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Épisode 58 – Hpisaw; Little Lion Man

30 janvier 2014

Mandalay – 3.30am – Les yeux encore dans la brume, nous étions en file indienne derrière beaucoup trop de locaux pour se procurer des billets de train en partance pour Hsipaw à 4.00am.

Alors que la file ne donnait aucun signe de vouloir avancer et que je commençais à croire que nous allions manquer le train, un policier est venu nous chercher et nous a amené dans les bureaux à l’arrière du comptoir (traitement royal héhé). Ils commencent par nous dire qu’il n’y avait plus de place disponible. Nous avons fini par comprendre qu’il n’y avait plus de place dans les wagons Upper class… pour touristes, mais qu’il en restait amplement dans la lower class (avec le peuple). Ceux-ci ne voulaient simplement pas que des touristes voyagent dans cette classe. J’ai alors sorti mon regard de chien battu… et à force de rouspéter… ils nous ont donné des billets.

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Un seul regard à l’intérieur suffisait pour comprendre que ce wagon servait aussi wagon de marchandise; entrer et sortir relevait du miracle et s’avérait être un véritable course à obstacle. Étant parmi les dernières personnes à prendre place à bord, la tâche ne s’annonçait pas facile pour rejoindre nos places. Le wagon rempli à surcapacité; l’allée était pleine de gens qui dormaient, il y avait des paniers de fruits et légumes un peu partout, des enfants qui criaient, bref la galère… je comprenais un peu mieux pourquoi les autorités avaient hésité à nous donner des billets dans ces wagons.

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Moi et Roark étions donc assis l’un à coté de l’autre sur un banc d’église pas assez large pour nous 2. À nos pieds, se trouvaient des valises et des poches de riz (tient donc, ca me rappelle quelque chose) appartenant au couple birman qui nous faisait face. J’ai donc passé toute cette promenade recroquevillé en petit bonhomme. À ce moment précis, les trains indiens me manquaient…

Comme c’était devenu l’habitude depuis notre arrivé au pays, tous les locaux nous regardaient avec leur grande paire d’yeux en se demandant ce que nous faisions là. Il faut croire que voyager backpack sans aucune organisation n’était pas encore la norme dans ce pays et comme nous ne réservions jamais à l’avance, ce genre de situation se répétait encore et encore.

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Avec ce train, on boucle la boucle de tous les types de transport possible au Myanmar; fast boat jusqu’à Sittwe, slow boat jusqu’à Mrauk K, bus plus que très ordinaire pour se rendre jusqu’à Mandalay, train lower class jusqu’à Hsipaw, très en upper class pour se rendre jusqu’à Mawlamyine, etc.

Nous étions donc en route pour Hsipaw, quelques 11h plus loin. Le voyage s’annonçait assez « intéressant » merci…

Chaque arrêt dans une nouvelle station transformait notre wagon un véritable bordel; des gens voulaient sortir tandis que d’autres voulaient entrer en même temps, certains passaient par les fenêtres, on se faisait piler dessus, les gens se bagarraient pour les quelques places disponibles… dans l’allée.

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Après environ 6h de train à passer de station en station sans véritable histoire à raconter à sa mère, les choses sont devenus un peu plus intéressantes alors que le chemin de fer zigzaguait/descendait dans une canyon. Tout au bout se dressait un gigantesque pont de métal reliant les 2 coté.

Arrêté à la dernière station tout juste avant le pont, c’était une véritable convention de petit vieux avec des grosses caméras et sorti tout droit de la upper class. Certains d’entre-eux sont même monté dans notre wagon pour prendre des photos du « peuple »… et avaient l’air très surpris d’y trouver des blancs.

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Une fois le passage du pont à très petit V, comme si on marchait sur des œufs, les choses sont redevenu monotone…

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4.00 – Hsipaw… finalement.

