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Épisode 47 – No Whiskey in the Jars

7.30am – 23 décembre 2013 – Luang Prabang

C’est par un froid d’enfer et sous un couvert nuageux gris-blanc qui rappelaient les journées de tempête au Québec que cette journée a commencé. Pour dire vrai, je n’aurais pas été surpris de voir de la neige… après tout, il avait neigé dans le Nord du Vietnam (à quelques centaines de km à l’Est d’ici) quelques jours plus tôt.

Bref, c’est dans ces conditions que moi et Tracey (australienne avec qui je voyage depuis mon arrivé au Laos) avons quitté à bord d’un minivan en direction de Phonsavanh.

WELCOME TO PHONSAVANH INDIA

Terminus, tout le monde descend… après un trajet sur une route sinueuse qui n’en finissait pas de ne pas finir, nous posions finalement les pieds à Phonsavanh.

Presque entièrement détruit par les bombardements américains incessants durant la Guerre du Vietnam, Phonsavanh a été entièrement reconstruit par les soviétiques. Il en résulte de cette reconstruction une ville très froide qui a un manque flagrant… ou plutôt absence totale… de charme.

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À peine débarqué que j’avais déjà le gout de repartir… en marchant sur la rue principale, j’avais l’étrange impression de me retrouver en Inde; ça ressemblait à l’Inde (architecture + pollution + bruyant + trafic), les gens agissaient comme des indiens (gossants) et il y avait des restos indien (seul point positif)… pourtant, je me trouvais bel et bien au fin fond du Laos à quelques centaines de km de la frontière avec le Vietnam.

Pourquoi je me retrouvais ici alors que je détestais l’endroit?!?

C’est bien simple, afin d’y voir les mystérieuses ‘’Plain of Jars’’…

De ke sé?!? Patience mes amis… patience…

NO WHISKEY IN THE JARS

24 décembre au matin – C’est à peine réveillé que moi et Tracey avons enfourché notre scooter, fraichement loué, afin de faire le tour des environs.

Une fois sorti de l’indiernal Phonsavanh, les paysages sont devenus magnifiques. Par moment, on se serait cru transporté tout droit dans la savane australienne, avec tout ce sable orangé et le paysage semi-désertique qui nous entourait.

Notre journée a consisté à alterner entre les champs et les petits villages sur de routes parfois pavées… très parfois pas… à faire des High Five aux enfants sur le bord de la route…  à se rendre d’une Plain of Jars à l’autre… vêtu de bas dans mes flip flop et d’un chapeau de Noel sur la tête…

Bon, j’arrête de tourner autour du pot et je vous raconte c’est quoi c’est foutu Plain of Jars; il y a très très longtemps (avant Jésus Christ), dans une contrée très lointaine (le Laos), vivait un peuple… Ce peuple avait comme hobby de fabriquer une très grande quantité de jarres et de les disposer dans les champs et les collines au Sud de ce qu’est Phonsavanh aujourd’hui.

Taillées dans la pierre, les jarres ont des dimensions qui varient grandement; alors que la plupart on un diamètre d’environ 1m, certaines sont aussi petite qu’un petit pot de fleur alors que la plus grande fait un diamètre de 2,5m et fait 2,6m de haut (situé sur le site 1).

De tous les endroits où on a retrouvé des jarres, 3 sites ont été aménagés pour recevoir des touristes… il y a d’autres endroits où on peut en trouver, mais c’est très déconseillé d’aller là-bas (vous aller comprendre un peu plus bas)

Pour ajouter au mystère, personne n’est en mesure d’identifier clairement le peuple qui a installé ces jarres, si celle-ci ont été construites sur place ou transporté (on a découvert des carrières à proximité de chacun des sites) et encore moins l’utilité de celles-ci.

Les experts ont bien sur leur petite très grande idée; des ossements ont été découvert dans certaines des jarres. On pense donc que ces sites servaient de cimetière ou pour quelconque rite funéraire… mais on est loin d’en être sur puisque la plupart ne contenaient rien.

Sans prétendre être un expert, j’ai ma petite idée là-dessus… vous voulez l’entendre?!? De toute façon, vous n’avez pas le choix; je crois… que… ces jarres… étaient utilitées… pour stocker des tonnes de cookies… voila, je l’ai dit…

Pour ce qui est de la vérité, nous ne le saurons probablement jamais.

