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Épisode 91 –  Salar de Uyuni -> -> -> San Pedro de Atacama

16 novembre 2016

Si il y a une chose que tu ne veux pas qu’il arrive lorsque tu prends un bus de nuit, c’est qu’il arrive à destination en avance sur l’horaire. C’est malheureusement exactement ce qui est arrivé avec notre bus ayant quitté Sucre la veille au soir.
03.50am – Encore dans les bras de Morphée, que nous étions brutalement tiré du sommeil; BIENVENUE à Uyuni.
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Moi, Tanzi et quelques autres voyageurs se retrouvions (littéralement) à la rue aux petites heures du matin avec aucune station d’autobus pour aller dormir sur un banc et rien d’ouvert.
La scène avait de quoi être drôle. De 3.50 à 05.00, notre groupe de joyeux lurons déambulait dans les rues sans destination réelle. Tanzi décidais de s’assoir sur un banc et d’enfiler son sleeping alors que je faisais une reconnaissance des lieux.
05.00 – Un homme ouvrait finalement un café… avec chauffage dans le tapis. Nous étions sauvé.
Dès le lever du soleil, le compte-à-rebours s’enclenchait; nous avions jusqu’à environ 10h00 pour trouver une compagnie qui nous conviendra.
Une compagnie pour faire quoi?
Et pourquoi avant 10.00?!?
On reviendra à la 1ère question. Pour la seconde, eh bien… toutes les compagnies (et il y en a beaucoup) débutent leur tour entre 10.00 et 11.00 le matin.
Un tour?
Toi qui adore faire les choses par toi-même et déteste les tours organisés, il-doit bien y avoir une bonne raison qui explique que tu veuilles t’embarquer dans un truc touristique… me demanderez-vous? Eh bien, c’est la seule façon de visiter l’endroit… et c’est l’un des endroits à ne pas manquer en Amérique du Sud.
Si nous ne trouvions pas chaussure à notre pied dans ce délai, nous devrions passer une nuit dans cette ville de merde.
Uyuni « ville de merde », le terme n’est pas assez fort. Uyuni est la définition même de tout ce que je déteste en voyage; une ville qui déborde de touristes, pleines de boutiques de cossins et d’opérateur de tour.
J’arpentais les rues dans mon costume d’habitant; casquette, tuque en dessous, bandanas, short, bas de montagne qui me montait au genou… et flip flop dans l’espoir de trouver.
Tic Tac Tic Tac
07.00 – À peine le soleil levé que je trouvais une compagnie plus que convenable qui avait encore 2 places disponibles.
Difficile à croire, mais vrai; nous allions nous embarquer dans un 4×4 pour un tour organisé de 3 jours dans le sud-ouest de la Bolivie, avec un guide/conducteur et 2 autres touristes (2 argentins), tour qui nous conduira éventuellement de l’autre coté de la frontière au Chili.
Le point de mire de ce road trip était le Salar de Uyuni; un ancien lac désormais asséché la grande majorité de l’année. Situé à plus de 3886m d’altitude, le Salar est une cuvette naturelle ne laissant aucun échappatoire à l’eau… les minéraux sont laissés sur place lorsque l’eau s’évapore… faisant du Salar la plus grande étendue de sel au monde… pour être plus précis, 12500km2 de sel.
Sa taille est telle qu’après avoir parcouru plus de 10km vers son centre, on perd tout repère… une immense étendue blanche sans fin.
De décembre à février, lors de la saison des pluies, le Salar redevient un lac avec environ 10 à 15 centimètres d’eau de profondeur. Avec le sel dans le fond, cela crée un véritable miroir.
Autre fait intéressant, le Salar compte plus de 5.5 tonnes de lithium, sur les 11 millions que compte la planète (50% pour ceux qui auraient besoin d’un petit rafraîchissement en math). La Bolivie est assise sur une véritable mine d’or si le marché des voitures électriques propulsées par un moteur à batterie au lithium explose. Pour l’instant, c’est le sel qui est exploité.
Bref, vous en savez un peu plus sur le Salar de Uyuni… on peu donc commencer l’aventure.
Jour 1 – SALAR DE UYUNI
10.40 – Quelques 6 heures après y être arrivé, nous quittions enfin shitty Uyuni (village).