Réputé comme le plus beau trajet de train du pays, le trajet Mandalay à Hsipaw n’a pourtant rien de comparable à celui que nous avons fait de Kyaikto à Mawlamyine. C’était beau, mais sans plus. C’est surtout le ‘’vie’’ à l’intérieur de notre wagon et dans les gare qui a rendu le voyage intéressant.

HSIPAW

« On sait quand on y arrive, mais on ne sait pas quand on en repart »… c’est ce que le Lonely Planet écrit à propos de cet endroit.

Ma 1ère impression de Hsipaw est allé dans le même sens; une belle petite ville tranquille qui pourrait devenir comme Pai/Thailand dans quelques années.

On est atterri dans un espèce de paradis; Lily Homestay. Tenu par Lily et ses petites filles, on a été traité aux petits oignons comme j’ai rarement vu en Asie. Par contre, la propriétaire un mettait un peu trop… en nous serrant sans ses bras et en éclatant de rire à tout ce qu’on disait… elle donnait l’impression d’être tout le temps bourré ou sur le crack.

Pour moins de 10$, on nous a eu droit à la plus belle chambre dans laquelle j’ai pu coucher depuis mes 1ères semaines en Inde. Elle pourrait facilement rivaliser les chambres d’hotel en Amérique et en Europe… on avait même un petit frigo… ça sert à quoi déja?!?

Seul point négatif, j’ai appris que le mari de Lily était l’un des seuls médecins en ville. Malheureusement, en raison du succès de leur auberge, il avait peu à peu abandonné sa pratique pour se concentrer sur les affaires. On ne peut pas lui en vouloir, mais c’est assurément l’un des effets pervers de l’essor du touriste.

Autrement, nous n’étions pas venu à Hsipaw pour se la couler douce et se faire dorloter… au contraire.

On pourrait dire sans trop se tromper que Hsipaw est la capitale du plein air au Myanmar. Il y a plein de possibilité de trek de 1, 2 ou 3 jours, avec ou sans guide, à se promener au travers de la campagne et des villages environnants qui compose l’état du Shan.

À peine arrivé qu’on bookait un trek de 3 jours et 2 nuits avec un guide qui m’avait été fortement recommandé par une amie rencontrée en Malaisie.

3D – 2N TREK
L’ÉQUIPE

Than (guide)
Un ancien joueur de football, ayant représenté son pays à l’échelle internationale, et homme aux multiples surnoms;
– « Lion Man (l’homme lion) », en raison de sa longue crinière dorée
– « Mister Hangover (monsieur lendemain de veille) », pas parce qu’il ne supporte pas l’alcool, bien au contraire, mais bien parce que quand des gens boivent avec lui, c’est la gueule de bois garanti.

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Je l’ai gentiment rebaptisé « Little Lion Man » en l’honneur de la chanson du même nom du groupe Mumforn’n Sons

Tous les villages qui nous allions croiser sur notre route ne parlaient pas birman… encore moins l’anglais… mais bien le Shan… d’où l’utilité d’un guide. Il fallait donc troquer mon désormais célèbre « Minglaba » pour « Chemsa » (bonjour en Shan) et « Tata » (je vais m’ennuyer de celui la) pour « Rock me » (au revoir).

Roark
l’américain saoulons de service, rebaptisé Mr Egg (monsieur oeuf) par le guide parce qu’il n’était pas capable de prononcer son prénom.

Brad
un australien aux multiples appareils photos, portant une étrange (laid) moustache comme seul les australiens sont capable d’en porter.

Caleb et Kaitlyn
Un couple d’américains colorés venant de Seattle (même ville que Roark)

JOUR 1

A peine quitté la ville que nous étions à marcher sur une petite route de pierre serpentant dans la plaine pour éventuellement gagner les montagnes au loin.

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Les gens d’ici vivent en très grande partie de leur propre culture. Ils soutirent donc tout ce qu’ils peuvent de la terre. Ils plantent du riz durant la mousson, des légumes par temps sec et du melon d’eau juste avant le retour de la mousson… Tout cela dans les même champs.

