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Épisode 68 – Madagascar; PAS un conte de Disney

« STOP!!! Je suis à bout de souffle… »
*C’est le cri d’alarme que mon corps m’a brutalement lancé à mon dernier jour à Morondava (fin de l’épisode précédent).
Il faut croire que j’en avais demandé beaucoup trop à mon corps (en mauvaise condition physique) dans les 2 premières semaines et que le cocktail chaleur/coup de soleil/long & inconfortable voyagements avait complètement épuisé mes batteries. Je me retrouvais donc cloué au lit lors de ma dernière journée à Morondava. Mes vaines tentatives de me lever se soldaient bien souvent par le même résultat; moi qui m’effondrait sur le sol après quelques pas (sérieux). 
Je me trouvais complètement pathétique d’en être rendu là après seulement 2 semaines de voyage… dans la parti supposément « repos » de mon premier segment de 3 mois avant de revenir au Canada. Après tout, j’allais véritablement lancer les hostilités dans la 2ème semaine à La Réunion à la fin avril, pour ne plus ralentir avant ma tentative d’ascension du Mont Blanc à la fin juin. 
J’avais si mal jugé mon corps?!?
J’étais devenu trop vieux pour ce genre de conneries?!?
Mon itinéraire de voyage était insensé?!?
Toutes ces questions me passaient par la tête… au même moment qu’un marteau piqueur voulait défoncer mon crâne (sens figuré).
J’avais fait le tour des sites médical pour comprendre ce que j’avais… et il y avait 2 finalistes; une « simple » insolation ou la Malaria. J’avais très très peur d’avoir attrapé la Malaria/Paludisme (qui fait rage ici) puisque je n’avais pris aucun véritable moyen de protection. On l’attrape de piqure de moustiques contaminés… on peut s’en protéger en prenant des médicaments très couteux et dommageable pour la santé, ou à tout le moins mettre de l’huile anti-moustique… choses que je n’ai pas fait. 
Douleur au cou impossible, déshydratation évidente, à bout de souffle en permanence, mais aucun vomissement, ni douleur au ventre ou diarrhée, tout pointait vers une insolation. C’était du moins mon diagnostique de docteur en herbe (soupir de soulagement).
Pour une rare fois dans ma vie, j’allais devoir écouter mon corps. J’allais devoir réduire un peu la cadence et troquer la (les) bière(s) de fin de soirée pour (beaucoup) de grandes bouteilles d’eau. Plus facile à dire qu’à faire quand la bière est à un prix ridicule… et moins cher que l’eau…

Dès le lendemain, et malgré l’opposition de mon médecin en herbe intérieur, je prenais un taxi-brousse de 13h de temps (mon plus long) jusqu’à la capitale Antananarivo. Mon état s’était amélioré… mais jamais au point de voyager. J’avais cependant comme principe que si j’étais pour être très malade… valait mieux se trouver dans la capitale. Je devais ressembler à un mort vivant, mais j’ai survécu au trajet 😉

  
On range les violons…

SALE ET BRUYANTE… et SALE
14 avril 2016 – Antananarivo
Ma vision de Tana a complètement changé depuis mon premier séjour ici. J’ai depuis parcouru le pays… et je ne l’aime plus vraiment. C’est une grande ville sale et bruyante… alors que le reste du pays est sale… et beau. Il y a probablement plus de taxi dans la capitale qu’il n’y a de voitures dans le reste du pays. 
Je crois que l’expression « prendre une promenade de santé » ne s’applique pas à marcher dans Tana. Premièrement, vous risquez de réduire votre espérance de vie à respirez le diesel provenant du tuyau d’échappement cassé des multiples voitures qui embouteillent chaque artère du matin jusqu’au soir. Cette odeur de diesel est persistante partout en ville… 
Le véritable fléau sont cependant les chauffards. Il faut avoir des nerfs solides, de bons réflexes et des yeux tout le tour de la tête pour s’y risquer… ou être stupide. Si vous n’êtes pas prêt à marcher à moins de 10cm de voitures qui roulent sans trop se soucier de vous, et dont un seul mauvais coup de volant pourrait vous envoyer à l’hôpital ou pire, eh bien autant ne pas tenter de visiter Tana et rester gentiment dans votre hôtel. 
Autrement, il est impossible de se promener dans la rue le soir sans se faire accrocher de part et d’autres par des « bonjour », « comment tu t’appelles mon beau », « tu veux discuter… ». Comme dans la majorité des pays pauvres sur Terre, le meilleur moyen de faire de l’argent pour une jolie jeune femme originaire du Madagascar… et croyez-moi les jeunes malgaches sont TRÈS belles… est de vendre leur corps. Je parles bien sur de prostitution… 
J’ai rencontré un gars dans mon hostel qui se ventait d’avoir couché/payé avec 6 filles en 2 jours. Il m’a dit qu’il payait environ 10$ pour 1heure avec une fille; 7$ pour la fille et 3$ pour la chambre payé pour 1h dans un hôtel « spécial ».
Pour ceux qui ont déjà lu mes blogues d’Asie, vous savez déjà mon point de vue à propos de cela… je trouve cela complètement dégelasse. Je comprend malheureusement les jeunes femmes de se lancer dans ce « business »; c’est bien souvent leur seul moyen de sortir de ce cycle de pauvreté… et qui sait… peut-être qu’un riche homme blanc va tomber en amour avec elle.
Je n’ai cependant aucun respect pour les hommes… ils savent très bien qu’ils exploitent les filles à des prix ridicules. 
Bref, je ne changerais pas le monde avec ce commentaire, mais c’est un sujet qui me touche au coeur…
Bon… revenons sur des sujets un peu plus légers…