1er Stop – Le Cimetière de Train
Anciennement, Uyuni était relié au Chili par un chemin de fer passant dans le Salar. La ligne n’est plus en fonction et les anciennes locomotives sont entassées à l’extérieur de la ville.
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2ème Stop – Colchani
Le village de Colchani est la porte d’entrée du Salar… en plus d’avoir un marché artisanal.
Peu après, nous pénétrions finalement dans le Salar de Uyuni. Les 4×4 bourrés de touristes défilaient alors presque à la file indienne. Nous passions de midi à 19.00 à parcourir le Salar. L’endroit était IMMENSE.
Situé quelques km après l’entrée du parc, se trouvait un hotel faite avec des briques de sel, mais fermé depuis l’an 2000 parce que l’installation polluait trop le Salar.
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Savez-vous que la célèbre course Paris – Dakar (course automobile et à moto) passe désormais par l’Amérique du Sud et le Salar.
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Nous roulions ensuite plus d’une heure au milieu de nul part avant d’arriver au village de Coqueza. Situé sur les berges du Salar et au pied du volcan Tunupa pointant à 5430m, nous y ramassions Liam et Elie, un jeune couple de british qui avait passé (une très mauvaise) nuit.
À partir de ce moment et pour le reste du road trip, moi, le pas bon en espagnol, allais servir de liaison entre le chauffeur et les british et Tanzi. J’allais traduire (presque) tout ce que le guide disait, et poser les questions des autres en espagnol. Comme comme j’avais fait du chemin depuis la Colombie.
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1heure de route au travers du Salar et nous étions désormais à I’ile Incahuasi… surnommée l’ile aux cactus, une ile au milieu du salt flat remplis de gros cactus.
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Après un coucher de soleil mémorable, nous mettions le cap sur un hotel fait entièrement de sel situé en bordure du Salar. Le plancher, les murs, les lits, tables, tout sauf le toit et la structure étaient fait de sel. En joke, j’essayais de scier la table pour donner des cube de sel au gens, et je collais  j’ai collais langue plusieurs fois sur les murs.
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21.30 – C’était la fin d’une très longue journée ayant commencée à 03.30.
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Voici le lien vers le court video que j’ai réalisé à propos du Salar; https://www.youtube.com/watch?v=D23OEEuaYyw
Jour 2 – LES TERRES DÉVASTÉES
Nous quittions les « berges » du Salar pour nous diriger vers le sud de la Bolivie en longeant la frontière chilienne.
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Toute la journée, nous étions trimballé d’un endroit à un autre. Au total, nous franchissions plus de 250km sans jamais voir de route, à travers les paysages lunaires du « Desierto de Siloli (Désert de Siloli) » situé à plus de 4500m, en suivant des sentiers étant au mieux des traces de roues dans le sable. À certains endroits, le désert avait l’air d’une autoroute tellement il y avait des traces de 4×4 partout.
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La végétation était inexistante, les lacs généralement complètement asséchés et route poussiéreuse. Malgré l’aspect inhospitalier des lieux, l’endroit était tout de même le repère de lamas, alpachas et autruches (oui oui).
Hiercitos del Soldatos
Premier arrêt, une forêt d’algues et de coraux pétrifiés dans une ancienne mer datant d’il y a 15 millions d’année.
Salar de Chiguana
Un plus petit lac asséché avec du sel moins pur, donc une version poche, que le Salar de Uyuni.
Volcan Ollague
À 5870m, le volcan n’est qu’un gros tas de terre sans aucune difficulté à grimper… et sans aucun intérêt puisque les environs sont complètement stériles. L’un des très nombreux volcans sur la frontière Bolivie/Chili.
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Laguna Honda
Quelques lacs presque complètement asséché au milieu du désert bolivien et repère de flamands roses.
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Arbol de Piedra
(L’Arbre en forme de Pied)
Étrange forêt de monticules rocheux au milieu du désert de sable.
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En fin de journée, nous arrivions finalement à la Reserva Nacional De Fauna Andina Ecuardo Avaroa. Situé à la pointe sud-ouest de la Bolivie, à la rencontre du Chili et de l’Argentine, le parc comprend le très photogénique Laguna Colorada (Lac Rouge).  Comme son nom l’indique, les eaux du lac de 60km2 sont rouge… en raison d’algues rouge y poussant.
