) + passer la frontière + 1 bus de 60km jusqu’à Silighuri + 1 bus de 60km jusqu’à Darjeeling. Bref, quelques heures supplémentaires de plaisir.

Comprenons nous bien, lorsque j’emploi le mot bus, je sous-entend des jeeps inconfortables (le mot suspension ne réfère pas à une pièce d’auto en Asie) et chargés au maximum.

Aussi, dois-je vous rappeller que mon visa népalais est échu depuis le 10 de juin héhé. Si je quittais le pays via l’aéroport, je serais un peu inquiet, mais comme je le fais via la frontière terrestre, j’ai très bon espoir de glisser un petit 19$ dans les poches du garde et de dire « ciao chow bye… »

Durant le premier trajet de bus en partance de Ilam, j’ai ressenti l’urgent besoin d’apprendre quelques mots en népalais. Mon nouvel ami népalais, un ingénieur s’en allant à un meeting dans la ville voisine, dont j’étais le siamois l ‘instant de quelques heures (on était serré comme des sardines l’un contre l’autre) allait me rendre service puisque nous avions un problème commun.

Pourquoi cet envie soudaine d’apprendre des mots népalais à quelques heures de passer la frontière et de ne plus les utiliser avant très longtemps, alors que je n’ai fait aucun effort pendant presque 2 mois pour apprendre autre chose que « namaste ». Eh bien, il y avait un gars complètement saoul assis à coté de Roark et il n’arrêtait pas de crier tout le temps. J’ai donc demandé à mon frère siamois de m’apprendre comment dire « shut up (tais-toi) » en népalais. C’est ainsi que j’ai pu dire au saoulons « chupo laga » sur un ton ferme en le regardant dans les yeux. Il prenait ensuite son trou pour une dizaine de minutes, pour recommencer de plus belle par la suite. C’est alors que, sans lui avoir demandé, mon siamois m’a appris la nouvelle phrase « kino de re boledo (comment?!? Tu parles encore!) ». J’ai donc joué à ce jeu tout le trajet au plus grand plaisir des autres népalais qui ne pouvaient pas le sentir non plus.

Ce saoulons entre donc dans la liste très restreinte des « népalais dont j ‘aimerais foutre mon poing dans la gueulle ». Jusqu’à maintenant, cette liste ne comprenait qu’un seul nom; le gérant de l’auberge de Tilicho Lake. Ces 2 énergumènes rejoignent par contre la centaine de milliers d’indiens anonymes sur la liste des gens qui m’ont faient chier durant mon voyage… liste qui ne comprend qu’un sri lankais, soit celui qui a volé mon portefeuille…

Donc, après une ride de jeep de 3h de Ilam à Charaani, un court bus (un bus, un vrai, et il fallait que ce soit le trajet le plus court du parcours grrrr), nous étions à Kakarbhitta près à passer la frontière.

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De là, nous avons pris un ricksaw (je DÉTESTE les ricksaws – vélo à 3 roues – la dernière fois où j’en ai pris un, c’étais lors de mon premier jour à mon arrivé à Delhi et il m’a escroqué en plus de m’amener au bout de la ville) pour passer la frontière… à cet endroit, les 2 pays sont séparés par une plaine innommable de 2-3km de large. C’est une très belle promenade à faire, si il ne commence pas à pleuvoir à siaux quand tu entreprend la marche grrrrrr.

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Une fois les papiers de retour en Inde signé auprès d’un officier n’aimant vraisemblablement pas son travail et attendant la retraite, nous avons pris un bus complètement bondé durant 2h jusqu’à Sirighuri. De là, un petit jeep taxi de 3 petites heures et nous étions finalement arrivé à Darjeeling.

Fait très cocasse, durant notre dernière ride de jeep, moi et Roark étions assis avec le conducteur à l’avant et Roark avait le bras de vitesse entre les jambes (pas besoin de vous dire que le jeep était manuel). C’est donc dire que le conducteur devait mettre sa main vous savez où pour shifter. Cela a donné lieu à quelques situations cocasses lorsque le conducteur a voulait embrayer sans regarder… et qu’il se trompant de levier…

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C’est donc un AU REVOIR Népal. Il n’y a aucun doute dans mon esprit que j’y reviendrais un jour… et plus d’une fois… ne serais-ce que pour aller à Lumbini, Chitwan, faire le trek du Upper Mustang, le trek du Langmung et bien sur celui du Camp de base de l’Everest, pour retourner à Bhaktapur et évidemment chez moi à Katmandou.

P.S. – J’ai une question à vous poser mes vous autres; que pouvez-vous faire dans 1 journée avec 20$? Vous payez un bon lunch sur l’heure du midi et un magazine ou aller su cinéma en couple?!? Autant dire que vous ne faites pratiquement rien…

Eh bien, sachez que depuis maintenant 4 mois, je vis avec moins de 20$ par jour; chambre d’hôtel, 3 repas par jour, 1 ou 2 bières, etc. En fait, quand je dépense 20$ et + c’est que j’ai eu une grosse journée, que j’ai visité un endroit couteux ou que j’en ai viré toute une.

Pensez-y bien lorsque vous aller sortir un petit 20$ de rien du tout de votre poche…

Épisode 17 – DARJEELING UNLIMITED
À suivre…

Catégories : Nepal
Publié par Nicolas Pare le 15 juillet 2013
2 Commentaires Poster un commentaire
  1. 07/16/2013
    Francis

    20$ en Occident et 20$ en Asie, c’est tout un monde de différences!! Ainsi va la vie!
    Ayant vu ce que tu as vu depuis le début, tu es chanceux de pouvoir faire la comparaison entre les 2, et surtout, d’avoir le chance de choisir la vie que tu veux mener, là ou tu veux la mener.

    Eux n’ont pas cette chance…

    Déjà d’en prendre conscience, c’est bien 🙂

    Réponse
  2. 07/16/2013
    J.Mance

    Oui un bon retour à la réalité après ton trek. Et tous ceux qui viennent au Québec, disent que c’est le plus beau pays. Oui nous sommes chanceux de vivre ici. Et toi tu es chanceux de pouvoir le constater. Un beau retour à la réalité. Très beau retour.

    Réponse

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