Épisode 41 – More than ‘’One night in Bangkok’’
28 novembre 2013
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Avant mon arrivé en Thaïlande, tout le monde me parlait de ce pays comme un paradis du voyage ‘’tu vas voir, une fois en Thaïlande, tu n’auras plus à te casser la tête avec les transports, tout se fait tout seul et c’est hyper confo’’… ouin… ça reste que pour mon 1er bus de nuit de Krabi à Bangkok je me suis ennuyé de mes bons vieux bus en Inde…
En plus de te faire traiter comme du bétail tout le long, la dimension des bancs et l’espace pour les jambes fait pour des nains font en sorte que j’ai passé une nuit d’enfer.
Ajoutez à cela que les bancs peuvent se pencher à presque 90 degrés et que l’$st! de conne juste en avant de moi n’a eu aucun remord à coucher son siège au maximum malgré mes plainte à répétition… et mes coups de genoux. Je n’avais littéralement aucune place pour moi… tellement que j’ai eu les jambes engourdi la majeure parti du trajet. Bref, cessons de pleurnicher… il faut souffrir pour voyager.
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Arrivé à Bangkok à 5.30am, soit quelques minutes avant que le soleil se lève, j’ai curieusement vite fait de me trouver un pied à terre…
Au lieu de me reposer et de prendre cela relax, j’ai plutôt passé la journée à errer dans les rues comme un zombie; rues bourrées de touristes, temples, nourriture de rue bonne et pas cher.
En fin de journée, je suis allé au Golden Mount, un temple se trouvant au sommet d’une petite colline offrant un super 360 degrés de Bangkok… parfait pour le coucher de soleil.
Je recommande à toute personne arrivant à Bangkok de faire du Golden Mount sont 1er stop; en plus d’être à moins de 15min de marche du quartier touristique, c’est paisible, ça ne coute à peu près rien et le 360 permet de se familiariser avec Bangkok.
J’ai ensuite passé la soirée à me promener dans les rues…
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SNACK BAR BKK
Quel meilleur moyen que de finir sa 1ère journée à Bangkok en allant manger au Snack Bar Bkk…
Qu’est-ce que ce resto à de spécial?!?
Eh bien, en plus d’être le restaurant de Bruno Blanchet (personnalité très connu au Québec)… ils servent de la P O U T I N E… depuis le temps que j’en rêve.
J’en reviens à l’instant…
Dans une rue bondé de resto asiatique, le resto fait exception; les tables sont en aluminium quadrillé brillant semi-transparent… rappelant les cabanes à patate frite… le comptoir est fait de bois, il y a un drapeau du Québec et des Habs et de la musique québécoise. Lors de mon passage, j’ai donc pu écouter Les Colocs et JP Ferland (quelle joie ce fut héhé).
Bruno n’était pas là, mais c’est sa femme (une thaïlandaise) qui faisait la cuisine (la cuisine est ouverte sur le resto) et c’est son fils Boris qui servait…
En me regardant regarder la poutine qu’il venait de me servir, il ma lancé »ok… ça fait combien de temps que tu es parti du Québec »… je n’ai pas répondu, j’ai souri et j’ai commencé à déguster…
Verdict; le look est parfait… pour ce qui est du gout, on se rend vite compte que ce n’est pas une ‘’vraie’’ poutine; ils n’ont pas de fromage en crotte et la sauce n’a pas la saveur exacte… mais après 9mois d’attente, c’était tout comme et ça a fait plus que la job. En fait, si quelqu’un avait marqué ‘’Poutine’’ sur le devant de son resto, que je l’avais commandé et que je m’étais rendu compte que c’était un frite sauce, j’aurais été content quand même parce que les secondes où mes yeux aurait posé leur regard (oui, oui, mes yeux ont un regard) sur le mot POUTINE, j’aurais été l’homme le plus heureux du monde…
Bon, j’ai assez dit de connerie pour aujourd’hui… alors que Bangkok s’éveille, moi je m’endors…
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TEMPLE, TEMPLE ET RETEMPLE
Tel Don Quichote qui se battait contre des Moulin à Vents, j’ai passé l’avant-midi entassé comme une sardine à me battre contre des parapluies géants… en d’autres mots, j’ai été visiter les plus grosses attractions touristiques de Bangkok, j’ai nommé le Grand Palace et le Emerald Bouddha.
Attention; pour y entrer, garçons comme filles doivent avoir des pantalons… les shorts ne sont pas acceptés… j’ai donc retrouvé dans le fond de mon sac le pantalon bleu clair que j’avais acheté en Inde et je l’ai ai enfilé avec dédain. Lors de ma visite, j’ai donc assisté/participé au plus grand rassemblement de pantalons laids de toute la planète…
Sinon, le site est bourré de touriste… et par bourré je veux dire pas moyen de prendre une photo sans avoir quelqu’un dedans…
Point le plus frustrant de cette visite; les $st!s de parapluie que les asiatiques utilisent pour se couvrir du soleil. Faite le calcul avec moi; asiatiques beaucoup plus petit que moi + asiatiques qui se foutent généralement de tout le monde + le bout des cal!ss de parapluies est généralement pointu = parapluie dans la face = le monsieur aime pas ça pentoute = j’ai commencé à dire tout haut en français ‘’si tu me touches avec ton parapluie, je te décapite’’… après ca je me sens bien… ahh, les joies d’être le seul ou presque à parler frança héhé…
Clou de ma journée, en me promenant aléatoirement dans les rues, je suis tombé sur un magnifique temple. Celui-ci n’était même pas identifié sur ma carte et c’est pourtant l’un de mes préférés. Pour un maigre 20bhat… et en short… j’étais presque tout fin seul, comparativement au Grand Palace où j’ai du débourser 500bhats et où on se marchait sur les pieds…
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Après 2 jours à arpenter les rues de Bangkok, le constat est complètement différent de ce que je m’imaginais au départ. Pour moi, Bangkok signifiait ville du Vice… il y a bien sur des quartiers de prostitutions et autres quartiers chauds, mais force est de constater que c’est somme toute très propre… du moins à ce que j’ai pu voir. En fait, pour tout dire, l’ambiance me rappelle Manille, à la différence qu’ici c’est un peu plus civilisé et moins survolté… oui oui, je crois que Manille est plus survolté.
De plus, tous les temples sont à distance de marche l’un de l’autre. Même si c’est très possible de tous se les taper en une seule journée, je vous le déconseille fortement; après 2 ou 3, c’est comme une overdose pour le cerveau. Chaque temple est en fait un complexe formé de plusieurs petits temples et l’architecture thaïlandaise en est une des plus chagrés; comprendre qu’il y a plein de bling bling. Entre vous et moi, ce n’est pas trop mon genre… j’aime quand la forme du bâtiment parle d’elle-même, le bling bling non merci. Bref, tout cela pour dire que j’ai décidé d’étirer mes visites sur quelques jours afin de pouvoir apprécier chacun d’eux à leur juste valeur et non simplement faire un visite vite fait et bâclée.
Fait à ne pas négliger, alors que les hordes d’asiatiques… tout droit débarqués des autobus… sont partout et vous empêches d’apprécier pleinement vos visites, la fin de journée se veut le meilleur moment pour visiter. Alors que le temple principal (Le Grand Palace et le temple du Bouddha Émeraude) fermant à 4pm, tous les bus disparaissent de la ville quelque temps après… la très grande majorité des autres temples… qui ferment leur porte vers 5h30-6h… se retrouve quasiment désert. En plus d’avoir les temples presque pour vous tout seul, c’est aussi le meilleur moment de la journée pour prendre des photos puisque la lumière n’éblouis pas tout sur son passage et il y a d’intéressant jeu d’ombre (les sites ouvrent tous vers 8h30 du matin et de ce moment jusqu’à 4h-4h30, le soleil ébloui tout sur son passage). Bref, c’est un conseil à prendre ou à laisser… à vous de décider.
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30 novembre – HAPPY BIRTHDAY TO… ME
Encore un dernier tour de piste dans la vingtaine et puis on pensera… peut-être… à devenir un peu plus sérieux… ouin… mettons… ahhh pis on verra bien dans 1an.
J’entame cette nouvelle année en étant une grosse loque humaine. Pourquoi?!? Parce que la veille j’ai célébré mon anniversaire. Pour en savoir plus au sujet de cette soirée haute en couleur… c’est peu dire… se référer à ÉPISODE SPÉCIAL II – A NIGHT TO REMEMBER… Je vous aurais bien invité, mais bon…
Qu’est-ce que j’ai fait de ma journée de fête; RIEN…
Me sentant un peu coupable de n’avoir rien fait de la journée, j’ai décidé de bouger un peu en fin de journée; je suis allé visiter les 2 derniers temples que j’avais sur ma liste…
Le Wat Pho… que j’ai gentiment rebaptisé ‘’le temple aux gâteaux’’. Encore une fois un peu trop bling bling à mon gout…
Puis, j’ai pris un bateau pour me rendre de l’autre côté de la rivière au Wat Arun… dit le Temple de l’Aube… dit le temple qui porte le plus mal son nom de toute l’histoire… parce que tout le monde y va en fin de journée pour y voir le coucher de soleil…
Ce temple est de loin mon endroit préféré à Bangkok. En bordure de la rivière, il offre une vue imprenable sur la ville.
Il permet aussi d’apprécier tout le bourdonnement qui se passe sur la rivière (de nombreux bateaux de toute sorte). C’est aussi un temple beaucoup plus sobre que tous les autres en ville, dans la mesure où ici, c’est l’architecture (les formes) qui parle et le rend beau et non le ‘’crémage’’ qu’il y a dessus.
En plus d’admirer le temple, il est possible d’accéder à 2 niveaux extérieurs et ceinturant le temple… via des marches TRÈS ABRUPTE… il faut donc avoir un équilibre des plus solide… ce que je n’avais pas du tout… hic… cela ne m’a pas empêcher de les monter à toute vitesse sans tenir la rampe… au grand étonnement des autres touristes qui semblaient retenir leur souffle et s’attendre au pire pour le jeune un peu moins jeune crétin que je suis…
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LA CROISIÈRE S’AMUSE
Une visite de Bangkok n’est pas complète sans prendre un bateau sur la rivière Chao Phraya. Le transport en commun flottant étant très bien développé à Bangkok, il y a plusieurs stations où de gros bus flottants vous transportent d’un endroit à l’autre dans la ville.
La grande majorité des sites touristiques en ville étant en bordure ou à proximité de la rivière, c’est un excellent moyen de découvrir la ville sans trop d’effort et en admirant le splendide panorama. En fin d’après-midi, rien de mieux que de sauter dans un bateau, se diriger jusqu’au bout de la ligne et revenir…
En plus de la rivière principale, qui sillonne de haut en bas Bangkok, il y a une série de canaux qui partent de toute bord, tout côté… le système de transport en commun par bateau est incidemment très développé… peu importe la rivière, il y a toujours un bateau pour t’amener en amont/aval.
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SEE YA BANGKOK
En arrivant à Bangkok, je croyais que cet endroit aller faire sauter le bouchon de mon budget. Je vais surement en surprendre plusieurs, et moi le premier, mais après 6 jours, force est d’admettre que Bangkok est l’un des endroits qui m’a couté le moins cher depuis le début de mon voyage en Asie. J’entends par vivre; hébergement, 5-6 repas par jours, quelques bières, visite de temples. Nous sommes pourtant au plus fort de la saison touristique. Bien sur, si vous faites le party, comme la plupart des gens ici, ça va revenir cher (asiatiquement parlant).
Ce n’est cependant pas un Adieu, mais bien un Au Revoir Bangkok, puisqu’à un moment ou à un autre, je serais de retour durant mon voyage…
Quand?!? C’est une bonne question…
Pour l’heure, je m’envole… à bord d’un bus de nuit… pour le Nord de la Thailande.
Chiang Mai me voilà…
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P.S. I – Le chiffre magique; 4. J’ai été mangé une poutine au resto de Bruno Blanchet lors de 4 des 6 soirs que j’ai passé à Bangkok. Que voulez-vous… j’en ai encore pour un bon moment en Asie à manger des nouilles, etc. donc pourquoi ne pas en profiter quand j’en ai l’occasion héhé.
Au fil de mes visites au resto, je suis devenu pote avec Boris, le fils de Bruno Blanchet. Il me racontait qu’ils ont ouvert le resto il y a 7-9mois. Depuis, il travaille 6 jours sur 7 de midi à minuit… sans jamais avoir eu de vacance…
Fait intéressant pour certains, à 22h à tous les soirs, ils diffusent une partie de hockey enregistré la veille…
P.S. II – Bangkok offre des possibilités quasi illimitées pour sortir la nuit. Les rues grouillent de gens jusqu’aux petites heures de la nuit et il n’est pas rare que je vois des gens boire de la bière vers 8-9h du matin quand je vais prendre mon déjeuner. Moi dans tout cela, mis à part la dérape pour ma fête, faire le party toute la nuit n’a jamais été ma raison de voyager et que je sois à Bangkok n’y change rien.
Il y a donc les oiseaux de jour et ceux de nuit. Alors que j’appartiens clairement à la première catégorie, la très grande majorité des gens ici sont dans l’autre catégorie (se foutent bien de visiter, tout ce qui compte c’est sortir le soir et de taquiner la gente féminine locale). J’ai partagé pendant 4 jours un dortoir avec 3 français à Bangkok et ceux-ci appartenaient au groupe des oiseaux de nuit. Ce n’est pas des jokes, quand je me réveillais le matin, ils arrivaient à l’auberge prenaient un déjeuner et se couchaient… et quand ma journée était finie vers 10-11h, ils s’apprêtaient à sortir. Ajoutez à cela que les oiseaux de nuit ne comprennent pas du tout ceux de jour; alors que je tentais de leur expliquer que je voyageais pour découvrir de nouveaux endroits et que je n’étais pas intéressé à faire le party, ils me regardaient avec des yeux bien rond. L’un d’eux m’a alors lancé ‘’Vraiment?!?… mon vieux, tu manque le meilleur de ton voyage’’… j’ai alors renchéri avec ‘’tu as bien raison, en repensant à tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, j’ai complètement raté mon voyage’’…
P.S.III – Être de passage à Bangkok m’a fait me rappeler un excellent film ‘’Bangkok aller simple’’ mettant en vedette Claire Danes. Sorti il y a au moins 10ans, le film racontent l’histoire de 2 jeunes filles qui sont emprisonnées en Thaïlande après qu’elles aient passé les douanes avec de la drogue dans leurs sacs. Pour ceux qui aimeraient un film plus ‘’actualité’’, il y a le film ‘’Hangover II’’, mais on parle là d’un autre registre de film…
P.S. IIII – Autre pays asiatique, même constant en ce qui concerne la musique locale; c’est un vomi pour les oreilles…
Épisode 40 – Sunset’n Sunburn
21 novembre 2013
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DE LA MALAISIE À LA THAILANDE AVEC CLASSE
Y a-t-il pire un moyen de traverser une frontière entre 2 pays qu’à bord d’un speedboat filant à toute allure sur l’océan?!? Ma vie est pénible héhé
C’est donc à bord d’un speedboat… un vrai de vrai… un scarabée converti en bateau-bus… vous savez le bateau en forme de fusée… avec 4 puissants moteurs… que j’ai franchit la distance entre l’ile de Langkawi, où je séjournais depuis 5 jours, et Koh Lipe. En 1h, j’étais donc passé du Nord-Ouest de la Malaisie au Sud-Ouest de la Thailande. Heureusement pour nous, la température était magnifique, sans quoi je n’aurais pas donné cher de nos pauvres estomacs.
Pour faire ce périple, je suis accompagné d’Annika (jeune allemande parlant très bien anglais et français… j’avais fait sa connaissance lors de mon dernier jour à Kuala Lumpur et elle m’a rejoint à mon dernier jour sur Langkawi).
Tout juste à côté de moi, il y avait une bébé hyper mignon qui n’a pas manqué de m’amuser tout le long de la ride.
Fait particulier, même si la Thaïlande et la Malaisie sont parfaitement alignés Nord-Sud, il y a une heure de différence entre les 2.
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KOH LIPE – L’ILE À L’EAU TURQUOISE
Après en avoir rêvé depuis tant de mois, j’y suis finalement… la Thaïlande.
Je posais les pieds sur Koh (signifie ‘’île’’) Lipe, l’une des plus petites iles d’un archipel en comprenant une demi-douzaine. Ma 1ère impression du pays fut des plus positives. L’eau autour de l’ile était d’un bleu turquoise et d’une clarté impressionnante… on pouvait voir le fond par une profondeur d’environ 15-20mètres.
L’endroit est un petit paradis pour faire la farniente et du snorkeling (la plongé n’est pas vraiment réputé ici). D’ailleurs, il ne suffit que d’enfourcher ses palmes, mettre son tuba et nager à quelques mètres de la plage pour tomber sur de beaux sites. Il est aussi possible de faire un day trip allant d’iles en iles autour de l’archipel.
Composé principalement de 4 endroits, il est possible de boucler le tour de l’ile en moins de 2h… pour ce faire, vous armez-vous de flip flop, de votre maillot de bain, d’une carte tout sauf exacte et d’un peu de jugeote.
1er arrêt; Pattaya Beach… longue d’environ 1km, c’est la plage d’où les bateaux partent/arrivent. Puisque le bateau est le seul moyen d’arriver/quitter l’ile, cette plage est un peu bruyante. Elle comprend malgré tout son lot de restaurants, bars et resorts.
2ème arrêt; Walking Street. Véritable cœur de l’ile, cette artère pleine de boutiques, restaurants, bars, etc. connecte les 2 plages principale de l’ile, soit Pattaya et Sunrise beach.
3ème arrêt; Sunrise Beach. Longue de 2-3km, je ne vous surprendrez pas en vous disant que c’est la plage toute désignée pour regarder les lever de soleil sur l’océan dû à son orientation plein Est. C’est aussi l’endroit tout désigné pour se trouver un beau petit bungalow en bambou pas trop cher sur le bord de la beach… ce que nous n’avons pas tardé à faire.
4ème et dernier arrêt; Sunset Beach. Plage minuscule orientée plein Ouest, elle est faite sur mesure pour les amateurs de coucher de soleil sur l’océan.
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VISA, ÇA ne VA pas
Que faire quand on se trouve sur une ile perdue au milieu de l’océan, que tu viens d’entrer dans le pays et que tu n’as pas d’argent, que le seul moyen de s’en procurer sur l’ile qui n’a pas de guichet ATM ou de banque est par une avance de fond sur une carte de crédit dans un magasin… et que ta foutu banque a bloqué ta carte de crédit?!?
Via une conversation Skype/téléphone (j’adore skype), j’ai appris que ma carte avait été bloqué parce que je n’avais pas indiqué la Thaïlande dans mes destinations… pourtant, la dernière fois qu’ils m’ont bloqué, j’étais au Brunei et j’avais dit à la fille d’ajouter TOUS les pays d’Asie, même la Mongolie et l’Afghanistan pour être sur et certain que je n’aurais pas à reparler avec eux… et pourtant, j’étais encore au téléphone avec eux…
J’ai alors dit à la fille, ‘’je viens d’arriver en Thaïlande… je me trouve sur une petite ile où il n’y a pas de guichet ATM et de banque… le seul moyen de se procurer de l’argent est par une avance de fond sur carte de crédit dans une boutique… je n’ai plus d’argent américain pour échanger en bhat… comment je suis sensé me débrouiller jusque dans 3 jours?!?’’ et elle de répondre ‘’à ce que j’ai compris, vous voyagez en Asie depuis un bon moment déjà, vous trouverez bien un moyen de vous débrouiller’’… ma TABARNAK
Une chance pour moi, je voyage toujours avec ma compagne allemande Annika. J’ai donc du piler sur mon égo et lui emprunter de l’argent… ce qu’elle a fait avec plaisir…
Merci Annika Weber, je t’en dois une…
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LE DÉLUGE
Je pourrais facilement vous décrire mon séjour de 2 jours sur Koh Lipe en seulement quelques mots; pluie + pluie + pluie = DÉLUGE. Je crois même avoir vu passer Néo à bord de son arche tout à l’heure…
Depuis que la pluie a commencé à s’abattre sur nous, j’ai adopté une attitude positive… très trop positive… à chaque fois qu’Annika me regarde l’air piteux en me lançant ‘’il pleut… encore’’, je lui lançais toujours avec beaucoup d’entrain ‘’la température va être superbe demain’’ en faisant le pitre pour lui redonner le moral. Après 2 jours de pluie diluvienne, Dame Nature aura finalement eu raison de mon entrain… maintenant, je ne me fais plus d’illusion, il va pleuvoir jusqu’à la fin de mes jours… s’en est fini du soleil.