En haute saison, le lac est le repère de plus de 30000 flamands roses. Nous étions en très basse saison, donc seuls les irréductibles s’y trouvaient encore (il y en avait quelques milliers).
Le lac avait un melange inhabituel de couleurs; rouge (eau), vert (verdure en bordure du lac), blanc (zones sèches du lac) et gris foncé (terre). Il y avait aussi de gros monticules blancs (sel), qui ressemblait à des glaciers et sortaient du lac ici et là.
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Une nuit glaciale nous attendait dans un auberge de fortune aux abords du lac. Être gentil, je dirais que l’endroit était rustique… ne pas être gentil, je dirais que c’était merdique.
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Jour 3 – LE DÉSERT BOLIVIEN
04.20 – Réveil dans la nuit noire et glaciale. Après un déjeuner en vitesse, nous sautions dans le 4×4 en route vers de nouvelles contrés. Nous roulions alors à plus de 5000m d’altitude et le thermomètre à bord du véhicule affichait alors -12 degrés celsius… et j’étais en short et flip flop.
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Nous assistions au lever du soleil au geyser « Sol de Manaña ».
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Le soleil à peine levé que nous sautions dans les eaux thermales en bordure du Laguna Salada. À plus de 40 degrés celsius, ces eaux, réchauffés par les volcans à proximités, étaient plus que bienvenue.
Nous atteignions finalement l’extrémité de la pointe sud-ouest du pays. Le volcan Licancabur, un tas de sable de presque 6000m, se dressait alors devant nous, avec un petit lac vert (le Laguna Verde) à ses pieds.
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09.00 – S’en était fini de ce road trip en 4×4. Au milieu de nul part, nous étions au poste frontalier chilien.
Direction San Pedro de Atacama quelques 60km plus loin. Un peu après la frontière, nous retrouvions une route pavée pour la 1ere fois en 3 jours. Quel plaisir de rouler sans se faire brasser comme dans une laveuse-sécheuse.
De la frontière, située à 4500m, la route était une longue et impressionnante glissade de 2100m jusqu’à San Pedro, un petit oasis au milieu du désert de l’Atacama situé sur un plateau à 2400m. La frontière entre les 2 pays se dresse telle un véritable rempart qui s’étend du sud au nord de part et d’autre de l’horizon.
SAN PEDRO DE ATACAMA
De retour au Chili… pour de bon jusqu’à la fin décembre.
Ville éponyme du désert de l’Atacama, qui s’étend de la frontière péruvienne (donc Arica) à Copiapo (un peu plus au sud), San Pedro de Atacama est l’une des plus vieilles villes du Chili.
Originalement une halte sur la route pré-colombienne reliant les hautes terres à la cote, les espagnols y établissaient une mission en 1547. La ville allait plus tard devenir une halte de prédilection pour les marchands de bétail de Salta (Argentine) en route pour les mines de nitrate du Chili afin d’y vendre la viande.
San Pedro de Atacama version 21ème siècle est une très petite ville E X T R Ê M E M E N T touristique, sans avoir perdu son authenticité (architecturalement parlant); 99.9% des bâtiments ont 1 seul étage et sont faits de terre cuite. Vue de loin, San Pedro ressemble à une forêt au milieu du désert tellement aucun bâtiment ne dépasse la cime des arbres.
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Valle de la Luna
Difficile de passer dans le coin sans aller visiter l’attraction no.1 des environs; la Vallée de la Lune, spectaculaire formation rocheuse de couleur orangé sur fond de sable noirâtre, saupoudré de blanc (sel)… facilement accessible en vélo.
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En quittant San Pedro de Atacama, il nous restait maintenant un peu moins de 1.5mois pour atteindre Ushuaia (sud du sud de l’Argentine) à quelques 3460km plus au sud à vol d’oiseau. En comparaison, Medellin, l’endroit le plus au nord où j’étais allé en Amérique du Sud, est à 3560km à vol d’oiseau 😉
Depuis mon arrivé à Huanchaco/Trujillo, dans le Nord du Pérou, que j’étais dans le désert. Nous commencions à en avoir royalement assez du sable.
Vivement le sud du Chili dans quelques semaines… mais d’abord, nous allions visiter les grandes villes du pays…
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Publié par Nicolas Pare le 23 novembre 2016

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