LA COLLINE ROYALE
Après avoir essayé les célèbres taxi-brousses pour voyager de ville en ville, je tentais aujourd’hui l’expérience des non moins célèbre et tout aussi inconfortable bus de ville de Tana (même maudit vieux panels… mais d’une couleur différente). 
J’ouvre une parenthèse…
Tenez vous le pour dit… si vous ne le savez pas déjà… on voit toujours le pire d’un pays pauvre dans les terminus de bus des grandes villes… et Tana ne faisait pas exception. 
Au mieux c’est le capharnaüm… au pire vous êtes rapidement entouré par une tonne de badeaux qui veulent vous offrir leur service ou vendre des stupidités. Le mieux à faire est de lever la tête, marcher d’un pas certain… même si vous n’avez aucune idée où vous allez… et de ne surtout, mais surtout pas engager la discussion. Si vous avez le malheur de répondre, vous venez d’entrer dans une spirale de discussions interminables… discussion qui ne mènera très vraisemblablement pas à ce que vous cherchez. 
Vous posez des questions simples avec le moins de mots possible et vous chercher le gars qui va répondre ou pointer quelque part. Encore une fois, vous ne vous lancez surtout pas dans une discussion pour détailler votre question… si ceux à qui vous avez demandé ne comprennent pas, cherchez ailleurs.  
Fin de la parenthèse…
Direction « la colline bleue », ou encore « la belle colline », quelques 12/15km à l’extérieur de la ville… donc environ à 1h de route. 
But de l’opération; visiter le seul site de l’UNESCO classé dans la catégorie  » Culturel » de tout le Madagascar… j’ai nommé Ambohimanga… ancien château/forteresse de la monarchie de l’ethnie Mérina… ethnie qui régnait sur toute l’ile avant la colonisation française. 

                            
Je ne suis généralement pas du tout fan de visite culturelle… préférant en apprendre sur les pays en visitant… mais cette visite valait le coup… et ne m’a pris que 1h30min en prenant mon temps. 
Quelques faits intéressants; 
– Au milieu de la cours se trouve une grosse roche en forme de coeur. Malgré son nom, elle n’a rien de bien joyeuse puisqu’on y sacrifiait régulièrement des esclaves provenant des autres ethnies… et des zébus. 
– Outre les bâtiment fait de bois à l’intérieur de la cour centrale, l’ensemble du complexe a été construit en utilisant du béton fait de sable (ok), de coquillages (technique très commune au Moyen Orient et dans certains pays africain)… et des oeufs… plus précisément 16 millions d’oeufs (je ne l’avais pas vu venir celle-là). 
– Ayant régné de 1788 à 1810 et réputé comme étant le plus grand roi du Madagascar… pas littéralement puisqu’il devait être un nain à voir la hauteur des garde-corps des bâtiments ne dépassant pas les 60cm de haut… Le roi Andrianampoinimerina est celui qui a « uni » (par la force bien souvent) tout le Madagascar.
– Le tombeaux des anciens rois et reines, situés à l’intérieur du complexe, est un lieu vénéré par les malgaches… plus particulièrement l’ethnie Mérina. Vous comprendrez que les 17 autres ethnies étaient principalement des esclaves… pas vraiment le genre d’endroit où ils veulent aller célébrer j’imagine…
Je finissais le visite dans le jardin Ambatromiantendro situé à l’arrière du château et offrant une vue imprenable sur toute la vallée de Antananarivo.