Mon seul moment de réconfort, quand je pose les yeux sur l’eau d’un bleu turquoise transparent de l’océan… peu importe qu’il pleuve à ce moment, Mère Nature ne peut rien faire pour m’enlever ce moment de pur bonheur.
En fin de journée, après plusieurs tentatives infructueuses de me lever de mon lit… c’était beaucoup trop agréable de rester étendu les yeux fermés au son de la pluie qui frappait le toit de mon bungalow… il a finalement arrêté de pleuvoir pour quelques heures… j’entrevoyais même des parcelles de ciel bleu par-ci, par-là… une 1ère en 3 jours… j’ai donc sauté sur l’occasion pour faire au moins 1 chose de ma journée
Armé de mes googles (c’était un mot avant de devenir Google), je suis allé piquer une jasette avec les gentils petits poissons (j’espère qu’ils sont gentils). Sur Koh Lipe, il suffit d’aller à l’extrémité Sud-Est de Sunrise Beach et de nager 20-50mètres pour tomber sur des coraux (vraiment pas beau) mais comportant une bonne quantité de poissons de toutes les couleurs, notamment quelques némos blanc et rouge dans des anémones.
À la recherche d’un peu d’aventure, j’ai décidé de m’attaquer à une ile un peu au large… bon, elle était beaucoup plus loin que je l’aurais cru mais je l’ai atteinte… en chemin, j’ai failli rebrousser chemin, mais je m’en suis tenu au plan initial; j’allais atteindre cette grosse roche coute que coute. Bien que j’ai constamment touché le fond et que je sois resté dans l’eau turquoise (il n’était pas question de s’aventurer dans l’eau bleu sombre… et donc profonde), les vagues se faisaient de plus en plus fortes à mesure que j’avançais… et l’ile n’était toujours pas à proximité. Je me sentais alors de plus en plus con… cependant, je me disais que je n’avais pas fait tout ce chemin pour rien alors je continuais. Je l’ai finalement atteint, mais j’ai rebroussé chemin tout de suite… l’eau n’était plus vraiment chaude… en fait, j’avais tellement froid que mes 2 bras étaient engourdis. Il fallait maintenant que je revienne sur Koh Lipe…
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DIRECTION KRABI
Après 2 jours passés sur Koh Lipe, je quitte l’ile à reculons. Je n’ai eu que du mauvais temps, mais l’ile est magnifique. On est en plein milieu de la haute saison touristique, il pleut à siaux depuis 3 jours et les prévisions sont encore plus sombres… pour moi ce n’est pas si pire puisque je voyage depuis un bon moment… c’est cependant plus ordinaire pour ceux qui ont 1 ou 2 semaines de vacance par année et qui sont venu en Thaïlande en se disant que c’était une destination avec du soleil garanti.
En quittant Koh Lipe, je me sépare donc de Annika, qui retournera tranquillement mais surement vers Bangkok dans les prochains jours afin de retourner chez elle, sont voyage de 3 mois en Asie étant terminé. Nos discussions tantôt en anglais, tantôt en français, tantôt en franglais vont me manquer.
C’est donc sur une mer déchainé et avec une pluie torrentielle qui s’abattait sur nous que j’ai fait le trajet de 2h qui sépare Koh Lipe et la cote thaïlandaise à bord d’un speedboat et piloté par un pilote qui semblait être payé à l’heure puisqu’il mettait plein les gaz sans se soucier de nous.
Je ne vous mentirais pas, au départ je jubilais… j’avais le grand sourire quand le bateau frappait les vagues à pleine vitesse et j’adorais voir la mer, le ciel, la mer, le ciel… enfin, vous comprenez…
Après 1h, le sourire avait disparu de mon visage depuis un certain temps… et le festival du vomis avait commencé depuis quelques minutes… j’ai même eu l’honneur d’avoir la 1ère personne qui a vomis juste à côté de moi… yééé.
je pouvais voir la concentration sur le visage de ceux qui m’entouraient… ceux-ci pouvait voir cette même concentration sur mon visage… une concentration qui, si elle faiblissait un temps soit peu, résulterait à avoir la tête dans un sac à se vider l’estomac.
Une fois sur la terre ferme, les traits de tout le monde étaient tirés et il ne restait absolument rien de sec sur moi et mes sacs étaient détrempés… merci sacs de compression waterproof.
En moins d’une minute, je localisais mon contact et je me retrouvais dans une minivan… avec l’air climatisé dans le tapis… roulant à pleine allure en direction de Krabi Town… quelques 7h plus loin.
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KRABI TOWN
Après une journée haute en émotion, je me retrouvais à Krabi Town, la capitale de la province du Krabi sur le cote Ouest de la Thailande, sous une pluie toujours batante. Heureusement pour moi, mon transport m’a déposé directement dans le petit centre-ville et les hostel pullulaient. J’ai donc vite trouvé chaussure à mon pied. Je me suis dans ma chambre à double tour, j’ai ouvert la télé et j’ai tenté au plus vite d’oublier cette journée infernale.
Krabi town n’a pas vraiment de charme. Son attrait réside plutôt dans le fait que c’est la porte d’entrée logique pour Railey/Tonsai Beach et Koh Phi Phi, 2 des joyaux de la Thaïlande. Dans le premier cas, il s’agit de 2 plages ceinturées par des caps rocheux et réputé comme étant les plus belles plages et le plus bel endroit du pays. Dans le second, l’ile a été rendu célèbre en raison de la présence d’une petite ile où a été tourné un film culte; ‘’The Beach’’ avec Leo Dicaprio… ça vous dit quelque chose.
Seul éléments intéressants de K Town; le Night Market. Qui dit Night Market dit bonne bouffe en grande quantité et pour pas cher… et c’est exactement ce à quoi j’ai eu droit. Malgré le fait qu’ils travaille dans des conditions précaires… une cabane à patate frite au Québec serait considérée comme une cuisine de luxe comparativement à la leur… et malgré le fait que leur menu était presque aussi épais que la Bible… le service était hyper rapide et la nourriture plus qu’excellent. Bref, un délice.
Il ne restait plus qu’à aller me coucher et espérer que Dame Nature ait fini son show de son, lumière et pluie afin de me diriger vers Railey Beach.
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RAILEY BEACH – PARADIS DE L’ESCALADE SUR FOND DE PARADIS SUR TERRE
De la manière dont ma journée avait commencé, il n’y avait aucun moyen de prévoir que ce serait l’une de mes plus belles du voyage. Au contraire, en me levant à Krabi Town, le soleil n’était pas au rendez-vous, mais il ne pleuvait pas. Cependant, les nuages ne me disaient rien qui vaille. Ajoutez à cela que mon moral n’était pas du tout à partir à l’aventure. Bref, j’avais décidé de prendre un jour OFF à Krabi Town afin de travailler sur mon ordi, prendre un peu de repos et de profiter de la superbe et très peu cher nourriture locale. Cependant, un coin de mon cerveau se disait que depuis 3 jours, je ne faisais que blâmer la pluie pour mon inactivité et que là, il ne pleuvait plus et je ne voulais rien faire. Je me trouvais donc très con de gaspiller une journée sans pluie à ‘’rien faire (ne pas voyager)’’.
Bref, en revenant de prendre mon déjeuner, j’étais à ouvrir mon ordi, quand instinctivement, j’ai plutôt rangé tout mes trucs dans mes sacs, quitté mon hostel et marché en direction du port pour prendre le premier longboat en partance pour Railey Beach.
Une fois au port, après avoir réussit à comprendre comment la petite mafia locale (qui gère les bateaux) fonctionnait, j’étais finalement dans un bateau en bois avec 5 jeunes britanniques en direction de Railey. 45minutes plus tard, je me trouvais à débarquer sur Tonsai Beach…
Le débarquement de Normandie n’est rien comparativement au débarquement que nous avons fait un peu en marge de la plage. Une fois rendu à Railey East, l’endroit où débarque la majorité des gens , le pilote du bateau a voulu renégocier les termes de notre ententes. Nous avions pourtant très clairement demandé de nous faire déposer à Tonsai Beach un peu plus loin (et difficilement accessible avec des sacs à dos de Railey East). Il prétextait alors que les vagues étaient beaucoup trop forte pour se rendre là-bas… regardant autour de moi et ne voyant aucune vague, j’ai alors lancé un gros ‘’bullshit’’ en sa direction et ajouté ‘’we paid for Tonsai, we go to Tonsai… or… (on a payé pour aller à Tonsay, on va à Tonsai… sinon…)’’ ne donnant pas suite à ma menace. Après avoir argumenté pendant quelques minutes… et pensé pendant quelques secondes que je pouvais me passer du pilote et piloter le bateau par moi-même… il a finalement décidé d’obtempéré. En route, il a alors tenté de nous charger un excédent pour le trajet de Railey East jusqu’à Tonsai. Dans mon livre à moé, une fois qu’on s’est entendu sur un prix pour faire quelque chose, je m’attends à ce qu’une personne paie le prix discuté et que l’autre personne s’exécute. Or, quelqu’un qui tente de renégocier une entente en chemin, je ne peux pas la sentir et je deviens méchant. J’ai donc tenu la ligne dur au grand plaisir des filles qui m’accompagnaient et qui étaient un peu dépassé par les évènements.
Après avoir essayé de nous débarquer sur la mauvaise plage… j’avais fait mes devoirs la veille et je savais exactement où se trouvait Tonsai. Il a prit une sorte de revanche en nous déposant en marge de la plage dans une section de plage boueuse. J’ai tout de suite vu très clair dans son jeu, mais cela ne valait pas la peine d’argumenter avec cet épais… j’imagine que cette zone de débarquement est destinée aux personnes qui ne veulent pas payer d’extra puisque plusieurs autres bateaux on directement débarqués sur la plage…
Peu importe, je n’ai pas dit un mot et j’ai dit aux filles que nous allions débarquer ici sans rechigner… je ne voulais pas que le pilote sentent qu’il avait eu le dessus. J’ai donc sauté du bateau sans rechigner… en marchant dans le champ de boue d’une bonne trentaine de mètres, j’enfonçais au mieux jusqu’à la cheville, au pire jusqu’au genou. La plupart des 5 filles qui étaient avec moi dans le bateau n’ayant aucun, mais bien AUCUN point en commun avec un voyageur… elles étaient de véritable touristes, voyageant avec de grosses valises sur roulettes dans lesquels mes sacs à dos auraient pu entrer au moins 2 fois… devinez qui a dû porter chacune de ces foutus valises jusqu’à la véritable plage… eh oui.
Peu importe, j’étais rendu à Tonsai Beach et le soleil se pointait enfin de bout du nez après quelques jours de vacances…
Une fois déposé mes sacs à dos dans une hutte plus que confortable, comprenant tous les conforts… douche froide incluse… j’ai mis mon maillot de bain, j’ai enlevé mon t-shirt… pour ne plus le remettre avant de quitter l’endroit quelques jours plus tard. Armé de mon petit sac sur le dos, mes flip flop dans les pieds et mes googles sur la tête, j’ai entrepris de partir à la découverte de mon nouveau chez moi.
Dès les premiers instants, j’ai aimé cet endroit. Situé sur le continent entre les villes de Krabi Town (au Sud) et Ao Nang (au Nord), Krabi est ceinturé par une chaine de montagne infranchissable de sorte qu’il est impossible d’y accéder par voiture ou à pied… le seul moyen est par bateau (15min de Ao Nang – 45min de Krabi Town). Même sur le continent, on a l’impression de se trouver sur une ile perdu au milieu de l’océan puisque les montagnes cachent de chaque côtés… la seule chose visible est donc la montagne derrière et l’océan devant. L’ambiance est comme nulle part ailleurs… aucune voiture, moto, c’est le paradis du piéton… et de Bob Marley, qui se fait entendre un peu partout.
Cet endroit est LE paradis tropical par excellence. En plus d’être l’endroit idéal pour faire la farniente, prendre un bain de soleil et/ou faire du kayak et arpenter la cote rocheuse et les nombreuses petites iles qui se trouvent à proximité au large, en plus d’être digne de paysages sorti tout droit des cartes postales, les nombreux pics rocheux font en sorte que l’endroit est l’un des plus reconnu dans le monde pour l’escalade. À cet effet, il ne suffit que de lever les yeux pour voir quelqu’un escalader la paroi qui vous surplombe un peu plus haut. Seul hic, les amateurs de snorkeling et de plongé vont trouver le temps long ici… puisque c’est quasi inexistant.
Autrement, l’endroit est composé de 4 secteurs; Railey East, Railey West, Tonsai et Pra Nang Beach.
Commençons par Tonsai… c’est le repère des backpackers (comprendre que c’est l’endroit offrant les accommodations les plus abordables) et le paradis des grimpeurs. Tonsai ressemble à une véritable jungle inhabité encloisonnée entre les rocher et l’océan. Cependant, dès qu’on y pose les pieds, on se rend compte qu’il y a de la vie; une tonne d’habitations se retrouve bien dissimulé dans cette jungle. Pour ce qui est de la plage, ce n’est pas la plus belle loin de la, mais ca passe.
Peu importe, après avoir arpenté un sentier tout aussi technique que court, vous vous retrouvez sur Railey West… très belle plage en forme de croissants où se trouve Resorts hors de prix l’un après l’autre… Vous aurez compris, cet endroits est pour ceux qui ont les poches pleines… et je ne parle pas de pleine de sable parce que tu as été faire une trempette dans l’océan.
Un petit sentier bétonné mène ensuite vers Railey East. L’endroit ne comporte aucun attrait puisqu’il n’y a pas de plage… c’est un espèce de marais. La seule raison de s’y rendre est pour quitter Railey (la plupart des bateaux quitte de là) ou se diriger vers Phra Nang Beach…
Considéré comme la plus belle plage de toute la cote, Phra Nang n’a pas volé son titre… cet endroit est tout simplement super en plus d’être l’endroit idéal pour admirer le coucher de soleil.
J’ai donc décidé d’écouter mes conseils et de regarder le coucher de soleil depuis Pra Nang… en sachant très bien qu’une fois le soleil couché, j’aurais un trèèèès long chemin à faire pour retourner à mon hostel… Phra Nang étant l’endroit le plus éloigné de Tonsai… à seulement 40min de marche… mais dans le noir le plus total. J’appréhendais surtout le sentier entre Railey West et Tonsai… et j’avais raison. Déjà que ce n’était pas évident en pleine journée, le soir avec une simple lampe frontale n’était pas de tout repos. D’une durée d’environ 20min, le trek n’est pas évident, j’ai du me concentrer pour ne pas prendre une débarque. À un moment, j’ai croisé un groupe d’environ 10 personnes allant dans l’autre direction… sans aucune lampe. J’ai alors entendu l’un d’entre-eux dire ‘’guys, we are almost there, just 10m, you can take some rest (les gars, plus que 10m et on est rendu… vous pouvez donc souffler)’’… je ne sais pas pour vous, mais moi je n’ai besoin que de 0.5 mètres pour me planter et me blesser sérieusement. Je ne me relâcherais donc pas avec 10m à faire.
La morale de la journée, quand tu te réveilles, que tu te sens comme un merde et que tu préfères te pogner le cul toute la journée plutôt que sortir dehors (comme moi ce matin), tu n’es qu’à un coup de pied dans le cul d’une superbe journée. Le plus dur est de se lancer… ensuite tout s’enchainera par soi-même.
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‘’TAKE A KAYAK’’
(Céline Dion en direct sur CNN après que l’ouragan Katrina ait dévasté la Nouvelle-Orléans il y a quelques années…)
J’aurais finalement écouté notre Céline nationale… quelques années trop tard, mais bon… il vaut mieux tard que jamais.
De 9am à 3pm, j’ai pagayé, pagayé et pagayé.
Juste avant de quitter pour la journée à bord de mon kayak, le gars qui louait les kayaks m’a expliqué tous les bons endroits à aller. En terminant, il m’a lancé ‘’ahhh, and if you look for some chalenge, you could go to those islands in front, it takes an hour… (ahhh, et si tu es à la recherché de défi, tu peux aussi aller sur les iles qui se trouve en face… ça prend environ 1h)’’.
Je vous laisse donc deviner ce que j’ai fait…
À tout moment, je m’arrêtais, je mettais mes 2 pieds dans l’eau de par et d’autre du kayak et je me pinçais pour vraiment croire où je me trouvais et qu’est-ce que j’étais en train de faire; j’étais au beau milieu de l’océan loin de la cote et encore très loin des iles…
1h30 plus tard, j’avais finalement atteint la plus grosse des iles composant le petit archipel. J’étais alors à bout de force, au bord de l’évanouissement et comme si ce n’était pas suffisant, je ne voyais plus d’un œil après m’être foutu de l’esti de crème solaire dedans. Bref, je me demandais bien comment je reviendrais jusqu’à la terre ferme. Pour l’heure, j’allais profiter du moment et faire une siesta bien méritée.
La réalité m’a ensuite frappé en pleine face; j’allais devoir revenir sur la cote… qui se trouvait trèèèès loin… sous un soleil de plomb… et sans eau… à boire.
Curieusement, le retour a été beaucoup moins long et pénible que l’allée. C’est difficile à expliquer puisque j’étais à moitié mort à l’allée et complètement détruit au retour. J’ai ensuite parcouru la demi-douzaine de pics rocheux qui sortent de l’océan à proximité de la cote. Pour l’instant c’est très cool puisqu’on peu passer en dessous en kayak… mais un jour, et je suis content que ce n’est pas été aujourd’hui, ces pics vont s’effondrer… puisque leur base est grugée par l’eau et s’effrite de plus en plus… alors que le poids au-dessus reste le même.
J’ai ensuite trouvé une gentille petite plage orientée vers le coucher de soleil et inaccessible autrement que par bateau ou kayak, donc avec pas grand monde dessus, et j’ai fait une farniente jusqu’à ce que j’assiste à un coucher de soleil dans l’océan comme tout le monde en rêve…. Ahhh non, petite différence… au lieu de regarder le coucher de soleil sur la plage, j’étais sur kayak immobile au large…vous n’avez aucune idée comment c’était pénible…
Le ciel est ainsi passé d’un bleu ciel, le soleil est tranquillement devenu une belle boule jaune qui s’est tranquillement couché dans l’océan, le ciel est ensuite passé d’un jaune orangé à un rose et les nuages se sont teintés de rose. Puis, les lumières se sont éteintes tranquillement mais surement.
En me couchant, j’ai souhaité une seule chose; avoir une journée identique à celle que je venais d’avoir.
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LE JOUR DE LA MARMOTTE
À peine les yeux ouverts, j’enfilais un déjeuner en vitesse et je me dirigeais d’un pas rapide vers le Lagoon se trouvant au sommet d’un des pics rocheux entre Railey East et Phra Nang Beach. Vous marchez sur le sentier bétonné menant à Phra nang Beach, pour tomber sur le sentier menant en haut du pic rocheux. Au 1er regard, vous comprenez qu’il n’y en aura pas de facile et qu’il faudra le mériter… et survivre… pour voir le Lagoon.
Le flanc de montagne très incliné et dégarni qui servait de sentier avait beaucoup plus l’air d’un champ de bataille que d’un chemin menant à un lagoon; le sol était composé d’une boue d’un brun orangé et il y avait plein de cordes et troncs d’arbre un peu partout… une vision assez chaotique pour un endroit aussi paradisiaque que Railey Beach. Je pouvais apercevoir quelques touristes en train de peiner. Ajoutez à cela qu’il n’y avait pas trop de marge d’erreur, il fallait bien souvent mettre les pieds à des endroits bien précis sans quoi vous pourriez le payer chèrement. Bref, la vision était suffisante pour faire rebrousser chemin la plupart des gens… mais pas moi.
Un quart d’heure et beaucoup de jus de coude plus tard, je me trouvais au sommet de la montagne tout sourire. À l’endroit où se trouvait préalablement mes pieds, se trouvaient maintenant 2 gros tas de boue… je ne pouvais même pas apercevoir mes orteils.
Rendu au sommet, 2 chemins sans aucune indication s’offraient à moi; l’un bifurquait vers la gauche et montait légèrement, tandis que l’autre descendait vers la droite.
Alors que celui de gauche fut sans histoire et me mena à un super viewpoint surplombant Railey…
Le sentier de droite a testé mes limites. Après plusieurs minutes à descendre jusqu’au lagoon sur un flanc de montagne boueux et glissant… je suis tombé sur une mer de boue (il n’y avait pas eu de pluie depuis 3 jours, je n’ose imaginer cet endroit après la pluie)… sans hésiter, j’ai posé le pied dedans d’un pas assuré… pour enfoncer jusqu’aux genoux… et perdre ma flip flop (j’ai passé 5min à la chercher)… j’ai finalement passé de l’autre côté… pour ensuite tomber face à face avec un pan de mur boueux dont l’ascension semblait suicidaire. Après avoir regardé le mur durant quelques minutes, j’ai décidé d’un commun accord avec mon département du ‘’Sans Génie’’ et celui de la ‘’Raison’’ que je serais mieux de rebrousser chemin… en d’autres mots, j’avais la chienne de me péter la gueule…
Après tous les trucs débiles que j’ai faits, je n’aurais pas cru qu’un ‘’vulgaire’’ sentier menant à un lagoon dans une destination soleil aurait raison de moi… mais ce fut le cas.