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Tout au long de l’avant-midi, j’ai donc dirigé notre mobylette d’un site à l’autre sur les routes défoncées…

Le site 1… comprenant plus de 334 jarres et un centre d’interprétation est le plus près de Phonsavanh et c’est incidemment celui qui reçoit le plus de touristes… c’est aussi le moins intéressant puisqu’il est sur une petite colline sans arbre à proximité d’un quartier industriel… pour le point de vue parfait, on repassera…

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Le 2ème site… en haut d’une colline au travers des arbres… le plus intéressant…

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Le 3ème site… au sommet d’une petite colline… un peu bof, mais il vaut le déplacement simplement pour emprunter le petit sentier zigzaguant à travers des champs et menant du stationnement aux jarres…

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La Tat Lang… une chute sans trop grand intérêt…

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Ajoutez à cela que les environs de Phonsavanh étaient un endroit stratégique important pour les américains durant la guerre du Vietnam. On retrouve donc un peu partout des traces de ce passé pas très lointain; des tranchés, des cratères laissé par les bombes, de vieux tank, etc. Il y a de tout pour les mordus d’histoire…

À un certain moment, j’ai été très touché de voir un arbre pousser dans un cratère. J’ai interprété cela comme un symbole; la vie (arbre) et la destruction (cratère) réunit au même endroit, cela ne pouvait être autre chose que la promesse d’un futur meilleur.

En après midi, nous avons quitté la route de terre que nous empruntions depuis le début de la journée pour prendre la grande route et nous diriger 30km plus loin à Muang Kheun. Le vent, alors glacial, n’a pas manqué de nous faire regretter notre choix tout le long du trajet… moi et Tracey étions comme gelé… à la différence qu’elle avait un windshield (moi) et pas moi…

Autrefois baptisé Xieng Khouang, l’endroit fut jadis la capitale du royaume de Phuan (?!?). Tout comme Phonsavanh, l’endroit a été complètement détruit lors de la guerre du Vietnam suite à des bombardements fréquents. Reconstruit de ses cendres, l’endroit se nomme aujourd’hui Muang Kheun, et tout comme pour Phonsavanh, les russes ont oublié le facteur ‘’chaleur humaine’’. Bref, un endroit glacial et sans intérêts… autrement que pour voir les 2 endroits que nous allions visiter…

That Foun – Vieille Stupa, communément appelée ‘’Old Capital’’, construite en 1576 et désormais recouverte de végétation. On raconte que le temple a été construit pour accueillir les cendres d’un des bouddhas… je sais plus lequel… bref… next…

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Wat Phaiwat – Que nous avons rebaptisé « le Big Bouddha au milieu du rond point ». Après l’avoir cherché comme des demeurés… on a prit les 3 routes qui passaient par ce rond point… pour finalement se rendre compte qu’il était au milieu du rond point. Construit en 1372… non le rond point n’existait pas à ce moment… enfin, je crois… le temple a été détruit par des bombardements américains en 1968… il ne reste donc plus qu’un bouddha et quelques colonnes.

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C’est ensuite le pied dans le plancher que nous sommes retournés à Phonsavanh. En 7h sur le scooter, j’avais toujours été en contrôle de la situation et je ne m’étais jamais senti en danger… mais en 15min au centre-ville de Phonsavanh, nous avons failli être frappés par des voitures et camions plus d’une demi-douzaine de fois. Je n’avais pas simplement l’impression d’être de retour en Inde… j’étais en Inde; même si la route était très large, les gens roulaient de tout bord, tout coté sans flasher pour tourner. Il fallait littéralement avoir des yeux tout le tour de la tête… et même là, ce n’était pas suffisant.

Nous sommes ensuite passés au dépanneur du coin afin de faire nos emplettes et préparer notre festin. Mon souper de Noel 2013 a donc consisté à une bière, des craquelins, un pain au raisin, du fromage et des biscuits Oréo… à regarder un coucher de soleil… dans un cimetière… perché sur une montagne surplombant les environs… en périphérie de Phonsavanh… au Laos… en compagnie d’une australienne qui n’a jamais eu de neige pour Noel.