  

ANDASIBE
Ce matin, 15 avril, je me sens presque complètement remis sur pied… je dirais à 90%. Après 3/4jours en mode survie, il y avait finalement de la vie dans ce corps… Les yeux vide et la physionomie tout affaissée avait enfin laissé place à un homme se tenant droit, au sourire moqueur, aux yeux enjoués et au caractère sarcastique/frondeur… bref… MOI. 
Je ne perdais pas plus de temps pour me remettre en route… 
J’étais à la recherche d’un dernier endroit à visiter au Madagascar… endroit où je pourrais voir quelque chose tout en m’y reposant quelques jours loin de la ville… question de vraiment être à 100% pour la suite de mon voyage.
Bingo…
Direction Andasibe… une forêt humide se situant à quelques 100km de la capitale et réputé pour être l’un des meilleurs endroits au pays pour observer des lémurs (encore).
Je m’étais donné la peine de réserver le trajet dans un taxi-brousse privé… avec un peu plus de place… mais il fallait que je sois assis à coté du seul obèse de toute l’ile… vraiment!!!

  
Déposé à la jonction d’une route, on me pointait une direction dans la forêt. Perdu au beau milieu de la forêt humide, l’endroit respirait la T R A N Q U I L I T É. Décidément, j’avais choisi la retraite parfaite.
Une constance peu importe la période de l’année… il va pleuvoir. Peut-être pas tout de suite… mais il va pleuvoir. En fait la météo est changeante tellement rapidement qu’il peut faire beau soleil une seconde, pleuvoir la minute d’après, faire beau à nouveau une heure plus tard, enchainer avec une pluie violente avec de grands vents… et le beau temps à nouveau dans une seule après-midi.
J’ai choisi de séjourner au plus chic complexe hôtelier. Perdu dans la forêt humide, l’hôtel est constitué d’un pavillon principale en bois comprenant la salle à manger/terrasse avec vue imprenable sur la jungle (on se serait cru dans la jungle tellement le cri des animaux était fort) et d’une multitude de petite huttes de bois de luxe… ayant chacune plancher de céramique, salle de bain digne d’être appelé salle de bain, électricité 24h/24 et lit d’un confort certain… ou plutôt certain confort. Tout cela pour la rondelette somme de 15$ la nuit hehe 🙂

  
Je me gate… 
Lors de mon arrivé, la terrasse était bondée de groupes de touristes. Pas des voyageurs comme moi et les quelques autres vasat que j’avais rencontrés lors des dernières semaines… non… je parle ici de vrai touristes. Ils parlaient comme des touristes, agissaient en touristes, étaient tous habillés comme des touristes (vous savez, le genre de personne qui est allé dans un magasin de plein air 2 semaines avant de partir pour le Madagascar et qui a acheté tout ce que le vendeur lui conseillait même si elle n’avait aucune idée à quoi ça servait)… et me regardaient tous comme si j’arrivais tout droit de la Lune… moi en flip flop (ils portaient tous leur bottes), short (tous en pantalon) et hygiène douteuse (ils étaient tous plus propre que propre). Je n’avais jamais vu autant de touristes au Madagascar. 
J’analysais la scène…
Dans un coin se trouvait un groupe d’anglais parlant avec une petite cuillère dans le cul… des Britanniques pour sur. Ceux-ci ne semblaient pas parler un mot de français et dépendait donc à 100% sur leur guide local (ça vous apprendra gang d’anglais… le monde n’est pas anglais…). 
Dans l’autre se trouvait une famille vraisemblablement américaine comme on voit dans les films; le père et la mère semblaient excités par le voyage alors que les enfants donnaient l’impression d’être complètement blasés. 
Il y avait aussi 2 gros gaillards qui ne parlaient ni anglais, ni français… et qui avaient déjà 4 bières sur la table… à 11.00am… belle vie les gars. 