Bref, en moins de temps qu’il faut pour épeler correctement Anticonstitutionnellement à l’envers, j’étais tout en bas de la montagne et s’en était fini de mon aventure off-road.
Si un jour vous allez à Railey, je recommande fortement de vous mesurer à cette montagne… des heures de plaisir garanti pour les casse-cou en herbe. Autrement, c’est assez simple de différencier quelqu’un qui est monté au lagoon de quelqu’un qui n’y est pas allé… celui qui est monté là est couvert de boue orange de la tête au pied… qui part difficilement au lavage (j’ai jeté mon maillot après 2 lavages infructueux).
Quelques minutes plus tard, je me retrouvais sur l’océan à bord de mon kayak et je revivais la même fin de journée qu’hier. Avez-vous déjà vu un coucher de soleil à bord d’un kayak sur l’océan… non?!?… vous attendez quoi? Cela fait maintenant 2 fois et je dois dire que c’est l’une des choses les plus relaxantes que j’ai faite dans les derniers mois.
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En ce 27 novembre 2013, je me résigne à quitter mon petit coin de paradis qu’est Tonsai/Railey Beach. Après maintenant 4 jours et plus d’une dizaine d’heures passées sur un kayak, je crois avoir fait le tour du propriétaire.
Cet endroit est magique et serait parfait si ce n’était de quelques irritants; l’électricité fonctionne seulement de 6pm à 6am, internet se faire rare et est très couteux (c’est donc difficile de travailler sur mon ordi) et les longboats ont des moteurs TRÈS bruyants… on dirait des tracteurs à gazon dont l’intensité aurait été multiplié par 5… pas très reposant quand tu fais la farniente sur une plage.
J’ai longuement hésité à aller faire une saucette Koh Phi Phi tout près d’ici, mais après Langkawi, Koh Lipe et Krabi, j’en ai assez des plages et mon cerveau à besoin de quelque chose de nouveau.
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Quitter Tonsai ne se fait pas en criant ciseau. En effet, les longboats quittent seulement quand ils sont plein (8 personnes). Il faut donc se présenter au quai et s’armer de patience. Lors de mon arrivé au quai, nous étions 4 à vouloir aller à Ao Nang. Je croyais donc que cela ne prendrait que quelques minutes… mais 1h plus tard, nous étions seulement 6 et étions toujours à attendre.
Je me suis alors posé la question ‘’qu’est-ce qui arriverait si je me pointais au quai un matin et que personne d’autre ne voulait aller au même endroit que moi?’’… j’attendrais comme un con toute la journée pour me faire dire en fin de journée que le bateau n’irait finalement pas?!? Heureusement, je n’ai pas eu besoin de tester ma question puisque 2 personnes se sont finalement pointées.
Une fois à Ao Nang, ne me restait plus qu’à attendre le départ de mon bus de nuit…
En route vers la civilisation… thailandaise; cap sur Bangkok… mais bon, comme vous vous en doutez, c’est une autre histoire…
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P.S. I – Les russes ne semblent pas avoir reçu paru il y a plus d’une décennie à propos des speedos. En effet, plus obèses les unes que les autres, ils exhibent fièrement leur saucisse cocktail dans des maillots qui ressemblent beaucoup plus à des strings ou des fils dentaires qu’autre chose… frisson de dégout.
P.S. II – Même si j’étais déjà brun en arrivant ici, on dirait que j’étais blanc comme neige tellement j’ai attrapé des coups de soleil durant mon séjour ici. Je suis ROUGE comme un homard.
Épisode 39 – Langkawi; La pédale dans le plancher
16 novembre 2013
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7.30am – Downtown Georgetown.
En quittant mon auberge ce matin, j’ai partagé mon taxi avec un gars qui allait devenir un super compagnon de voyage. On se dirigeait tous les 2 aux ferry; lui hyper motivé et moi, le cœur sur la main après avoir passé une nuit blanche à faire l’aller-retour entre mon lit et la salle de bain… sans aller dans les détails, disons que le festin que j’ai fait lors de ma dernière soirée en ville hier a laissé des traces…
La journée a été TRÈÈÈÈS pénible… et j’appréhendais plus que tout la run de bateau de 3h qui allait me mener de Georgetown à Langkawi. Pourquoi faire le trajet en étant malade? Parce que j’avais déjà payé le billet et qu’il était un peu cher…
Mes problèmes allaient commencer pas plus tard que dans la file d’attente pour monter à bord du bateau. Alors que j’étais sur le point d’embarquer, j’ai eu un refoulement… en 2 secondes mes 2 sacs à dos étaient par terre et j’ai commencé à courir dans tous les sens en me tenant la bouche d’une main… tout cela sous le regard médusé de tout le monde, plus particulièrement de mon nouveau compagnon de voyage…
Quelques minutes plus tard, nous étions en route pour Langkawi, moi et ma désormais allène de cul. Curieusement, plutôt heureusement, la plomberie a tenu le coup dans le bateau… probablement parce qu’il n’y avait plus rien dans mon estomac… bref, ça n’a pas empêché de NE PAS apprécier chaque seconde dans le bateau…
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Langkawi, qui signifie ‘’reddish brown eagle (aigle brun-roux)’’ en malay; Lang voulant dire aigle et kawi signifiant la couleur brun-roux… je vous le donne en mille, il y a beaucoup d’aigles ici… est la plus grande ile d’un archipel en comprenant plus de 70 et portant aussi le nom de Langkawi… l’archipel… pas les 70 iles avec le même nom… voyons chose…
Je disais donc que l’ile de Langkawi est probablement 2 fois plus grosse que Manhattan/l’ile d’Orléans et compte seulement 65000 habitants. Elle se trouve à un peu plus de 30km au large du continent à la limite nord de la Malaisie à la frontière avec la Thaïlande. Quoique très touristique, l’ile est règle générale à l’état naturel puisque tous les Resorts et autre accommodations se trouvent principalement à 2 endroits, soit Kuah, la plus grosse ville de l’ile et Cenang Beach. L’archipel de Langkawi fut en fait le 1er site en Asie à être introduit au Patrimoine de l’UNESCO à titre d’éco-parc…
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Une fois sur la terre ferme, le bateau nous a débarqué à Kuah, centre économique, capitale et seule vrai ville de Langkawi. Le seul intérêt de cette ville jammé dans le trafic, mis à part de prendre une photo d’un immense aigle en plastique qui se trouve juste à côté du terminal, est de la quitter au plus vite… ce que nous avons fait sans nous faire prier.
Nous étions alors en route pour Cenang Beach 45minutes plus loin… c’est une grande ile… l’endroit où la grande majorité des accommodations se trouvent sur l’ile.
Durant le trajet, j’ai été marqué par une image… il y avait une plaine, que je croyais être un champ… et j’ai aperçu des têtes… sortir de l’herbe… woah… ce n’était donc pas une plaine, mais bien un espèce de lac et les têtes étaient celles de Water Buffalo, animaux un peu plus gros que des vaches. Je devrais donc faire gaffe où je mettrais les pieds si j’allais marcher dans un champ.
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Avance rapide de quelques heures plus tard, alors que nous avions trouvé une confortable auberge, que j’avais fait la paix avec mon estomac et que moi et mon buddy étions attablé à un bar très rustique sur la plage à regarder le coucher de soleil dans l’océan…
Ayant été catapulté compagnon de voyage sans vraiment se connaitre, on en a profité pour véritablement faire connaissance à ce moment;
Mon compagnon de voyage est un namibien… de la Namibie…
Quizz Namibie… sortez votre planète terre… où se trouve la Namibie?!?
- Au sud du Chili en Amérique du Sud
- Une petite ile entre la Nouvelle-Zélande et la Polynésie Française
- Un pays au Nord-Ouest de l’Afrique du Sud en Afrique
- Un pays de l’ancien URSS à l’Ouest de l’Allemagne
- Aucune de ses réponses
Tic Tac Tic Tac… ne lisez pas la suite avant d’avoir fait un choix…
Pour ceux qui ont voté pour le numéro 5… désolé, je ne peux rien pour vous… vous êtes crétin jusqu’au bout des ongles…
Pour ceux qui ont voté pour le numéro 2… vous pensez avoir raison?!? Eh bien, je dois vous avouer… que… vous… avez… raiso… TORT
Il ne reste que plus que les numéros 1, 3 et 4… pour ceux ayant voté 2 ou 5, je vous laisse une seconde chance… vous pouvez faire un nouveau choix…
Bon… il est temps de dévoiler la réponse…
Savez-vous que le Chili est le pays le plus au Sud de l’Amérique du Sud et que les pays à l’Ouest de l’Allemagne n’étaient pas contrôlés par la Russie, c’était plutôt ceux situé à l’Est de l’Allemagne qui faisaient parti de l’URSS…
Cela veut donc dire que la Namibie est un pays d’Afrique au Nord-Ouest de l’Afrique du Sud… un pays composé à presque 75% d’un désert… le désert de la Namibie.
Je me considère très chanceux… qui peut se vanter d’avoir rencontré une personne venant du Groenland (lors de mon trek au Népal) et une personne venant de la Namibie dans sa vie?!? MOI
Mon nouveau compagnon est donc un Namibien de 39ans du nom de Juan Marx. Quand il m’a dit ça, je l’ai regardé très sérieusement en lui lançant;
Moi – ‘’wait a second, let me understand… your name is Juan and you don’t look or talk like a Spanish guy… you are from Namibia and you are more white than me… and you’re are not even a philosopher… there’s something wrong with you man (attends un peu, laisse-moi comprendre… ton nom est Juan, mais tu ne ressemble pas ou ne parle pas comme un espagnol… tu viens de la Namibie et tu es plus blanc que moi… et tu n’es même pas un philosophe… il y a quelque chose qui tourne pas rond chez toi)‘’.
Lui de me répondre d’un air songeur – ‘’and other dude who think there’s only black people in Africa… (un autre dude qui pense qu’il n’y a que des noirs en Afrique)’’
Et moi d’enfiler avec ‘’don’t worry, I was kiddind you… I know there’s white people in Africa… the Apartheid was not made by God?!? (ne t’en fait pas, je plaisantais… je sais très bien qu’il y a des blancs en Afrique… l’Apartheid n’a pas été fait par Dieu?! ?)’’… sur un ton très sarcastique en lui tapant sur l’épaule.
Plus sérieusement, je lui ai raconté le moment où j’avais réalisé qu’il y avait des africains blancs (et l’histoire est très vrai)… c’était au Jeux Olympique d’Atlanta. En finale d’un relais quelconque aux épreuves de natation, je me rappelle qu’au moment où ils ont présenté l’équipe masculine d’Afrique du Sud, elle était entièrement constituée de blancs… j’ai alors sursauté… mais bon, j’avais 12ans à l’époque… encore plein de bouton, un pinch mou, j’étais un peu beaucoup bedonnant, et j’avais des lunettes en fond de bouteille… bref, il y a très longtemps…
Il a alors perdu son air sérieux et est parti à rire en trinquant ma bière… la glace était cassée…
Durant cette soirée, j’ai appris plein de trucs intéressants en discutant avec lui, comme…
Savez-vous qu’on ne mange pas la viande des animaux carnivores… je m’explique. Quand je lui ai posé la question ‘’est-ce que ça goute bon de la viande de lion’’ il m’a fait une face de dégout total et m’a dit que personne ne mangeait la viande de Lion, de Léopard, de Tigre, etc. Pourquoi?!? Je dois avouer que j’ai oublié…
On a aussi beaucoup parlé des Blancs versus les Noirs en Afrique et plus particulièrement en Namibie… sur une population totale de moins de 5millions d’habitants, il y a 30% de Blancs…
Aussi, la Namibie n’a pas vécu l’Apartheid… il m’a dit en me regardant dans les yeux, ‘’In my country we never had any problem between black and white people (dans mon pays, les blancs et les noirs ça n’a jamais été un problème)’’
Je lui ai alors demandé du tac au tac, ‘’so… if your sister was with a black guy, it would be fine for you (donc, si ta sœur fréquentait un Noir, tu n’aurais aucun problème avec ca)’’… avec le grand sourire dans le visage
Il a alors fait une face de dégout qui voulait dire JAMAIS DANS 100ans, mais les mots qui sont sorti de sa bouche ont été ‘’of course (bien sur)’’… Ouin c ca… dans mon pays on a des poignés dans le dos…
À un certain moment, un vieil homme blanc a demandé à s’assoir à notre table pour discuter avec nous. Difficile de dire non quand 2 grands bonhommes sont seuls à occuper une immense table. Au fil des discussions avec cet homme, j’ai compris entre les branches que sa femme était jeune et originaire des Philippines. J’ai tout de suite eu beaucoup de rancœur envers lui; j’étais à discuter avec un homme qui représente la chose que j’ai détesté le plus aux Philippines (tous ces vieux pervers qui ne sont pas capable de se trouver une femme selon la méthode traditionnelle et qui vont dans des pays asiatique pour coucher/marier des jeunes femmes). Bref, à partir de ce moment, j’ai sérieusement durci le ton de la conversation avec lui. Une fois qu’il est parti, Juan m’a demandé pourquoi je ne semblais pas aimer cet homme et je lui ai tout expliqué.
…
Jour 1 – A SCOOTER AUTOUR DE L’ILE
10.00am – Après m’être réveillé cousi cousa, j’ai presque décliné l’offre de Juan d’aller faire le tour de l’ile en scooter… quelle heure stupide j’aurais faite…
Arrivé à la location, Juan s’est rendu compte qu’il n’avait plus son permis de conduire et donc qu’il lui est impossible de louer un scooter. Après avoir décliné mon offre d’embarquer avec moi, je suis finalement parti faire le tour de l’ile tout fin seul.
Le plan de match n’était pas trop compliqué; je partais vers la gauche et je longeais le plus possible la cote en allant toujours vers l’avant… je finirais un jour ou l’autre par revenir à mon point de départ… à quelle heure… c’est une très bonne question…
Durant l’avant-midi, les km ont défilés sur mon compteur…
Arrivé à la 1ère chute d’eau de mon itinéraire, j’ai eu la surprise de me faire rattraper par Juan… tout sourire sur un scooter… il avait trouvé quelqu’un qui louait des scooter sans demander de permis de conduire… bref…
Nous avons donc fait le petit trek jusqu’à la Telaga Tujuh Waterfall… en haut et en bas…
Puis, nous avons enfourché nos bécanes et avons continué notre tour de l’ile en voyant au passage la Temuran Waterfall, avec des singes hyper musclés et pas du tout effrayés par notre présente… en fait, j’aurais pu les touches tellement ils s’en foutaient, mais je me suis gardé une petite gêne…
La Pasir Tengkorak Beach…
La Black Sand Beach… plage qui s’étend à l’infini et en croisant…
La Tanjung Rhu Beach… magnifique endroit avec plein de petites iles/montagnes à proximité au large et avec une belle rivière…
La Durian Perangin Waterfall… qui représentait notre 7ème baignade de la journée…
En quittant cette waterfall, il était 3.00pm passé et nous n’aurions pas pu être plus à l’opposé de notre auberge sur l’ile. Nous avons donc fait notre petit bonhomme de chemin pour y retourner.
5.00pm – Nous étions finalement de retour à notre auberge juste à temps pour l’apéro sur la plage en regardant le coucher de soleil… pénible. Nous avons ensuite passé la fin de journée à boire beaucoup de bière pas cher et manger des fruits de mer gigantesques.
…
Jour 2 – A SCOOTER DANS LES HAUTEURS DE L’ILE
9.00am – Lors de cette 2ème journée à scooter… parce qu’une seule journée n’est vraiment pas suffisant pour tout voir… nous avons décidé de nous attaquer au centre de l’ile… mal de tête inclus… pourquoi dont… hic
1er arrêt, le Langkawi Cable Car. Probablement l’endroit le plus touristique de l’ile, c’est un téléphérique qui permet de monter au sommet d’une montagne et d’admirer l’archipel. Le téléphérique est composé de 2 sections;
La première est très longue et mène jusqu’à la Middle Station (station intermédiaire). Cette section est TRÈS IMPRESSIONNANTE. La dernière portion avant d’atteindre la Middle Station ne comporte AUCUNE colonne pendant plus de 500m… AUCUNE… mon pote Juan avait la chienne… c’est compréhensible puisque tout ce qui nous séparait d’une mort certaine en tombant dans la jungle quelque 50-100mplus bas était un petit cable de fer… tandis que moi j’étais debout euphorique et je prenais une tonne de photos.
Puis nous avons fait un stop à la Middle Station…
La deuxième section du téléphérique est beaucoup plus relax. Elle se rend jusqu’à la Top Station situé sur une montagne pas très loin et seulement un peu plus haut. Cette section offre de très belles perspectives sur l’autre côté de l’ile et un magnifique pont suspendu dans la montagne… hors service présentement… grrrr… pourquoi faire des réparations en pleine haute saison?!?
À plus de 700m du niveau de la mer, nous étions donc à Top station. L’endroit est un peu décevant, mais la promenade en téléphérique vaut le coup d’y aller à elle seule.
Le chemin du retour entre la Middle Station et la terre ferme a été des plus impressionnant… le cable car descendait à bon rythme et on voyait le vide devant nous (contrairement à la vision de la montagne en montant… beaucoup moins stressant). Encore une fois, Juan tenait fermement les bareaux de la cabine, tandis que j’étais euphorique… après tout, si le cable avait pété, Juan n’aurais pas plus survécu que moi à la chute même en tenant le barreau héhé… je n’aimerais cependant pas être dans cette petite cabine par grand vent… ouch
Une fois remis de nous de nos émotions, nous avons fait un stop au Telaga Harbour Park, une très belle marina avec une belle plage et une lighthouse…
Nous nous sommes ensuite dirigés vers le centre de l’ile à Gurung Raya.
En passant par de petites routes au milieu de l’ile… nous sommes ainsi tombé sur une ferme de water buffalo où nous avons dégusté du fromage, un yogurt et quelque chose de vraiment étrange fait à base de lait de water buffalo…
Puis, en s’enfonçant un peu plus dans la forêt… c’était sensé être un raccourci… qui n’apparaissait pas sur ma carte, mais qui était bien identifié sur celle de Juan… on est arrivé devant un cul de sac… la route avait été inondée… au moment où nous étions à rebrousser chemin (on ne sait jamais si il va y avoir des trous qui sont impossible à voir et dans lequel le scooter pourrait s’enfoncer), un scooter est passé en trombe devant nous et faisant fi de l’eau… il n’en fallait pas plus pour que je l’imite… et que Juan fasse de même…
Tout de suite après, nous avons débouché à la jonction menant à Gurung Raya. Plus haute montagne de tout l’archipel, elle comporte un chemin à sens unique de plus de 16km et étant en ascension constante. Où cela nous mènerait… nous n’en avions aucune idée…
Tu montes, tu ne sais pas trop où tu t’en vas, mais tu continus. Tu ne vois rien à l’horizon, il n’y a aucun signe de où tu t’en va et dans combien de temps tu y seras. Ça ne débouche toujours pas et les km s’engrangent à mesure que le gaz dans le réservoir de ton scooter diminue à vue d’œil… parce que vous roulez la pédale dans le plancher sur de petites routes sinueuses. À ce sujet, si vous planifiez monter Raya, ayez au moins la moitié de votre réservoir.
Puis finalement, tu arrives à la fin de la route au sommet de Gurung Raya et tu tombes sur une espèce de complexe qui ressemble à s’y méprendre à une base militaire… pour apprendre que c’est en fait un hôtel… avec un tour d’observation… ouverte à tous… et offrant un 360 degrés de l’ile et l’archipel.
Exempt de nuages qui auraient pu nous gâcher le spectacle, la vue que nous avions tout en haut était la cerise sur le Sunday qui couronnait cette magnifique ascension où les excès de vitesse avaient été fréquents pour moi et Juan…
Du haut de la tour, le gars qui travaillait là nous a alors fait faire une visite 360 de l’archipel, nous expliquant quoi était quoi, quelles iles appartenaient à la Thaïlande et lesquels à la Malaisie.
Nous avons ensuite enfourché nos bécanes à nouveau et avons dévalé en trombe les km jusqu’à la route qui nous ramènerait à la maison.
