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Épisode 88 – El Misti; Le Volcan des Sacrifices

L’autobus roulait depuis maintenant plus de 18 heures quand le soleil se levait à l’horizon. Lima n’était plus qu’un lointain souvenir alors que nous étions au beau milieu d’une contrée totalement désertique. De très hauts sommets faisaient leur apparition au loin. Le bus se dirigeait droit sur l’un d’eux… un cône presque parfait; le volcan El Misti.
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Pointant à plus de 5800m, ancien nevado (neige « éternelle » au sommet) n’étant plus qu’un immense monticule de roches et de terre, El Misti domine la 2ème plus grande ville du Pérou; Arequipa.
Situé à 2335m d’altitude et comptant 900000 habitants, « La Ciudad Blanca (la ville blanche) » est considérée comme un joyau de l’époque coloniale. Son surnom vient du fait que la plupart de ses bâtiments coloniaux ont été construits avec de la pierre volcanique (blanche) provenant des volcans environnants (surtout du El Misti).
Il y avait un monde de différence entre les 2 plus grandes villes du Pérou; alors que Lima était moderne et ouverte sur le monde, Arequipa me donnait l’impression d’être une ville rurale.
La ville était très belle autour de la Plaza del Armas et le Mirador de Carmen Alto valait les 5km de marche en dehors de la ville pour la superbe vue qu’il offrait de la ville et des volcans environnants.
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COTOHUASI CANYON
Alors que la très grande majorité des voyageurs décident d’aller visiter le Colca Canyon, endroit très beau, mais HYPER touristique, nous décidions de prendre la route pour le Cotohuasi Canyon, plus reculé, complètement ignoré par les touristes (puisque plus loin de Arequipa), authentique et réputé comme étant le canyon le plus profond au monde, et avec des sommets dépassant les 5000m, et même 6000m, d’altitude.
But de l’exercice; y faire de la randonnée (bien sur) et pour donner la chance à Tanzi de s’acclimater en douceur à l’altitude avant de s’attaquer à des clients plus sérieux.
Se trouvant seulement à 180km à vol d’oiseau de Arequipa, il nous fallait pourtant 11h de bus pour s’y rendre… dans un « infâme » bus de nuit.
Alors que les phares transperçait la noirceur et que le chauffeur négociait les routes sinueuses sans trop de considération pour notre sécurité, je me serais cru de retour dans un bus de nuit colombien (je m’ennuyais de beaucoup de choses de la Colombie, mais pas des bus); aucun confort et les quelques passagers se faisaient brasser à souhait dans un froid sibérien au son de musique jouant toute la nuit. Quelqu’un peut me dire c’est quoi l’idée de mettre de la musique à tue-tête dans un bus de nuit?!?
En plus, ils chantent tous comme la chienne à jacques. Aucun de ces soi-disant chanteurs ne passeraient l’étape initiale d’un concours de chant nord-américain (La Voie, Star Épidémie, etc.)
03.00 – En avance sur l’horaire (comprendre qu’il était beaucoup trop tôt), nous étions rendu à destination; Cotohuasi… la ville, située au coeur du Canyon Cotahuasi.
LOWER COTOHUASI CANYON
03.15 – Quelques 2 heures AVANT le lever du soleil, nous décidions de commencer notre randonnée.
Direction Quechualla, 35km plus loin… et 1.1km plus bas, réputé comme étant le plus beau village des environs, complètement reculé au plus profond du canyon.
Nous marchions dans la nuit noire armé de nos lampes frontales, avec le son de nos pas comme seul bruit brisant le silence.
Le soleil se levait un peu après 05.00 et nous permettait enfin d’admirer ce qui nous entourait. Le canyon était grandiose avec ses multiples couleurs allant du blanc au rosé. Généralement aride, il était parsemé de quelques oasis (végétation) en bordure de la rivière qui coulait tout au fond.
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Outre le sable et la roche, on retrouvait principalement 2 choses; beaucoup de cactus et des vignes… parce que oui, le canyon était reconnu pour son vin rouge (artisanal)… et ses fromages.
Plus les heures avançaient… plus on s’enfonçait dans le canyon… plus les parois du canyon étaient hautes… plus les paysages devenaient impressionnant… et plus la chaleur devenait insupportable.
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12.15 – Après exactement 9 heures de marche, nous étions devant l’étrange et très vieille (laide) église de Quechualla.
Datant d’avant les incas et étant supposément le plus vieux village du canyon, Quechualla était perché sur les hauteurs d’un petit contrefort en retrait de la rivière. Un récit de voyage que j’avais lu décrivait l’endroit comme un « fairytale oasis in the désert (un oasis de conte de fée au milieu d’un désert) ».
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Bon… celui qui avait écrit que ce village était tout droit sorti d’un compte de fée devait avoir eu une enfance de misère…
Sans être sorti d’un conte de fée, il fallait admettre que l’endroit avait du charme; des perroquets en liberté, de très vieilles maisons faites en terre cuite, des ruelles bordées de vieux murets en pierre et surplombées par des vignes, des animaux de toutes sorte en liberté dans les rues (chiens, ânes, chevaux, moutons, cochons, canards), et des champs de vignes, des avocatiers et des manguiers (l’arbre qui produit la mangue) tout autour.
Le village comptait 9 familles, venait d’avoir l’électricité il y a moins de 1an et une route (de terre), reliant le village au reste du canyon, avait été terminée il y a seulement 15 jours. Avant cela, les gens devaient emprunter des sentiers longeant les falaises avec leurs ânes pour aller s’approvisionner en ville.