Dans un autre coin se trouvait LE groupe d’asiatique avec de gros appareil photo. Vraisemblablement japonais, ils parlaient TRÈS fort. Je ne croyais pas trouver ce genre de groupe ici…
Un couple qui ne semblaient avoir aucune idée de ce qu’il faisait ici… où à tout le moins ne pas aimer une seconde.
Et…
… une fille habillée un peu croche et qui ne portait pas de chaussure. Intéressant… surtout qu’il y avait une table disponible à coté d’elle. Il ne fallait que quelques minutes pour entreprendre la conversation (on se foutait de la gueulle des autres) et joindre nos efforts pour visiter le parc.

Peu de gens le savent où se donnent la peine de le visiter, mais Andasibe n’est pas seulement un parc national, c’est aussi un village. Situé à quelques 2 km après l’entrée du parc, c’est un véritable village fantôme. Village vraisemblablement construit à l’époque coloniale française, celui-ci a été laissé complètement à l’abandon… et les malgaches se sont accaparés de ce qui restait et vivent désormais dans les ruines.

              
Tout est orienté autour de la station de chemin de fer. Le train entre en gare seulement 2 ou 3 fois par semaine… avec de la chance… et les rails agissent comme la rue principale du village.

PROMENONS-NOUS DANS LES BOIS…
… Pendant que le loup n’y est pas… Si le loup y était… Il nous mangerais…
On faisait une entrée en matière dans la forêt humide en faisant une visite nocturne dans la réserve Mitsinjo. Située juste à coté du parc national, et opérée par les guides locaux, cette réserve est réputée pour ses promenade de nuit dans la forêt.
Nous étions donc parti pour une amusante promenade de 1h30 aux sons des nombreuses grenouilles & des lémurs. Armé de nos lampes, on jouait une parti de cache-cache grandeur nature avec les animaux. Ce que nous faisions (forêt + noirceur) équivalait quasiment à trouver une aiguille dans une botte de foin. 
Nous avons pourtant vu 2 sortes de lémurs… dont le Microcèbe, plus petit des lémurs… et aussi considéré comme le plus petit primate au monde du haut de ses 27cm de long… incluant la queue… et seulement 45 grammes. Dormant le jour dans les trous d’arbre et des nids de feuilles, la seule chance de l’apercevoir est de s’aventurer dans la forêt une fois la tombé de la nuit.
Animaux nocturne, veut donc dire vision nocturne, veut donc dire que les yeux de ces animaux ne sont pas adapté à la lumière… et pourtant. J’ai été très choqué de voir une touriste pointer son appareil photo et foutre un gros flash dans la figure d’un petit lémur à moins de 2m d’elle. La petite bête en a surement été dû pour une cécité temporaire, si ce n’est pire.
Voyant que mon guide avait un peu de difficulté avec son français, je me suis fait un malin plaisir de poser plein de questions stupides pour voir ses réponses… au plus grand plaisir des mes compagnons…
Ma meilleure…

Jeune Française nous accompagnant avec son père; « c’est un mâle ou une femelle » (en regardant un lémur),
Moi; « regarde la queue… c’est définitivement un mâle »,
Guide; « oui c’est ça »,
Jeune Francaise; « donc tous les lémurs sont des mâles »,
Guide; « oui c’est ça… »
?!?
Je savais que le français de mon guide n’était pas entièrement à point, mais je ne me doutais pas de la « naiveté » (pour être gentil) de la jeune française et de son père. En tout cas, moi et mon amie française se foutions de leur gueulle. 
Je n’ai malheureusement pas de photo de cette promenade nocturne. Vous voulez voir les animaux à tout prix?!? Je vous suggère d’acheter un billet pour le Madagascar et de prendre un taxi-brousse pour Andisabe. Pas Game 😉

LE CRI LÉGENDAIRE
Dès 07.30 le lendemain matin, nous étions de retour dans la forêt. Cette fois dans le parc national. 
Après l’expérience désastreuse (comprendre ennuyeuse) et couteuse de Ranomafana, j’avais des doutes à propos de ce parc… doutes qui se sont complètement évanoui dès les premières minutes. 

      
Nous marchions au sons des impressionnants cris des lémurs Indri, plus grand lémur vivant et surnommé Babakoto par les malgaches, qui se lamentent un peu partout dans la forêt. À certains moment il y avait tellement de cris provenant de tout autour que s’en était surréel. C’était un petit peu bleuffant puisque le cri des Indri peut s’entendre à des centaines de mètres. 
Nous étions imprégné par l’endroit… une vraie belle forêt tropicale… pas un espèce de zoo déguisé comme Ranomafana… et nous l’avions pour nous tout seul. 
Nous avons vu dans un premier temps des lémurs Sifa (je crois que je détruit leur nom) avec leur beau pelage roux/blanc. 