…
Cette ile propose TOUT ce que quelqu’un voulant prendre des vacances et ayant la bougeotte pourrait vouloir; perdu au milieu de l’océan, de superbes routes généralement désertes pour y étrenner un scooter, des endroits magnifiques à découvrir tout autour de l’ile, de très beaux paysages autant vers l’océan (de belles petites iles/montagnes un peu partout) que dans les terres (de superbes montagnes, de belles forêts de palmiers, feuillus et même conifères), de la bière pas cher (c’est une ile duty free… exempte de taxe), de la bouffe ok et des activités à offrir pour tous les gouts et tous les prix…
Cependant, Langkawi n’est pas une véritable destination soleil dans la mesure où si votre priorité c’est de faire de la plage, vous serez déçu. En effet, Cenang Beach, la principale plage de l’ile, là où toutes les accommodations se trouvent, est assez ordinaire. Il y a bien sur quelques plages qui valent le coup d’œil tout autour de l’ile, mais elles ne sont pas super pour la baignade.
Aussi, le meilleur et unique moyen de faire le tour de Langkawi est de louer un scooter. Mis à part les taxis qui font la navette entre Cenang Beach et Kuah, les transports en commun sont inexistants. Croyez-moi sur parole, ça vaut entièrement la peine de faire le tour et d’y consacrer 1 ou 2 jours. Pour 7-8$ par jour, vous pouvez louer un scooter de très bonne qualité. Vous pouvez ensuite faire le tour de l’ile et même plus encore avec environ 2$ de gaz.
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À mon dernier jour sur Langkawi, il a plu de 8.00am à tard en fin de soirée. Tout le monde était donc confiné à l’auberge en tenter de s’occuper. Heureusement pour moi, j’avais déjà décidé que cette journée serait consacrée à travailler un peu (écrire et trier photos), donc cela ne m’a pas fait un pli. J’ai cependant essayé de me rappeler la dernière fois où j’ai été confronté à une journée toute entière de pluie. Ma mémoire peut se tromper, mais la dernière journée pluvieuse que j’ai trouvé remontait à la fin de mon trek au Népal… il y a 5mois de cela… héhé. Je crois que c’est parce que la Malaisie est triste que ce soit ma dernière journée sur son territoire.
Après maintenant 5 jours passés sur Langkawi, il est temps de se remettre en route. Après avoir occupé mes pensés lorsque je vivais des moments sombres, je vais finalement mettre les pieds dans le pays où j’aurais du commencer mon trip en Asie… après plus de 8mois de voyage. Je crois toujours que j’aurais du commencer par ici et non l’Inde, mais ce qui est fait est fait, se morfondre ne changera rien mis à part me donner des cheveux gris. On ne peut pas changer le passé, on peut simplement faire avec et aller de l’avant.
Je m’apprête donc à prendre un fastboat pour me rendre sur Koh Lipe. Bien que l’ile soit visible depuis Langkawi et qu’elle se trouve à moins d’une heure de bateau, elle se trouve… en THAILANDE.
Bon, allez… la prochaine fois que je vais vous écrire, ce sera entre 2 séances de farniente sur une des nombreuses plages.
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GOODBYE MALAYSIA TRULY ASIA
Après un peu moins de 2 mois à arpenter la Malaisie, je m’apprête à quitter ce pays une fois pour toute. Avant d’arriver ici, je ne connaissais RIEN de la Malaisie mis à part les Tours Petronas de KL. Au fil du temps, j’ai fini par apprécier cet endroit au point que c’est maintenant l’un de mes endroits préférés sur Terre.
J’admire l’ouverture de ce pays. À ce sujet, j’ose avancer que la Malaisie est probablement le pays dans le monde où le mélange des cultures, religions, etc. est une réussite en tous points. Il est impossible de parler de la Malaisie en une seule phrase et il est encore moins possible de décrire un malaisien typique en quelques mots tellement tout le monde peu être par définition un malaisien. Bien sur, je ne suis pas con, je sais très bien que tout n’est pas rose dans le pays. Il reste beaucoup de chemin pour qu’une vraie démocratie y soit implanté (l’actuel gouvernement use de tous les stratagèmes pour s’accrocher au Pouvoir depuis plus d’une décennie).
Je suis aussi très content d’avoir pu voir les 2 côtés de la médaille, soit la Malaisie sur Bornéo et la Malaisie Péninsulaire. Ces 2 territoires sont COMPLÈTEMENT différents. Alors que Bornéo est plus tourné sur l’aventure, la Péninsule est essentiellement un trip culinaire et culturel.
À ce sujet, je recommande à tout amateur d’architecture d’aller faire un tour sur la Péninsule… les villes de Melaka, Georgetown, Singapour (ce n’est pas en Malaisie, mais je l’inclus quand même) et à un certain degré Kuala Lumpur vous émerveillerons. Ces villes sont un parfait mélange entre histoire, patrimoine, modernité et multiculturalisme. Pour ce qui est des amateurs de sensations fortes, Borneo est tout désigné pour vous… ahhh, pis faites dont le tour tant qu’à y être.
Mon passage sur la Péninsule aura aussi eu pour effet de remettre en question quelque chose que je croyais coulé dans le béton… à savoir que la bouffe indienne était la meilleure nourriture que j’avais mangé dans ma vie. Eh bien, ce n’est plus exactement le cas puisqu’en plus d’avoir la plupart de la nourriture indienne que j’adore, la Malaisie possède un mélange de nourriture venant de partout en Asie.
C’est drôle à dire, mais la chose qui va le plus me manquer de ce pays n’est pas la nourriture, la culture ou ses habitants, mais bien leur langue. Le Malay est une langue tellement facile et amusante à apprendre.
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P.S. I – Tout au long de mon séjour sur Langkawi, peu importe où je me trouvais; au sommet d’une montagne, près d’un chute, sur la plage, etc. le mot qui sortait toujours de ma bouche ou de celle de Juan ‘’it’s so peaceful here (c’est tellement reposant ici)’’. Même si certains endroits sur l’ile étaient noir de monde (Kuah, Cenang Beach et le Cable Car), tous les autres endroit étaient désert… quelqu’un qui va sur Langkawi et qui ne fait pas le tour en scooter n’a pas vraiment été sur Langkawi.
P.S. II – Durant les 2 jours où je me suis promené sur mon scooter avec Juan à la découverte de Langkawi, j’ai été celui qui agissait comme guide. Ce qu’il y a de particulier dans le cas présent c’est que Juan travaille dans le touriste en Namibie. Juste avant qu’on se sépare, il m’a d’ailleurs dit… comme beaucoup d’autres avant, mais cette fois ça avait un cachet particulier parce qu’il travaille là-dedans… que j’avais toutes les qualités pour être un excellent guide. Il m’a alors dit qu’il avait été impressionné par le fait que je découvrais l’ile en même temps que lui et que je donnais l’impression de savoir où je m’en allais en ayant simplement jeté un simple coup d’œil à la carte… et que je trouvais toujours le moyen de donner 1 ou 2 renseignements intéressants à propos de l’endroit où nous étions.
Je pourrais donc organiser des voyages organisés pour voyageur non organisé; on choisi un endroit au hasard où je ne suis jamais allé sur le Globe et vous me suivez les yeux fermés dans mes aventures… des partants?!? En échange, vous n’aurez qu’à être de bon compagnon et à me payer quelques bières par-ci, par-là…
P.S. III – Signe que les temps changent, je ne peux et veux plus visiter un endroit en vitesse. Au début de mon voyage, j’arrivais dans un nouvel endroit en fin d’avant-midi, je visitais comme un fou toute la journée et j’étais près à repartir dès le lendemain. Maintenant, j’arrive en fin d’avant-midi/début d’après-midi, je relax et découvre un peu mon environnement (journée détente), puis le lendemain je fais une journée intense de visite (journée touriste) et le surlendemain je profite de l’endroit (journée comme un gars du coin). Mon corps n’est tout simplement plus capable de suivre le rythme que je m’imposais au début et même si j’ai encore la bougeotte, j’ai appris à relaxer et à prendre mon temps…
Épisode 38 – Penang; La Perle de l’Orient
Kuala Lumpur – matin du 13 novembre 2013
Ce qui devait en théorie être une belle petite promenade en bus de 4h, c’est transformé en une journée perdu au complet. Tout d’abord, faisant confiance à mon horloge interne, j’ai décidé de ne pas me faire réveiller par la manager de l’auberge. Je me disais que de toute façon, je ne serais plus capable de dormir après 6 ou 7am. Eh bien, pour me donner tort, je me suis ouvert les yeux pour la 1ère fois après un très profond sommeil… à 9.00. Caliss, moi qui voulais prendre un bus à 7.30, 8.00 au PIRE à 8.30, c’était raté.
Après avoir enfilé mon déjeuner et 2 tasses de thé en un temps record, j’ai fait mes sacs à dos et je me suis pointé à la station de bus un peu avant 9.30am. Quelques instants plus tard, j’avais entre les mains un billet de bus qui partait 5min plus tard. Question timing, je n’aurais pas pu faire mieux. Je me suis donc rué à la plateforme à laquelle on m’avait indiqué… tout content en me disant que même si je m’étais levé tard, je n’avais au moins pas perdu de temps depuis (j’étais réveillé depuis 30min, j’avais quitté mon hostel depuis 10 et je m’apprêtais à quitter la ville dans 5), mais arrivé à la porte d’embarquement, on m’a appris que le bus était parti depuis déjà 15min, soit avant que j’arrive à la station… j’étais en T@B@rn@k.
Je suis donc retourné au comptoir de la compagnie en beau maudit et ils ont su de quel bois je me chauffais… 1heure plus tard, j’étais finalement en route dans un bus haut de gamme sans avoir eu à payer plus que le tarif de base de mon 1er billet (j’ai perdu toute mon avant-midi, mais c’est au moins cela de gagné).
Ma destination? Je me dirige tout juste au Sud de la frontière avec la Thailande sur l’ile de Penang. Autrefois surnommé ‘’La Perle de l’Orient’’, à l’époque des grandes explorations maritimes, cette ile se trouve à moins de 1km au large de la cote, tout en ayant un port en eau profonde. Plus particulièrement, je me dirige dans la ville de Georgetown, principale ville et centre historique à la pointe Nord de l’ile. Tout comme Melaka, Georgetown a été introduit au Patrimoine de l’UNESCO en 2008 et est réputé pour sa nourriture. Après 1 mois de vache maigre aux Philippines au niveau de l’alimentation, Singapour et Melaka ont rehaussé mes standards… Kuala Lumpur n’a malheureusement pas passé le test, je croise les doigts pour ici.
Un trajet qui devait durer 4h, s’est éternisé jusqu’à en prendre 6h. Ajoutez à cela que j’étais parti vers 11h du matin, donc beaucoup trop tard… cette journée était à jeter à la poubelle. On m’avait conseillé de me rendre jusqu’à Butterworth, ville industrielle sans charme et sur le continent, mais à 2 coup de rame de Georgetown… au lieu de me rendre directement sur Penang; l’ile est très grande et la station de bus est loin de Georgetown, tandis que la station de Butterworth est tout juste à côté du ferry et celui-ci va directement à Georgetown.
Comble du ridicule, mon bus a tout d’abord passé par l’ile, donc un détour d’une heure, pour ensuite se rendre à Buterworth. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour sauver un peu d’argent (taxi de la gare de Penang jusqu’à Georgetown $$$… ferry de Butterworth à Georgetown $). Dans ce genre de situation, je me répète tout le temps que j’ai tout le temps du monde, mais que je dois faire attention à mes dépenses… d’où le fait de rester dans le bus, retourner sur le continent comme un con et prendre un ferry pour retourner sur l’ile… j’espère que le ridicule ne tue vraiment pas sinon mon temps est compté.
Ce détour sur l’ile m’a par contre permis de me faire une tête sur Penang. Première impression que j’ai eu de l’ile; BEURK… des édifices en hauteur qui ceinturent toute l’ile… pas vraiment ce que j’espérais. Par contre, il ne faut pas confondre l’horrible Penang avec sa charmante ville et capitale Georgetown… ce serait faire une erreur majeure… enfin… j’espère… on verra bien dans quelques minutes.
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Une fois débarqué du bus et pris le ferry, je posais enfin les pieds à Georgetown… ma 2ème impression de l’ile?!? Un grand soupir de soulagement… Georgetown n’est pas comme le reste de l’ile que j’ai vu plus tôt… les gratte-ciels sont inexistants, laissant toute la place à de beaux édifices datant de l’époque coloniale, au quartier chinois et un Little India.
En 2 temps 3 mouvements, j’atterrissais dans une auberge plus que parfaite. Situé dans une vieille mansion plusieurs fois centenaire, on sent l’histoire juste à se promener dans les couloirs. D’influence espagnole ou portugaise, l’ancienne cour intérieure au milieu de la mansion a été recouverte pour en faire une superbe aire commune intérieure. Ajoutez à cela des dortoirs permettant une certaine intimité… c’est rare… et un déjeuner inclus qui peut vraiment se targuer d’être un déjeuner (œuf, toast, bacon… habituellement déjeuner inclus veut dire toast).
Je fais une petite parenthèse pour vanter les mérites du voyage sans réservation à l’avance. En 9 mois, je n’ai encore jamais réservé un hôtel/auberge, etc. Bien sur, je l’ai regretté à certain occasion… comme quand je me suis pointé à New Delhi pour la 1ère fois sans savoir où je m’en allais. Bref, les photos c’est nul… et peu importe l’endroit, ne croyez pas la bullshit que les locaux peuvent vous dire ‘’tu dois réserver à l’avance, à ce temps-ci de l’année c’est plein partout’’… même en saison haute présentement, les auberges sont à moitié vide. Aussi, certains vont peut-être me dire ‘’hey chose, c’est préférable de booker au moins 1 nuit dans un endroit quand tu arrives dans un nouveau pays par avion’’… à cela, je réponds encore foutaise… il suffit simplement de prendre le bus où un taxi vers l’endroit où se trouve plein d’auberge sur votre carte de la ville dans le Lonely Planet ou autre guide. Ahhh… pis faites dont ce que vous voulez…
Revenons donc à nos moutons… Georgetown… focus focus…
Au départ, je me disais en regardant la carte que Georgetown allait me prendre pas plus d’un avant-midi à faire le tour. Eh bien, après un avant-midi, je dois admettre que mes suppositions initiales étaient complètement erronées; chaque rue, ruelle, parc vaut le détour, de sorte qu’à chaque fois que je me retrouvais à un 4 chemin… donc à chaque 5min… je devais faire un choix déchirant. Pourquoi?!? Parce que pour un amateur d’architecture d’époque et d’histoire comme moi, Georgetown regorge de bâtiments patrimoniaux datant de l’époque coloniale hollandaise et britannique, de vieilles églises, de temples hindous et chinois et de mosquées musulmane.
Comment différencier les églises, temples et mosquées et savoir à quelle religion ils appartiennent?!? À moins d’être aveugle ou complètement taré, c’est assez facile, mais pour les complètement taré, les églises sont généralement toute blanche, les temples hindous sont crasseux, les temples chinois pu l’encens et les mosquées ont une tour duquelle un grand talent cri à tue-tête des affaires à la grandeur de la ville.
En résumé, Georgetown est un parfait mélange entre la culture occidentale, malaysienne, chinoise, indienne et musulmane. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’endroit a été introduit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO; ville patrimoniale multiculturelle. C’est un très beau doigt d’honneur à tous les gens qui croient que le fait d’ouvrir les frontières aux étrangers est négatif… ERREUR… il ne fait qu’enrichir la culture déjà en place et la modifier pour le mieux. Il faut par contre bien doser…
Bref, autant j’ai adoré Melaka, autant Georgetown est une coche, sinon 2 ou 3 au-dessus à tous les points de vue… sauf pour la nourriture… à cet égard c’est pas mal égal… c’est-à-dire EXCELLENT.
Seul hic; l’absence cruelle de trottoir et le fait que les voitures semblent avoir un nombre minimum de piéton à frapper dans une journée sans quoi ils vont perdre leur licence. Tu dois te faufiler entre les voitures et avoir des yeux tout le tour de la tête… très paisible comme promenade… personne stressé s’abstenir.
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Pour ce qui est de l’histoire de Georgetown et de Penang, je dois dire que j’ai été un très mauvais élève ici… j’ai préféré faire l’école buissonnière et me bourrer la face. Donc, le peu que je sais c’est que les britanniques s’y sont installé peu après que les hollandais ait prit le contrôle de Melaka et que Singapour soit fondé. À la différence de Melaka, il n’y avait pas de Sultana ici… c’était à toute fin pratique inhabité quand les britishs se sont pointés.
L’histoire de Georgetown est encore bien vivante. En plus d’être un endroit où l’architecture patrimoniale et moderne (je ne parle pas de Penang, mais simplement Georgetown… parce que sur le reste de l’ile c’est une autre histoire… en fait il n’y en a plus d’histoire) font un excellent ménage…
Ils ont aussi trouvé un moyen très original de raconter l’histoire de la ville d’une manière intéressante, concise et efficace. Tout au long de votre promenade dans la ville, vous tombez sur de petites capsules humoristiques faites en fer forgé. Ces capsules, disposées un peu partout dans la ville, racontent l’histoire de la rue sur laquelle vous êtes, du bâtiment que vous êtes en train de regarder ou tout simplement d’un évènement marquant qui s’est passé là. Au début, vous en croisez 1, 2 et vous vous demandez ce que ça peut-être… puis, vous en croisez 10, 15, 20… et à la fin vous voulez aller dans le moindre recoin et petite ruelle afin de vous assurer de ne pas manquer l’une de ces petites vignettes… on devient rapidement accro à ces petites choses. Aux architectes et urbanistes de ce monde, je crois que c’est une très bonne idée pour stimuler les gens… autant les locaux que les touristes… à en apprendre plus sur l’histoire des villes… Québec et Montréal devraient s’en inspirer.
Autrement, le Chinatown est assez impressionnant… avec tous les signes et pancartes en chinois qui déferlent devant les yeux…
Le Little India de Georgetown est probablement l’endroit où je me sens le plus en Inde depuis mon départ de… l’Inde. Même si cela ne s’approche pas du tout, c’est tout de même l’endroit qui s’en rapproche le plus; ça à l’odeur de l’Inde, les magasins vendent tous les mêmes genres de cossins qu’en Inde et la musique qui joue très forte dans la rue est de la musique indienne comme elle m’énerve au plus haut point (je l’ai dit et je le redis, le cri strident d’une femme ne peut être considéré comme étant de la musique bon…). Seuls absents notables… qui font toute la différence; il n’y a pas trop de saleté, les bâtiments n’ont pas un look post-apocalyptique et il n’y a pas de mendiant et d’animaux sauvages dans les rues.
Sinon, à l’image de Kuala Lumpur, Georgetown de nuit est très décevant. Au lieu de s’enflammer, l’endroit s’éteint lamentablement. C’est indigne d’une ville de l’UNESCO qui devrait plutôt illuminer de tous ses feux ses plus beaux bâtiments.
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NORMAND D’AMOUR EST NÉ SUR LE MAUVAIS CONTINENT
Comme le dit si bien le Lonely Planet à propos de Georgetown ‘’not eating at a food stall in Penang is like missing the Louvre in Paris, you simply have to do it (ne pas manger dans les food stalls de Penang est comme aller à Paris sans voir le Louvre, vous devez tout simplement le faire un point c’est tout)’’.
J’ai donc pris cet avertissement très au sérieux (on ne plaisante pas avec la nourriture). Lors des de 3 jours passé dans cette capitale culinaire qu’est Penang, j’ai du passer de 3 repas par jour à 5 et même 6 afin d’essayer tout ce que je voulais essayer et ainsi combler ma curiosité gustative.
Lors de ma 3ème et dernière soirée à Georgetown, j’ai entrepris de terminer en beauté mon séjour… je suis donc allé dans l’un des plus célèbre Hawker Center (plein de stand de nourriture)… tout ce que j’avais vu, que je voulais manger et que je n’avais pas encore mangé, ça allait se passer ce soir… au Red Garden Food Court Paradise.
En plein samedi soir, l’ambiance dans le Food Court était déchainé… ça rappelait celle d’un marché au puce ou d’un Noel des campeurs… c’est-à-dire une excuse pour plein de jeunes et moins jeunes pour se saouler au son de vieux classique… et de karaoke. Il ne manquait plus que de la danse en ligne, un bon vieux continental… et l’illusion aurait été parfaite.
Pour ce qui est du karaoké, s’en était un de luxe. Ce n’était pas qui voulait qui pouvait monter sur scène et chanter. Les chanteurs défilaient dans leurs plus beaux vieux habits sur la scène centrale pour y interpréter 2 chansons chacun… pas plus pas moins. À ma grande surprise, tous ceux que j’ai entendus ce soir là avaient de très belle voix. Par contre, ils étaient pour la plupart habillés comme la chienne à Jacques et accompagnés de leur Fan Club… ce qui ajoutait une touche de ridicule qui rendait le tout très agréable à regarder.