Brianna, 2ans, l’enfant de la femme chez laquelle nous séjournions, était la seule enfant du village.
Nous ne manquions pas de gouter au vin local. Le vin était servi dans une superbe bouteille en bois… avec des verres à shooter?!? Ayant le choix entre un vin seco (sec) ou dulce (fruité/sucré), notre choix s’arrêtait sur le seco… qui s’avérait extrêmement fruité. Très fort en alcool, la couleur/texture et le gout me rappelait un vieux Porto.
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CONDUCTEUR SAOUL + ROUTE DANGEREUSE = ?
L’arrivé du bus le matin est un happening pour le village: la plupart des habitants descendent à la route, certains dansent, d’autres jouent de la musique, ou encore boivent de la bière/alcool maison… à 08.30 du matin.
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08.30 – Le bus était sensé partir pour Cotahuasi (ville)… afin d’aller visiter un autre endroit du canyon.
08.40 – Le conducteur prenait son 1er shooter…
08.50 – Le conducteur prenait une verre de vin…
09.20 – Le conducteur était en train de dancer avec une grosse dame…
09.30 – Le conducteur calait son 2ème shooter…
Pendant ce temps, nous admirions les talents de tortureuse de chien de la petite Brianna sur son hyper gentil petit chien Chiquitin…
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09.45 – Le conducteur calait un dernier verre de vin et entendait finalement raison. Il donnait un coup de klaxon signalant le départ du bus, quelques joyeux lurons (complètement saoul) s’empressait de monter à bord du bus… une femme renversait du vin partout sur le plancher… ça allait sentir la robine tout le trajet.
Nous disions Au Revoir à Brianna & au pauvre Chiquitin, et prenions finalement la route avec l’espoir de survivre à cette épreuve sur une route tout sauf sécuritaire.
UPPER COTOHUASI CANYON
Ayant passé la nuit à Alca, petite ville sans intérêt, mais qui se veut un stop difficile à manquer sur la route vers le Upper Cotahuasi Canyon, j’y avais fait la connaissance de Rick/Ricardo, un vieil américain vivant dans le canyon depuis 7ans avec son âne. Lorsque sa femme avait demandé le divorce 28 ans plus tôt, il avait devidé de vivre dans une pauvreté volontaire « plus jamais personne ne me volerait mes biens… (Sa femme était partie avec tout) » me disait-il.
04.40 – Réveillé un peu avant le soleil, nous sautions dans le bus de 05.00am pour Puyca (le seul bus s’y rendant de toute la journée). J’imaginais que ce bus allait être à moitié vide… ERREUR… nous avions l’impression que tout le village était dans le bus tellement c’était bondé… nous passions la prochaine heure et demi (pour franchir 23km) de notre vie debout dans l’allée squeezé entre une grosse dame et une femme transportant un chat dans un sac plastique bien fermé avec un noeud. Je peux vous dire que le chat faisait savoir son mécontentement une bonne partie du trajet.
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06.25 – Puyca était en vue. Perché à 3560m dans un recoin du canyon, le village était charmant avec ses champs en terrace sur les flancs de montagne. Ces champs en terrace remontaient à l’époque inca.
But de notre visite; voir le site archéologique Mauk’Allacta dominant la vallée un peu plus haut. Village pré-inca ayant été la capitale du Canyon avant/au temps des incas, avec plus de 50 bâtiments en pierre, le site n’es plus qu’un tas de pierre dans un pâturage pour les vaches. L’endroit est cependant magnifique et les photos ne lui rende pas justice.
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08.15 – De retour à Puyca, nous avalions un déjeuner en vitesse, pour ensuite entreprendre de marcher le chemin du retour jusqu’à Alca 23km plus loin. Nous alternions alors entre la route de terre en lacet et le sentier qui la coupait.
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11.45 – Après 16km de marche et complètement exténué par la chaleur insupportable, un camion s’arrêtait et nous faisait signe de monter dans la boite à l’arrière.
12.15 – de retour à Alca, nous sautions dans un bus pour la ville de Cotahuasi… Et un autre pour le village de Pampamarca se situant dans un autre secteur du canyon.
FUCK PAMPAMARCA
Nous fermions la boucle du Canyon Cotahuasi en nous rendant à Pampamarca. Situé à 3397m dans la parti nord du Canyon, il nous fallait 2h de bus pour franchir les 29km séparant le village de Cotahuasi. Les environs du village devait être l’endroit le plus vert de tout le canyon et offrait une superbe vue sur le volcan Solimana à 6093m bien visible tout au loin et dernier Nevado des environs, qui dans quelques année perdra assurément son titre tellement ses glaciers fondent à vue d’oeil.
La village était très charmant, mais les habitants l’étaient beaucoup moins. Déjà que les péruviens ne sont PAS DU TOUT acceuillant et rude comparativement aux équatoriens et surtout au colombiens, cet endroit était le summum. Tout le monde au village nous ignorait comme si nous étions invisible. Quand nous finissions par trouver la dame qui nous avait été chaleureusement recommandée pour être hébergé… elle peinait à prononcer 2 mots d’affilés tellement elle était saoule.
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BOSQUE DE ROCAS
Ayant fini par trouver un endroit où dormir, nous étions debout à nouveau avant 05.00 pour monter au mirador
