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Épisode 97 – La Route Des Fjords De La Patagonie

16 décembre 2016
La veille d’entrer officiellement en Patagonie… je perdais ma casquette Patagonia. Je ne pourrais donc pas tenir la promesse que je lui avais faite en quittant Dubai…
Peu importe, je fessais vite mon deuil et nous quittions définitivement Puerto Montt, et la région des Los Lagos, sur un traversier à destination de Puerto Natales, quelques 1200km plus au sud à vol d’oiseau, en plein coeur de la Patagonie. 
Le ferry marquait la fin de 15 jours de fou après notre départ de Santiago de Chile le 1 décembre… 15 jours qui nous avaient conduits dans plusieurs endroits magnifiques; Altos de Lircay, Pucon, la vallée de Cochamo, Puerto Varas/Frutillar, Parque Pumalin et Isla Grande de Chiloé. 
Un 4 jours/3nuits de repos bien mérité sur un bateau ferait le plus grand bien afin de recharger les batteries pour la suite du voyage qui allait repartir sur les chapeaux de roues dès notre sorti du bateau.

LA PATAGONIE POUR LES NULS
Tout le monde a déjà entendu le mot Patagonie/Patagonia, mais que connaissez-vous vraiment de cet endroit plus vrai que nature?
De la forêt, des tonnes de granite, des lacs et rivières aux eaux bleu clair et des glaciers, c’est ça la Patagonie; une contrée sauvage d’une grande beauté où l’homme doit constamment se battre pour garder sa place.
Le mot Patagonie est un dérivé du mot « Patagon ». Magellan, lors de son fameux voyage (1520), où il fut le premier à contourner (avec succès) l’Amérique du Sud par le Cape Horn, baptisa les gens de l’endroit « Patagon », nom tiré de la mythologie grec et faisant référence à des géants, en référence au fait que les habitants du coin mesuraient plus de 2mètres. 
La majorité des gens associent la Patagonie avec Argentine. Effectivement, quand on regarde la carte du territoire, on se rend compte que la majeure partie de la Patagonie se trouve en Argentine. Or, la majeure partie des endroits intéressants à visiter se trouvent au Chili ou à la frontière avec le Chili. Peu importe qu’ils soient chiliens ou argentiniens, les habitants de la Patagonie se considèrent avant tout Patagonien. 
Les autochtones patagons ayant presque complètement été rayés de la carte, les patagons chiliens d’aujourd’hui sont essentiellement originaires de l’Archipel de Chiloé.
Fait non négligeable, il fait jour quasi en permanence; Bienvenue dans l’été austral (Austral désigne tout ce qui se trouve au sud de la ligne de l’Équateur) du sud du continent sud américain; le soleil se lève vers 04.30 et se couche vers 23.00, de sorte que nous ne voyons quasi jamais la noirceur. Le phénomène allait s’amplifier plus nous allions descendre au sud. 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la Patagonie n’est pas à la porte d’à coté.
Du coté argentinien, c’est assez facile puisque le territoire est relié au continent et accessible par la route ou les airs. En ce qui concerne le coté chilien, il est coupé du reste du pays par le Champs de Glace du Sud de la Patagonie, le 3ème plus grand champ de glace sur Terre après celui de l’Antarctique et du Groenland. 
La grande route qui relie le nord et le sud du Chili s’arrête à Puerto Montt. Il est ensuite possible de descendre un peu plus au sud via la Carretera Austral, l’une des routes les plus reculées du monde. La Carretera s’arrête cependant au nord du Champ de Glace du Sud de la Patagonie. Il faut ensuite passer en Argentine pour continuer sa route vers l’extrême sud. 
Le moyen le plus efficace de se rendre jusqu’à la pointe sud du Chili est d’embarquer à bord d’un des traversiers ou de voler. 

RUTA FIORDOS DE LA PATAGONIA

(La Route Des Fjords De La Patagonie) 
JOUR 1

Alors que nous étions embarqué sur le bateau la veille très tard dans la nuit, nous entreprenions d’explorer le bateau à peine le soleil levé. 
Nous étions à bord du traversier Evangelistas, un bateau construit dans les années 70. C’était comme faire une croisière… dans un foyer pour personnes agées. Sans plaisanter, l’intérieur du bateau avait l’air d’un foyer pour personnes âgées avec son look rétro démodé. Pour prouver mon point, on nous proposait des parties de Bingo le soir…
La 1ère journée passait à vitesse très petit V sans rien à se mettre sous la dent en terme de paysage (nous naviguions loin de la cote).

            

JOUR 2

Le 2ème jour pourrait se résumer en quelques mots; journée de merde/pluvieuse… et pour cause, l’endroit où naviguions reçoit entre 5000 et 7000mm de pluie par année, avec certains endroits recevant plus de 11000mm par année. Pour vous donner une idée, 5000mm par année donne une moyenne de 14mm de pluie chaque jour de l’année… 11000mm donne 30mm par jour. 
La première moitié de journée se passait sur l’océan pacifique, avec de fortes vagues. La houle était tellement intense que les escaliers étaient difficiles à monter, qu’il était impossible de marcher en ligne droite (on marchait comme des saoulons) et que la grande majorité des passagers avaient le coeur sur la main. À certains moments, le bateau tanguait tellement que tout le mobilier du lounge passait d’un coté à l’autre du bateau. 
Sur les coups de midi, nous quittions l’océan pacifique… et les vagues, pour entrer dans le Canal de Messier, situé entre l’ile de Wellington (une endroit complètement reculé) et le continent. 
Nous passions le Cotopaxi Shallow, un groupe de roches qui avait faits quelques victimes (bateaux) par le passé.
En fin de journée, le bateau faisait une halte à Puerto Eden (qui porte très mal son nom), un village M I N U S C U L E de seulement 76 habitants, situé sur l’ile de Wellington, qui se méritait le titre de village le plus reculé du Chili. Vivant de la pêche aux crabes, moules et poissons, le village est coupé du reste du monde mis à part pour le traversier qui y fait halte 2 fois par semaine; il n’y a pas de route, encore moins de piste d’atterrissage (il fait trop mauvais à longueur d’année pour y aller en avion ou hélicoptère). 

  

JOUR 3 

Nuageux, mais non pluvieux, nous pouvions enfin espérer voir quelque chose… et quel spectacle nous avons eu.

   
    
    
   
Les fjords dans lesquels nous naviguions… zigzaguions serait plutôt le terme, étaient époustouflant; tout autour se trouvait des massifs de granite et des glaciers sortant de l’eau glacé. L’endroit était tout sauf hospitalier et propice à la vie.
À un certain moment, le traversier, faisant plus de 30 mètres de large, avait du négocier un passage très délicat avec moins de 80m de large entre les 2 rochers. 
Bravo Capitaine!

  


Terre en vue!!!

    
Bienvenue à Puerto Natales dans le « Seno Ultima Esperanza (L’estuaire du Dernier Espoir) », la Porte d’Entrée du célèbre Parque Torres del Paine.
De la manière que les gens me regardaient, ils n’avaient pas du voir de gars en short & flip flop depuis très longtemps… et pour cause, il devait faire 5degrés.
À suivre…

Catégories : Chili
Publié par Nicolas Pare le 19 janvier 2017

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