La cerise sur le Sundays; le gars qui s’occupait de la soirée et de la musique à la console au centre de la scène. Derrière ses 3 synthétiseurs, le gars avait la totale; une coupe d’Elvis, une chemise hawaïenne et une attitude du tonnerre. Bref, un Grand Champion. C’est là que j’ai eu une révélation; Normand D’amour n’est pas née sur le bon continent… au lieu d’être considéré comme un être étrange au Québec, il aurait pu s’épanouir ici.
Pour ceux qui n’aime pas trop ce genre d’ambiance, il ne faut pas simplement se fier à l’ambiance… c’est l’un des meilleurs endroits pour la nourriture en ville.
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P.S. I – Ce n’est pas du racisme, pas plus que de l’acharnement, mais bon Dieu que je déteste la façon dont les chinois parlent. En fait, ce serait plus juste de dire que je trouve ça laid au plus haut point. Ça sonne comme une grosse trace de merde dans mes oreilles quand j’entends 2 chinois discuter entre eux. La plupart du temps, la façon dont ils parlent fait en sorte qu’ils ont l’air en colère. À ce sujet, je serais curieux de les entendre dire des mots d’amour ou des compliments… je serais près à mettre ma main au feu (pas vraiment) que quand un chinois dit ‘’je t’aime’’ à une chinoise, ça sonne comme de la bouillit pour les chats ou comme si je parlais la bouche pleine de chips barbecues avec le contour de la bouche sale…
Aussi, j’en suis venu à me demander si le fait qu’ils ont TOUS un GIGANTESQUE… appareil photo, gars comme fille, n’est pas pour combler un manque à quelque part. J’ai une bonne idée de quel manque les gars peuvent bien vouloir combler… c’est un blogue pour tout public donc je n’irais pas plus loin… et probablement que les filles c’est justement pour combler le manque des gars… qui les affectent aussi… euh. Encore une fois, ce n’est pas du racisme, encore moins de l’acharnement, tout le monde à le droit de détester certaines choses, eh bien moi je déteste les chinois un point à la ligne… bon… c’est officiellement dit… je me sens tellement mieux… Imaginez une seconde le monde sans chinois; le problème de surpopulation serait bien moins problématique, les États-Unis devraient se trouver un nouvel ennemi et cela favoriserait l’achat de produits locaux (je sais, je sais, je rêve en couleur, si la Chine n’était pas là, un autre prendrait sa place)… mais bon, je ne dis pas qu’il y a juste du mauvais en Chine, ils ont apporté certaines contributions très importantes au monde; Jackie Chan, Lucy Liu, le Mur de Chine, les baguettes pour manger, les Jeux Olympiques de Pékin et… ouin c’est pas mal ça…
P.S.II – Tâchons de terminer sur une note plus légère… Je dois vous l’avouer, l’autre jour j’ai succombé à un sous-marin 12 pouces chez Subway. Moi qui n’arrête pas de vous casser les oreilles avec ‘’la bouffe est dont ben bonne ici’’, je vais manger dans un Subway. Tout d’abord, il faut savoir qu’une fois n’est pas coutume et surtout, qu’il existe un espèce de moment dans la journée, entre 15 et 17h, où il est très difficile de trouver un restaurant qui va accepter de te faire à manger en Malaisie.
P.S. III – Lors de mon escapade culinaire à Georgetown, je suis tombé sur un stand de nourriture des Philippines. Curieusement, je n’y ai pas vu de riz blanc… étrange quand on pense que c’est la chose principale que j’ai mangé durant 1 mois là-bas. J’ai failli aller demander au gars qui s’occupait du comptoir si cette nourriture venait vraiment des Philippines puisque je n’avais rien vu de tout cela lors de mon séjour là-bas.
Épisode 37 – Koala Kuoi?!?… non… Kuala Lumpur
10 novembre 2013
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Répétez après moi; K U A L A LUMPUR
Est-ce que ce nom vous dit quelque chose?
Toi en arrière…
Ahahahah… non, ce n’est un sanctuaire pour une espèce de koala très rare… bien essayé (ce gars là est un véritable idiot).
Ok, au lieu d’y passer la soirée, je vais vous donner la réponse; c’est l’une des plus grandes villes d’Asie et la plus grande de la Malaisie.
À l’image de l’Opéra de Sydney, du Bateau à Singapour, de la Tour Eiffel à Paris et de Time Square et la Statu de la Liberté à New York, on ne peut pas parler de Kuala Lumpur sans mentionner ses icones? Vous savez de quoi je parle?
Bien sur! Les 2 tours jumelles Petronas…
Notamment rendu célèbre en raison du film ‘’Traquenard’’, mettant en vedette Sean Connery et Catherine Zeta-Jones… cette dernière escaladant l’extérieur d’une des 2 tours à un certain moment… ils ont été les édifices les plus hauts au monde jusqu’en 2004. Chacune des tours comporte 88 étages et une passerelle les relient à mi-hauteur (le plus haute passerelle au monde).
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Arrivé à Kuala Lumpur (surnommé KL) en bus, ma première en fut une d’étonnement quand le chauffeur d’autobus m’a lancé ‘’last stop KL City Center’’… j’ai alors regardé dehors et j’ai fais ‘’quoi?!?’’. En effet, j’étais entouré d’arbres et des parcs… ce qui n’est aucunement mauvais… même que c’est positif… mais disons que ça surprend au premier coup d’œil. En marchant un peu, j’ai aperçu les 2 tours Petronas perçant au-dessus des arbres et gratte-ciels tout au loin… c’était bel et bien KL.
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Après avoir passé 1 mois sur Borneo, j’avais de très grande attente pour sa grande sœur la Péninsule, notamment en ce qui concerne KL. Contrairement à ce que je pensais avant d’arriver, j’ai détesté la très grande majorité du temps que j’ai passé là-bas. Pourtant, sur papier cet endroit a tout pour me plaire; c’est la capitale d’un pays que j’adore, il y a de beaux bâtiments contemporains et KL est reconnu comme étant la ville verte par excellence en Asie.
Pourquoi alors je détestais autant l’endroit; parce que le centre-ville est sale, désuet et qu’il semble avoir vendu son âme depuis très longtemps aux touristes de masse… comprendre les gros américains sales et les chinois laids et à petite queue… c’est injuste, pourquoi les koalas sont en voie d’extinction et pas ces 2 espèces qui n’apportent rien de bon sur notre planète bleue?!?). En fait, le jour tu ne vois que des indiens dans la rue et le soir tu ne vois que des blancs assis dans les bars à boire de la bière.
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J’ai en fait détesté la ville… au point de vouloir la quitter dès le lendemain de mon arrivé… jusqu’à ce que je pose les pieds dans le parc adjacent aux Tours Petronas. Le meilleur moyen de vous décrire mon feeling à ce moment est de vous dire que je suis resté assis plus de 2 heures à simplement regarder les tours…
Ce parc est un véritable havre de paix au milieu d’une mer de béton hurlante. Ça avait beau être noir de monde, le parc était magnifique et les tours jumelles captivantes. De jour, c’est ok, sans plus… je trouvais que l’architecture rétro-futuriste des tours était de mauvais gout, mais dès que la nuit est tombée, j’ai changé de disque. Ces 2 grandes dames étaient alors tout simplement superbes; grandes, sveltes et rayonnantes de tout leur feu, elles dansent toute la nuit au son des étoiles (les étoiles font des sons bon).
J’ai tellement aimé l’endroit que durant mon séjour de 3 jours à KL, je suis retourné dans le parc pas moins de 5 fois…
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Il serait cependant injuste de réduire KL à ses simples Tours Jumelles. Certains endroits valent le détour…
Comme le quartier colonial tout juste de l’autre côté de l’égout à ciel ouvert qu’est la rivière qui passe au milieu de la ville…
Et le merveilleux Mémorial de la Guerre. Juché sur une petite colline, ce monument impose le respect…
Tandis que certains endroits méritent qu’on passe notre chemin sans s’y arrêter… notamment le Chinatown… complètement dénaturé et ressemblant à une attrape touriste à ciel ouvert.
Le soir venu, je refaisais le même chemin que j’avais parcouru dans le jour afin d’avoir une perspective différente des lieux. Je dois avouer que mis à part quelques exceptions, j’ai été très déçu… je fais bien sur exception des Tours Pétronas dont je vous avais déjà mentionné la réussite. La mise en lumière des bâtiments du quartier colonial est un désastre… au mieux la lumière est trop forte et nous ébloui… pas fort. C’est dommage avec de si beaux bâtiments. Cela me rappelle que l’illumination d’un bâtiment est un art et qu’il n’est pas donné à tout le monde de s’improviser maitre.
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BATU CAVE; GUANO, PETITS SINGES QUI MANGENT DES COCHONNERIES… ET HINDU (vous voyez mes priorités héhé)
Kuala Lumpur ne rime pas seulement avec les Tours Petronas et son centre-ville… ce serait oublier la Batu Cave.
Ça mange quoi en hiver… eh bien c’est la demeure d’un temple hindou… ouin… bon, j’en ai déjà vu des temples hindou, je vais laisser faire pour celui-là…
Attendez un peu, je n’ai pas fini…
Avant que vous me coupiez, j’allais donc dire; on se fou un peu beaucoup du temple hindou. Ce qu’il y a d’intéressant c’est la caverne en soit et l’immense statue de Ghanesh, Shiva ou truc machin quelconque de la religion hindou (m’en rappelle pu de c qui… pis j’ai pas l’intention de retourner en Inde pour le resavoir) qui se trouve juste devant au pied des 272 marches, toutes plus abruptes et plus pénibles les unes que les autres, qui mène à l’intérieur. Un bon équilibre est capital pour les monter… gars lendemain de brosse s’abstenir… à moins que vous ne teniez pas plus qu’il faut à votre cou.
Une fois dans la caverne, il faut encore monter une série de marches encore une fois très abruptes… à ce moment là, vous serez probablement déjà tout trempe… pour se retrouver dans une antichambre qui à ciel ouvert avec le FAMEUX temple.
Étant juste à côté de la gare de train Batu au bout de la ligne, on y accède via la gare centrale après une balade d’environ 30minutes. En plus d’être très facile d’accès, le train ne coute pas cher, le site est gratuit et en prime, vous verrez plein de petits singes manger plein de cochonneries et votre nez sera imprégné d’une odeur de guano persistante gracieuseté des nombreuses chauves-souris. Bref, que des avantages… il n’y a donc aucune raison de ne pas y aller.
Aussi, afin d’éviter la horde de touristes asiatiques à grosse caméra, je vous recommande d’y aller tôt le matin… ohhh… on me chuchote à l’oreille que j’y suis allé très tôt le matin et que j’étais submergé par les asiatiques… mmm…
À mon retour en ville, je suis débarqué à un gare différente de celle où j’étais parti… et j’ai passé une bonne demi-heure à chercher la sorti. Au début, je m’en foutais puisque la gare était très belle et que je prenais des photos, mais après être passé 3-4fois devant les mêmes personnes, elles commençaient à me regarder d’une drôle de façon. Elles devaient probablement se dire ‘’regarde le touriste qui est pas capable de sortir d’ici’’… nah, je ne suis pas perdu, je sais juste pas où aller. Bref, je feintais de regarder les détails architecturaux et de fixer le plafond pour ne pas éveiller les soupçons héhé.
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À mon dernier soir en ville, je m’étais gardé quelques plats de résistance…
En compagnie d’Annika (allemande), ma compagne du moment rencontrée à mon auberge, je suis allé faire un tour à l’observatoire de la Menara KL Tower. Il faut savoir qu’en plus des Tours Petronas, la ville compte sur la 7ème plus haute tour de communication du monde (la plus haute étant la Tour du CN à Toronto). Ainsi, l’observatoire situé à 276m du sol est le meilleur endroit pour admirer la ville en contrebas… et les 2 tours jumelles.
Nous avons ensuite pris la direction de Jalan Alor (jalan signifie ‘’rue’’). Entièrement composée de restaurant de part et d’autre, lorsque le soleil se couche, cette rue s’éveille; les restaurants s’accaparent toute la rue.
J’ai fini mon séjour à KL en beauté en allant à mon endroit préféré… si vous ne savez pas de quel endroit je parle, c’est que vous n’avez pas vraiment pris le temps de lire mon épisode héhé.
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Demain… direction Georgetown, un peu plus au Nord…
SEE YA
Épisode 36 – Melaka; Il fut un temps…
7 novembre 2013
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La Malaisie… encore… mais cette fois c’est la Péninsule de la Malaisie (sur le continent Sud-Asiatique), et non sur l’Ile de Borneo.
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Après m’être couché aux petites heures du matin, je suis dans un bus qui vient à peine de passer la frontière (pont de moins de 1km) qui sépare Singapour de la Malaisie. Après 4 merveilleux jours passés à Singapour, mon portefeuille m’urgeait de plier bagage.
Les bus faisant la liaison Singapour – Malaisie sont pour le moins spécial. C’est sans aucun doute le bus le plus luxueux dans lequel j’ai pu embarquer de ma vie. Là où un bus normal aurait de 4 à 5 bancs de large… le bus en avait seulement 3… de véritables lay-z-boy… pas besoin de dire que j’aurais voulu que la promenade soit plus longue que les maigres 4 heures à faire.
J’adore prendre les bus et les avions. Quand je suis dans ces transport, je sais que je n’ai rien à décider pour quelques heures… j’ai juste à me reposer et mettre mon cerveau à off… pas mal la seule occasion mis à part dormir (et même là) que ça peut arriver. Cependant, plus le trajet avance, plus la machine commence à redémarrer, un peu avant qu’’on arrive, j’essaie de trouver des points de repères, je regarde le nom des rues, etc. afin d’être fin près a ma sorti.
Étant arrivé à Singapour ‘’on shoestrings (en flip flop)’’, je quitte ‘’on A shoestring (sur 1 flip flop… donc nu pied)’’. Comme je l’ai raconté dans l’épisode précédent, l’une de mes flip flops a décidé de rendre l’âme la nuit avant mon départ… je n’ai donc pas pu aller en acheter d’autres puisque les magasins étaient fermés. Malgré tout, il faut observer la situation objectivement, j’ai acheté ces flip flop au Sri Lanka il y a plus de 6mois pour 50cents… un très bon retour sur l’investissement.
Bref, c’est pied nu que j’ai pris le métro pour me rendre jusqu’à la station de bus avec tout mon stock sur le dos, c’est pied nu que j’ai traversé la frontière Singapour/Malaisie et c’est pied nu que je suis arrivé à Melaka…
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MELAKA (MALACCA)… IL FUT UN TEMPS
Premier stop de mon nouveau périple en Malaisie, Melaka est une ville de 600 000habitants à mi-chemin entre les 2 mégapoles de Singapour (voir épisode 35) et Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie et ma prochaine destination).
Ville de bord de mer… ceux qui voudraient aller là-bas pour les plages devraient tout de suite rayer l’endroit de leur liste; il n’y a pas de plage et le bord de mer n’est pas accessible au touriste pour la grande majorité… Melaka est décrite dans le Lonely Planet comme étant de toute beauté et un véritable havre de paix. Pour une rare fois, ils ne se sont pas trompés. Outre la ville moderne qui est sans aucun intérêt, le noyau intéressant est formé de 3 secteurs limitrophes; le Little India, intéressant, mais sans plus… la colline historique et son pourtour, l’endroit où la très grande majorité des vieux édifices datant de l’époque coloniale se situent… et le Chinatown, ni plus ni moins le cœur de la ville. C’est 3 secteurs sont traversés par une majestueuse rivière qui fait tout le charme de Melaka.
Simple destination touristique pour ceux qui auraient du temps à tuer entre Singapour et Kuala Lumpur, qui pourrait croire que cette ville au eu une importance majeure dans l’histoire de l’Asie du Sud-Est. Il y a de cela quelques siècles, à l’époque où le commerce des épices était à son plus fort entre l’Europe et les Indes, Melaka était l’un des ports… et incidemment l’une des villes… les plus importants du monde.
Bien avant les Singapour et Kuala Lumpur de ce moment, Melaka a représenté une plaque tournante en Asie, et ce, pendant plus de 1000ans, soit des environs de l’an 800 ou 900 à son très lent déclin amorcé au 19ème siècle. En effet, avant que les grandes explorations européennes se rendent jusqu’en Asie et découvre l’endroit, des traités commerciaux avaient déjà été signé entre le Sultana de Melaka (État dirigé par un Sultan) avec l’empire chinois, les arabes du Moyen-Orient, le Siam et l’ile de Java.
D’ailleurs, Melaka fut la porte d’entrée de l’islam en Asie… si la grande majorité des pays et iles d’Asie du Sud-Est sont aujourd’hui de foi musulmane, ils peuvent dire un gros merci (ou pas… c’est selon) aux marchants arabes qui faisait escale à Melaka et qui ont faits un très bon ‘’travail’’ à l’époque.
Puis, le Sultana fut renversé par les portugais en 1511. De cette période, il ne reste rien mis à part le très riche et unique héritage culinaire que l’on retrouve ici et résultat de la fusion entre la cuisine traditionnelle d’ici et la cuisine portugaise.
Le règne des portugais sur Melaka fut cependant écourté par les hollandais qui prirent le contrôle de l’endroit en 1641. Ceux-ci ont régné en roi et maitre sur Melaka pendant plus de 200ans et ont laissé une trace bien visible et indélébile sur l’endroit, alors que bon nombre des bâtiments historiques datent de l’époque hollandaise et qui sont concentrés autour de la petite colline au centre de la ville.
Sur la colline se trouve notamment l’église St-Paul. Bâti à l’origine par un navigateur portugais qui avait survécu à des attaques de pirates, c’est la plus vieille église d’Asie. Au fil du temps, elle est passée d’une simple chapelle, à une véritable église, à une forteresse, à une église à nouveau. En plus d’être la plus vieille, elle est aussi fameuse pour avoir été la demeure de Saint Francois Xavier, célèbre missionnaire catholique, durant plus de 9ans au 16ème siècle. Il n’en reste aujourd’hui que des ruines (les murs très imposants), le reste ayant disparu depuis très longtemps.
Sous les règnes portugais et hollandais, Melaka se développa et prit de plus en plus d’ampleur… jusqu’au jour où un très petit français eu l’idée de conquérir l’Europe (imaginez-vous tous les européens parler français aujourd’hui… ca fait froid dans le dos)… je parle bien sur du Grand Petit Napoléon Bonaparte. C’est quoi le rapport avec l’Asie?!? Voulant maximiser leur chance de repousser l’envahisseur français, les hollandais ont décidé de rapatrier toute leur force qui se trouvait outre-mer. D’un commun accord, ils ont alors cédé Melaka aux Britanniques… sous condition que l’endroit leur soit rendu une fois qu’ils en auraient fini avec le petit bonhomme bleu…
Sous le contrôle des britanniques, le déclin de Melaka s’est accéléré de manière exponentielle. Ceux-ci avaient déjà fondé les colonies de Georgetown un peu plus au Nord et de Singapour plus au Sud. Ils n’avaient donc que faire de Melaka… qui tomba peu à peu dans un état de décrépitude.
À leur reprise de possession de l’endroit, les hollandais se sont vite lassés de l’endroit notamment en raison du fait que la rivière, représentant le principal attrait de l’endroit en raison de son eau profonde qui permettait au bateau d’y accoster, avait rétréci considérablement et ne pouvaient plus accueillir les bateaux de plus en plus gros.
À partir de là, Melaka a tranquillement été oublier de tous pour finalement renaitre il y a quelques décennies en raison de l’attrait touristique grandissant de l’endroit. L’endroit fut finalement déclaré site de l’UNESCO en 2008.
Cet endroit allait donc être mon terrain de jeu pour les prochains jours…
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Après avoir trouvé une belle guesthouse pour pas cher (tout est pas cher à comparé à Singapour), j’ai entrepris de marcher pieds nus jusqu’au centre d’achat afin de m’acheter de nouvelles flip flop…
Un peu fatigué et trainant toujours ma vilaine grippe datant de ma fin de séjour aux Philippines, je grandement ralenti le tempo depuis mon arrivé sur le continent. Cela ne m’empêche par contre pas de marcher plus de 15-20km par jour. J’ai aussi fini par comprendre pourquoi j’étais tout le temps fatigué, que je m’endormais vers la fin de l’après-midi et que je ne dormais pas la nuit… je suis décalage horaire… plutôt drôle quand on pense que je voyage depuis maintenant 9 mois et que cela ne m’était jamais arrivé auparavant. L’explication tient essentiellement au fait que les Philippines et Singapour se trouvent dans le même fuseau horaire même si j’ai volé 4h plein Ouest pour me rendre de Manille à Singapour.