« Bosque de Rocas Wito », une espèce de forêt de roches en forme conique pointant vers le ciel et situé au-dessus du village à plus de 4000m.
L’endroit était à couper le souffle. Ajouter à cela la présence de 2 condors volant au-dessus de nos têtes pendant un bon moment… probablement pour évaluer si nous étions une menace, un snack potentiel, ou simplement des idiots. Pour ceux qui ne connaissent pas ces oiseaux, ils ressemblent à d’immenses dindes volantes… immenses… les ailes déployés, ils peuvent mesurer de 2 à 3 mètres.
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Une fois redescendu au village, nous entamions de marcher les 20km jusqu’à Cotahuasi. Les paysages étaient arides, mais sublimes.
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Après 4jours, 3 nuits et plus de 85km de marche et quelques bus crasseux, nous avions faits le tour du Canyon. Il était temps de retourner à Arequipa. Durant tout ce temps, nous avions été les seuls étrangers (exception fait de l’américain bizarre rencontré à Alca)… un pur bonheur. J’avais rarement été aussi couvert de poussière qu’au moment de quitter le Canyon.
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On nous avait raconté qu’il y avait des pumas (aussi surnommés panthère ou lion des neiges) dans le Canyon. Disons que nous n’étions pas trop déçu de ne pas en avoir croisé…
Un bus de nuit plus tard et nous étions de retour à Arequipa… à 03.10 du matin… FUCK…
Il n’y avait rien d’ouvert avant 06.00, et c’était trop dangereux de sortir du terminal avant le lever du soleil à 05.00. Il fallait donc attendre « patiemment » (pas vraiment) dans à essayer de dormir dans le brouhaha et sur des chaises totalement inconfortables.
EL MISTI
Vous ne pensiez pas réellement que je quitterais les environs de Arequipa sans avoir tenté l’ascension d’au moins un de ses hauts volcans?
Pointant à 5825m, El Misti, anciennement appelé Putina ou Wawa Putina, est un volcan actif dont la dernière éruption remonte à 1985. Le terme El Misti viendrait d’une déformation du mot « Mestizo » qui signifie Métis (fouillez-moi pourquoi). 16ème plus haut volcan au monde et 2ème plus haut actif (après le Cotopaxi), El Misti possède 3 cratères… l’un d’eux laissant échapper des fumeroles (fumée).
Près du cratère principal, 6 momies incas ont été retrouvées dans le glacier en 1998. Les archéologiques pensent que ces momies sont des gens ayant été offert en offrande au volcan pour calmer les Dieux. Historiquement, El Misti possède la réputation d’être le volcan/montagne où il y a eu le plus de sacrifice humain au monde. Ces sacrifices se sont produits principalement durant l’époque inca.
La plupart des « offrandes » étaient de jeunes filles vierges âgées entre 10 et 16 ans et provenant de familles issues de la bourgeoisie. Pour être apte à se faire sacrifier, il fallait une personne en parfaite condition physique et sans égratignure/cicatrice. C’était un honneur pour beaucoup de familles de faire sacrifier l’un des leurs (What The Fuck). C’est ainsi que plusieurs familles offraient l’un de leur enfants pour être « l’élu ». D’autres familles, au contraire s’organisaient pour blesser leurs enfants en bas âges pour leur éviter le supplice.
Avant le sacrifice, les élues étaient traités en roi avec de la nourriture, boisson, etc. à volonté, le tout afin qu’ils traversent heureux dans l’autre monde.
Les sacrifiés étaient généralement étranglés avec une corde, ou bien ont leur tranchait la gorge, ou on leur coupait tout simplement la tête. Pour les plus chanceux, ont leur arrachait le coeur tandis qu’il battait encore dans leur poitrine. Dans tous les cas, leur sang était versé sur un hôtel en l’honneur du Dieu en question… le bon vieux temps comme certains diraient… gulp…
03 Novembre 2016
C’est chargé comme des mules que nous quittions Arequipa via un bus roulant en direction d’une petite ville voisine. Après 30minutes, le bus nous déposait au milieu de nul part à la jonction d’une route de terre; le chemin d’accès au volcan.
09.50 – À 2750m, nous commencions à marcher dans la plaine aride en direction de la base du volcan. Le cône devenait de plus en plus grand pour prendre toute l’horizon devant nous.
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12.00 – Nous étions à la base du volcan à 3450m, là où le chemin d’accès se termine et où le sentier commence. Alors que le plan initiale était de monter au camp pyramide situé à 4500m, Tanzi éprouvait de la difficulté à s’acclimater à l’altitude ce qui nous forçait à changer les plans.
Ne voulant pas la laisser retourner à Arequipa seule, voulant atteindre le sommet et étant convaincu qu’elle allait filler mieux quelques heures plus tard, je décidais de monter le campement juste un peu plus haut à environ 3500m. J’allais me taper toute l’ascension d’une seule shot de bas, en haut, en bas.
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Plus de 8km de distance, 2.2km de dénivelé positif… en pleine nuit… seul… sans connaitre la montagne/sentier… cela n’allait pas être de la tarte, mais j’étais motivé par le défi.
10.30AM
11.30pm – Je me réveillais en sursaut. Regardant mon téléphone, j’étais stupéfait de voir qu’il affichait 11.30pm. J’avais pourtant mis mon alarme à 10.50pm. Un second regard à mon alarme pour me rendre compte que j’avais mis l’alarme à 10.50AM et non PM. Je pouvais probablement dire adieu au lever du soleil du sommet… Je l’aurais sur le flanc du volcan.
Fâché envers moi-même et sur l’adrénaline, je quittais la tente sans déjeuner, sans même lacer mes bottes et en short (j’allais le regretter plus haut).

