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Épisode 51 – I walk the LINE

14 janvier 2014

MYANMAR POUR LES NULS

Avant de commencer à vous raconter mon périple au Myanmar, voici quelques informations utiles à propos de ce pays méconnus;

– Myanmar ou Birmanie?!? Eh bien les 2 noms désignent le même pays. Quoiqu’ils soient tous les 2 utilisé encore aujourd’hui, Myanmar est le nom officiel. C’est un pays aux multiples ethnies, dont les birmans forment la très grande majorité,

– Ancienne colonie britannique, le pays s’est complètement refermé sur lui-même du milieu du 20ème siècle jusqu’à tout récemment, notamment en raison d’un régime militaire totalitaire qui n’acceptait pas les compromis et dirigeait sous une poigne de fer. Les 50-60 dernières années ont donc été très difficile pour ce peuple. Malgré toutes ces souffrances endurées, les birmans ne laissent rien paraitre et sourient à la vie,

– depuis quelques années, le gouvernement tente de s’éloigner de l’image d’un gouvernement militaire pour tranquillement mais surement devenir une véritable démocratie. Il y a encore bien du chemin à faire, mais au moins ils sont sur la bonne voie,

– le pays se trouve coincé entre la Thailande à l’Est, la Chine au Nord, l’Inde à l’Ouest et l’océan indien au Sud. Malgré la présence de ces 3 pays très influent autour, le Myanmar a été fermé sur lui-même pendant très longtemps ce qui a eu pour effet de créer une société bien distincte de ses voisins,

– pays qui s’ouvre de plus en plus au monde. Jusqu’à octobre 2013, soit il y a seulement 3 mois, le seul moyen d’entrer au Myanmar pour un touriste était de prendre un vol très dispendieux jusqu’à Yangon. Depuis, ils ont ouvert 4 postes frontaliers avec la Thaïlande,

– il y a 30 minutes de différence (horloge) entre la Thailande et le Myanmar,

I WALK THE LINE

Mae Sot – Thailande

Réveillé un peu avant le lever du soleil, nous étions tout fébrile… depuis le temps qu’on en parlait, nous allions enfin mettre le pied au Myanmar (je crois que la 1ère fois que j’ai discuté d’aller au Myanmar avec Roark remonte au Nepal 9 mois plus tôt).

Autant partout en Thaïlande tout est organisé au quart de tour pour s’occuper des touristes… et leur soutirer le plus d’argent possible, autant Mae Sot faisait figure d’exception; nous avons du nous débrouiller par nos propres moyens pour se rendre de la ville à la frontière… même que bien des gens ne comprenaient pas ce qu’on voulait aller faire là. C’est compréhensible en raison du fait que la frontière birmane est accessible au touristes depuis seulement 3 mois… mais c’est appelé à changer très rapidement.

Une fois rendu à la frontière, un énorme line up de gens attendait au poste frontalier thaïlandais pour sortir du pays. On s’est donc tout bonnement mis au bout de la file en se disant qu’on en était bon pour une bonne heure sinon 2.

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C’est à ce moment qu’un petit garde est venu me taper sur l’épaule pour nous prier de le suivre… vous deviner la suite… non il ne nous a pas fait une fouille à nue… il nous a plutôt fait passer devant tout le monde. Pas besoin de dire que j’étais un peu mal à l’aise pour les pauvres gens qui attendaient depuis très longtemps, mais j’étais bien content au fond de moi.

Puis, nous avons marché le pont franchissant la rivière servant de frontière entre les 2 pays.

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Une fois de l’autre coté, une gigantesque porte avec un écriteau « Welcome to Myanmar » se trouvait devant nous. Quelques secondes plus tard, un petit bonhomme tout content de nous voir nous invitait à entrer dans le poste frontalier. L’heure qui a suivit (oui oui, j’ai bien dit « l’heure ») allait nous voir attendre comme des cons à l’intérieur d’un petit bureau alors que 6 officiers s’activaient à nous faire remplir une tonne de formulaires, nous demandaient de prendre des photos avec eux, nous demandaient certains mots en anglais, etc. Un poste frontalier tout sauf fonctionnel. Il va falloir qu’ils repensent à leur façon de faire. Si ça a pris 1h pour 2 backpackers aguerri comme moi et Roark, je n’imagine pas le jour où un groupe de touriste va passer à bord d’un autobus… ces pauvres petits bonhommes vont faire un burn out.