        
Cependant, toujours pas de Indri. Nous pouvions encore les entendre, mais notre guide commençait à nous expliquer qu’il n’était pas possible d’en voir certains jours… 
Puis… alors que je me faisais un malin plaisir à me moquer du cri d’imitation du lémur Indri de notre guide, je fu complètement estomaqué lorsqu’il cria une dernière fois… avec réponse immédiate de 3 Indris avec des cris identique à notre guide. Le Lonely parlait du cri des Indris comme étant « légendaire ». Les cris que nous avions entendu depuis le début de la randonnée était intéressant… mais pas légendaire. C’était avant de rencontrer ces 3 Indris… wow… quel cri… d’une puissance que je n’avais jamais entendu dans ma vie.

  
S’en est suivit une promenade hors sentier d’environ 1h à suivre les Indris. En plus d’être les plus grands lémurs, ils sont facilement identifiable par leur pelage blanc et noir, et leur marque blanche sur le dessus d’une tête toute noire. Cette marque blanche leur donnait l’impression d’être chauve. Les voir sauter d’arbre en arbre était assez impressionnant. Ils sont rapides et agiles ces petites bêtes. Fait intéressant, les Indris n’ont pas de queue… ce sont donc des femelles 🙂
Pendant 4h, on s’était enfoncé au plus profond de la forêt sur un sentier de 8km très bien aménagé. J’en repartais avec des souvenirs plein la tête… et des toiles d’araignée plein la figure. De loin ma plus belle expérience dans un parc national au Madagascar. 

  
C’est donc avec cette aventure que je termine mon périple au Madagascar. Il me reste 2 jours… 1 pour rentrer à Tana et l’autre pour m’y reposer.

ÉPILOGUE – MADAGASCAR… PAS UN CONTE DE DISNEY
Madagascar… ce pays dont personne ne connait rien… ce Madagascar m’a coupé le souffle du premier au dernier jour… une culture unique à mi-chemin entre l’Asie et l’Afrique, des gens fantastiques et de super paysages. Un pays qui gagne définitivement à être connu.
Or, l’histoire du Madagascar n’est pas un conte de Disney. Il y a des tonnes de grenouilles… mais pas de prince charmant… pas de fées… pas de magiciens… pas de fin heureuse. 
Non, l’histoire du Madagascar n’est pas un conte pour enfants… c’est une tragédie humaine comme il s’en fait tant dans tous les pays les plus pauvres de la Terre.
Le Laos, la Birmanie, les Philippines, l’Inde (dans une certaine mesure), la Tanzanie et maintenant le Madagascar… je pourrais probablement nommer une bonne centaine de pays, mais je vais m’en tenir à ceux que je connais. Tous ces pays ont les mêmes points en commun; la grande majorité de la population n’a pas accès à l’eau potable de la maison… l’électricité se fait rare… les emplois aussi… ils sont dirigés par des gouvernements bien souvent corrompus qui n’ont que faire de leur population… l’école élémentaire est obligatoire, mais pas gratuite… ce qui fait en sorte que beaucoup de jeunes n’y vont pas… les moyens de contraception sont inexistant, ce qui fait en sorte que bon nombre de jeunes se retrouvent avec des enfants qu’ils ne désirent pas en très bas âge… et j’en passe. 
Où sont les indignés?!? Où sont les manifestation de solidarité?!? La vérité c’est que nous Nord-Américain et Européen… et je m’inclus là-dedans… privilégié de la société terrienne, n’en avons que faire du sors de ces gens puisque cela n’affecte aucunement notre quotidien. 