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Fait cocasse… pas sur le moment, mais maintenant oui… nous avons du laisser le scooter en bas de la colline pour aller dans le cimetière. Puisqu’il n’y avait pas de sentier, on avait la chienne de marcher sur une bombe… quoi de plus ironique que de mourir dans un cimetière la veille de Noël. Heureusement, notre destin n’était pas de se retrouver en miette sur cette montagne…

Une fois de retour à l’auberge, moi et Tracey avons passé le reste de la soirée à écouter des chansons de Noel sur Youtube. Étant dans l’impossibilité d’être avec ma famille, d’avoir de la neige et un sapin avec une multitude de cadeaux en-dessous… je ne pouvais pas demander mieux…

Bilan de mon 24 décembre 2013; beaucoup de plaisir… et de froid… sur notre mobylette, de beaux paysages et une tonne de jarres. Malheureusement, aucune d’entre-elle ne contenait du whiskey… tout cela me donne soif…

The SECRET War

Alors que la guerre du Vietnam battait son plein, à quelques centaines de km à l’Est du Laos, guerre qui opposaient les Nord Vietnamiens (surnommés Vietkong) et les Américains (s’étant autoproclamé les défenseurs de la liberté et ayant décidé de freiner les élans du communisme en Asie), les américains se livraient à une guerre secrète (communément appelée The Secret War) au Laos.

Pendant 9 ans… soit entre 1964 et 1973… le Laos a été bombardé l’équivalent de 1 fois toutes les 8 minutes 24h/24 par les américains.

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Pourtant, l’ensemble du territoire du Laos avait été déclaré Zone Neutre par la communauté internationale lors de la Convention de Genève quelques années auparavant… en d’autres mots, les Américains et les Vietnamiens ne pouvaient se rendre sur le territoire du Laos et encore moins y livrer bataille…

Les bases à partir desquels les avions américains partaient en mission vers le Nord du Vietnam se trouvaient pour la plupart en Thaïlande. Où se trouve le Laos?!? Devinez… entre les 2…

Lorsque les avions ne réussissaient pas à atteindre leur cible ou devaient avorter une mission pour quelconque raison, ils larguaient les bombes restantes sur le Laos afin d’économiser du carburant. Autrement, les américains visaient intentionnellement les villages et les champs situés près de la frontière vietnamienne afin d’empêcher les vietkongs de profiter d’une quelconque façon de ces ressources (abri et nourriture). Durant toutes ces années, il était trop risqué de sortir dehors pour cultiver les terres… les américains tiraient sur tout ce qui bougeaient… les villageois se réfugiaient donc dans les nombreuses cavernes et mouraient tranquillement de faim…

Au final, si on fait le ratio de bombe lancé versus la grandeur du territoire, le Laos est le pays qui a été le plus bombardé… dans toute l’histoire de l’humanité. De toutes ces bombes, on estime que 25 à 30% d’entre-elles n’ont pas explosées lorsqu’elles ont atteint le sol… elles se sont donc retrouvées dans la nature. On estime à plus de 30 MILLIONS (essayez de compter jusqu’à 30 millions… on se reparle après) le nombre de bombes qui n’ont pas explosées (communément appelé U.X.O.). Or, ce n’est pas parce qu’elles n’ont pas explosé en touchant le sol qu’elles sont inoffensives… bien au contraire.

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Les cibles principales étant les routes, les villages, les bordures de rivière et les champs… bref, pratiquement tous les endroits où un laotien typique passe le plus clair de sa vie… il en résulte qu’encore aujourd’hui, des milliers de laotiens sont soient tués, soient grièvement blessé en raison des U.X.O. à chaque année. Les laotiens vivent donc dans des villages et travaillent dans des champs infestés de bombes. En étant bien conscient des risques, les fermiers ne peuvent pas ne pas cultiver leur terre puisque c’est leur seul moyen de subsistance.

Les histoires de mort ou de démembrement abondent; le jeune qui a trouvé une bombe, a commencé à jouer avec elle… BOUM… l’homme qui a construit sa nouvelle maison au-dessus d’une bombe… qui a un de ces jours décidé de faire un feu… BOUM… le grand-père et son petit-fils qui voulaient désamorcer une bombe pour se faire un peu d’argent en revendant les pièces… BOUM… l’homme qui préparait son champ pour cultiver le riz… BOUM…

En fait, si vous allez dans les environs de Phonsavanh et que vous ne voyez aucune personne avec un bras ou une jambe en moins… c’est que vous n’êtes pas à Phonsavanh.