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C’est en sortant du poste frontalier que la réalité m’a frappé de plein fouet. La différence entre la Thaïlande et le Myanmar était frappante. On se retrouvait littéralement dans un autre monde.

Alors que du coté Thailande, Mae Sot était une petite ville frontière tranquille et toute propre (asiatiquement parlant), à la minute où nous sommes passé au Myanmar, nous nous sommes retrouvé dans un gigantesque ville (Myawaddy) avec un chaos total dans les rues (voiture, tonne de gens, etc.).

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Depuis 5 mois, soit depuis mon départ de l’Inde pour Borneo, j’avais voyagé dans une partie ‘’civilisé’’ de l’Asie où il faisait bon vivre et où ont avait pas trop à se prendre la tête pour faire quoique ce soit… et où tout le monde parlait très bien anglais. Tous ces repères étaient à jeter à la poubelle, ici il n’était plus question de faire la croisière s’amuse… au Myanmar il allait falloir trimer dur pour avoir ce que nous voulions… la communication avec les locaux allait être très difficile… alors que certains baragouinne quelques mots, la grande majorité nous regardent incrédule et ne parlent pas un mot d’anglais, mais bon, nous sommes les touristes alors c’est à nous d’apprendre la langue.

Il fallait donc que je retrouve mes instincts du temps où je voyageais en Inde… et vite… nous étions en terrain complètement inconnu… un endroit où la fièvre touristique n’avait pas encore frappée et où les gens étaient encore à 100% authentique…

PREMIER CONTACT

Une fois le choc de notre arrivé au Myanmar encaissé, nous avions 2 objectifs;

– se procurer de l’argent birman (vous ne pouvez pas vous procurer de l’argent birman – kyat – en dehors du Myanmar)
– trouver un bus pour foutre le camp de cette ville frontalière au plus cr!ss

Après quelques minutes de recherches, aucun de ces 2 objectifs ne semblaient réalisables; il n’y avait aucune trace de banque/guichet/bureau de change et aucun bus/gare d’autobus à l’horizon. Bref, la galère…

Heureusement pour nous, il nous restait quelques Bath (monnaie thaïlandaise) que nous avons réussit à échanger pour de la monnaie locale.

Nous avons décidé de célébrer cette petite victoire en se payant un bon « déjeuner dans un restaurant »… Bon… le cabanon dans le fond de votre cours serait plus propre et plus accueillant que l’endroit où nous sommes allé. En fait, le plancher de votre cabanon, quoique couvert de tâches d’huiles, serait plus propre que la table sur laquele nous avons mangé. Malgré tout, à voir la joie sur le visage de tous et chacun quand nous sommes entré, il était difficile de faire marche arrière. Le sceptique en moi aura finalement été convaincu; la nourriture était EXCELLENTE. Ajoutez à cela qu’on prenait des photos avec eux, Roark leur a joué de la guitare, etc. Le party était pogné dans la cabane… à 7h du matin… swing la bacaise dans le fond de la boite à bois… hi ha

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On en a profité pour recevoir notre première leçon de Birman… aucun de nos nouveaux amis ne parlaient anglais (on communiquait par signe)… au plus grand plaisir des birmans qui se foutaient royalement de notre gueule à chaque mot difficilement prononcé. Shame on me, je n’ai retenu de cette 1ère lecon qu’un seul mot « tata », qui veut dire « au revoir ». Pas besoin de vous dire que ce mot n’est pas entré dans l’oreille d’un sourd. Pour le reste de mon voyage au Myanmar, j’ai toujours eu un grand sourire à dire Au Revoir au gens… je vous aimes ma gang de Tata 🙂

BUMPY RIDE ON A… DUSTY… ONE WAY ROAD

En sortant du shack, la bourdonnement de la rue et la réalité nous rattrapait… avec tout cela, il était désormais 8.00am et nous n’avions aucune idée de l’endroit où pouvait bien se trouver la station d’autobus. Nous avons donc commencé à parler avec des signes en nommant la destination où nous voulions aller Kyaikto (nous avons appris plus tard que ça se prononce « Chaî To »… donc personne ne nous comprenait).