Je quitte donc le Madagascar après 19jours. Je n’avais AUCUNE espèce idée qu’est-ce que je venais faire ici… et j’aurais finalement pu y passer 1 ou 2 autres mois tellement il y a à faire. J’ai simplement visité le centre de l’ile sans toucher au sud et au nord.
Voyager backpacker dans ce pays n’est pas encore quelque chose de commun. J’ai la très forte impression que l’industrie touristique traditionnelle lutte pour que les choses ne changent pas. En effet, le mode de voyage backpacker (seul avec son sac à dos) vient totalement à l’encontre du seul moyen de voyager au pays jusque là; le très lucratif guide/conducteur qui vous prends par la main de A à Z. 
Peu importe… The show must go on… La Réunion next…

P.S. I – En l’espace d’une semaine, j’ai rencontré 2 personnes qui ont marché le chemin de Compostelle en Espagne. Leurs histoires ont validé mon choix de faire ce pèlerinage.
P.S. II – J’ai réalisé dernièrement que le Madagascar est mon 30ème pays visités. Pas si mal pour un gars qui n’était sorti qu’une seule fois du Canada (pour aller à Detroit…) avant l’âge de 23ans. Il n’en reste plus que 166…
P.S. III – Une histoire horrible pour en finir avec le Madagascar. On m’a raconté qu’il n’y aucun jumeau au Madagascar. La raison est bien simple… Jusqu’à il y a peut-être 10/15ans, lorsqu’une mère donnait naissance à une 2ème enfants lors de la même grossesse… on tuait le 2ème nouveau né. La raison, les nouvelles familles ne pouvaient subvenir à un 2ème enfant. De nos jours, le jumeau est donné à un orphelinat… si bien que les orphelinats du pays sont remplis à majorité de jumeau. On ne peut juger sans avoir vécu ici.
P.S. IIII – Pour ceux qui envisageraient voyager un jour au Madagascar, les infos suivantes pourraient vous intéresser;
En date de 2016, 
– Déjeuner et Lunch = environ 10000Ar chacun (3/4$)
– Dinner/Souper = environ 20000Ar pour un souper avec 2 bières (6/8$)
– Prix des hôtels = vous pouvez facilement trouver en bas de 40000ar pour une chambre pour 2 (12/16$)
– Voyage en taxi-brousse = le plus cher que j’ai payé était 35000Ar pour un trajet de 500km (10$)
Ce qui coute cher;

– L’entrée dans les parc nationaux = entre 45000 et 55000Ar par jour (20$)
– Peu importe ce que vous voulez faire, il vous fera un guide (croyez moi c’est chiant)… C’est au moins 30000/40000Ar par jour (12/16$)
– Un chauffeur privé au lieu de voyager en taxi-brousse vous coutera entre 180000/200000Ar par jour (70$)
Peu importez… l’argent se remplace/gagne… les expériences de vie ça ne s’achète pas.

Catégories : Madagascar
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Publié par Nicolas Pare le 17 avril 2016
4 Commentaires Poster un commentaire
  1. 04/18/2016
    Jeanne-Mance Gauthier

    J’ai retenu mon souffle et ma peur en lisant le début de ton récit. Mais par chance skype existe pour te voir. Merci pour l’histoire de Madagascar. Un pays que je ne connaissait pas. Tes photos, ton écriture (les détails) me charme et j’ai toujours hâte au prochain. Merci xxxxx

    Réponse
  2. 04/18/2016
    Xav

    Pour quelqu’un qui parle mal le Français tes récits sont toujours aussi agréable à lire mon Paré!! 😛 On les dévore! E je sais que les paysages sont très photogéniques mais tes photos sont aussi remarquables. Un grand merci de prendre la peine de nous faire partager tout ça!! A très bientôt!!

    Réponse
  3. 04/19/2016
    Aimyly

    Mon bout pref: les fémurs sans queue… ce sont donc des femelles hahahahaha

    Réponse
  4. 05/23/2016
    Herilala

    j’ai lu quelques épisodes de ton voyage à Madagascar et j’apprécie en général 🙂 juste quelques remarques, les jeunes filles de Madagascar ne sont pas tous des prostituées, c’est vrai si tu traine dehors le soir tu en verra surement beaucoup dans les rues (une choix faites par certaines dont je vais pas porter un jugement) , mais des prostituées il y en a partout dans le monde (peut être juste sous forme de prostitution différente) . Et que ce ne sont pas toutes les JEUNES FILLES ORIGINAIRE DE MADAGASCAR qui le font . à propos des jumeaux, il existe beaucoup de jumeaux à madagascar malgrès que dans une partie de l’ile ,plus precisement au sud Est , c’est considerer comme « Fady » d’en avoir, pas parce que la famille ne peut pas subvenir aux besoins des enfants mais juste que d’après leur croyance les jumeaux sont considérer porte malheur (un truc dont je suis tout à fait contre, un enfant ne porte jamais malheur, au contraire)…

    Réponse

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