Cela a aussi un autre effet pervers. Les laotiens ont peur de cultiver de nouvelles terres par peur de faire une malencontreuse découverte qui leur serait fatale. Cela limite donc grandement le développement du pays.

M.A.G.

Lors d’un passage à Phonsavanh, une visite au M.A.G. s’impose. Il y a environ 20ans, le groupe ‘’Mines Adversory Group’’ (M.A.G.) a été créé afin de nettoyer le territoire et sensibiliser la population locale au danger dû aux U.X.O.

Nettoyer un champ d’une centaine de mètres carrés peu prendre plusieurs mois… vu les ressources limités, il est impossible pour eux de faire des fouilles minutieuses et se concentrer sur un territoire au détriment des autres. En fait, seuls les sites touristiques d’importances, tels les Plains of Jars ont été entièrement nettoyés… dans le but d’attirer des touristes et incidemment procurer de l’emploi et apporter de l’argent aux communautés. C’est ainsi que dans chacune des 3 Plains of Jars, des sentiers ont été aménagés avec de petits carrés comportant l’inscription M.A.G.

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Pour le reste, la méthode est bien simple; les villageois trouvent des bombes, marquent leur emplacement et le groupe M.A.G. vient faire sont tour une fois de temps en temps… travail qui est en perpétuel recommencement.

Plus de 500 bombes sont ainsi détruites… par semaines. À ce rythme, il faudra encore plusieurs DÉCENNIES pour que les laotiens soient complètement hors de danger.

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UXO Center

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Autre endroit à ne pas manquer lors d’un passage à Phonsavanh; le Xieng Khouang Quality of Life Association… organisation à but non lucratif qui s’occupe personnes ayant été blessés par des U.X.O.

Le cout moyen pour une intervention visant à sauver une victime est d’environ 200$us… ce qui est un peu plus que ce que gagne une famille vivant en milieu rural durant toute une année. Avant la création de cet organisme, certaines familles devaient vendre leur terre, bétails, etc. pour sauver l’un des leurs.

De toutes les victimes, plus du tier sont des enfants. Ils sont les plus à risque puisque la plupart des bombes sont de la taille de balle de tennis ou sont facilement confondu avec des fruits… les enfants sont donc tenté de jouer avec… BOUM. Une branche spéciale du groupe a été formée pour aider les jeunes à différencier les bombes des fruits, etc.

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Si le cœur vous en dit, voir la photo ci-jointe pour voir les différentes façons d’aider…

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Cette visite à Phonsavanh, en premier lieu uniquement pour voir les Plains of Jars, a été l’équivalent d’un coup de point dans le visage pour moi. Comme tout mordu d’histoire et connaisseur en herbe de la Guerre du Vietnam, je savais que le Vietnam et le Cambodge avaient été le théâtre de la bataille et qu’ils en payaient encore les frais aujourd’hui… mais j’ignorais tout à propos des atrocités qui ont été perpétrés gratuitement envers le peuple laotien. La visite des les locaux du M.A.G. et UXO Center a éveillé en moi une rage et une soif de justice pour ce peuple.

On va se parler franchement, j’ai toujours été du genre à penser (très souvent à tort, mais c’est comme ça que je pense, je ne vais donc pas jouer à l’autruche) que chaque être humain a son destin entre les mains. Même quand j’étais en Inde et que je voyais des gens mourir dans les rues à tous les jours, je me disais que c’était essentiellement la faute des indiens et de leur foutu système de castes; pourquoi je voudrais lever le petit doigt pour les aider quand les pauvres eux-mêmes croient qu’ils ont mérité leur sort, ne font pas d’effort réel pour s’en sortir et que le gouvernement indien et les plus nantis les laissent à leur sort.