Au fur et a mesure qu’on montait en élévation, les champs se sont peu à peu transformés en montagne et petites vallées avec des versants plein de plantation de thé.

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C’est alors que mon guide s’est rendu compte que je fessais le trek en flip flop. Il avait peur que je ralentisse le groupe. C’était mal me connaitre puisque j’ai été dans son sillage toute la journée alors que les autres peinaient à l’arrière. Après tout, la marche d’aujourd’hui ne consistait qu’à un maigre 18km et 900m d’ascension.

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Nos pas nous ont ensuite conduits jusqu’à Panthan, un village situé entre 2 collines.

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Les maisons sont principalement faites de bambou, alors que les écoles sont construites en matériaux plus solides tels le béton. Fait particulier, ils étendent de la merde sur le bambou pour isoler et éloigner les moustiques.

Après un lunch traditionnel dans une maison rustique, nous sommes allé faire un tour à l’école du village pendant une bonne heure et demi. Alors que les 3 autres s’occupaient du volet éducatif (anglais), je m’amusait à jouer au frisbee et à rigoler avec eux.

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À ce sujet, l’école n’est pas obligatoire au Myanmar, c’est plutôt laissé à la discrétion des parents. Ils seraient toutefois stupide de s’en passer puisque, mis à part l’achat des livres et crayons (qui peut s’avérer couteux quand on a pas un sous je l’admet), l’école élémentaire est gratuite en plus de fournir l’uniforme. Ils y apprennent 3 choses; le birman, l’anglais et les mathématiques. Une fois l’école élémentaire terminée, ils ont l’option de continuer… mais ce n’est plus gratuit. Ils pourront ainsi apprendront la géographie, l’histoire, etc.

La plupart des parents envoient leurs filles à l’école élémentaire du village et leurs garçons chez les moines. Il faut savoir qu’au Myanmar il est possible de joindre/quitter les moines quand bon leur semble. La plupart des garçons font donc leur études chez les moines et volent de leur propre ailes par la suite… un peu comme au Québec avant la révolution tranquille. Il fait aussi savoir que tout bon bouddhistes devrait être moine au moins 2 fois dans sa vie. Ils le font généralement lors de leur étude et vers la fin de leur vie.

Autrement, dans l’état du Shan, les gens n’ont pas de nom de famille… ils ont un nom dérivé du jour de la semaine où ils sont nés. Il y a donc 7 noms pour les gars et 7 noms pour les filles. Par exemple, notre guide se nomme Than en référence au vendredi.

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Toute bonne chose ayant une fin, nous avons fini par reprendre la route. Après tout, le soleil était à se coucher sous peu et il nous restait toujours une dernière montagne à franchir avant d’arriver au village où nous allions passer la nuit.

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JOUR 2

Après une soirée bien arrosée à boire du vin local fait à base de riz… qui tape sur le coco en s.v.p. force était d’admettre que notre guide portait très bien son surnom de Mr. Hangover; tout le monde avait la tête dans le cul… mis à part lui qui semblait frais comme une rose… il faut croire que s’endormir saoul mort en bobette sur la table de la cuisine fait des miracles sur la gueule de bois… je devrais essayer un jour.

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Après avoir déambulé dans le village à la recherche d’air frais pour ventiler mon cerveau et m’être amusé avec les enfants qui jouaient dans la rue, j’étais comme neuf et fin près à me mettre en route.

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La journée d’aujourd’hui allait être des plus spectaculaire. Nous allions tout d’abord contourner la vallée en marchant sur la crête de la montagne. Alors que les montagnes étaient densément boisées de feuillus, les sommets étaient pour leur part clairsemé et recouvert de plantations de thé.