Au bout d’une bonne heure de recherche… et après avoir marché presque de long en large la ville, nous trouvions enfin la ‘’gare’’ d’autobus… et par « gare » j’entends « un vieux garage sur le bord de la route avec un autobus un peu décrépi stationné juste devant et une tonne de locaux n’attendant que la porte s’ouvre pour bondir à l’intérieur ».

8.30am – Alors que le bus s’apprètait à partir, la tension était à son comble. Dès notre arrivé à la « gare », un crétin avait pris nos passeport sous prétexte qu’il devait aller avertir les autorités que LES touristes quittaient la ville. Il était parti depuis 30min déjà et nous n’avions plus eu aucune nouvelle depuis. Ajouter au stress que le conducteur de l’autobus et tous les autres passagers avaient déjà pris place à bord. En fait, le chauffeur du bus avait le pied sur la pédale et la seule chose qui l’empêchait de partir était moi qui se trouvait devant le bus planté comme un piquet à l’empêcher de passer… ce que je ne fis pas bien sur… il n’était pas question que je laisse partir ce bus puisque je n’avais pas la moindre envi de moisir dans cette ville une journée.

Le crétin est finalement revenu, nous a redonné nos passeports et nous avons pris la route…

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S’en ait suivit une Joy Ride d’une durée prévue de 7h… mon petit doigt me disait donc que ça allait en durer un bon 10.

Nous avons aussi appris que la route qui reliait la ville frontalière que nous venions de quitter (Myawaddy) à la ‘’civilisation birmane’’ était une route à sens unique… WTF?!? En clair, cela voulait dire que la route est ouverte dans un sens un jour et dans l’autre sens le jour suivant et ainsi de suite…

C’est donc dire que si je n’avais pas empêché le bus de partir, nous ne serions pas resté coincé à Myawaddy jusqu’au lendemain, mais bien jusqu’au surlendemain. Ouch…

Nous avons vite compris pourquoi; autant on se questionnait pourquoi la route était à sens unique et pourquoi ça prenait 7h pour rallier notre destination alors que notre carte nous indiquait que c’était quand même pas très éloigné… autant nous avons eu notre réponse assez vite; la route était dans un état lamentable, sinueuse/étroite et en flanc de montagne. Il n’y a pas un seul moment dans la journée où le bus n’a pas roulé sur une route de merde (une route en planche à lavé comme on dit au Québec) et ou tout ce qui se trouvait au-dessus de nos têtes dans le bus ne donnait pas l’impression de vouloir nous tomber dessus.

De plus, la circulation avait beau être seulement ouverte dans un sens, c’était bouchonné. En fait, j’aurais pu facilement sortir du bus, aller pisser et rentrer dans le bus sans même courir tellement c’était bouchonné… mon seul souci aurait été de ne pas me faire frapper par les autres voitures… puisque les voitures faisaient la file indienne… pas la file indienne comme nous la connaissons, mais la véritable file indienne… c’est donc dire que chaque voiture essayait de dépasser les voitures devant; les petites voitures essayaient de doubler les plus grosse, les bus se doublaient entre eux… et je vous rappelle que la route était principalement en flanc de montagne… bref c’était le BORDEL.

Comme s’est maintenant devenu l’habitude, nous avions choisi l’autobus qui était DE LOIN la plus lente. Elle se faisait dépasser par tout le monde. Si vous voulez mon avis, c’était un mal pour un bien puisque cela voulait dire que peu importe le temps que ça allait prendre, nous étions en sécurité puisque le chauffeur était prudent… mais bon… mon cerveau ne fonctionnait pas comme cela. À chaque fois que je voyais un bus nous dépasser, la rage montait d’un cran en moi…

Lors de notre arrêt pour luncher dans un des nombreux villages anonymes que nous avons croisé sur notre chemin, je me suis fait beaucoup de fun avec les enfants de l’école qui semblaient ne pas avoir vu beaucoup de blancs dans leur vie. Il y avait aussi cette vieille dame qui transportait un gigantesque panier rempli de légumes sur sa tête. Elle n’arrêtait pas de se moquer de moi puisque pour elle j’étais un géant… je me moquais d’elle en retour en faisant semblant de manger les légumes dans son panier (je n’avais même pas à me mettre sur la pointe des pieds).