J’avais prévu passer en coup de vent ici, pour me diriger vers Kuala Lumpur, mais j’ai changé mon fusil d’épaule à la minute où j’ai posé les yeux sur la rivière, tout mon stress et ma fatigue se sont envolés et je me suis tout de suite senti revigoré. Comment ne pas aimer l’endroit…
J’ai donc passé les jours suivants à arpenter les rues du Chinatown…
À visiter les bâtiments historiques…
La vieille église sur la colline…
Le bateau musée…
À regarder le coucher de soleil du haut de la colline près de la vieille église et surplombant la ville…
À relaxer sur le toit-terrasse de mon auberge…
Et monter et descendre la rivière sur plusieurs kilomètres… mon passe-temps préféré.
À ce sujet, en revenant d’une marche quelconque, j’ai aperçu un lézard qui nageait dans la rivière… c’était soit une jeune crocodile ou un lézard monitor… dans les 2 cas, il était maintenant hors de question que je me baigne… mais bon, cela n’avait jamais été à l’ordre du jour (l’eau est dégoutante).
Je profite ensuite de mes fins de soirée pour quitter ma petite chambre sans fenêtre et m’enfermer dans la superbe Suite inoccupée juste en face et ayant vu sur la rivière. Étant au dernier niveau d’une auberge où je suis probablement le seul occupant, qu’est-ce qui peut m’arriver… j’en profite donc pour écrire mes aventures bien tranquille et dans le confort.
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BON APPÉTIT
Bon, j’ai déjà établi plus tôt dans mon épisode que Melaka est fait sur mesure pour ceux qui veulent voir de la belle architecture patrimoniale et pour les fervents d’Histoire… et que ceux à la recherche de plage devrait passer leur chemin. Eh bien, il faudrait aussi ajouter à la liste des gens qui tomberaient en amour avec cet endroit, les épicuriens… les vrais de vrai… ceux qui n’ont pas peur d’essayer de nouvelles choses… et quand on parle de nouvelles choses, il y a une tonne de mets que je n’avais jamais vu nulle avant (on peu faire cela avec de la nourriture… eh bien…).
Si l’architecture de la ville a été marquée à jamais par l’époque hollandaise… la nourriture l’a été par l’époque portugaise. Au niveau culinaire, Melaka est unique en Malaisie et peut-être en Asie. On y retrouve pas moins d’une bonne dizaine de plat résultat d’une fusion entre la nourriture traditionnelle des Malay d’ici (Nonya) et celle portugaise…
Melaka est assurément l’endroit où j’ai mis à rude épreuve mes papilles gustatives et mon estomac de tout mon voyage. La plupart du temps, je n’avais aucune idée (je n’en ai toujours aucune idée) de qu’est-ce que je pouvais bien manger. Je me promenais et voyais une image devant un resto ‘’oh… regarde estomac… j’ai jamais vu ca… allons l’essayer’’ et juste avant que mon estomac ait le temps de dire ‘’NOOOOON’’, j’étais à l’intérieur à commander.
À ne pas manquer, le Jonker’s Walk Night Marker; le vendredi et samedi soir…
La rue principale du Chinatown, donc Jonker avenue, est fermée aux voitures et une quantité insensée de kiosques font leur apparition. Alors que la très grande majorité sont occupés par des vendeurs de cossins, il suffit d’être patient et d’avoir les yeux… et surtout le nez… grand ouvert et vous trouverez de véritable petits bijoux de kiosques vendant de la nourriture. Durant l’heure que j’ai marché dans la rue, je me suis arrêté un peu partout et j’ai rempli mon estomac de plein de chose en ayant absolument aucune idée de qu’est-ce que je mangeais (vive le fait de n’avoir aucune allergie). En fait, si ça sentait bon et si ça avait l’air bon au look, je l’achetais… Il y a un kiosque en particulier qui m’a fait une forte impression. Le cuisinier préparait quelque chose dans un immense wok. Je croyais que c’était du bœuf, pour ensuite penser que c’était du poulet et finalement y gouter et être complètement perdu… peu importe, l’important c’est que c’était délicieux.
Le repas le plus mémorable restera celui que j’ai eu au restaurant Jonker 88, situé en plein cœur du Chinatown sur la très touristique Jonker street. Bon, j’ai du faire la file pendant plus d’une heure… à me faire frôler par les est! de chauffards malaysiens… avant de pouvoir commander et entrer à l’intérieur du resto, mais ça en a valu pleinement la peine. Que dire de plus que WOW… j’ai pris un Baba Laksa (il est possible de prendre des Laksa partout ailleurs en Malaisie, mais le Baba Laksa est différent). J’avais donc devant moi une soupe au lait de noix de coco très épicé, comprenant des pâtes, des crevettes, des boules de poissons frits, du pain très bizarre (enfin, je crois que c’était du pain) et une tonne d’autres éléments que je n’ai pas été en mesure d’identifier. Comme si cela n’était pas assez, j’ai aussi commandé Cendol, espèce de crème glacé/slush avec du fondant au chocolat dessus. Je voulais cela simplement comme désert, mais le plat était presque aussi gros que mon repas… on ne s’en plaindra pas… Au final, les 2 assiettes étaient vide… plus aucun liquide/solide… rien… tellement qu’ils auraient pu se servir des 2 assiettes tout de suite après tellement elles étaient nickel. Tout le long du repas, j’ai alterné entre le Baba Laksa (chaud et très épicé) et le Cendol (froid et très froid). J’avais donc les yeux qui pleuraient et le nez qui coulait… et la seconde d’après j’avais le cerveau complètement gelé et un glaçon qui pendait sur le bord du nez. Ajoutez à cela que comme dans la plupart des restaurants asiatiques, il n’y a pas d’essuie-tout… je donnais donc l’impression d’avoir fondu en larme en sortant de là.
Au niveau gout, cette expérience fut un succès. Il ne reste plus qu’à voir si je passerais le test du temps. J’imagine très bien la réaction de mon estomac quand elle a vu les 2 plats que je venais de commander via le nouvel écran plat qui vient d’être installé dans la salle de contrôle de mon estomac et qui retransmet Live ce que mes yeux voient; ‘’WTF… Come On Nik… tu nous fais travailler jour et nuit depuis 2 jours à traiter des choses que nous n’avons jamais vu auparavant… mes gars sont complètement crevés et tu nous arrives avec 2 nouveaux plats bourrés de saloperies en même temps… le jour où je vais monter dans ton cerveau, parce que non je ne resterais pas toujours dans ce trou à ras qu’est ton estomac, tu vas voir de quel bois je me chauffe’’… ouais ouais… des menaces… pour l’instant aide moi à digérer et ferme la…
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En cette journée pluvieuse, je quitte Melaka de reculons. Cet endroit possède un magnétisme bien à lui et est une escale à ne pas manquer pour tout amateur d’architecture patrimoniale, fervent d’histoire et glouton. Propagez la bonne nouvelle mes frères… et sœurs… euh… bon, il est temps que je m’achète un chapeau/casquette, je commence à délirer en raison des coups de soleil répétés…
Je serais resté plus longtemps à Melaka simplement pour essayer toutes les choses bizarres que j’ai vues dans les stands, mais comme il est difficile d’avoir plus de 5 repas par jour comme depuis que je suis arrivé ici, et que j’ai fait le tour des attractions en ville… j’ai besoin de changer d’air… et ce changement d’air a pour nom Kuala Lumpur…
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P.S. I – Note intéressante… pour moi… donc complètement inintéressante pour vous, toutes les rues de Melaka sont à sens unique. Il faut donc avoir un bon sens de l’orientation et avoir le moindrement regardé comment se rendre à un endroit si on veut louer une voiture ou un scooter. Autrement, la balade risque d’être looooongue, vous allez être perdu assez vite et la destination finale pas nécessairement celle que vous vouliez.
P.S. II – Seul point négatif de Melaka, et ce n’est pas uniquement Melaka, mais bien généralisé à toute la Malaisie, les voitures se foutent complètement des piétons et rare sont les trottoirs. Gare à vos fesses quand vous marchez dans la rue…
P.S. III – Vous auriez de la misère à deviner qu’est-ce qui se trouve au milieu de la ville de Melaka, à l’endroit le plus stratégique… je vous le donne en mille; un Hard Rock Café… et moi qui pensais que tous ces restaurants avaient disparu de la surface de la Terre en même temps que les dinosaures…
P.S. IIII – Les gens sont complètement fou ici (Asie du Sud-Est). Dans la plupart des bâtiments, l’air climatisé est dans le TAPIS… vous pouvez à peine comprendre comment il peut faire froid. Tout un contraste avec la chaleur et l’humidité à l’extérieur. Bref, l’autre jour j’étais dans mon dortoir à travailler bien tranquillement… il y avait de l’air climatisé juste assez tempéré pour être agréable… puis la femme de ménage est entrée et a allumé le ventilateur… je l’ai regardé complètement abasourdi et je lui ai dit ‘’could you stop the fan please (pourriez-vous arrêter le ventilateur)’’… et elle m’a répondu ‘’but sir… it’s really hot here (mais monsieur… il fait vraiment chaud)’’… ce qui était complètement faux… bref, cette petite anecdote pour illustrer comment les gens sont tombés sur la tête.
P.S. IIIII – Il y a déjà quelques années de cela, alors que j’étais à terminer ma maitrise à l’université, mon mentor et ami Jacques Plante m’a recommandé une lecture qui a changé ma façon de voir les villes; ‘’Les villes imaginaires’’ de Italo Calvino. Ce tout petit livre de poche très facile à lire offre une vision différente des environnements urbains dans lesquels nous visons. Pourquoi je vous parle de ce livre, parce qu’il m’est revenu en mémoire à me promener dans Singapour et Melaka. Ce petit livre a eu une grande influence sur moi, je recommande donc cette lecture à tous… vous pourrez voyager sans quitter votre salon.
P.S. IIIII – En plein centre-ville de Melaka, on retrouve le nom de Québec City marqué en grosse lettre? Pourquoi?!? une image vaut 1000 mots…
Épisode 35 – Singapour la tête en l’air
Faites attention à où vous mettez les pieds quand vous marchez à Singapour. En effet, les touristes, et je m’inclus pas mal beaucoup dans la catégorie, ont tendance à marcher la tête en l’air à force de regarder la multitude de gratte-ciels.
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Après un vol sans histoire depuis Manille, je me retrouvais pour la 1ère fois sur le continent Sud-Asiatique; Singapour Baby.
À peine j’avais récupéré mon gros sac à dos que les agents de sécurité de l’aéroport me sélectionnait pour une fouille complète… des sacs à dos. Je ne veux pas dire que c’est du profilage raciale, mais je vais le dire quand même puisque j’étais le seul de tout l’avion à avoir un sac à dos et à être habillé en pas propre… même si c’est le plus propre que je peux être… tous les autres avaient des valises sur roues et étaient bien habillés. Quand l’agent de sécurité a trouvé mon couteau suisse, il s’est exprimé ‘’what is this? (c quoi ça?)’’ et moi de répondre ‘’since when you search bag of the peoples who LEAVE the airport?!? (depuis quand on fouille les bagages quand on QUITTE l’aéroport?!?)’’
Qu’est-ce que tu veux que je te dise, j’ai pris mon vol et là je sors de l’aéroport… et puis mon couteau il était en soute… et puis je ne crois pas être le seul en ville à avoir un couteau… en fait toutes les maisons, hôtels et restaurants en ont de bien plus dangereux que le miens… donc pousse, mais pousse égal Monsieur Chose…
Après un interminable train pour me mener au centre-ville… j’aime le fait que l’aéroport soit relié au centre-ville… mais c’est looooong… je suis sorti du métro et en à peine 10 pas, j’étais rendu à mon hostel (j’aime ça comme ça héhé)
J’ai ensuite profité des derniers rayons de soleil pour visiter un peu mon nouveau chez moi. Bon, je l’avoue, ma marche de fin d’après-midi n’avait pas pour but premier de faire une reconnaissance de la ville, mais bien de satisfaire mon estomac qui demandait plus que les 2 maigres toasts que j’avais mangés en me levant une dizaine d’heures plus tôt… mais bon, à la minute où je suis sorti de mon hostel, j’ai eu envi de marcher et de découvrir la ville et j’ai dit à mon estomac de se la fermer un peu, que ce n’était pas lui le boss… avant de se taire, il m’a rappelé que ce n’était pas une bonne idée de la mettre en colère en me disant les 2 petits mots ‘’zanskar trek’’.
Fait particulier, mon hostel, comme la plupart des hostels à Singapour, se trouve en plein cœur du Chinatown… un très beau Chinatown si on fait abstraction de la très trop Tourist Trap rue principale Pagoda Street… où mon hostel se trouve. C’est le quartier le plus touristique de la ville et quand je sors de l’auberge, je tombe dans un magasin de vêtements pour femme de mauvais gout (laid). Une fois passé la boutique et à l’air libre, j’ai tout de suite eu le coup de foudre pour cette citée.
Il n’y a pas de doute, je ne suis plus aux Philippines, je ne suis pas tout à fait en Malaisie et je suis très très loin de l’Inde; tout est beau et propre. De plus, les voitures et les passants semblent vivre en paix… ce qui est une première pour moi en Asie. Contrairement à partout où je suis allé jusqu’à maintenant, je ne me risquerais pas de marcher dans la rue ou même de traverser une rue quand le petit bonhomme est rouge et non vert. Oh que non… il n’est pas question ici de se faufiler entre les voitures et on comprend rapidement qu’il faut attendre que le petit bonhomme deviennent vert pour traverser et ce même si il n’y pas de voiture. Ajoutez à cela que bien que les voitures roulent à gauche, le fait que les habitants viennent d’un peu partout dans le monde fait en sorte que je suis complètement fourré quand je marche sur les trottoirs; certains marchent sur la gauche, d’autre sur la droite… bref, c’est le seul élément ‘’chaotique’’ que j’ai dénoté jusqu’à maintenant… ouuuuu… on en fera pas tout un plat.
En me promenant autour, j’ai très vite compris que mes jours de vache maigre à manger de la nourriture sans gout et peu attrayante étaient derrière moi (comprendre que je n’étais plus aux Philippines)… il y avait des tonnes de petits restaurants avec de la bouffe pas cher et hyper alléchante. La plupart des restos étaient plein à craquer de locaux (très bon indice que c’est bon et pas cher), tandis que certains étaient remplis simplement de blanc (très bon indice de NE PAS aller là), je me suis donc mis à la recherche d’un resto remplis de locaux et où il restait encore de la place… et avec un menu avec des images. Ma première impression s’est vite confirmée… mmm… je vais passer du bon temps côté culinaire ici. Je ne sais pas ce que j’ai mangé, mais c’était très beau et surtout hyper bon. À ce sujet, la plupart des gens, pas seulement les touristes… les locaux aussi, mangent dans des Food Court nommé Hawker Center. Réparti un peu partout dans la ville, ces espaces généralement en plein air, quelquefois dans les centres d’achat sont des aires de restauration remplis de tables et de petits stands qui vendent de la nourriture d’ici et d’ailleurs.
Bon, je vais aller me coucher tôt pour me lever le plus tôt possible et me perdre dans la ville et être frais et dispo pour ma visite qui arrive demain…
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SINGAPOUR POUR LES NULS… c’est vous ça…
Avant d’officiellement commencer la visite de Singapour, je vais tenter de répondre du mieux possible à quelques questions que vous pourriez vous poser à propos de Singapour…
Q – Où se trouve Singapour?
R – Situé à l’extrémité Sud du continent Sud-Asiatique, Singapour est une petite qui se trouve séparé du continent, et incidemment de la Malaisie, par un canal d’un peu moins de 1km.
Q – Singapour est une ile, un pays, une grande ville, une province de la Chine ou de la Malaisie?!?
R – Fondé à l’origine par les Britannique, Singapour a longtemps appartenu à la couronne britannique. Comme bon nombre de pays asiatique, comme l’Inde, le Brunei, etc., ce n’est qu’après la 2ème guerre mondiale que Singapour a réellement obtenu son indépendance. Aujourd’hui, Singapour est à la fois une ile, une méga cité et un pays.
Q – Comment décrire Singapour en quelques phrases?
R – Il y a de cela à peine 100ans, Singapour n’était qu’un petit port de pêche sans grande importance. Au fil des 50 dernières années et en raison de sa position stratégique avantageuse… au beau milieu du continent asiatique, autant par la mer que par la terre, à transformé l’endroit en une véritable plaque tournante pour les affaires, le commerce, etc. Son port en eau profonde est le plus grand dans le monde. À ce sujet, lorsque vous arrivez/partez de Singapour par avion, c’est impressionnant le nombre de gros navire cargo qu’il peut y avoir d’ancré un peu partout au large.
Aujourd’hui, Singapour est l’un des exemples les plus réussit de multiculturalisme dans le monde. C’est impossible de décrire ce qu’est un habitant de Singapour en une seule phrase; il y a une bonne quantité de blancs (occidentaux), un peu de noirs, beaucoup beaucoup de jaunes (chinois), une tonne de bronzés (indien), quelques latinos par ci-par par-la et beaucoup d’autre que j’oublie présentement. Seul point en commun qui les unis tous; la très grande majorité portent veston et cravate et marchent d’un pas assurés dans la rue…
Cette grande diversité fait en sorte que la cuisine d’ici est l’une des plus riches du monde, ayant soutiré le meilleur de chaque nation. Sa proximité à la mer et le fait que beaucoup de bateau, avion, etc. transit par là, fait en sorte qu’elle ne manque de rien.
Q – À quoi ressemble la vie là-bas?
R – Tout est moderne; des transports en commun à la fine pointe, des gratte-ciels plus beaux les uns que les autres dans le centre-ville autour de Marina Bay. L’endroit est la siège de grandes sociétés de partout à travers le monde. Cependant, tout cela a un prix; contrairement à la plupart des endroits en Asie, le cout de la vie est très élevé ici ($$$). Que ce soit simplement en tant que touriste, les 5 jours que j’ai passés là ont été les 5 jours les plus couteux de tout mon voyage. Il ne faut cependant pas s’arrêter à la simple notion d’argent puisque éviter Singapour parce que ça coute cher serait une grave erreur. Il y a beaucoup à découvrir ici et c’est essentiellement l’hébergement qui coute cher.
Q – Comment décrirais-tu Singapour en 1 phrase?
R – Singapour est un véritable régal pour les yeux et les papilles gustatives.
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SINGAPOUR; ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
En cette première journée de visite, j’avais en tête de faire un tour d’horizon sommaire de l’endroit… en d’autres mots, voir un peu de tout quitte à revenir une autre fois pour regarder certains éléments en détails.
À partir du Chinatown, tous les éléments à voir sont à distances de marche…
Premier stop; le secteur financier organisé autour de la Marina Bay et situé à quelques minutes à peine du Chinatown…
En plus d’être le secteur financier de Singapour, Marina Bay est aussi l’endroit le plus touristique du pays. ; tout autour de la bay se trouvent une multitude d’attractions toute aussi étrange que diversifié. Pour se promener de l’une à l’autre, une très belle promenade a été aménagé tout autour de la bay.
Une promenade tout autour de la bay nous fait passer d’une mer de gratte-ciels,
… une fontaine un peu étrange
… une salle d’opéra des plus modernes
… un aire de spectacle en plein air

… un pont piéton rappelant les particules d’ADN
… un centre des sciences qui veut vous faire un High Five
… et bien sur le Marina Bay Sands. Même sans savoir son nom et savoir où il se trouve dans le monde, vous avez déjà vu cet édifice… je parle bien sur du Bateau perché sur 3 tours…
Fait tout aussi sinon plus intéressant que le Bateau, et impossible à deviner quand on va se promener à Marina Bay, il n’y a pas que les bâtiments tout autour qui sont le fruit du génie humain, la baie elle-même est artificielle. En effet, il y a de cela 20 ou 30ans (j’ai oublié), toute la partie de terre qui referme la baie (donc où se trouve le Bateau, etc.) a été arrachée à l’océan. En clair, ils ont remblayé de la terre dans l’océan pour former la baie…
Bon… je me garde le Bateau ses alentours pour une autre journée… quand je serais avec ma visite.
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Après avoir traversé une charmante rivière via un vieux pont plein d’histoire, je me retrouvais dans le colonial district.
Petite parenthèse sur la rivière elle-même, elle a eu une importance capitale dans le développement de Singapour dans la mesure où c’est sur ses berges que la colonie s’est développée. Les bâtiments très bien restaurés, notamment ceux de Boat Quay et Clark Quay (malheureusement tous ou pour la grande majorité transformé en magasin ou restaurant… bref, un coin attrape touriste), qui la bordent sont d’ailleurs des témoins de ce passé pas si lointain. Encore une fois, une promenade piétonne a été aménagée de part et d’autre de la rivière et il est possible de la remonter sur quelques kilomètres. Une promenade très agréable.