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Alors que les autres marchaient d’un pas assuré à l’avant, je marchais d’un pas léger à l’arrière en prenant le temps de contempler le paysage…

… m’amuser avec les nombreux jeunes qui passaient leur journée de congé (samedi – pas d’école) à arpenter les sentiers. À ce sujet, à ma vue, la plupart de ces jeunes me récitaient des phrases du genre « byebye hello what your name nice to meet you »… bref, tous les mots d’anglais qu’ils savaient dans une même phrase sans véritablement comprendre la sens et même attendre une réponse…

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… croiser un groupe de femmes qui transportaient du bois sur leur tête… je vous ai déjà dit que ce sont les femmes qui font tout au Myanmar… si oui, je le redis… les homme sont des lâches ici… bref, malgré la lourde charge qu’elles transportaient, elles ont affiché leur plus beau sourire lorsqu’elles m’ont aperçu.

Puis, ce qui devait arriver arriva; j’ai fini par perdre de vue mon groupe trop loin à l’avant. Pas un problème en soit si le sentier avait été linéaire, mais une toute autre paire de manche dans une contrée s’apparentant à un labyrinthe où se promener sans guide équivaut à se perdre. Devant une jonction de 3 sentiers allant dans des directions opposées, il aura fallu que je fasse confiance à mon pif légendaire pour retrouver mes compagnons… sans quoi j’étais voué à une mort certaine…euh… ils vécurent heureux jusqu’à la fin de nos jours… Mmm… ouin… je crois que je me trompe d’histoire… enfin bref…

Puis, sorti de nul part, on quittait la campagne luxuriante, l’instant de se retrouver dans un village tout droit sorti d’un film du Far West; une très large rue principale faite de sable avec des construction de bois de part et d’autres… il ne manquait plus que des balles de foin roulant dans les rues.

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Aussitôt arrivé, aussitôt reparti…

À peine retourné dans la forêt que nous tombions sur Mandloy, un village situé dans un creux de montagne, alliant champs et jardins luxuriant, enfants jouant un peu partout, chevaux, vaches, chien, forgerons (qui transforment les pièces de métal de vieux camions en outils pour travailler la terre) et un arbre gigantesque… voire immense… au milieu de la place publique. J’aurais très facilement pu arrêter mon voyage, devenir instituteur et y vivre jusqu’à la fin de mes jours.

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Non je n’allais pas y vivre, mais nous allions au moins s’y arrêter un bon moment pour le lunch… mince consolation…

La maison où nous sommes arrêté était probablement la plus belle du village; une construction superbe en revêtement de pierre et charpente de bois, un jardin immense à l’arrière et des animaux un peu partout.

Armé d’une tasse de thé bien chaude, j’ai profité de notre pause pour aller piquer une jasette avec les animaux de la ferme…

Essayer de toucher à un jeune Water Buffalo né moins de 5 jours auparavant sous le regard furieux et TRÈS désapprobateur de sa mère juste à coté (elle me regardait de ses gros yeux noir vitreux et a voulu me charger 2 ou 3 fois).

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Faire boire du thé à un cheval et sentir ses dents sur tes doigts; check…

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Une fois de retour sur le sentier, l’après-midi a défilé en alternant entre le sommet des montagnes fraichement coupé à blanc afin d’être éventuellement être transformé en pâturage et plantation…

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… le creux des vallées temporairement à l’abri du soleil sous le couvert végétal. Celui-ci ne ménageait pas les efforts pour nous taper sur la tête depuis le début de la journée. Le temps des réjouissances était cependant toujours de courte durée et invariablement suivit de l’ascension d’une nouvelle montagne.

Mis à 1 ou 2 petit village sur le dessus des montagnes au loin, il n’y avait alors aucune trace de civilisation… que de la végétation à perte de vue tout autour.