J’avais le couteau entre les dents et montait à un rythme infernal. La nuit était très nuire, sans vent et curieusement assez chaude. J’avais comme seuls compagnons ma respiration très lourde, ma lampe frontale et la ville d’Arequipa toute illuminée au loin sur ma gauche. Je ne pouvais pas apercevoir le volcan, mais je savais que j’allais dans la bonne direction puisque le sentier je cessait de monter.

Le sentier comportait beaucoup de bifurcation. Il m’arrivait très souvent de le perdre complètement, mais cela ne durait jamais longtemps.nJe m’en remettais totalement à mon fidèle compagnon maps.me qui me montrait un sentier jusqu’au sommet. Si tous les chemins d’Europe menaient à Rome, j’avais confiance que tous les sentiers sur cette montagne menaient au sommet.

00.20 – Je me trouvais à 3850m… ce qui signifiait qu’il me restait moins de 2km d’ascension verticale.

00.45 – 4100m d’altitude

01.40 – J’arrivais au camp à 4500m dans un temps record. Il m’avait fallu seulement 2heures alors qu’on m’avait dit qu’il m’en faudrait 4 ou 5. Il y avait 3 tentes et les gens semblaient encore dormir puisqu’il n’y avait pas d’action et aucune lumière plus haut sur la montagne.

Une courte pause chocolat et je repartais de plus belle. Dès lors et jusqu’au sommet, le sentier zigzaguait dans une zone d’éboulement au travers de grosses roches. Il m’était très difficile de suivre le sentier puisque tout me semblait être un sentier. Je m’en remettais à mon instinct et continuait à monter.