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C’est aussi lors de ce stop que j’ai appris le mot « Minglaba (bonjour) ». Ce mot allait instantanément… et pour le reste de mon séjour au Myanmar… sortir de ma bouche à chaque fois que je croiserais une nouvelle personne. En une journée, j’ai dit plus souvent Minglaba aux gens que dans le dernier mois au complet… et ce n’est pas que je ne disais pas bonjour avant, c’est simplement que je l’ai dit TOUT LE TEMPS aujourd’hui).

On a simplement à regarder quelqu’un et le saluer et dire Minglaba pour voir son visage s’illuminer et voir leurs belles dents toute croches. Une simple petite attention comme cela ne me coute rien et fait le plus grand bonheur des birmans, je m’efforce donc de m’attarder à regarder et saluer chacun d’entre eux… qui sait, ce petit geste annodin pour moi pourrait avoir une grande incidence sur leur vie.

Une fois repris la route, nous sommes rapidement (lentement) arrivé à Hpa An, 1ère ville digne de ce nom depuis la ville frontalière et aussi 1er endroit touristique sur notre chemin. Le pays étant bien grand et notre visa n’étant valide que pour 1 mois, nous avons décidé de ne pas nous y arrêter.

Au moins à partir de là la route n’était désormais plus à sens unique… elle était même pavé (pas plus confortable)… le bus pouvait donc enfin aller ‘’vite’’. J’entends par là que le compteur allait dépasser 50, peut-être 60km/h… ouuuuuu

La route longeait alors une très large rivière serpentant dans la plaine d’un jaune éclatant avec de très hautes montagnes pointues qui perçaient le ciel et qui semblaient sorti de nul part. La plupart avaient un temple bien perchés à leur sommet.

Puis, cherchez pourquoi, le chauffeur a eu l’excellente idée (quel crétin) de quitter la route principale pour se retrouver sur une petite route sablonneuse. Je ne sais pas quelle mouche lui a piqué puisque le bus était presque plus large que la route. À un certains moment, nous sommes entré dans un petit village et le bus était trop haut pour passer sous les fils électriques… ils ont donc dû les soulever…

Alors que nous étions presque arrivé, le bus a fait un arrêt de 1h pour le souper dans la ville juste avant notre arrêt… grrrrrr

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6.45pm – Qu’à cela ne tienne, à peine 3h plus tard que prévu (en Asie on peut dire qu’on était presque à l’heure) nous arrivions finalement à destination… Kyaikto (prononcé Chaito)… ahhh non… on m’indique qu’il me restait encore 30min de route à faire pour véritablement attendre mon objectif; Kinpun…

À peine sorti du bus que des locaux se battaient pour nous amener à bon port… étant les 2 seuls personnes à être sorti du bus à cet endroit, nous avons donc profité de la situation pour faire baisser les prix héhé

Les 2 plus bas soumissionnaires s’avéraient être des chauffeurs de motos. S’en ait donc suivit durant plus d’une demi-heure une ride de moto à la belle étoile. Moi et Roark étions chacun derrière nos petits bonhommes. Vous auriez du voir l’amanchure; mon conducteur avait mon plus petit sac juste devant lui à ses pieds et j’avais mon gros backpack sur le dos… sur une moto… question stabilité et sécurité on repassera…

Je ne me donnais alors pas un très haut taux de survit; il faisait une nuit noire, il n’y avait pas de lampadaire, la moto n’avait pas de lumière (ni à l’avant, ni à l’arrière), le chauffeur était un peu fou et la chaussé était en très mauvais état.