C’est ensuite sous un ciel rosé, après avoir vu le soleil disparaitre derrière les montagnes et sous le regard attentif de la Lune, qui n’était alors qu’une mince ligne blanche, que la journée s’acheva. Nous avions marché plus de 25km, descendu et monté une demi douzaine de montagnes pour arriver au village où nous allions passer la nuit. Toutes les maisons de ce village avaient de l’électricité et les rues étaient éclairées par des lampadaires, gracieuseté de turbines dans la rivières à proximité.

LA NUIT DES LONG COUTEAUX

L’homestay… ça ressemblait plus à une grange qu’à une maison… où nous étions hébergé pour la nuit s’avérait être le cinéma du village… par cinéma j’entends « la seule maison où il y avait une télé »… un vieil écran cathodique. Ce n’était donc pas pour nous voir, mais bien pour regarder la télé, qu’une bonne cinquantaine d’enfants se sont entassés devant la télé une bonne partie de la soirée.

Plus la soirée avançait, moins il y avait d’enfants et plus notre taux d’alcool augmentait… jusqu’au moment où tout le groupe dormait complètement bourré. Tout le monde… sauf moi.

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Je n’arrivais pas à fermer l’oeil non pas en raison des 4 tracteurs qui dormaient à coté de moi, mais bien en raison de mon estomac. Quelques minutes après avoir gagné mon lit, celui-ci avait littéralement explosé. Résultat, j’ai passé le plus clair de la nuit à faire des allé-retour à l’extérieur pour… comment dire… mettre de l’engrais sur les plantes… burp…

Il n’y avait alors aucun son; pas d’animaux, pas de vent… rien. Seule la Lune dans le ciel étoilé était encore debout pour me tenir compagnie.

Une autre nuit blanche… ça commençait à devenir une habitude depuis le début de mon séjour au Myanmar.

JOUR 3

À mon réveil, parce que oui j’ai dû dormir quelques minutes, j’ai décidé d’aller faire un tour dehors sur ma scène de « crime ». Je me suis alors rendu compte que le lieu où j’allais… mmm… passer le temps durant la nuit, était en fait l’enclos des ânes (environ 10). Quand je suis arrivé là-bas, ils m’ont regardé avec un regard qui disait « tient donc, vla le tawin qui nous a empêché de fermer l’oeil la nuit passé »…

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À l’aube d’une autre journée de marche, ma réserve d’énergie était déjà à sec, mes jambes étaient molle comme de la guenille et je ressemblais à un zombie. Il me fallait alors toute concentration pour tenir debout et mettre un pas en avant de l’autre sans me planter.

Mon guide m’a alors proposé de prendre une moto ou un âne pour rallier l’arrivé. Il ne comprenait pas… il était hors de question que j’abandonne… j’allais marcher tous les foutus km comme un grand, pas plus simple que cela…

Les belles vallées luxuriantes des 2 derniers jours ont vite été remplacées par une plaine semi-aride où toute végétation avait été coupé. Un véritable no man’s land qui me rappelait la savane australienne et son sable rouge. Notre trek s’est du même coup transformé en une Death marche alors que la température était dans le tapis et qu’il n’y avait aucun endroit où se mettre à l’ombre.

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Quelques heures de souffrances plus tard, nous arrivions à Kyauk Mé, ville sans intérêt et capitale de l’état du Shan… notre trek était terminé.

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Il ne restait plus qu’à embarquer à l’arrière d’un tuk tuk pour rejoindre Hsipaw.

BACK IN HSIPAW

Bien que le trek ait été super, il n’est pas arrivé à la cheville de celui que j’ai fait dans des tribus reculées au Laos. Si vous avez un seul trek de 3 jours à faire en Asie du Sud-Est, c’est au Laos qu’il faut le faire.

Après une bonne nuit de sommeil et une journée plutôt tranquille à visiter quelques temples à proximité de Hsipaw, il était l’heure de mettre le cap sur Inle lake…

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Catégories : Myanmar (Birmanie)
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Publié par Nicolas Pare le 16 juillet 2014

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