À ce sujet, j’en profite pour dire que partout en ville, on peu trouver des plaques descriptives à propos de bâtiments historiques ou d’endroits marquant… donc pas besoin de guide, simplement besoin de ses 2 pieds pour en apprendre plus sur Singapour en l’arpentant.
À peine traversé la rivière que je me retrouvais au cœur du Colonial District. Berceau de la colonie, l’endroit fait contraste avec le quartier financier tout juste de l’autre côté de la rivière, dans la mesure où il n’y a peu ou pas de d’édifices en hauteur, qu’il y a beaucoup d’espaces verts et que les bâtiments patrimoniale sont légions… la plupart ayant été transformé en musée. On retrouve aussi une belle église et une multitude de monuments à la mémoire des combattants et victimes lors de la 2ème guerre mondiale (j’en parlerais plus en détail plus loin).
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En l’espace de quelques heures, ma promenade dans les rues de Singapour m’a donc transportée dans le passé et projeté dans un futur proche.
À mon humble avis de gars qui a marché 5h dans la ville… c’est 5h de plus que la plupart d’entre vous… je trouve que le mélange entre tradition et modernité est bien réussit. Malgré la tonne de gratte-ciels qui poussent un peu partout, de petits quartiers historiques, avec de beaux espaces verts, réussissent à survivre en n’étant pas trop étouffés par la mer de béton…
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LES RETROUVAILLES
Vers 16h, je recevais un message sur Facebook me disant ‘’nous sommes en ville, vient nous rejoindre à notre hôtel vers 17h’’.
17h – Dans le lobby du Carlton Hôtel Singapour… pas le genre d’endroit où je suis habitué de mettre les pieds depuis 8mois… j’attendais tranquillement quand j’ai entendu derrière moi ‘’Salut Paré’’. Plus personne ne m’avait appelé ainsi depuis mon départ du Québec… c’était Benoit McNamara, un de mes très bons amis qui faisait un voyage éclair depuis Dubai.
Le feeling était TRÈS ÉTRANGE… c’était la première fois que je revoyais un de mes chums/famille depuis que j’ai passé quelques jours avec mes amis Franko et Pascale à Mumbai à la fin mars… autant dire il y a une éternité. C’était somme toute la même chose pour Ben qui avait déménagé à Dubai fin mars et qui n’avait revu personne du Québec.
Accompagné de sa copine Zara, c’était la 1ère fois qu’il la présentait à l’un de ses amis québécois. Nous nous sommes donc dirigé sur le bord de Marina Bay à un endroit nommé ‘’Gluton Bay’’… qui porte très bien son nom, c’est un espace en plein air ayant une multitude de petits stands qui servent une grande variété plats d’ici et d’ailleurs, c’est l’un des endroits les plus renommés à Singapour pour la bonne nourriture… pas besoin de vous dire (je vous le dit quand même) que nous y avons fait tout un festin.
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ET D’AUTRES RETROUVAILLES…
Les retrouvailles n’étaient pas terminées… dès le lendemain matin, je renouais contact avec mon pote américain Roark. C’est la 4ème fois qu’on se retrouve. Alors que les 2 dernières fois avaient été planifiées, celle-ci fut le fruit du hasard.
La dernière fois qu’on a voyagé ensemble, c’était sur Borneo pendant 1 mois. Vers la fin, il était resté sur Mabul Island (voir épisode 28) pour faire de la plongé sous-marine alors que moi j’avais mis le cap sur le Mont Kinabalu pour y faire une ascension hors de l’ordinaire (voir épisode 29). Au moment de prendre mon bateau pour quitter l’ile et retourner sur Borneo, je lui avait lancé ‘’See you in few days, few weeks or fest months my friend (on se revoit dans quelques jours, quelques semaines ou quelques mois mon ami)’’.
Quand je suis entré dans son hostel (je l’ai envoyé dans le mauvais hostel par erreur) et que je l’ai vu, je n’ai pas ressenti ‘’oh mon Dieu, c’est Roark… je suis dont content de te voir dude’’, c’était plutôt tout à fait normal de le voir. Parle parle, jase jase, Roark m’a avoué que durant tout le mois qu’on a voyagé chacun de notre côté depuis Borneo, il n’a pas arrêté de dire ‘’What Nik would do… Nik would love this place… I’m glad Nik was not here with me cause he would have fight with this guy, etc. (qu’est-ce que Nik ferait… Nik aimerait tellement cet endroit… je suis content que Nik ne soient pas là présentement parce qu’il aurait pété sa coche à ce gars là)’’.
Ce qui est cool avec Roark, c’est que je peux me ‘’reposer’’ un peu… je ne ressens pas le besoin de prendre toutes les décisions puisque je lui fais confiance à 100%…
On a donc repris où nous l’avions laissé l’instant de quelques jours à Singapour (il est en transit ici pour Hawaii et je remonte par la suite la péninsule de la Malaisie).
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MARINA BAY; LE BATEAU ET GARDEN BY THE BAY
Premier arrêt de la journée, le Singapour City Gallery (merci beaucoup pour l’info Hélène), où on peut trouver une maquette immense de tout le centre-ville de Singapour avec des bâtiments plus vrai que vrai (je plain ceux qui ont eu à fabriquer ces maquettes… des heures et des heures de patience). En plus de cette maquette, on peut en apprendre plus sur le pays et son évolution d’hier à aujourd’hui; comment il est passé d’une simple ville de pêcheur, à la colonie britannique, pour véritablement exploser dans la seconde partie du 20ème siècle et tranquillement devenir la ville avant-gardiste, ami des transports en commun, pro-environnement et développement durable qu’elle est aujourd’hui. Je recommanderais à toute personne qui vient à Singapour pour la 1ère fois de faire de cet endroit votre premier arrêt. En plus d’être à proximité du Chinatown, c’est complètement gratuit.
Next stop, Marina Bay… encore… cette fois, on se dirigeait directement vers le Bateau.
Le moins que l’on puisse dire c’est que nous n’avons pas déçu. Une fois trouvé notre chemin dans le labyrinthe que représente le Marina Bay Sands (il y a un centre d’achat, un casino, des hôtels, boutiques, restaurants, il est même possible de faire un tour de gondole sur une rivière artificielle, le tout réparti sur plusieurs niveaux)… c’est très beau, mais au niveau des accès c’est un échec total. Pour mes amis du Québec, ce bâtiment a été réalisé par Moshe Safdi, le même architecte qui a réalisé les Habitations d’expo 67 (vous savez les carrés sur l’ile St-Hélène) à Montréal.
Vous en pensez quoi?!? C’est beau, laid, aucune opinion… Pour ma part, je dois vous avouer que quand j’ai regardé le bâtiment pour la 1ère fois, je fais ‘’ichhh’’. C’est le genre d’architecture qui ne me plait pas plus qu’il faut dans le sens que le concept est trop 1er degré et que le design aurait pu être poussé plus loin (j’ai une idée, on va faire un bâtiment en forme de bateau). Cependant, après l’avoir vu quelques fois déjà, j’ai légèrement changé mon fusil d’épaule; tout en étant encore trop 1er degré à mon gout, il rempli à merveille l’objectif d’être un bâtiment phare. À l’image de la Tour Eiffel pour Paris, de l’Opéra de Sydney et d’une multitude d’autres bâtiments, quand on pense au Bateau, on pense à Singapour et vice versa.
Je suis par contre littéralement tombé en amour avec le bâtiment, oubliant tous ses défauts, etc. lorsque nous avons atteint la passerelle supérieure et que nous avons contemplé la ville tout en bas. À ce moment, vous ne pouvez qu’admirer le travail.
Passage obligé pour tous touristes qui passent par Singapour, le coup d’œil vaut pleinement le prix que nous avons payé… c’est-à-dire rien héhé. Alors que la plupart des gens vont payer 20$ pour monter à l’observatoire qui se trouve tout à l’avant du bateau, j’ai appris qu’il y avait un moyen gratuit d’accéder au sommet. Voici donc comment faire; rendez-vous à l’extrémité Est des 3 tours en dessous du bateau. De là, au lieu de monter à l’observatoire situé au 56ème étage et payer 20$, demandez à aller au restaurant Ku De Ta, restaurant situé au 57ème étage, pour prendre un verre. Arrivé là-bas, le personnel du resto se fou bien que vous soyez venu là pour simplement prendre des photos (on a du rester là 30min à se promener partout et personne n’est venu nous parler). Le restaurant se trouve au milieu du bateau, entre l’observatoire… et la superbe piscine de l’hôtel… qu’il serait impossible de voir depuis l’observatoire.
Une fois redescendu, nous avons pris la direction de ‘’Garden by the Bay’’, Situé derrière le Bateau, se cache ‘’Garden by the Bay’’, un super jardin aux allures futuristes. En effet, en plus de 2 dômes rappelant l’architecture de Santiago Calatrava et abritants des jardins aux multiples espèces de fleurs, etc.
Le highlight de cet endroit est sans aucun doute les fleurs artificielles géantes. De jour c’est ok…
… mais le véritable spectacle se passe le soir.
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Après avoir marché plus de 6h dans la ville, nous étions de retour à l’hostel en milieu d’après-midi pour prendre un peu de repos et repartir de plus belle en soirée.
En soirée, nous avions rendez-vous avec Katie et l’une de ses amies. Originaire du Canada, Katie est depuis environ 1an enseignante de français ici à Singapour. Je l’ai rencontré sur Palawan aux Philippines.
Nous avons donc passé la soirée dans un Hawker Center… sous la Grande Roue. À ce sujet, je recommande à tout le monde de passage à Singapour d’aller manger là-bas, c’est l’un des plus vieux Hawker Center, il a un look un rétro et certains des kiosques sont parmi les plus réputés en ville. Nous avons donc passé la soirée à parler de voyage…
Lorsque le moment est venu de se dire Au Revoir, moi et Roark avons entrepris de marcher la grande majorité du trajet que nous avions fait durant la journée. Ces endroits de nuit étaient complètement différents et magique.
On a terminé ça en beauté en allant faire un tour au Casino…
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CES SATANÉS JAPONAIS…
De quoi pensez-vous que je vais vous entretenir dans cette section? Eh oui… Singapour n’a pas échappé aux affres de la 2ème Guerre Mondiale.
Après avoir pris un train jusqu’à l’autre bout de l’ile de Singapour et ensuite marché pendant une bonne demi-heure, nous sommes tombés sur le musée Old Ford Factory. Euh… à ta peu, tu étais à nous parler de la 2ème Guerre Mondiale et là tu nous parle d’un musée dédié à Ford (voiture)…
Vous allez comprendre, ne vous inquiétez pas…
Tout au long de notre trajet jusqu’au musée, on se demandait pourquoi ils avaient bien pu foutre le musée dans un coin aussi perdu et inaccessible de l’ile. Je doute que beaucoup de touriste se rendent jusqu’ici… à notre arrivé, le gars semblait d’ailleurs un peu surpris de nous voir débarquer.
Nous avons eu la réponse à nos questions assez rapidement (pourquoi une vieille usine de Ford… pourquoi dans un endroit perdu); l’ancienne usine de Ford a été le lieu où les Alliés se sont rendus aux japonais en 1942 et où les japonais se sont à leur tour rendus aux Alliés en 1945.
Parlons tout d’abord de 1942…
Début 1942, les japonais entrent en force sur le continent Sud-Asiatique en frappant fort via une invasion navel à Khota Baru dans le Nord de la cote Est de ce qui est aujourd’hui la Malaisie. À ce moment, tout ce qui est aujourd’hui la Malaisie et Singapour est défendu par plus les soldats Alliés, principalement des britanniques et australiens. Pendant les mois qui vont suivre, les forces Alliés vont être poussés de plus en plus vers le Sud de la péninsule Sud-Asiatique… et finalement jusque dans leur dernier retranchement; Singapour. Pris au piège sur l’ile et n’ayant plus assez de minutions et vivre pour lutter, les Alliés signe finalement une reddition totale. Pas moins de 150 000 soldats (non je n’ai pas fait une faute de frappe… il y a bien 5 zéros) déposent alors leur armes devant les japonais et sont faits prisonniers. Alors que la majorité sera internée dans des camps un peu partout à Singapour et en Malaisie, plusieurs autres seront envoyés en Birmanie en Thaïlande, sur Borneo, etc. pour travailler sur la construction d’aéroports, de voie ferré, etc. Pour une grande majorité d’entre-eux, ces travaux forcés, seront un véritable arrêt de mort.
L’occupation japonaise dura jusqu’en 1945, moment où le Japon tout entier a capitulé face aux Alliés. Durant les 3 ans d’occupation, le règne des japonais sur Singapour fut sanguinaire; ‘’disparitions’’ de civiles, tortures, niveau de vie lamentable… en fait, je ne vous énoncerais pas tout ce que j’ai pu lire via des lettres d’époque dans le musée… c’est beaucoup trop cru…
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Nous sommes allé faire un tour dans le Little India, quartier qui n’a d’indien que le nom; c’est tout sauf chaotique, c’est propre, il n’y a pas d’animaux sauvages, aucun chien et coq n’hurlent, les rues sont pavés, les bâtiments sont bien construits et les indiens qui y vivent se foutent éperdument des touristes… bref, pas l’Inde pentoute…
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Une fois arrivé à l’auberge, moi et Roark étions mentalement et physiquement détruit… encore une fois aujourd’hui, nous avions marché environ 8-9h dans Singapour… une (des) bonne(s) bière(s) s’imposait (ent) afin de nous remettre sur le droit chemin. C’est à ce moment que j’ai reçu un courriel de Katie qui nous disait qu’elle et ses 2 colocs nous invitaient à souper dans leur condo en banlieue. Difficile à refuser…
3 bus et une bouteille de vin à la main plus tard, nous étions à cogner à la porte de leur condo. Katie nous a alors expliqué que l’idée de nous inviter à souper dans leur condo avait germé lors du souper que nous avons partagé avec eux hier, alors que j’aurais apparemment mentionné que l’une des choses que je trouvais le plus difficile plus mon voyage avançait était de ne pas avoir de ‘’chez moi’’ et de devoir constamment manger dans des restos… ce qui est tout à fait vrai…
Bref, les filles ont décidés de nous offrir une soirée normale en leur compagnie… à manger, boire beaucoup de vin, écouter de la musique et se raconter des histoires comme on le ferait entre amis à la maison.
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2am – Les bus avaient depuis longtemps cessé leur activité, il fallait retourner à l’auberge. En effet, pas question de coucher chez elles puisque quelques minutes avant de voir leur courriel qui nous invitait à souper, j’avais booké un bus en partance pour Melaka en Malaisie… à 8h30am le lendemain… donc dans moins de 7h…
N’étant ni l’un, ni l’autre des personne qui refuse les défis, moi et Roark nous sommes donc regardé dans le blanc des yeux et à peu près en même temps et avons défié l’autre de marcher jusqu’à l’auberge.
Nous avons donc commencé à marcher en longeant l’océan… sans trop savoir pour combien de temps nous en avions, je savais qu’en longeant l’océan, nous allions un jour tomber sur Marina Bay…
Un peu avant que 5am ne sonne, nous étions finalement rendu à destination… la promenade n’avait pas été de tout repos. En plus d’être tous les 2 pompettes, le chemin n’était pas évident à certains moment, au point où nous avons du marcher sur des bretelles d’autoroutes à quelques reprises et comble de malchance, l’une de mes 2 flip flop s’est brisés dès le départ et j’ai du marcher nu pied toute la run.
Une fois dans mon lit, bien que j’étais mort de fatigue, j’avais une peur bleue de m’endormir puisque je n’avais pas de montre et encore moins de réveil pour me réveiller 2heures plus tard… et vu mon état avancé de fatigue, il n’y avait aucune chance que je me réveille à temps pour attraper mon bus…
Après avoir luté du mieux possible, j’ai fini par m’endormir… pour me réveiller en sursaut vers 7h10… je me suis alors dirigé en vitesse à la gare pour attraper mon bus de justesse et me mettre en route pour la Malaisie… nu pied et hangover.
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Au final, Singapour est une ville très moderne qui n’a pas oublié son histoire… et un peu tout le monde… sauf les backpackers pur et dur… trouvera son compte ici… autant les fans d’histoire, ceux qui aime l’architecture moderne, patrimoniale et même à la limite futuriste… sans oublier les amateurs de bonne bouffe… mmm.
Les quelques jours passés à arpenter les rues de Singapour on fait en sorte de réveiller l’architecte qui hibernait depuis trop longtemps en moi. J’ai désormais le gout de retourner au travail afin d’imaginer des trucs de fou moi aussi…
Bon… allez, c’est beau de rêver, mais il faut que je continu à voyager… héhé
On se reparle une fois en Malaisie…
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P.S. – Avez-vous déjà vu une église avec des écrans plats (TV) dedans? Moi oui…
Je ne parle pas d’un petit écran plat en avant… non… je parle d’une bonne cinquantaine de modèle 50 pouces disposés un peu partout dans l’église…
Épisode 34 – Un lac, dans un volcan, dans un lac, dans un volcan…
Pour ceux qui lisent mes épisodes, j’ai pris la décision de ne pas retranscrire mes aventures aux Philippines des épisodes 30 à 33. Il faut savoir que j’ai voyagé pendant 1 mois sans ordi ni smartphone et que j’ai écris mes aventures dans un livre… mais présentement, je n’ai aucune envie de tout retranscrire… un de ces jours c’est certain je vous le promet…
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BACK IN MANILA
Après plus de 3 semaines à voyager tout autour de l’archipel des Philippines, je suis de retour à Manille pour une 3ème et dernière fois, j’arrive à Manille en plein milieu de la nuit, ou en début de journée, c’est selon. N’ayant aucune montre et plus de téléphone, je me demandais bien quelle heure il pouvait être lorsque le chauffeur de bus a callé ‘’Manila Central… last stop’’. Pour sur, nous étions en plein milieu de la nuit, peut-être beaucoup plus près de la matinée que de la soirée. En prenant un taxi pour me rendre à mon auberge, j’ai tout de suite demandé l’heure et lui de me répondre 4am… ‘’what?!?…’’. Je n’en revenais pas. Le soleil allait se lever dans un peu plus d’une heure et les rues étaient noir de gens… du monde PARTOUT… les restos étaient ouvert, des gens jouaient au basket avec des arbitres et des spectateurs et j’en passe beaucoup… tout cela en plein milieu de semaine… Définitivement, Manille méritait son titre de ville qui ne dort jamais.
Quand je me suis finalement pointé à 4.30am à mon auberge, le party était à son paroxysme. Le manager m’a invité à sortir avec eux (ils quittaient dans quelques instants pour aller faire un tour dans les bars… WTF).
Non merci…
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Après 3 semaines avec mon simple petit sac à dos… sur le dos, c’est tout un soulagement de retrouver mon gros sac à dos, tous mes trucs, mon ordi et surtout mon auberge de Manille.
Après quelques heures de sommeil, j’avais les esprits bien en place et j’étais en mode ‘’foutez-moi la paix, je ne veux rien faire jusqu’à mon vol pour Singapour dans 2 jours’’.
J’avais donc prévu passer mes derniers jours au pays bien tranquille à décompresser, classer mes photos et écrire mes aventures… mais c’était sans savoir qu’il y avait une belle bande de rigolo à l’auberge et que j’allais passer mon temps à tout faire sauf être devant mon ordi. C’est donc en compagnie de Nikki, australienne sur le chemin du retour après avoir passé 10mois en Amérique Centrale/du Sud, Claire, française en route vers l’Asie du Sud-Est après 1an passé en Australie, Ben, un jeune britannique ayant roulé sa bosse pour un bon moment en Asie du Sud-Est, Mirthe, une étrange jeune hollandaise et Justin, américain originaire du fin fond de la Louisiane et seul de la gang plus vieux que moi… LOIN d’être un redneck… difficile de ne pas apprécier ce gars qui est tout un entertainer.
Il y avait aussi Max un jeune québécois de Montréal. Lors de notre rencontre, la 1ère question qu’il m’a posé c’est ‘’what’s your name (quel est ton nom)’’. Je l’ai alors regardé dans les yeux et je lui ai dit ‘’you’re not traveling for a long time if you ask names with your first question… (tu ne dois pas voyager depuis très longtemps si tu demandes le nom des gens avec ta 1ère question)’’, et lui de me demander pourquoi… ‘’cause after few time you’ll learn that you don’t give a shit about the name of the people, it’s all about where they from… if you travel with them, then you should ask their name (parce qu’après un certain temps, tu vas comprendre que tu te fou royalement du nom des gens, ce qui importe c’est de savoir de quell pays ils sont… après cela, si tu voyages avec eux pour un certain temps, là tu devrais demander leur nom)’’… et j’avais visé en plein dans le mile, il avait quitté Montréal la veille.