Aussi, il n’était pas rare de rencontrer des camions. Ceux-ci nous éblouissaient complètement et c’était impossible de voir quoique ce soit puisque la lumière était trop intense. À chaque fois, mon pilote avait instinctivement le réflexe de se tasser sur le bord de la route… ce que je détestais puisqu’à tout moment des obstacles sortaient à la dernière minute de l’obscurité (vaches, marcheurs, gros chariots, branches d’arbre un peu basse, etc.). Il donnait alors des coups de volant à la dernière minute pour les éviter…

Puis, il m’a lancé un ‘’it’s very cold (il fait vraiment froid)’’ et a décidé d’accélérer l’allure afin d’en finir au plus vite en se foutant royalement de sa cargaison (moi). À un certain moment, alors que nous descendions une colline, un véhicule lourd se trouvait juste devant nous, tandis qu’une moto venait en sens inverse. Alors que toute personne saine d’esprit aurait tranquillement attendu que la moto passe pour ensuite doubler le camion, mon tata de conducteur a décidé de forcer le jeu, a écrasé l’accélérateur dans le plancher, s’est déporté dans l’autre voie et alors que j’avais les dents serrés et que je me préparais à un éventuel impact, il a trouvé le moyen de passer flush entre les 2… ouffff. C’était maintenant sur dans ma tête; ce gars là ne recevrait pas de tip…

Par la suite, j’ai décidé de lâcher prise, j’ai cessé de m’en faire, je me suis fermé les yeux et j’ai ouvert mes bras de part et d’autre en criant F R E E D O M (liberté) comme le personnage joué par Mel Gibson dans Braveheart juste avant qu’on lui coupe la tête. Que voulez-vous, il vaut mieux faire face à notre destin avec le sourire.

Je peux donc ajouter à la déjà très longue liste de chose dangereuse/stupide que j’ai faite en Asie ‘’promenade à l’arrière d’une moto allant à toute vitesse en pleine nuit, sans éclairage, sans casque, en manche courte et avec un sac sur le dos’’.

Puis, contre toute attention, nous arrivions sain et sauf à Kinpun… pour le reste, c’est pour une autre histoire… même Bat heure, même Bat chaine…

Tata (Au Revoir) ma gang de Tata

P.S. I – Premier constat, après une seule journée au pays, c’est complètement fou comment les gens sont gentils et accueillants. Autant j’ai adoré les Laotiens, les Népalais, les Philippins, les Sri Lankais, mais si les birmans continuent comme cela, ils seront dans une classe à part. Les gens sont gentil sans bon sang. Tout le monde est heureux de nous voir, et ils ne le démontrent pas en étant des taches comme les indiens, ils sont simplement content que tu sois là.

P.S. II – Deuxième constat, commander dans les restos est assez simple. Pas besoin de menu, vous faites simplement vous promener dans le resto et vous pointez les choses qui vous semblent appétissantes sur les tables voisines… Pas plus compliqué… Autrement, vous pouvez essayer de consulter les menus, mais ils sont pour la plupart du temps en birman et sans photo…

En ce qui concerne la nourriture, c’est complètement différent de ce que j’ai pu voir ailleurs en Asie. On ne parle pas d’une nourriture épicé comme en Inde, d’un désastre culinaire comme aux Philippines ou d’un mix entre la nourriture asiatique et européenne comme en Malaisie… non… ici on parle d’une nourriture extrêmement gouteuse (superbe pour les papilles gustative) principalement faite à base de fruits et de légumes et faisant une grande place au riz. Tu t’assoie, on te sert une assiette de riz, on t’amène une tonne d’assiette aux couleurs et gout plus différents les uns que les autres, tu manges à t’en gaver sans te poser la question combien ca va te couter, on te ressert à volonté et tu paie un prix dérisoire…

P.S. III – Troisième constat, les dents de la plupart des gens sont DÉGEULASSES; elles sont toutes rouges et moisis. J’ai appris un peu plus tard que ce phénomène est généralisé au Myanmar dû à la traditionnelle chique de gomme/tabac…

P.S. IIII – Autre fait étrange, beaucoup de gens se mettent une espèce de pâte jaune dans le visage. La 1ère fois que j’ai vu quelqu’un comme ça, je me suis dit que ça devait être quelqu’un qui ne savait pas comment appliquer de la crème solaire, mais bon, puisqu’une grande majorité des gens en porte, je doute que ma théorie soit plausible. Si vous voulez mon avis, c’est vraiment laid, mais bon, ça semble faire parti de leur culture. J’ai bien l’intention d’élucider ce mystère au plus vite.

Catégories : Myanmar (Birmanie)
Publié par Nicolas Pare le 12 juillet 2014

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