03.15 – J’atteignais les 5000m d’altitude. Il ne me restait « plus que » 825m d’ascension.

Un arrêt à 5100m me sciait les jambes. Les 725 derniers mètres allaient se faire à la vitesse très petit v et dans la douleur.

04.10 – 5250m – Un fort vent venant du sommet se mettait de la parti et la température chutait dramatiquement. Je commençais à me les geler solide. Il me fallait maintenant prendre appui sur les roches avec mes mains pour ne pas perdre pied et tituber dans le vide.

04.20 – 5350m – L’aube commençait à se lever.

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05.05 – 5500m – Le soleil faisait son apparition et commençait à réchauffer le pop-cycle que j’étais devenu. Avec 325m à faire, j’y était presque. Mon rythme avait considérablement ralenti. Mon moral était par contre en béton et j’étais déterminé à me rendre jusqu’au sommet.

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05.55 – J’y étais… le sommet. Il y avait une très forte odeur de souffre.

J’ai perdu le compte du nombre de sommet/volcan que j’avais atteint depuis mon arrivé en Amérique du Sud… mais bon… un de plus… et au suivant 🙂

img_2362img_2365Il me fallait maintenant tout redescendre et retourner au campement où Tanzi m’attendait.

Comment descendre 2200m de dénivelé le plus rapidement possible?

A. Descendre le même sentier que vous avez monté en zig zag?

B. Trouver un couloir d’éboulement fait de sable volcanique & à plus de 45 degrés d’inclinaison, et commencer à courir?

C. Enfourcher son parachute?

D. Prendre le téléphérique?

Tic Tac Tic Tac

Ceux ayant répondu B auront visé juste. Je descendait la montagne en faisant un jogging matinal vertical. Quelle sensation… et quelle vue… de dévaler la montagne à toute allure. Il m’avait fallu environ 6 heures pour monter… il m’en prenait un peu plus de 1 heure pour tout redescendre.

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De retour au campement à la base du volcan, il ne nous restait plus qu’à marcher les 6km nous séparant de la route, pour ensuite attraper un bus et retourner à Arequipa.

CHACHANI
Pour les adeptes de hautes montagnes, il est aussi possible de monter Chachani, le volcan voisin du El Misti. Pointant à 6075m, la montagne est réputée comme étant le 6000m le plus facile du monde. Un 6000 reste un 6000, il faut donc faire attention à l’altitude.
En quittant Lima, j’avais pris une décision majeure qui allait influencer la suite de notre voyage; j’avais COMPLÈTEMENT chambardé l’itinéraire des prochains mois.
Initialement, j’avais prévu faire une multitude de treks au Pérou, passer par la Bolivie, et gagner le Chili/Argentine… mais on va finalement se diriger directement au Chili.
Le reste du Pérou et la majeure partie de la Bolivie seront pour dans quelques mois. La température n’est pas optimale présentement, tandis que c’est actuellement le meilleur moment de l’année pour faire le tour du Chili/Argentine.
Le nouvel itinéraire ressemble maintenant à cela;
– Chili/Argentine de novembre à début février… avec un court séjour dans le sud de la Bolivie. On s’est donné comme objectif d’être à Ushuaia (la ville la plus au sud sur Terre) pour le jour de l’an. Quand on regarde la carte de l’Amérique du Sud, de Arica, il y a 2700km à vol d’oiseau jusqu’à la ville la plus au nord où je suis allé (Medellin) et 4200km jusqu’à Ushuaia au sud.
– Paraguay/Uruguay/Chute Iguazú en route pour le carnaval de Rio fin février,
– Nord du Brésil + Guyane, Surimane et Guyane française en mars,
– Retour au Brésil dans l’Amazone + Bolivie en avril,
– Retour au Pérou en mai,
– Retour en Équateur/Colombie en juin,
– Début du périple en Amérique Centrale vers juillet.
C’est drôle de penser que bien que j’ai passé 1 mois au Pérou, je n’ai rien fait de ce que je voulais vraiment faire. Ce n’est que parti remise dans quelques mois.
Saying that I’m sad to leave Peru would be lying. Peruvians are the most rude/unfriendly  people I met since I travel the world.
Direction le Chili…
P.S. 1 – Les cloches des églises du Canyon Cotahuasi étaient… disons… spéciales (dans le mauvais sens du terme). Disons que c’est à l’image de la musique péruvienne.
Publié par Nicolas Pare le 8 novembre 2016

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