Toute cette belle gang de gigolo était arrivé dans les derniers jours aux Philippines et comme j’étais pour ma part sur mon départ, ils étaient tous accrochés à mes lèvres et voulaient savoir où aller, comment y aller, etc.
J’ai ensuite servi de guide en fin de journée et nous sommes allé visiter les quelques attractions notable en ville (Rizal Park et Intramuros). En ce jour des morts (Halloween), qui est prit très au sérieux ici, nous nous sommes ensuite dirigé à l’autre bout de la ville… quand je dis à l’autre bout, c’est À L’AUTRE BOUT, merci métro… pour crasher le party d’un autre hostel qui était à proximité du cimetière chinois, le plus gros cimetière en ville. Cet endroit est gigantesque… il occupe une superficie aussi grande sinon plus que le vieux Québec… et ne ressemble à aucun autre cimetière que j’ai pu voir dans ma vie. Il y a des rues pavées et tous les mausolées ressemblent à des maisons. Certains ont même des toilettes, des tables, etc. Nous étions loin d’être les seuls à avoir eu l’idée de passer notre fin de journée là-bas puisque c’était noir de monde, des locaux, pour la plupart, qui étaient venu passer la journée ici afin de commémorer leurs morts.
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TAGAYTAY – LES 12 TRANSPORTS D’ASTÉRIX
Le lendemain, je m’envolais très tôt de Manille en compagnie de 2 copilotes; Mirthe la hollandaise et Claire la française.
Destination?!? Un lac, dans un petit volcan, lui-même dans un grand lac, qui lui-même est dans un gigantesque volcan. Voici l’originalité du site qui a pour nom le volcan Taal et qui se trouve à Tagaytay, à quelques 60km à l’extérieur de la ville. Vous n’avez pas tout compris… c’est tout à faire normal… laissez-moi dont raconter l’histoire et après si vous ne comprenez toujours pas… eh bien vous pourrez faire vos propres recherches héhé.
8h00am – C’est un départ
Étape 1 – On nous avait expliqué qu’il suffisait de prendre le métro pour se rendre à la station de bus et de là prendre un bus pour Tagaytay. Une fois à la station, on nous a dit que les bus avaient été déplacés à une autre station d’autobus en marge de la ville…
Étape 2 – En route pour l’autre station de bus en banlieue de la ville… à bord d’un toujours confortable jeepney. Seule différence entre les jeepneys urbain et ceux en milieu rural. Dans le second cas, on peu s’assoir sur le toit… pas ici.
Étape 3 – Une fois rendu à l’autre bout de la ville… oui oui, je vous le dis, il n’y avait presque plus de gratte-ciel… nous avons attrapé de justesse un bus en partance pour Tagaytay.
Étape 4 et 5 – 1h30 et un mauvais film plus tard. Nous étions à la gare d’autobus de Tagaytay. Lors de notre descente de l’autobus, toutes les paires d’yeux des environs se sont tournées vers nous. En tant que seul représentant de la race blanche dans les parages, nous avions l’impression que les gens d’ici n’avaient jamais vu de touriste de leur vie. Pourtant Tagaytay est l’un sinon LE trip d’un jour le plus populaire depuis Manille.
De peine et de misère, nous avons réussi à comprendre qu’il fallait prendre un jeepney jusqu’à la jonction allant jusqu’à Talisay, pour ensuite prendre un tricycle pour descendre dans le premier volcan.
Parce qu’en étant à Tagaytay, nous nous trouvions sur le rebord du 1er volcan, un volcan éteint depuis très longtemps et immense. Pour ce qui est de Talisay, c’était un petit village en bordure du lac qui se trouve DANS le volcan. Cela voulait donc dire qu’à partir du moment où nous avions posé les pieds à Tagaytay, nous étions sur un volcan sans le savoir.
Nous nous sommes donc exécutés avec le jeepney, puis le tricycle, sans trop de difficulté. Entre vous et moi, ça aide beaucoup de voyager avec 2 filles…
Étape 6 – Une fois rendu à Talisay, dans le fond du 1er cratère et sur le bord du 1er lac, et après nous être fait dire que le prix des bateaux pour se rendre sur l’ile volcan… contenant un lac dans le cratère… étaient fixes et qu’il ne valait pas la peine d’aller voir à d’autre endroit pour négocier… on a quand même été voir ailleurs… et on a réussi à faire baisser le prix du 1/3… de ‘’complètement fou’’ à ‘’cher’’.
Étape 7 – Après avoir fait un festin avec la nourriture locale, Nos 3 paires de fesses bien assises (je ne dirais pas confortablement parce que je mentirais) sur les planches de bois servant de siège dans le bateau. Nous étions finalement en route pour le 2ème volcan… au milieu du lac… qui se trouve dans le 1er et plus gros volcan. D’apparence croisière pépère que nous avions à la vue du bateau, nous avons été très surpris de réaliser que c’était en fait une bête des mers… en d’autres mots, le pilote a poussé les gaz à fond et on s’est ramassé sur l’ile en 2 temps 3 mouvements. Malheureusement, nous n’y sommes pas arrivés à temps pour éviter la pluie torrentielle qui a commencé lorsque nous étions au milieu de l’eau.
Étape 8 – Après avoir trouvé un abri et regardé passé l’orage, nous étions en route pour le sommet du volcan. Je m’amusais alors à chantonner ‘’I’m walking on sunshine… and poo’’ (sur l’air de I’m walking on sunshine). Pourquoi? Eh bien, parce que seul les touristes blancs se donnent la peine de monter le sentier à pied. Pourtant, l’ascension n’a rien de très difficile; le volcan n’est pas très haut, le sentier n’est aucunement très pentu et de haut en bas, ça prend tout au plus 45min. Que font les autres? Les autres touristes montent à dos de chevaux bien surveillé par un guide local. Tous les touristes autres que les cons de touristes blancs se prêtent à l’arnaque locale; les obèses, les asiats et les philipinos… comme si personne ne pouvait se servir de ses jambes un fois de temps en temps. Bref, que font les chevaux à tous les 30 secondes; de la merde… et qu’est-ce qui arrive si tu arpentes le sentier sans trop regarder où tu mets les pieds… en flip flop… eh oui!
Étape 9 – Une fois rendu au sommet, avoir admiré le sommet du volcan, le lac qui se trouve dans son cratère et marché un peu le long de la crête… on s’est à nouveau fait saucer solide par Dame Nature et son puissant arrosoir…
Étape 10 – Une fois Dame Nat ayant terminé son petit pétage de coche, il était temps de descendre le sentier mouillé et glissant sans se ramasser la marboulette directement dans les belles petites truffes vertes parsemant le sentier.
Étape 11 – Il était désormais temps de quitter l’ile volcan… comprenant un lac dans son cratère et se situant au milieu du lac se trouvant dans le gros volcan. Non satisfaite de l’excellent travail qu’elle avait pourtant accomplie lors de ses 2 premières tentatives, Dame Nature a décidé d’ajouter une 3ème couche de pluie sur nous… pour être bien sur qu’on est complètement trempé… et le résultat n’aurait pas pu être plus réussit.
Étape 12 – Après d’âpres négociation avec les chauffeurs de tricycle, on a réussit à en trouver un à un prix ‘’abordable’’. Nous avons donc remonté la paroi du cratère de Talisay (sur le bord de l’eau dans le cratère) jusqu’à Tagaytay où se trouvait les bus pour retourner jusqu’à Manille. Cette ride à moto restera longtemps marquée dans ma mémoire comme étant l’une des fois où j’ai eu le plus la chienne de ma vie. Alors que les filles avaient pris place dans le sidecar, j’étais assis sur la moto derrière le conducteur avec les 2 jambes du même côté avec mes genoux qui dépassaient bien largement vers l’extérieur. D’une part, le conducteur avait mal jugé le poids de 3 touristes blancs versus la puissance de sa moto, donnant pour résultat que la moto a peiné à monté, ayant le RPM dans le tapis tout le long et callant quelque fois. De plus, le gars n’avait aucune considération pour mes genoux qui dépassaient l’engin, étant ainsi bien exposé aux voitures, obstacles… et pour passer près des obstacles, il passait près au maudit… à tout moment, j’imaginais mes genoux entrer en contact avec un poteau, etc. et je me disais que mon heure était venu. Ajouter à cela que l’espace pour mettre mes pieds était très restreint et situé tout juste devant la roue arrière de la moto. Encore là, je m’imaginais poser l’une de mes flip flop un peu trop près de la roue et que mon pied soit entrainé dans la roue… Bref, une promenade du dimanche.
Étape 13 – Arrivé jusqu’en haut de la montagne sain et sauf (vous auriez du voir le regard soulagé d’en avoir fini avec nous du conducteur), nous avons pris un autre tricycle pour nous rendre jusqu’à la gare d’autobus. De là, nous avons attrapé de justesse un bus en partance pour Manille. Toujours trempé jusqu’aux os, le trajet fut des plus pénibles à bord d’un autobus ayant l’air conditionné dans le tapis. Malgré nos demandes répétées pour faire diminuer ou arrêter l’AC, le chauffeur n’a pas voulu obtempérer, si bien que nous étions gelés comme des sardines. Je vous parierais maintenant un petit 2$ que le rhume m’attends dans le détour dès demain.
Étape 14 – Une fois à la gare d’autobus en périphérie de la ville, nous sommes sauté dans un bon vieux jeepney et en 2 temps, 3 mouvements, nous étions de retour au centre-ville à 2 pas de notre hostel.
Étape 15 – Home sweet Home… Au moment d’écrire ces lignes, il est 8pm, j’ai une bière d’ouverte et j’ai le corps bien au froid dans la piscine de mon auberge, accoudé à écrire l’aventure complètement folle que moi et mes compagnes avons vécue aujourd’hui, tout en pensant que demain à la même heure, je serais à Singapour…
À ma vue, le manager de l’auberge n’a pas pu s’empêcher de rire et de lancer ‘’it’s a little bit risky… but what a working holiday setup (c’est un peu risqué, mais quel bel amanchure pour travailler en voyage (très mauvaise traduction))’’.
Dans les guides et sur internet, on parle de ce volcan comme étant à seulement 60km de Manille… laissez-moi en douter. De toute façon, 60km de quoi? La ville fait au moins 30km de long. 60km à partir du centre-ville… c’est où le centre-ville? À partir de l’extérieur de la ville… encore une fois, elle est où la ligne qui marque l’extérieur et ce serait quoi l’utilité?? Bref, vous comprenez le point. 60km est simplement un chiffre lancé en l’air comme ca.
C’était donc ‘’comment se rendre à Tagaytay et au Taal Volcano depuis Manille en 12-15 étapes faciles’’. Malgré toutes les embuches, c’est un endroit que je recommande de visiter.
…
HOBBIT HOUSE OU L’ART DE SE FAIRE VOLER PAR DES NAINS
À mon retour à Manille il y a quelques jours, dès que j’ai rencontré Justin… l’américain qui parle tout le temps à mon auberge… il m’a transmit son désir d’aller faire un tour à la Hobit House, un resto-bar voté par certains sites web comme faisant parti du Top 10 des expériences culinaires à essayer dans le monde et voté dans le Top 10 des restaurants les plus bizarres et inhabituels dans le monde. Sa particularité?!? L’endroit était sensé être géré et opéré par des nains…
Toute la journée lors de notre trip au volcan, quand nous avions des moments d’adversité, je disais tout le temps aux filles ‘’what a midget would do in our situation (qu’est-ce qu’un nain ferait dans notre situation)’’. Tout cela pour dire que Justin m’avait rentré dans la tête que cet endroit serait extraordinaire et je n’arrêtais pas d’y penser…
À mon dernier soir en ville, nous y sommes finalement allé toute la gang…
Que dire de plus sinon que je n’aurais jamais du ouvrir la porte toute ronde du bar. Ainsi, j’aurais pu conserver la très belle image que je m’étais forgée dans ma tête. Au lieu de cela, moi et Justin avons ouvert la porte et nos sourires se sont tout de suite transformés en monsieur pas content. Ce qui devait être une agréable découverte s’est transformé en l’un des pires tourist trap que j’ai vu en Asie jusqu’à maintenant.
Le décor du bar faisait penser à un bar miteux et sans charme du Sud des États-Unis, il n’y a presque pas de nains qui y travaille, rien dans le menu n’était en bas de 500pesos (j’ai été dans des restos dispendieux aux Philippines et j’en suis toujours sorti avec une facture inférieure à 400pesos) et il y a un cover charge écrit en très tout petit près de l’entrée et que personne n’avait vu quand on s’est assis.
Juste avant de quitter, avec un serveur nain juste à coté de moi, j’ai dit tout haut ‘’guys, the only good thing about being here right now is that I now know that midget are thief (les gars, la seule bonne chose d’être venu ici, c’est que je sais maintenant que les nains sont des voleurs)’’. Après m’avoir entendu, le nain est perdu en criant des injures… j’étais tellement content. Mon seul bon moment dans ce bar de merde.
Pour les curieux, je conseille de passer devant, de prendre une photo, l’extérieur est quand même un peu pas beaucoup peut-être si tu es pompette intéressant… et passer votre chemin. Ne faite jamais l’erreur d’ouvrir la porte ronde qui mène à l’intérieur.
…
SEE YA THE PHILIPPINES
Le Terminal 1 de l’aéroport de Manille 1 est officiellement le pire terminal d’aéroport où j’ai pu aller dans ma vie. Je me suis présenté à l’avance hyper décontract et à la minute où je suis entré dans la bâtisse, j’ai commencé à être stressé… un stress qui va complètement à contrecourant du calme et de l’attitude ‘’don’t worry be happy’’ que j’affiche depuis quelques mois.
Peu importe la situation, je me dis toujours que depuis 8 mois, même dans les pires situations, j’ai réussi à m’en sortir, que je n’ai jamais raté un bus, train, avion, etc… mais pas cette fois.
Tu dois tout trouver et faire par toi-même et l’architecture désuète n’aide aucunement à décompresser. Ajoutez à cela que tu arrives à ta porte d’embarquement et il n’y a même pas de siège, tu es assis comme un con par terre dans un corridor…
De plus, je n’arrêtais pas de voir à tout moment des signes ‘’tax fee 1600pesos (taxe de départ 1600pesos)’’, qui est l’équivalent de la moitié du prix de mon billet d’avion. J’avais entendu parler que la taxe de départ était entre 500 et 700 pesos alors je m’étais gardé 1000pesos pour être sur. J’étais donc un peu en panique et je me préparais à blaster la personne qui allait me demander de payer 1600pesos. Finalement, personne ne m’a demandé de payer cette foutu taxe. Après avoir observé qui la payait, je crois que c’est réservé aux philippins qui quittent le pays…
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Mis à part les supers endroits où j’ai pu aller, les principales choses qui vont me manquer à propos de ce pays sont;
– Manille… je peux officiellement l’inclure dans ma liste de ‘’mes chez moi en Asie’’ avec Kota K, Katmandou et Kolkata… la seule ville à ne pas commencer par un K… il était temps,
– Le bruit que font les vrais bons vieux jeepney (le bruit du moteur/muffler est cool),
– Mon auberge à Manille. Ancien penthouse au sommet d’un petit édifice au cœur de Manille, à tout moment de la journée et de la nuit on y trouve de l’action… même qu’il y a plus d’activité à 4h du matin qu’en plein milieu de la journée. C’est en même temps un super endroit pour se détendre, etc.
– Le bruit des téléphones cellulaires quand il reçoivent un texto (un espèce de sifflement très amusant).
Les choses qui ne me manqueront pas, mais pas du tout;
– La nourriture (beurk…),
– Les ennuyants chauffeurs de sidecar/tricycle… rien à voir avec les indiens, mais tout de même ennuyant
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CES PERVERS VENU D’AILLEURS
Je termine cet épisode et le récit de mes aventures aux Philippines sur un sujet tout sauf humoristique.
Méfiez-vous, si votre père ou un homme dans les 40, 50 et plus s’en va faire un tour aux Philippines TOUT SEUL… il y a de très très très grande chance qu’il y aille pour une raison bien précise (clin d’œil). Je n’ai qu’une chose à dire à ces hommes ‘’vous me dégoutez…’’. Tout au long de mon voyage, je me suis fait un plaisir de fixer ces hommes (des vieux blancs qui se promenaient ou faisaient des activités avec de très jeune fille locale) jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus soutenir mon regard… un petit pas pour l’homme, mais une grande satisfaction pour moi…
Sur Siquijor, je suis sorti dans un bar prendre un verre avec des gens de mon hostel et je me suis fait approché par une très belle et très jeune femme… on ne peu même pas l’appeler femme à cet âge, je dirais donc fille. Après quelques minutes à discuter, j’ai fini par comprendre que c’était une prostituée… RIEN, je dis bien ABSOLUEMENT RIEN, n’aurait pu me laisser croire que cette superbe jeune fille un brin ou 2 timide, qui donnait l’impression d’être très bien éduquée et d’un calme olympien était en vérité une prostitué. Je lui ai donc envoyé une fin de non recevoir très clair. Détrompez-vous, elle était très belle… mais surtout très jeune… j’avais l’impression que j’aurais pu être son père (pas des jokes). Elle a malgré tout décidé de continuer à discuter avec moi… la discussion a alors changé du tout au tout. Elle n’était plus du tout en mode séduction, mais plutôt en mode copain copain. Elle m’a alors expliqué qu’elle venait d’avoir 18ans (je lui en aurais donné 10-12), qu’elle exerçait le métier de prostitué depuis maintenant 4ans (c’est selon elle la meilleure façon de gagner beaucoup d’argent rapidement… et je la crois)… et qu’elle avait un bébé de 2ans. Je lui ai alors demandé ce que le père en pensait, pour me faire dire qu’elle n’avait aucune idée de qui pouvait être le père (elle avait couché avec beaucoup trop de gars). À ce moment là, disons que j’étais un peu beaucoup sous le choc et que je n’ai pas su comment continuer la conversation (tu veux parler de quoi après ce genre de révélation). Elle m’a donc remercié pour mon écoute (je n’avais pas trop le choix), m’a embrassé sur la joue, s’est levé d’un trait… et elle est allé discuter avec un homme blanc beaucoup plus vieux que moi… pour le reste, je ne veux pas le savoir…
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Nah, je ne terminerais pas vraiment sur un sujet aussi chaud… je termine donc en beauté mes aventures aux Philippines avec une section consacrée aux plus beaux terrains de basketball que j’ai pu voir dans l’ensemble du pays… tout le monde s’en fou, mais moi j’aime ca bon…
Épisode 33 – Boracai
Boracai est LA destination no.1 aux Philippines et l’une des plus populaires en Asie. Cette très petite ile à moins de 1km de la cote de l’ile de Panay a pour attrait principal une plage de sable blanc orienté plein Ouest (coucher de soleil magnifique) et longue de plus de 4km. Du nom de White Heaven Beach, cette plage est réputé comme étant la 2ème plus belle plage au monde après les plages de Turks and Caicos (les Iles Turquoises).
Si vous voulez mon avis, il y a BEAUCOUP trop de touristes à mon gout et tout est orienté en fonction sur Boracai… donc j’aurais du détester l’endroit… mais il est impossible de ne pas succomber aux charmes de l’endroit.
PLUS DE TEXTE À VENIR SOUS PEU
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FERRY POUR BORACAI
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DÉCOUVERTE DE MON NOUVEAU CHEZ MOI
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1er COUCHER DE SOLEIL
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UN PETIT TOUR DE L’ILE À PIED (l’ile fait moins de 7km par 2km)
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2ème COUCHER DE SOLEIL
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Boracai at night
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C’EST UN DÉPART…
Dormir sur le dessus d’un immense paquebot pendant plus de 4h; Check. Que demander de mieux que de se faire bercer par les vagues et écouter un bruit de moteur s’apparentant beaucoup plus à une sécheuse qu’à un bateau…
Quel plaisir de quitter un endroit beaucoup trop touristique et de se retrouver sur un paquebot en étant le seul blanc à bord.
DESTINATION UNKNOWN… À SUIVRE
Épisode 32 – Les Visayas… quand le mot farniente prend tout son sens
DUMAGUETE – NEGROS ISLAND
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SIQUIJOR ISLAND – LE PARADIS DES BACKPACKER’S
1ère chose à faire en arrivant sur l’ile; me louer un scooter
2ème chose; faire le tour de l’ile durant 2 jours en allant dans le moindre recoin à la rencontre des gens et à la chasse aux plages, etc.
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Jour 2; tomber en panne au milieu de nul part, se faire grêler dessus, etc.
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BACOLOD – NEGROS ISLAND
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ILOILO – PANAY ISLAND






























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