Mon état d’esprit est cependant complètement différent concernant le Laos; une injustice a été commise envers ce peuple, ils en subissent encore les contrecoups et en date du 24 décembre 2013… soit plus de 40ans après les dits évènements… les coupables n’ont jamais ouvertement accepté la responsabilité de leurs actes. En fait, ils aident le Laos, mais simplement par charité…

Quand on parle de la guerre du Vietnam, on parle très souvent du Vietnam et du Cambodge, mais le Laos passe bien souvent en-dessous des radars… et pour cause, les américains aimeraient bien que tout le monde oubli… mais c’est malheureusement la triste et dure réalité avec laquelle les laotiens doivent vivre encore aujourd’hui.

Pour dire vrai, c’est l’un des Épisode qui me tient le plus à cœur. J’ai passé beaucoup de temps à chercher les mots juste afin de vous décrire ces évènements au mieux de mes capacités… qui sont très limitées on ne se le cachera pas… j’espère donc que vous aller apprécier. Pour ma part, je ne sais pas quand et comment, mais d’une manière ou d’une autre, je vais trouver un moyen de venir en aide à ce peuple (revenir pour y faire du bénévolat, faire un don, parrainer quelqu’un, essayer de désamorcer une bombe… euh).

Rangez les violons…

À mon réveil le 25 au matin, il m’aura fallu 4 snoozes, répartis sur plus d’une heure, pour finalement sortir de mon lit et affronter la température glaciale. Quelle ne fut pas ma surprise de trouver au pied de… mon sac à dos… 2 cadeaux emballés… nul doute, Santa était passé par ici durant la nuit; une bière et un chip… wow… merci  Santa… et merci à ta lutin australienne.

Après ce bref moment de joie et avoir skypé avec toute ma famille qui s’apprêtait à réveillonner en direct du Québec, la dure réalité m’a frappé; dans quelques minutes, j’allais embarquer à bord d’un bus… oui oui, je vais passer le 25 décembre 2013 à bord d’un bus… qui allait mettre à bon 8h à atteindre sa destination; Vang Vieng…

Pour l’heure, Joyeux Noel à tous et à toutes…

LET IT SNOW, LET IT SNOW, LET IT SNOHOHO

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P.S. I – Un des rares point positif, sinon le seul, de la présence de nombreuses bombes au Laos, une fois désamorcé, les laotiens réutilisent les bombes à toutes les sauces; pot de fleur, instrument de cuisine, etc. La plupart sont fondu pour être transformés en autre chose… puisque c’est le meilleur métal qui peut être trouvé au Laos.

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P.S. II – Le Laos est tout en contraste entre modernité et pauvreté. Outre les grandes villes, tels Luang Prabang, Phonsavan, etc., les villages sont composés de maisons en bambou, ils n’ont pas l’électricité et des puits au centre des villages servent à collecter l’eau potable… puits qui servent aussi de douche publique pour les habitants.

P.S. III – Pour ceux qui voudraient faire leur propre Plain of Jars à la maison, voici quelques trucs pas trop compliqués

Étape 1; Trouvez-vous une montagne avec un fond rocheux et commencez à tailler. Vous pouvez aussi faire des moules et couler du béton dedans… c’est votre choix. Autrement, pour les paresseux, il est toujours possible d’aller acheter des pots à la quincaillerie du coin, mais bon… l’effet ne sera pas aussi réussit. Une bonne centaine devrait suffire… n’oublie pas de varier les dimensions (ceux qui font des moules vont donc trouver le temps long…)

Étape 2; Disposez les jarres dans votre parterres… il vous faut un gros parterre.

Étape 3; Laissez ‘’mijoter’’ le tout pendant un bon 1000ans. Advenant que vous ne puissiez pas attendre tout ce temps, voici quelques trucs pratiques qui pourraient vous aider à donner du vécu à votre site;

–          prenez une masse et détruisez partiellement quelques-unes des jarres,

–          plantez des arbres dans certaines,

–          ensevelissez partiellement ou complètement certaines d’entre-elles

Étape 4; contemplez le résultat et chargez un prix exorbitant aux visiteurs.

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Once again, a Special THANKS to Tracey for being an amazing travel partner…

Catégories : Laos
Publié par Nicolas Pare le 9 janvier 2014
1 commentaire Poster un commentaire
  1. 01/15/2014
    Jeanne-Mance Gauthier

    C’est vraiment touchant. Comme tu dis si bien, le Laos on ne connait pas son histoire. Toutes ces bombes. Tu nous fais prendre conscience de la réalité qu’il vive. Merci

    Réponse

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